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Soyaux-Angoulême en canne, Mont de Marsan en panne : le bilan du premier bloc de Pro D2

Le premier bloc de Pro D2 a pris fin hier après-midi avec la victoire de Biarritz face à Oyonnax. Après ce premier mois de compétition, des clubs ont réussi à tirer leur épingle du jeu comme Soyaux-Angoulême ou Béziers. D’autres sont, par contre, en difficulté comme les promus Valence et Rouen mais aussi, plus étonnamment Mont de Marsan. 

Soyaux-Angoulême : la vie en violet

C’est sans contexte la belle histoire de ce début de saison. Le club charentais, emmené par Adrien Buononato et Mirco Bergamasco est le seul invaincu au sortir de ce premier bloc de match. Cette performance est d’autant plus remarquable car les charentais ont en effet disputé 3 matchs à l’extérieur. Seul Montauban a réussi à tenir tête aux violets avec un match nul 19-19 lors de la deuxième journée mais dans leur stade. Colomiers et Nevers ont subi la loi des charentais dans leur propre stade et c’est justement cette victoire plutôt inattendue chez les nivernais qui a lancé Soyaux sur une pente ascendante. Une équipe très redoutable à l’extérieur mais qui a eu toutes les peines du monde à se défaire du promu rouennais à domicile (17-16). Les prochains matchs seront de haut calibre pour les hommes de Bergamasco avec la réception de Biarritz et un déplacement chaud à Aimé-Giral face à l’USAP. 

Béziers a aussi su profiter de ce premier bloc pour se construire un bon capital confiance. Présent dans le combat mais trop vite pénalisé par un carton rouge lors du match d’ouverture à Perpignan, les biterrois réalisent depuis un sans faute. Deux victoires sérieuses à domicile contre Valence et Provence Rugby et un succès précieux à Jean-Alric face à Aurillac. Attention cependant à l’indiscipline car Béziers a déjà concédé deux cartons rouges au bout de 4 journées. Mais la machine biterroise semble bien lancée avec en ligne de mire le déplacement à Nevers. 

Perpignan pas si facile

L’ex pensionnaire de Top 14 avait à coeur de bien démarré cette saison en deuxième division. Mais la mission remontée immédiate aurait pu connaître meilleur départ pour les Sang et Or. Sereins à domicile face à Béziers et à Colomiers, Perpignan n’arrive pas, pour le moment à faire un coup à l’extérieur. Défaits à Provence Rugby lors de la deuxième journée, les Perpignanais pouvait faire ce fameux coup à l’extérieur lors du derby face à Carcassonne. En tête durant tout le match, ils ont céder à 5 minutes de la fin sur une huitième pénalité transformé par un Gilles Bosch en état de grâce. Une défaite qui fait mal à Perpignan qui se retrouve avec un bilan à l’équilibre, ce qui n’était pas l’objectif des joueurs de Patrick Arlettaz. Perpignan peut donc continuer de s’appuyer sur sa solidité à domicile mais doit trouver la solution à l’extérieur. Le déplacement à Rouen semble idéal pour basculer mais attention, une défaite chez le promu serait très mal vue dans les Pyrénées Orientales

Un bilan à l’équilibre qui est aussi le cas pour Provence Rugby et Colomiers qui sont dans un cas de figure complètement similaire. Après deux victoires très convaincantes lors des deux premières journées, Provençaux et columérins ont trébuché à deux reprises. Provence Rugby tombe de haut. Cette équipe qui semblait la plus impressionnante au début du championnat a d’abord trébuché à domicile face à Grenoble avant de subir le premier “fanny” de la saison à Béziers. Une situation que Provence Rugby devra renverser en recevant Vannes, qui a fait le parcours inverse (2 défaites puis 2 victoires). 

Colomiers a griller le joker qu’il s’était offert avec la fabuleuse victoire à Grenoble. La faute à une défaite à domicile face à des Angoumoisins inspirés. Entre temps, la défaite à Perpignan semblait logique. Mais Colomiers peut espérer bien figurer au vu de ce premier bloc. Le rendez-vous à Oyonnax lors de la prochaine journée sera un autre vrai test. Mais ces columérins ne sont pas à prendre de haut

Mont de Marsan, “c’est grave docteur ?”

Le flop de ce premier bloc est sans doute le club des Landes. Barragiste l’an dernier et toujours avec l’ambition d’être dans le haut du tableau, les montois sont pour le moment loin de leur objectif avec une triste quinzième place. Très poussif à domicile, ce qui n’est pas habituel, et toujours autant en difficulté à l’extérieur, les montois ne sont toujours pas entré dans le championnat. Il faut dire que la large défaite inaugurale à Guy Boniface face à Provence Rugby ne fut pas le tremplin idéal. Le seul succès des montois fut très dur à acquérir, une victoire 28-26 face à Carcassonne. Face à Vannes jeudi dernier, les montois ont failli inscrire aucun point. Seul un ballon porté conclu par Romain Laterrade a sauvé l’honneur des landais qui doivent à tout prix se reprendre pour ne pas commencer à viser un autre objectif. La réception de Grenoble pourrait être une occasion parfaite pour se relancer mais pourrait aussi plonger les hommes de David Auradou dans une situation très inconfortable. 

Avec Mont de Marsan, on retrouve les deux promus, Rouen et Valence Romans au fond du classement. Avec une entrée en matière difficile, la position des deux clubs n’est peut-être pas si surprenante. Mais la balance semble pencher du côté des rouennais. Ces derniers ont signé leur première victoire dans le rugby professionnel contre… Valence Romans (21-17). Jordan Michallet a grandement contribué à cette victoire car l’ouvreur a marqué l’intégralité des points de son équipe (7 pénalités, 100% au pied). Les rouennais ont donc remporté leur premier match cette saison, chose qu’attends toujours Valence qui est donc le seul club à compter 4 défaites. Seul le point du bonus défensif est à mettre à l’escarcelle des joueurs de Yohann Authier qui recevront Carcassonne lors de la prochaine journée. Rouen recevra, lui, Perpignan pour, pourquoi pas, une victoire référence dans cette Pro D2 qui s’annonce acharnée.

Kenny Ramoussin

Soyaux-Angoulême en canne, Mont de Marsan en panne : le bilan du premier bloc de Pro D2

Valencia entre en crise

Quelques jours après l’éviction de Marcelino, la crise entre les joueurs et les dirigeants de Valencia s’intensifie. Quelques heures avant d’affronter le Barça (21 heures), où en est la situation en interne ?

“Le club ne m’a rien dit. Mateu Alemany m’a simplement dit que je n’étais plus entraîneur, sans me donner plus d’explications”. Tels sont les mots de Marcelino Garcia, désormais ex-entraîneur du Valencia CF, trois jours après s’être fait virer de son poste à la tête du club ché. Une éviction qui semblait programmée, au vu de la crise déjà traversée par les Murceliagos durant la période de trêve estivale. 

“Le détonateur, c’est la Coupe du Roi”

Tout commence à la fin de la saison dernière. Valencia accroche une belle 4e place en championnat, et une qualification en Ligue des Champions. Mais au-delà de ça, Marcelino a réussi à aller chercher un nouveau trophée : une Coupe du Roi, remportée face au FC Barcelone (2-1). Le premier titre du club depuis 2008… 

Pourtant, c’est bien cette victoire qui marque le début de la crise. Le propriétaire du club, Peter Lim, n’en avait rien à faire de cette Coupe. Il a surtout fait pression sur Marcelino pour aller le plus loin possible en Coupe d’Europe, et en championnat. “Les supporters voulaient qu’on se batte pour elle et tenter de la remporter (la Coupe du Roi). Les joueurs aussi avaient la conviction de pouvoir la gagner. Idem pour le staff technique. il n’y a aucun doute sur le fait que remporter cette Coupe a été le déclencheur de cette situation. (…) Le propriétaire ne nous a jamais félicité à Séville”. 

Ajoutez à cela un coach qui critique ouvertement la politique de son propriétaire, une fuite d’une crise dans la presse, et vous obtenez le cocktail qui a fait exploser le club. Déjà lors du mercato, on avait senti certaines tensions au sein de l’organigramme du club. Marcelino réclamait un meneur de jeu, capable de se projeter mais aussi d’organiser le jeu, en la personne de Rafinha Alcantara, mais la direction lui a refusé ce transfert, et le joueur a fini au Celta Vigo. La mauvaise gestion du cas Rodrigo est aussi symptomatique de la profonde rupture entre le propriétaire du club et le duo directeur sportif-entraîneur (Rodrigo souhaitait rester, mais Peter Lim le poussait vers la sortie). 

Le groupe se sent trahi

Les joueurs, qui adoraient leur entraîneur, n’ont pas compris cette décision. « Coach, je vous souhaite le meilleur. Je suis sûr que là où vous irez, ça vous conviendra et qu’ils vous laisseront travailler. Merci d’avoir rendu ce club plus grand », a posté Dani Parejo, capitaine du club, sur les réseaux sociaux. « Après plusieurs années passées avec vous (et pas seulement à Valence), je connais votre perfection, aussi bien en tant que professionnel et au niveau personnel. Je ne suis pas le seul à penser cela, vous l’avez montré à tout le monde. Vous vous en allez par la grande porte coach. Celui qui a pris cette décision n’a pas seulement eu votre peau, mais il a aussi touché toute une équipe et ses supporters. Donc je le dis haut et fort : ce n’est pas juste ! », a posté Ezequiel Garay, défenseur central du club. 

Un message clair envoyé par le groupe à sa direction, surtout vu la personne choisie pour remplacer Marcelino à la tête du groupe. C’est l’expérimenté Albert Celades, qui n’a jamais entraîné de groupe professionnel, qui prend la tête de l’équipe, dans un timing plus que douteux (juste avant la rencontre de Championnat face au Barça, et avant le début de leur campagne Européenne face à Chelsea Mardi). 

Les tensions se font donc de plus en plus ressentir en interne. Le nouveau coach est très loin de faire l’unanimité, et le contexte de crise pourrait fortement impacter les futurs résultats des Murceliagos. Celados va devoir trouver les bons mots, mais pas facile de passer derrière Marcelino, qui a réussi des prouesses avec cette équipe de Valence (une qualification en Coupe d’Europe à chaque saison, un trophée et un réel rôle d’outsider en Liga). Affaire à suivre…

Hugo Kucharski

Valencia entre en crise

Borussia Dortmund – Bayer 04 : choc de Bundes

Comptant pour la 4ème journée de Bundesliga, l’opposition choc entre les jaunes et noir et l’équipe de Leverkusen est une bonne entrée en matière en championnat après la trêve internationale. Le BVB reçoit la formation de Peter Bosz à 15h30, ce samedi 14 Septembre.

Fort d’un effectif grandement renforcé, avec les arrivées de Julian Brandt, Nico Schulz ou encore Thorgan Hazard, le BVB de Lucien Favre a connu un début de saison spectaculaire mais tout aussi mitigé. 5ème et derrière le Bayer, 4ème, le Borussia comptabilise 6 points gagnés 5-1 et 3-1 avant de sombrer 3-1 contre la pourtant modeste équipe de l’union Berlin. Quant au Bayer, aucune défaite. Victoire 3-2 pour la première journée de championnat, puis 3-1 à Düsseldorf avant de faire match nul à domicile contre Hoffenheim (0-0), privé de Kai Havertz. Mais alors que cette après-midi, dans l’entre du Signal Iduna Park de Dortmund, les 2 collectifs seront complets et prêts à s’arracher les trois points, à quoi doit-on s’attendre ? 

Les compos probables

Compo du Borussia Dortmud

Compo du Bayer Leverkusen

Du côté de Dortmund le facteur X sera probablement Jadon Sancho. Au vu de la charnière relativement lente de Leverkusen, Sancho pourra prendre le jeu à son compte, épaulé par Reus et Brandt (ou Hazard). De plus, les efforts défensifs de Havertz étant à exclure, les seuls replis de Demirbay pour épauler Aranguiz risquent d’être insuffisants et pourraient même déséquilibrer l’attaque. C’est la raison pour laquelle la formation de Peter Bosz passera en 4-2-3-1 avec Havertz en 10 si elle est acculée avant la fin de la première période. Néanmoins, la présence offensive de celui-ci et de Kevin Volland, dans une forme étincelante la saison dernière (qu’il tend à confirmer) pourrait bien équilibrer la rencontre dans le secteur offensif. Il faudra donc compter sur un gros duel au milieu de terrain où Axel Witsel et Thomas Delaney devront se montrer supérieur à Aranguiz et Demirbay s’ils veulent prendre l’ascendant physique et psychologique dans la rencontre. 

Le prono de la rédac

Dortmund 3-1 Bayer 04. Sancho buteur.

Jules Arguel

Borussia Dortmund – Bayer 04 : choc de Bundes

Le RB Leizig peut-il jouer les troubles fêtes ?

Après trois journées de Bundesliga, c’est le RB Leipzig qui occupe seul la première place au classement. Un résultat tout sauf surprenant pour ceux qui suivent de près le championnat allemand, tant le club de la Saxe est en constante progression depuis son accession à l’élite en 2016. Peu apprécié en Allemagne, car club sans histoire, Leipzig est bien décidé à s’inviter à la lutte pour le titre, aux côtés des deux grandissimes favoris de l’édition 2019-2020 de Bundesliga : le Bayern Munich et le Borussia Dortmund.

L’An 1 sous Nagelsmann : déjà le bon ?

Le plus gros coup estival réalisé par le RB Leipzig ne se situe pas sur le terrain, mais sans aucun doute sur le banc. Il s’agit de Julian Nagelsmann, tout droit venu du TSG Hoffenheim, où il s’était forgé une solide réputation. Le jeune coach âgé de 32 ans présente déjà toutes les qualités pour réussir dans sa nouvelle famille.

Il se trouve pourtant que les débuts d’un nouvel entraîneur s’avèrent parfois délicats, le temps de s’adapter à un nouvel environnement et de mettre en place son idéologie de jeu. Mais là-encore, Nagelsmann semble vaincre tous les records de précocité, puisqu’il totalise déjà trois succès en autant de rencontres de Bundesliga cette saison, tout en ayant déjà imposé son empreinte dans le style de jeu des Roten Bullen.

Tactiquement, le système est loin d’être rigide, et devrait varier au cours de la saison entre un 3-5-2, un 3-4-1-2 et un 4-4-2 à plat. Fervent adepte de flexibilité tactique et de gegenpressing, Nagelsmann bénéficie déjà de solides bases dans son nouveau club, dont les qualités athlétiques ne sont plus à démontrer. En effet, depuis sa promotion dans l’élite, le RB Leipzig a toujours adopté un pressing intense, sous les ordres de Ralph Hasenhüttl puis de Ralf Rangnick.

En revanche, le plus jeune coach de Bundesliga va très probablement faire franchir un palier au club de la Saxe, dans le domaine de la possession. On en a déjà vu quelques signes annonciateurs lors du premier match face à l’Union Berlin (victoire 4-0), où les joueurs du RBL ont parfaitement alterné entre attaques rapides et phases de gestion, avec un jeu de possession très vertical, l’une des marques de fabrique de Nagelsmann.

Ainsi, la philosophie de jeu de ce dernier semble parfaitement correspondre à celle de la jeune institution qu’est le RB Leipzig, et la curiosité déjà affichée par certains joueurs comme Ibrahima Konaté devrait être attisée par le management dynamique et moderne du jeune entraîneur allemand.

Un effectif rôdé, complet, et qui offre de multiples options

L’une des forces de l’effectif réside inévitablement dans sa complémentarité, puisqu’il est composé de joueurs désormais habitués à évoluer ensembles; garantissant ainsi une excellente cohésion d’équipe.

Parmi les cadres du vestiaire, on retrouve notamment le gardien hongrois Peter Gulacsi, présent depuis 2015 dans les cages, et qui se montre d’une régularité impressionnante dans ses performances. On peut aussi évoquer les deux infatigables latéraux, à savoir Lukas Klostermann et Marcel Halstenberg, qui seront très logiquement des piliers dans le système de jeu de Nagelsmann, et qui ont d’ailleurs tapé dans l’oeil du sélectionneur de la Mannschaft Joachim Löw, qui fait désormais régulièrement appel à eux en sélection.

Ainsi, l’harmonie qui existe au sein de cet effectif constitue un atout de taille en ce début de saison, à l’heure où le Bayern Munich et le Borussia Dortmund, dont les effectifs respectifs ont connu plusieurs changements durant l’été, sont toujours en phase de réglage.

Si ce nouveau projet sera accompagné de son lot de changements, les acquis de la saison passée devraient toutefois de nouveau être exploités, à commencer par la solidité de la défense, qui n’avait encaissé que 29 buts l’an dernier (meilleure défense de l’exercice). Le tandem français Upamecano-Konaté va sûrement de nouveau se mettre en valeur, d’autant plus que les deux jeunes joueurs disposent encore d’une importante marge de progression.

La polyvalence des profils sera également un autre atout pour Nagelsmann, qui avait brillé dans des conditions similaires du côté d’Hoffenheim. Des joueurs comme Sabitzer et Forsberg pourraient ainsi franchir un palier cette saison du côté de la Saxe.

Gare à la fatigue et à l’absence de “super star”

Si la jeunesse du club et de son effectif en fait sa force, elle peut également en incarner une faiblesse, alors que les Roten Bullen ne débutent que leur quatrième saison dans l’élite allemande, et participeront pour la deuxième fois seulement à la Ligue des Champions. Une inexpérience qui pourrait poser problème avec la succession de matchs à enjeux, d’autant plus que le style de jeu de l’équipe recquiert une forte énergie physique et mentale.

De même, bien que l’effectif du RBL soit dense, la présence d’un ou de plusieurs joueurs de classe mondiale semble manquer, à l’image d’un Robert Lewandowski pour le Bayern, ou d’un Marco Reus pour le Borussia Dortmund.

Ainsi, il sera intéressant d’observer l’évolution du club lors de la phase de poules de la Ligue des Champions, au sein d’un groupe très homogène (Zénith Saint-Pétersbourg, OL, Benfica). Il serait  probable que les hommes de Nagelsmann perdent des points précieux en fin de rencontre, un problème récurrent lorsque ce dernier entraînait le TSG Hoffenheim.

Au final, bien que le RB Leipzig soit l’un des clubs le moins apprécié en Allemagne, sa montée en puissance apparaît plutôt comme une bonne chose pour la compétitivité du championnat, écrasé par le Bayern Munich depuis 7 ans maintenant.

Paul Stefani

Le RB Leizig peut-il jouer les troubles fêtes ?

Le grand bilan de la trêve internationale automnale

Comme chaque année, les championnats se mettent en pause pendant deux semaines. Cela laisse le temps aux sélections nationales de se qualifier pour des grandes compétitions pour certaines ou de se rôder sur des matchs amicaux pour d’autres. Ces rencontres passées, il est temps de dresser un premier bilan sur l’état de chacune des formations.

24 billets à distribuer pour l’Euro, les premiers tours éliminatoires à la Coupe du Monde en Afrique ou en Asie et quelques matchs amicaux de gala : voici ce qu’on a eu à se mettre sous la dent en attendant le début de la ligue des champions la semaine prochaine. Et si certains regrettent le manque d’attrait des matchs proposés, de nombreuses rencontres se sont révélées très instructives. Ainsi, il a été possible de se rendre compte que Neymar n’a pas perdu de son talent malgré une préparation tronquée par un interminable feuilleton autour de son transfert. Le Finlandais Teemu Pukki ne s’arrête plus de marquer, peu importe l’adversaire. Enfin, la Martinique, après une Gold Cup plus qu’honorable, continue de surprendre lors de la Concacaf Nations League.

Peu de surprises en Europe

Les qualifications à l’Euro 2020 ont repris de plus belle, et certaines tendances semblent commencer à se distinguer. Sur les 10 poules, les deux premiers de chacune d’entre elles se qualifient. Dans le groupe A, l’Angleterre dispose d’un boulevard alors que la nouvelle génération emmenée par Jadon Sancho prend de plus en plus ses marques. La Belgique, l’Espagne et l’Italie, dans leurs poules respectives ont, comme la sélection aux trois lions, réalisé un sans faute et caracolent en tête. 

De son coté, le Portugal repart dans le droit chemin après avoir débuté par deux matchs nuls, le tout bien emmené par un Ronaldo en pleine forme. Ces derniers sont pour autant toujours seconds du groupe B derrière une surprenante Ukraine qui semble avoir trouvé une nouvelle jeunesse dont Oleksandr Zinchenko est le talent principal. Enfin, les deux points perdus par la Croatie face à l’Azerbaïdjan ainsi que des poules D et G très serrées sont également à noter.

Une poule C plus alléchante que jamais

Parmi toutes les rencontres qualificatives, une sortait du lot : Allemagne – Pays-Bas. Les Néerlandais ont remporté le match 2 à 4 après de nombreux rebondissements. Plusieurs enseignements ont alors pu être tirés. Premièrement, l’Allemagne a toujours des soucis de reconstruction. Neuer n’est plus aussi impérial alors que la concurrence avec Ter Stegen est plus que jamais relancée. Tah ne donne pas encore satisfaction aux côtés de Süle et Werner tarde à assumer le rôle de leader d’attaque que Low veut lui confier. 

Deuxièmement, les Pays-Bas s’imposent un peu plus comme de sérieux outsiders à la victoire finale à l’Euro. Sa défense De Ligt – Van Dijk est l’une des plus réputées du monde. Mais c’est bien son attaque, emmenée par Depay et Babel libérés en sélection et une nouvelle grande promesse nommée Malen qui a marqué les esprits. Enfin, niveau comptable, on observe une Allemagne première avec 12 points en 5 matchs et des Néerlandais troisième avec 9 points en 4 rencontres. La surprise de cette poule vient de l’Irlande du Nord qui s’accroche après 5 parties disputées et 12 unités engrangées. 

La France assume son statut

Du côté de l’Hexagone, il ne fallait pas se rater après avoir grillé un joker en Turquie. Cela a été chose faite contre l’Albanie (4-1) et l’Andorre (3-0). Avec de nombreux blessés (Pogba, Kanté, Mbappé, …), cela a été l’occasion de voir, ou de revoir, certains joueurs. Ainsi, Coman a démontré qu’il avait du feu dans les jambes quand les blessures le laissent tranquille. Lenglet a confirmé que Umtiti a du soucis à se faire. Tolisso et Hernandez ont fait des retours en grandes pompes et Ikoné a mis en valeur une fois de plus le vivier extraordinaire dont dispose la France actuellement. Seule ombre au tableau : les deux pénaltys manqués par Antoine Griezmann. Mais le moral est au beau fixe et la défaite surprise de l’Islande contre l’Albanie fait qu’il y a désormais un duo en tête de la poule. Ce dernier est composé des hommes de Didier Deschamps et des Turcs.

Et sinon dans le monde ?

Sinon, les éliminatoires à la Coupe du Monde ont commencé dans les zones Asie et Afrique. Peu de surprises ont été à signaler. Pour autant, les projets chinois et qataris, dopés à coup de naturalisation, commencent de la meilleure des manières avec des victoires éclatantes respectivement contre les Maldives (5-0) et l’Afghanistan (6-0). 

Concernant les sud-américains et les plus grosses nations africaines, la trêve a été synonyme de matchs amicaux. Ainsi, le Brésil n’a pas gagné en 2 rencontres contre la Colombie et le Pérou. L’Algérie a continué sur la lancée de la CAN face au Bénin (1-0). Enfin la nouvelle génération argentine s’est imposé avec brio face au Mexique (4-0)

Rendez-vous au début du mois d’octobre pour la prochaine période internationale. En attendant, place aux championnats et à la Ligue des Champions qui va faire son retour dès ce mardi.

Jérémy Guiraud

Le grand bilan de la trêve internationale automnale