26 et 27 juin : carton plein des Danois, désillusion des Néerlandais et frayeur côté italien et belge

26 et 27 juin : carton plein des Danois, désillusion des Néerlandais et frayeur côté italien et belge

Les huitièmes de finale de l’Euro 2020 ont commencé ce week-end, et déjà, d’énormes surprises sont à noter. Samedi, Gallois et Danois ouvraient le bal à 18 heures, suivis des Italiens et des Autrichiens dans la soirée. Le lendemain, les coéquipiers de Memphis Depay ont affronté la République Tchèque, à Budapest. Le clou du spectacle opposait les Diables rouges belges aux champions d’Europe en titre portugais, à Séville, hier soir. Résumé.

 

  • Pays de Galles – Danemark : la marche était trop grande pour la team Bale

Leur Euro avait débuté de la pire des manières, avec le malaise cardiaque de Christian Eriksen et la défaite contre la Finlande. Toutefois, match après match, les Danois s’épanouissent de plus en plus et dévorent un à un leurs adversaires. Après la Russie lors de la troisième journée de poule, c’est cette fois-ci le Pays de Galles qui a encaissé quatre buts contre les Dynamites. Un premier huitième de finale à sens unique !

Gareth Bale, la légende galloise, était pourtant déterminé à porter son équipe vers un carré final, comme en 2016. Dès la 9ème minute de jeu, il est à l’origine de la première occasion frange du match. Manque de pot : son tir frôle le poteau droit de Schmeichel. Un quart d’heure plus tard, l’attaquant de pointe, Kasper Dolberg est plus réaliste et ouvre la marque d’une grosse frappe de l’extérieur de la surface. 1-0. Les deux équipes se neutralisent jusqu’à la pause.

Immédiatement au retour des vestiaires, le héros de la première mi-temps va à nouveau s’illustrer. En renard des surfaces, il profite d’un ballon mal dégagé par la défense pour faire tranquillement le break. 2-0 pour le Danemark. Courant derrière le score tout au long du second acte, les Dragons vont finir par s’épuiser, jusqu’à la rupture. A la 88ème minute, le milieu latéral, Joakim Mæhle est complètement oublié par la défense, au second poteau. Il réceptionne une transversale, feinte une frappe, repique intérieur et fusille le gardien des Rouges et Verts à bout portant. 3-0. Enfin, dans le temps additionnel, un joueur bien connu des Toulousains va souffler sur la dernière lueur d’espoir galloise. Martin Braithwaite, l’ex-buteur du TFC désormais au FC Barcelone, est d’abord signalé hors-jeu, mais la VAR lui accorde finalement ce quatrième but. 4-0. Un score final sans appel.

 

  • Italie- Autriche : la Squadra tremble mais reste dans la course

Pour la première fois depuis le début de cet Euro, les Italiens ne jouaient pas dans leur mythique stadio Olimpico. Très impressionnants au cours des matchs de poule, ils ne sont pas parvenus à conserver toute leur réussite, face aux Autrichiens. Résultat : un huitième de finale extrêmement accroché, dont l’issue s’est dessinée pendant les prolongations.

Maîtresse du ballon, la Squadra Azzurra avait pourtant démarré cette rencontre sur les chapeaux de roue. A la 16ème minute, le milieu de terrain de l’Inter Milan, Nicolo Barella donne un premier avertissement à la défense autrichienne. Heureusement, Bachmann est sur la trajectoire. Un quart d’heure plus tard, c’est le montant droit qui sauve le portier rouge et blanc. Les 22 joueurs retournent aux vestiaires sur un score vierge.

A force de repousser les assauts italiens, les hommes de Franco Foda gagnent en confiance et se libèrent. A l’heure de jeu, l’arrière droit Lainer adresse un centre à son capitaine Alaba. L’ex-joueur du Bayern Munich, qui intègrera le Real Madrid à la rentrée, tente de marquer de la tête mais manque de précision. Juste avant qu’il ne sorte des limites du terrain, l’avant-centre Arnautovic dévie le ballon dans les cages italiennes, prenant tout le monde par surprise. Le banc autrichien exulte, mais deux minutes plus tard, c’est la désillusion. L’arbitrage vidéo vient d’annuler le but pour une position de hors-jeu. Les deux clans en resteront donc là. 0-0, à la fin du temps réglementaire. Direction les prolongations.

Entré à la place de Berardi, l’attaquant de la Juventus, Federico Chiesa délivre son pays à la 94ème. Après un contrôle de la poitrine et un dribble efficace sur le défenseur autrichien, il trompe admirablement Bachmann. 1-0. La Squadra a enfin repris les commandes de ce match et semble désormais inarrêtable. A la 105ème minute, Matteo Pessina, milieu de terrain de l’Atalanta Bergame creuse l’écart. En deuxième partie de prolongation, l’Autriche réduit le score sur corner, mais cela n’y changera rien. 2-1. L’Italie de Roberto Mancini s’envole vers les quarts de finale !

  • Pays-Bas – République Tchèque : prometteurs, les Oranjes tombent de haut

Meilleure attaque de la phase de poule, les Pays-Bas nous avaient jusqu’ici montré un visage très prometteur. Déjà, on imaginait Memphis Depay et ses coéquipiers filer aisément vers les quarts de finale. C’était sans compter une équipe tchèque hargneuse et solidaire… venue à Budapest pour créer l’exploit.

Dès le premier acte, la République Tchèque joue de manière décomplexée et c’est elle qui va se créer la première grosse occasion. A la 37ème minute de jeu, le milieu offensif Antonin Barak réclame le ballon en profondeur et se retrouve en position de scorer, à quelques mètres du gardien hollandais. In extremis, le défenseur de la Juventus, Matthijs de Light contre sa frappe du bout du pied. Une minute après, c’est désormais les Oranjes qui attaquent. Dumfries déborde sur son aile et centre fort à destination de Malen, mais le portier tchèque s’interpose entre les deux joueurs. 0-0. Mi-temps.

Au retour de la pause, un fait de jeu va bouleverser la suite du match. Surpris par le pressing haut de Patrik Schick, Matthijs de Light s’écroule sur le ballon et le retient avec la main. Le trophée Kopa 2019 écope d’un carton jaune, mais après visionnage de la vidéo, l’arbitre revient sur sa décision et sort de sa poche un carton rouge. Dès lors, les hommes de Frank de Boer vont être complètement dépassés par les événements. A la 67ème minute, sur coup-franc, les Rouges et Blancs ouvrent le score d’un jeu à trois magnifique. Une dizaine de minute plus tard, bis repetita : lancé à pleine vitesse, Holes intercepte un ballon mal dégagé du défenseur central de l’Inter Milan, Stefan de Vrij, puis file en direction des cages. Au dernier moment, il remet intérieur à son attaquant de pointe, Patrik Schick qui termine le travail. 2-0. A 10 contre 11, les Oranjes craquent et s’inclinent finalement en n’ayant cadré aucune frappe du match. Premier coup de tonnerre : un des favoris vient de tomber !

  • Belgique – Portugal : le champion d’Europe en titre déchu

Le second coup de tonnerre éclatera trois heures plus tard, mais celui-ci était plus attendu. Et pour cause : le quatrième et dernier huitième de finale du week-end opposait la Belgique au Portugal. Autrement dit, un deuxième favoris allait devoir faire ses bagages à l’issue de la rencontre.

Rapidement, les Portugais semblent prendre les commandes de la rencontre. Ils se montrent bien plus entreprenants et dangereux, avec un jeu en profondeur qui met à mal la défense des Diables rouges. A la 5ème, Diogo Jota, l’attaquant de Liverpool, manque d’ouvrir le score. Vingt minutes plus tard, c’est le roi CR7 qui est à deux doigts de tromper Thibaut Courtois sur un coup-franc direct super puissant. Plus en peine dans ce premier acte, les hommes de Roberto Martinez vont pourtant scorer les premiers, contre le cours du jeu, à la 41ème minute : oublié à l’entrée de la surface, Thorgan Hazard déclenche une somptueuse frappe lointaine qui vient se loger dans la lucarne opposée. 1-0 à la pause.

A peine revenu des vestiaires, le chef d’orchestre belge, Kevin de Bruyne est contraint d’abandonner ses coéquipiers après s’être tordu la cheville sur un contact rude. Une sortie qui va mettre en grande difficulté les numéro 1 du classement FIFA. En effet, plus motivés que jamais, les champions d’Europe en titre n’ont pas dit leur dernier mot. Ils multiplient les offensives, faisant trembler les Belges à de maintes reprises. Entré à la 70ème minute, Joao Félix, la pépite de l’Athletico de Madrid est redoutable mais manque de réussite. A la 83ème, Guerreiro voit sa frappe s’écraser sur le montant de Courtois. La tension est irrespirable et les Diables rouges n’essaient même plus de se projeter vers l’avant (ça valait bien la peine de critiquer les Français….). Finalement, au terme d’un temps additionnel interminable, l’arbitre siffle la fin du match. 1-0. Cristiano Ronaldo est à terre et Lukaku peut souffler un grand coup.

 

Emmanuel Clévenot

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