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La Madonnina a tenu ses promesses, pas le Milan AC

La ville de Milan a vu s’opposer, ce dimanche 17 Mars, le Milan AC, 3e du championnat et l’Inter, à 1 point de son concurrent du soir dans un derby très chaud.

Ce derby avait une saveur toute particulière pour les supporters des deux clubs milanais. En effet, l’Inter pouvait dépasser leurs éternels rivaux Rossoneri au classement en cas de victoire. Samu Castillejo était sur le banc pour débuter la rencontre,alors que Mauro Icardi est toujours écarté du groupe après les récentes tensions avec sa direction quant à sa prolongation de contrat.

Les compos :

AC Milan

Inter Milan

Vers un derby Nerazzurri ?

A peine débuté, le match s’emballe. A la 3e minute, une accélération de Perisic met définitivement Rodriguez dans le vent. Seul, le croate dépose un centre millimétré sur la tête de Politano qui dévie dans l’axe pour Vecino. La défense est surprise, Donnarumma crucifié devant son but. La domination interiste s’en fait sentir à la suite de l’ouverture du score. 56% de possession, 59% de duels remportés et très peu de déchet dans les passes. La bête noire des Diaboli semble prendre le dessus. A l’instar d’une frappe désespérée d’un Lucas Paquetá bien seul en fin de première mi-temps dans l’entrejeu milanais.  

Un sursaut d'orgueil pas suffisant

Si la première mi-temps était interiste, on ne peut pas en dire autant de la deuxième. A la rentrée des joueurs sur le terrain, Samu Castillejo rentre à la place de Paquetá. Très provocateur et juste dans ses dribbles, il provoque de nombreuses fautes. Seulement, à la 50e minute de jeu et contre le cours du match, De Vrij rappelle à l’ordre les Rossoneri et plante un but de la tête sur un corner de Politano. Encore lui. La tension ne faiblit pas pour autant et le Milan AC continue de pousser pour espérer recoller. Et c’est seulement 5 minutes après le but du 2-0 que Çalhanoğlu va permettre à Bakayoko de faire chavirer San Siro. Après une faute provoquée par Piatek dans les 35 mètres, le turc va s’employer pour tirer le coup franc. Il délivre un caviar à Bakayoko qui marque de la tête depuis le point de pénalty.

A l’heure de jeu le jeune Cutrone vient remplacer Rodriguez. Tout pour l’attaque ! Et si Milan multiplie encore les assauts, c’est une fois de plus un Inter ultra réaliste qui vient clore le débat. Faute du capitaine Romagnoli sur le numéro 10 argentin Lautaro Martinez dans la surface à la 67e. Il vient lui-même punir les Rossoneri  d’un pénalty bien ajusté. A 3-1, les milanais ne peuvent plus qu’espérer. Mais Musacchio redonne l’espoir aux Tifosi de la « Curva Sud » (ultras de l’AC Milan) avec un but à bout portant après un cafouillage dans la surface. Insuffisant seulement pour espérer récupérer un point et conserver la 3e place.  

Le résumé du match :

Une désillusion qui fragilise le Milan AC

Après la 2nde période et le remplacement de Kessié, Lucas Biglia a tenu des propos qui n’ont pas plu au jeune milieu ivoirien. Sans la présence des autres joueurs sur le banc, les 2 hommes en seraient venus aux mains, Abate et Cutrone étant venus les séparés. Cette scène était « pire que la défaite » a alors lâché l’entraîneur Gattuso a la fin du match. L’Inter repasse devant leurs adversaires du soir au classement, et la course à la Ligue des Champions promet d’être haletante jusqu’au bout dans une Série A palpitante.  

Jules Arguel

La Madonnina a tenu ses promesses, pas le Milan AC

Revue hebdo du 18 mars 2019

Chaque semaine, la rédaction de la Feuille de Match vous emmène faire un tour du monde le temps d’un article en sélectionnant quelques faits marquants. Objectif découverte, tout en assumant une certaine subjectivité.

Le joueur de la semaine :

Il faudrait, comme le public sévillan, lui rendre hommage et renommer cette rubrique “le Messi de la semaine”. Encore que. Qui mériterait alors d’y figurer ? Avec une facilité déconcertante, l’Argentin a encore livré un récital au stade Benito-Villamarin, anéantissant les espoirs d’un Betis pourtant volontaire. A la 20e minute, la Pulga ouvre le score d’un coup franc magistral. Juste avant la pause, il résiste à trois défenseurs Verdiblancos pour doubler la marque. En fin de match, il s’offre le triplé d’un petit lob en une touche de balle qui vient embrasser le bas de la barre transversale. Simple, magique.

Le but de la semaine :

Dans une rencontre terne et fermée, il traîne parfois une étincelle de génie. C’était le cas lors de Reims-Nantes, où les occasions furent rares. Rémy Oudin, meilleur buteur du club champenois, infiltré dans la surface adverse, transforma l’étincelle en brasier à l’heure de jeu. Une frappe très pure et rectiligne du pied droit (son mauvais pied)  qui fracasse le poteau et permet aux Rémois d’espérer une qualification européenne. Dans le top 5 des buts de la saison de Ligue 1, incontestablement.

Le derby de la semaine :

Ce week-end, deux derbys se disputaient dans la même ville. S’il n’est pas le plus chaud, celui entre Atromitos et l’AEK avait son importance. Dans une rencontre fermée, c’est Christos Albanis, entré en jeu trois minutes plus tôt, qui marquait le seul but du match à la 85e. Troisième, l’AEK prend 4 points d’avance sur son adversaire du jour. L’autre derby, le duel historique entre le Pana et l’Olympiakos, s’est avéré bien plus électrique. Après deux envahissements de terrains et de graves incidents en tribunes, la rencontre a été arrêtée. De graves sanctions pourraient être prise contre le Panathinaïkos, auteur d’une saison décevante (7e).

L’injustice de la semaine :

Pour James Ward-Prowse, les prochains matchs de l’Angleterre vont avoir un goût amer. Que doit-il donc faire pour revêtir le maillot des Three Lions ? Le jeudi 13 mars, Southgate dévoilait sa liste pour les prochains matchs internationaux, et prétendait s’appuyer sur la forme du moment pour faire ses choix. Pourtant, c’est bien Fabian Delph, 10 minutes de jeu dans les jambes depuis le Boxing Day, qui se retrouvait dans la liste plutôt que Ward-Prowse, 11 matchs complets et 6 buts sur la même période. Il est aussi le joueur qui cumule le plus de kilomètres en Premier League en 2019 (123). Il n’en fallait pas plus pour enflammer Twitter et créer un petit scandale en Angleterre.

L’ancien de la semaine :

Il est des légendes qui sont oubliées. Et il y a les légendes bien vivantes. Wayne Rooney fait partie de cette catégorie. Non, le meilleur buteur de l’histoire des Red Devils et de la sélection anglaise n’est pas à la retraite. Ce week-end, contre le Real Salt Lake, il a même claqué son premier triplé aux USA depuis qu’il est arrivé à DC United, l’été dernier. Avec sa générosité habituelle, Wayne a fêté son 700e match en club en délivrant ensuite une passe décisive.

L’idée de la semaine :

La saison est bien dure pour les supporters caennais. Alors que leur équipe touche le fond au classement, certains ne perdent pas espoir, et tiennent grâce à une bonne dose d’auto-dérision. Dernière saillie en date du site de fans We Are Malherbe, cette proposition délicieusement ironique : fusionner avec l’En Avant de Guingamp, 18e au classement, pour se sauver ensemble. Un projet qui semble très réfléchi !

Le set de la semaine :

Après sa victoire 6-0 le week-end dernier face à Wolfsburg, le Bayern Munich récidive, encore une fois sur sa pelouse. Cette fois-ci face à Mayence, les Bavarois n’ont pas fait de détails. Un triplé de James, des buts de Coman, Lewandowski et le premier but sous le maillot de Munich pour Davies auront eu raison d’une équipe de Mayence qui n’a quasiment pas existé dans cette rencontre. Avec ce large succès, le Bayern conforte son goal average, qui lui permet de conserver la tête de la Bundesliga à la suite de cette journée, au détriment du Borussia Dortmund.

La qualif de la semaine :

On vous en parlait samedi : les U19 du TFC disputaient un quart de finale de Gambardella, ce dimanche, face au Tours FC. Et les Toulousains se sont imposés 2-0, prenant leur revanche sur cette équipe qui les avait éliminés lors de la saison précédente, au même stade la compétition. Les Violets se sont imposés grâce à des buts de… Nathan Ngoumou et Amine Adli, qui étaient les joueurs interrogés lors de la conférence de presse par notre rédacteur Bastien Rodrigues. Visionnaire. Prochain rendez-vous pour les Pitchouns : le 7 avril prochain à Montpellier.

La perf de la semaine :

Réduire ainsi au silence une équipe qui écrase le championnat mérite une place d’honneur dans cette revue. Face au Genoa, la Juventus n’a pas cadré une seule frappe. Pire, elle a concédé sa première défaite en Série A de la saison. Devant un public chauffé à blanc, les rossoblù ont dominé, mais il a fallu attendre des renforts venus du banc pour faire basculer la rencontre. Servi par Pandev, l’ex-turinois Sturaro enroulait bien son ballon pour tromper Perin. Passeur, le vétéran macédonien se muait quelques minutes plus tard en buteur d’une frappe sèche, pour confirmer un succès bien mérité.

Le comeback de la semaine :

L’Angleterre aura eu droit à 2 come-backs en deux semaines. après celui de Manchester United en Ligue des Champions face au PSG, c’est l’autre club de Manchester qui s’illustre, en quart de finale de FA Cup, face à Swansea. Menés 2-0 à la mi-temps grâce à des buts de Grimes et Celina, les Citizen ont renversé les Swans par l’intermédiaire de Bernardo Silva, un but contre son camp du gardien Nordfeldt et un but de Kun Aguero. Les Citizens sont encore en lice dans toutes les compétitions nationales et continentales dans lesquelles ils étaient engagés depuis le début de saison.

Xavier Regnier

Revue hebdo du 18 mars 2019

Quand l’OM gagnait au Parc

Pour voir le Paris Saint-Germain s’incliner sur sa pelouse face à l’Olympique de Marseille, il faut revenir neuf ans en arrière, le 28 février 2010. Depuis ce succès 3-0, le visage des deux équipes a bien changé.

L’Olympique de Marseille va-t-il enfin renouer avec la victoire face à son plus grand rival ? Pas sûr, tant l’écart entre les deux écuries semble immense, avant la rencontre de ce dimanche 17 mars 2019… Pour retrouver une victoire marseillaise face au Paris Saint-Germain, il faut remonter au 27 novembre 2011 et un succès 3-0 au Stade Vélodrome. Depuis plus rien. Marseille a, de temps en temps, accroché l’ogre parisien, mais le club phocéen ne gagne plus.

Pire, à l’extérieur, Marseille n’a plus gagné depuis neuf ans, c’était le 28 février 2010. Là encore, les Marseillais s’étaient imposés sur le score de 3-0 (Hatem Ben Arfa, Lucho Gonzalez et Benoît Cheyrou étaient les buteurs du soir). Neuf ans de disette, une éternité durant laquelle les deux équipes ont complètement changé.

La dernière fois que Marseille a remporté un match au Parc des Princes…

-Saison 2009-2010, l’OM joue le titre en Ligue 1. Les Marseillais remportent le Classique au Parc des Princes. À l’issue de la saison, les Phocéens, coachés par Didier Deschamps, remportent le Championnat de France, avec six points d’avance devant Lyon. Aujourd’hui, Steve Mandanda est le seul rescapé de cette équipe. Sauf blessure, il gardera les cages marseillaises ce dimanche.

-Le PSG 2009-2010 d’Antoine Kombouaré finira dans le ventre-mou du championnat de France. Une équipe bien loin des talents de l’actuel Paris Saint-Germain. Il faudra attendre la saison 2011-2012 et l’arrivée du Qatar à la tête du club pour voir le PSG sur le podium. Aujourd’hui, aucun des titulaires n’est encore un joueur du PSG. Zoumana Camara a depuis intégré le staff du club parisien.

– Le PSG n’était pas encore le club de cœur d’Hatem Ben Arfa

– Le légendaire Apoula Edel était le gardien de but titulaire du Paris Saint-Germain.

Un Classique qui marque la fin des tribunes ultras au Parc

Sans parler de la défaite, ce 28 février 2010 marquera l’histoire du PSG à tout jamais. Avant le coup d’envoi, une bagarre entre les ultras parisiens des tribunes Auteuil et Boulogne éclate. Yann Lorence, 37 ans, membre de la tribune Boulogne est tabassé, lynché. Plongé dans le coma, il décèdera quelques semaines plus tard. Les conséquences de ce tragique événement se ressentent encore aujourd’hui dans l’enceinte parisienne.

Robin Leproux, président du PSG à ce moment-là, lance son « plan » pour ramener le calme dans les travées. Les ultras sont chassés du Parc. L’arrivée de Qatar Sport Investments en 2011, ne changera rien. Le nouveau dirigeant Nasser Al-Khelaïfi poursuit dans cette voie. Il faudra attendre 2016 pour revoir les ultras dans leur stade, rassemblés sous la bannière du Collectif Ultras Paris (CUP). Malgré tout, la ferveur n’a rien de comparable avec les années Boulogne-Auteuil. Parfois moqué pour son ambiance (tifos ratés, paroles de chants diffusées sur les écrans géants du stade), le Parc des Princes subit encore aujourd’hui les effets du « Plan Leproux ». Peut-être le prix à payer pour ne plus jamais revivre des drames comme celui de ce 28 février 2010.

Thibaut Calatayud

Quand l’OM gagnait au Parc

Le Real Madrid entame son renouveau

Victorieux 2-0 sur sa pelouse hier après-midi face au Celta Vigo, le Real Madrid a affiché un bien meilleur visage que celui qui était le sien il y a quelques semaines. L’arrivée de Zinédine Zidane, et ses choix forts, a complètement changé les joueurs de la Maison Blanche.

De retour lundi dernier sur le banc de Real Madrid, après l’éviction de Santiago Solari, Zinédine Zidane n’a pas tardé à réaliser quelques choix forts. Devant les 65 000 spectateurs présents au Santiago Bernabeu hier, le technicien français, triple vainqueur de la Ligue des Champions, a fait des choix forts.

Retour de Keylor Navas, Isco, Asensio et Marcelo

Premier choix fort de Zizou : l’installation de Keylor Navas dans les buts. Le portier Costaricien avait perdu sa place au profit de Thibaut Courtois, arrivé en provenance de Chelsea l’été dernier. Et Zizou a eu raison, puisque le gardien réalisera une parade énormissime sur une tête de Maxi Gomez, en début de match (16e minute). Par la suite, le gardien n’a pas été trop inquiété par les adversaires, qui ont rapidement perdu David Junca, blessé sur sa première accélération.

Les autres choix forts de ZZ ont également porté leurs fruits. L’ancien Galactique a décidé de réinstaller Marcelo dans le couloir gauche de la défense, qui avait perdu sa place au profit du jeune Reguilon. Et le Brésilien a été énorme. Il s’est beaucoup projeté, déposant une offrande dans les pieds d’Isco (autre choix fort de ZZ, titularisé dans un milieu à 3 aux côtés de Kroos et Modric), s’offrant même une grosse occasion sur une frappe, détournée par le portier Galicien RUben Blanco. Par la suite, il a beaucoup combiné avec Asensio, Karim Benzema ou encore Luka Modric, et s’offrira même une passe décisive pour Gareth Bale, qui conclura une bonne occasion du pied droit, avec l’aide du poteau de Blanco, d’une frappe croisée (2-0, 77e).

Isco, réinstallé au milieu de terrain, s’offrira également un but, sur un centre en retrait de Karim Benzema. L’international espagnol conclura un bon mouvement Madrilène à bout portant pour ouvrir le score (1-0, 62e). Marco Asensio, de nouveau titulaire, a été très remuant, offrant même plusieurs occasions franches aux Madrilènes. A noter le but refusé de Luka Modric, pour un hors-jeu de Raphaël Varane, qui n’a pas touché le ballon, mais gêné le portier Celtico.

Déjà un effet Zidane ?

La question que tout le monde se pose désormais : et si Zidane avait déjà changé les choses ? Certes, il a réalisé quelques choix forts. Réinstaller Marcelo, nonchalant et accusé d’avoir pris du poids depuis le départ de CR7 ; réinstaller Navas dans les cages, qui a été énorme tout au long du règne du technicien français sur le banc de la Maison Blanche ; titulariser Isco, Asensio ou encore Bale… Tant de choix forts, qui ont impacté positivement le groupe. Les joueurs semblaient revigorés, de nouveau motivés et prêts à aller titiller la deuxième place du championnat, occupée par l’Atlético Madrid.

Autre “révolution” prévue par Zidane, cette fois du côté du mercato. L’arrivée d’Eder Militao, en provenance de Porto, est déjà actée. 50M d’euros, un contrat jusqu’en 2025 et déjà un très joli coup pour venir renforcer la défense Madrilène. Le coach français, qui a eu des garanties sur le renforcement de son équipe au prochain mercato, a déjà quelques idées en tête. Tout le monde parle de Neymar, Mbappé ou encore Eden Hazard, bien que ce dernier ne soit pas sûr de quitter Londres avec l’interdiction de recrutement de Chelsea.

La nouvelle ère Zidane s’annonce passionnante, et même si c’est un peu tôt pour juger, ce premier match symbolise tout l’espoir d’un club, retrouvé depuis l’arrivée de Zidane sur son banc. Le prochain mercato sera déterminant pour le Real Madrid, et la Maison Blanche n’a plus qu’à aller accrocher la deuxième place dans une saison déjà qualifiée de ratée par les différents experts.

Hugo Kucharski

Le Real Madrid entame son renouveau

Le TFC va mal

Avec 10 points d’avance sur le barragiste Dijon, et ce à 10 journées de la fin du championnat, le parcours provisoire du TFC en cette édition de Ligue 1 2018-2019 semble à première vue acceptable. Néanmoins, si l’on compare le nombre de points actuel des Violets (32) par rapport à la situation au classement lors de la saison précédente, on remarque qu’ils auraient disposé d’un matelas beaucoup moins confortable sur le barragiste. En bref, le TFC semble donc davantage devoir sa position au classement à la faiblesse des trois derniers, plus qu’à ses performances…

Plus grave, les Violets semblent avancer au ralenti depuis septembre, après un début de championnat pourtant prometteur. Un sentiment de déjà-vu pour une équipe désormais habituée à lutter pour sa survie au rythme des saisons.

Entre un projet sportif flou et des tensions internes

En mai 2016, on avait quitté des Violets euphoriques suite à leur maintien improbable, symbolisé par un leader charismatique : Pascal Dupraz. Une euphorie qui s’était poursuivie en début de saison suivante, avec notamment deux succès de prestige face au PSG et l’AS Monaco, permettant ainsi au club de rester à distance de la lutte pour le maintien. C’était sans compter sur une nouvelle rechute, la saison dernière : bien moins solide défensivement, le TFC de Pascal Dupraz a passé une bonne partie de sa saison aux environs de la zone rouge, ce qui causera d’ailleurs le départ du coach savoyard. Son successeur, et ex-adjoint, Michaël Debève, parvient à maintenir le club en première division à l’issue d’un barrage crucial face à Ajaccio.

Comment expliquer alors de telles difficultés en Ligue 1 pour un club présentant pourtant certaines qualités, à commencer par son centre de formation performant ? On trouve quelques éléments de réponse dans le livre Une saison avec Pascal Dupraz, Leçons de leadership, à travers lequel on se retrouve en immersion dans le quotidien des Violets lors de la première moitié de saison dernière. D’après l’ancien coach d’Évian Thonon-Gaillard, il semble en premier lieu exister un manque d’ambition chez Olivier Sadran, président du club. En effet, Dupraz exprime à plusieurs reprises sa déception quant à l’objectif visé par ce dernier, à savoir le maintien, ajoutant que ce manque d’ambition aurait empêché un enrichissement de l’effectif. Un autre fait revient souvent dans l’ouvrage, à savoir le manque de présence du Président au sein du club. En effet, Olivier Sadran occupe également le poste de Président de la société Newrest, expliquant ainsi les absences que lui reprochait Pascal Dupraz.

Une nouvelle saison pleine de promesses...

En fin de saison dernière, Sadran avait pourtant cherché à rassurer les supporters des Violets, promettant une profonde restructuration au sein du club, grâce notamment à un partenariat très bénéfique avec un grand club européen (sans doute Manchester City), un partenariat qui n’a pour le moment jamais vu le jour. Autre chantier estival crucial : la quête d’un nouvel entraîneur, toujours dans cette volonté de changement.

Autant dire que la nomination d’Alain Casanova, coach de l’équipe première entre 2008 et 2015, n’a pas vraiment provoqué la joie des fans du club. Quelques mois plus tard, le manque de résultats le place en position délicate, une position encore plus bancale suite aux nombreuses tensions internes qui ont agité le club et qui ont été dévoilées très récemment. Tout d’abord, en décembre dernier, Baptiste Hamid, préparateur physique principal depuis 2015 et présent au sein de l’organigramme du club depuis 2010, a été contraint de quitter son poste à la demande d’Alain Casanova qui lui reprochait des performances physiques en baisse chez les joueurs. Plus récemment, le coach toulousain n’a pas apprécié le comportement de son adjoint Issou Dao qui, lors des matchs, était très investi dans ses consignes données aux joueurs depuis le banc de touche. Trop, selon l’ancien gardien de but, qui n’a d’ailleurs pas hésité à recadrer Dao. Des tensions existent également entre l’entraîneur de la réserve, Denis Zanko, et Casanova, au sujet de la convocation des plus jeunes à l’entraînement des professionnels.

De retour sur le banc toulousain, Alain Casanova doit faire face à des performances en demi-teinte et à la colère des supporters…

Ces tensions à différents niveaux en interne ne sont  pas anodines, mais ne sont pas les premières cette saison. En effet, le mercato hivernal a été assez agité en janvier dernier sur les bords de la Garonne avec notamment deux dossiers qui ont beaucoup posé problème. Dans un premier temps, l’affaire Todibo a secoué le club durant tout le mois de janvier. Ecarté du groupe professionnel depuis le mois de septembre à cause de son refus de signer son premier contrat pro dans son club formateur, le jeune défenseur central a suscité l’intérêt de nombreux grands clubs européens. Jean-Clair Todibo a finalement trouvé un accord avec le FC Barcelone pour un transfert en juin, à la fin de son contrat de stagiaire. Mais le club catalan a beaucoup insisté auprès du président toulousain qui a finalement laissé partir le Pitchoun en fin de mercato hivernal contre quelques millions d’euros. La très mauvaise gestion de ce dossier a semblé servir de leçon aux dirigeants toulousains qui ont, dans la foulée, fait signer des contrats professionnels à plusieurs jeunes du centre de formation. D’autre part, l’affaire Mbia a aussi fait débat. Sous contrat avec le TFC jusqu’en juin 2019, le défenseur central a fait le choix de résilier ce contrat mi-janvier. Même si le joueur a démenti la raison par la suite, il semblerait que ce départ soit dû à une mésentente entre le Camerounais et l’entraîneur des Violets.

Qui engendre la colère et la lassitude des supporters

Entre un président fantôme, des tensions en interne, la non-communication du club et, pour couronner le tout, des résultats sportifs décevants, un profond mécontentement s’est installé du côté des supporters, lassés de devoir systématiquement jouer le maintien depuis plusieurs saisons.

Malgré un exercice 2015/2016 catastrophique, l’arrivée de Pascal Dupraz avait pourtant permis aux fans du Téfécé de vivre quelque chose de fort puisqu’arrivé début mars, et alors que les Violets avaient 10 points de retard sur le premier non relégable, il avait fait du maintien un objectif plus que concevable, entretenant cet infime espoir chez ses joueurs. Match après match, voyant l’écart entre le 17ème et le TFC se réduire, les supporters ont eux aussi commencé à y croire. Dupraz a réussi quelque chose qui n’était pas arrivé depuis longtemps à Toulouse, à savoir faire revenir en nombre les amoureux du club au Stadium. L’entraîneur savoyard a su recréer un engouement et une ferveur autour de cette équipe, comme en témoigne le parcage plein du déplacement final à Angers.

Mais la saison dernière, le club de la ville rose s’est de nouveau retrouvé à devoir lutter pour son maintien dans l’élite et la plupart des supporters en sont donc venus à souhaiter le départ de Dupraz. Ils attendaient un nouvel entraîneur pour leur équipe favorite mais la nomination de Michaël Debève, ancien adjoint de Pascal Dupraz, n’a pas fait l’unanimité, d’autant plus que les résultats sont restés similaires. La fin de saison dernière a donc été agitée en tribune puisqu’après le naufrage contre Lille (défaite 2-3) et les altercations après la rencontre, les différents groupes de supporters ont décidé, d’un commun accord, de cesser leur activité et étaient allés déposer leur matériel de supporters (drapeaux, cartes d’abonnement,…) sur le parvis du Stadium. Action à laquelle les dirigeants toulousains avaient répondu en faisant un grand ménage devant le stade sans pour autant faire le moindre communiqué, témoignant ainsi leur indifférence face à la situation. La fin de  saison a donc été marquée par une profonde rupture entre le club, notamment la direction, et ses supporters. Après plusieurs matchs d’absence, ces derniers avaient finalement fait leur retour au Stadium suite au but de Jimmy Durmaz lors du barrage retour contre l’AC Ajaccio (1-0), en toute fin de rencontre et en réclamant, encore une fois, la démission de la direction.

Le message clair des Indians Tolosa, lors du derby face à Bordeaux le 20 août dernier

L’intersaison et le retour d’Alain Casanova alors qu’il avait laissé le club au bord du gouffre n’a pas arrangé les choses mais malgré cela, les groupes de supporters ont fait le choix de revenir soutenir leur équipe dès le début de cette saison 2018/2019 au Stadium. Les supporters ont tout de même tenu à préciser que, s’ils faisaient leur retour, c’était pour les joueurs et non pour la direction avec notamment le message «Toujours présents pour nos couleurs et nos joueurs, pas pour ces dirigeants.» affiché en virage Brice Taton lors du premier match à domicile en août, contre Bordeaux. A l’heure actuelle, la situation n’a pas évolué, si ce n’est que la colère et la lassitude ne cessent de monter encore et encore chez les fans du Tèf. Ainsi, lors du dernier match, contre Guingamp, les Indians Tolosa ont réalisé une première action de boycott en n’assistant qu’à une petite partie de la première mi-temps. Le groupe de supporters a fait son entrée dans le virage à la 40ème minute de jeu en observant une minute d’applaudissements moqueuse vis-à-vis de la direction. Pourquoi la 40ème minute ? Tout simplement parce que le club reste sur une moyenne de 40,25 points récoltés par saison depuis la fin de la fin de 2014/2015.  Ensuite, durant toute la seconde période, le virage Brice Taton a demandé à de nombreuses reprises la démission de Sadran et de Soucasse notamment, montrant là encore que les problèmes du TFC ne semblent pas réellement provenir des joueurs.

Les difficultés du TFC dans le jeu : un autre enjeu de cette saison

Depuis leurs prestations plutôt convaincantes du mois d’août, les Violets sont méconnaissables dans le jeu. La crise de confiance qui s’étale depuis plusieurs mois maintenant est sans doute l’une des raisons expliquant ces difficultés, qui se traduisent de plusieurs manières.

Tout d’abord, on sent beaucoup moins d’agressivité et d’intensité dans le pressing des hommes de Casanova, pourtant l’un de leurs points forts en début de saison. De même, l’ancien technicien du Racing Club de Lens semble éprouver des difficultés à élaborer une configuration tactique stable : ses compositions avec 3 défenseurs ou 4 défenseurs ont du mal à convaincre, et c’est d’ailleurs cette défense centrale qui représente à l’heure actuelle une sérieuse faiblesse côté toulousain. Une faiblesse qui s’explique surtout par la méforme de Christopher Jullien, l’un des piliers sous Pascal Dupraz, et le manque d’impact dans les duels causé par le départ d’Issa Diop vers West Ham cet été.

La perte de cet excellent défenseur central a également eu un impact sur l’état d’esprit de l’équipe, qui a perdu l’un de ses leaders. Désormais, seul Max Alain Gradel semble vraiment assurer ce rôle, tant par sa motivation affichée sur le terrain et en coulisses, que par sa régularité dans ses performances (10 buts et 4 passes décisives en 26 matchs, soit une implication du capitaine sur plus de la moitié des buts inscrits par le TFC).

Ainsi, c’est très souvent à lui qu’incombe la tâche de sortir ses coéquipiers du traquenard, comme en témoigne son coup franc égalisateur face à Caen il y a quelques semaines.

Finalement, toutes ces failles dans le football toulousain expliquent pourquoi les Violets ont tant de mal à réaliser une performance aboutie sur l’intégralité d’une rencontre. Trop souvent, on assiste à un TFC à réaction, qui paye notamment ses entames de match manquées, comme lors du derby de la Garonne récemment (défaite 2-1, but encaissé dès la deuxième minute). Face à une telle situation, difficile donc de prendre des points.

Finalement, la saison qui était présentée comme celle du changement n’a donc pas vraiment vu le jour, tant sur le plan du jeu, qu’au niveau de la relation entre le club et ses fans, de quoi sérieusement remettre en question l’avenir du TFC sur les prochaines années. Face à ce cycle inquiétant, les supporters ne semblent souhaiter qu’une chose : le départ d’Olivier Sadran,  dans l’espoir de ramener leur club à une place convenant davantage à son statut de quatrième ville de France.

On imagine donc mal la direction parvenir à regagner la confiance des fans, tant ces derniers semblent désirer une profonde restructuration qu’elle n’a jusque là pas été en mesure de leur fournir.

Une fois encore, l’été s’annonce tumultueux sur les bords de la Garonne. Suffisant pour provoquer l’électrochoc tant attendu ?

Paul Stefani et Léa

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  • Programme des entraînements de cette semaine (du 18 au 24 mars) de trêve internationale : 
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▪ Lundi 18 : 🏃 séance à 10h30
▪ Mardi 19 : 🏃 séance à 10h30
▪ Mercredi 20 : 🏃 séance à 10h30 puis 🚍 tournée #SoTFC à St-Etienne de Tulmont (15h)
▪ Jeudi 21 : 🏃 séance à 10h30
▪ Vendredi 22 : 🏃 séance à 10h30
▪ Samedi 23 : 🏋️‍♂️ travail individualisé puis 😴 soins et récupération
▪ Dimanche 24 : 😴 soins et récupération
  • #OGCNTFC (1-1)
Yaya #Sanogo après le déplacement à Nice : 
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💬《Franchement, je trouve que c'est un bon point. Nous avons fait un bon match ce soir et nous sommes récompensés de nos efforts dans les dernières minutes. C'est un bon point de pris ici à Nice, nous sommes satisfaits.  Oui, nous nous sommes pris en charge avant l'important rendez-vous remporté face à Guingamp. Nous nous sommes parlés, nous nous sommes dits les choses et nous mettons en pratique ces paroles. Nous prenons un point ce soir, il faudra s'en contenter avant la trêve. Maintenant, il va falloir bien travailler pour revenir d'attaque à la reprise !  Nous recevrons le PSG dans quinze jours au Stadium. Ce sera un match difficile mais nous mettrons tous les ingrédients dans ce match pour faire le meilleur résultat possible.》
  • #OGCNTFC (1-1)
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Mené dès la 20ème minute de jeu suite au coup franc direct inscrit par Cyprien (20' : 1-0), le TFC parvient à arracher le nul grâce à Firmin #Mubele en toute fin de match (89' : 1-1). L'attaquant toulousain venait tout juste de rentrer en jeu (87') et ouvre son compteur de buts cette saison ! 
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↪ Les Toulousains ramènent donc 1 point de ce déplacement à Nice et en comptent désormais 32 au classement général.
Pas de match le week-end prochain puisque c'est la trêve internationale mais le championnat sera de retour dès le week-end suivant avec la réception du PSG.

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