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Coupe du Monde féminine : bilan et avenir

La Coupe du Monde féminine de la Fifa s’est achevée il y a 8 jours, sur le 4e sacre des États-Unis. Depuis, les parades de Megan Rapinoe et ses coéquipières prolongent le souffle médiatique d’un évènement qui nous a tenu en haleine un mois durant. Les vacances arrivent ; avant de s’engager sur une autoroute inédite, la saison prochaine, pour le football féminin, jetons un œil dans le rétroviseur.

Du jeu, des records et du public

Cette édition a tout eu d’une compétition de haut rang. Le public a largement répondu présent (malgré quelques tribunes parsemées lors des matchs de petites nations), qu’il soit français ou étranger (les américains à Reims et à Lyon, les hollandais partout où ils sont passés) et l’ambiance a été assurée. Le niveau de jeu a été plus que correct, n’en déplaise aux esprits chagrins qui soulignent un manque de vitesse ou aux petits malins auteurs de montages des buts gags qui n’ont rien à envier aux zaps Ligue 1. Tout juste notera-t-on, malgré une impression visuelle de bon niveau technique, un déficit sur le jeu de passe, pas assez varié et manquant de justesse (71% de passes réussies sur l’ensemble de la compétition, contre 81% chez les garçons en Russie).

Mais le football féminin s’est délesté de sa plus grande tare, la porosité défensive et les gardiennes inutiles, avec plusieurs sélections très à l’aise dans ce secteur de jeu. Les nations européennes se sont livrées à de véritables « matchs des défenses » inspirés de leurs homologues masculins, et on se souviendra longtemps des défenses chiliennes et argentines, héroïques mais battues, et de leurs gardiennes, Endler et Correa, presque infranchissables. Mais les filles n’ont pas cédé à la frilosité qui caractérise les Euros et Mondiaux masculins, offrant des matchs enlevés : un très plaisant Italie-Brésil en poules qui aurait pu basculer mille fois, le huitième de finale Norvège-Australie qui nous a tenu en éveil jusqu’au bout de la nuit, ou encore la bataille désespérée des Espagnoles contre les Américaines au même stade de la compétition.

Et comme toute bonne compétition mémorable, ce Mondial s’est paré de records : au Brésil, Formiga est devenue la joueuse de champ la plus agée à disputer un Mondial, à 41 ans, tandis que Marta, avec ses 17 buts en Coupe du Monde depuis 2003, est désormais la meilleure buteuse de l’histoire de la compétition, devant Miroslav Klose ; la présence de deux équipes africaines, le Cameroun et le Nigeria, en huitièmes de finale est une première, là où l’Asie décevait, en particulier le Japon. L’Italie et l’Espagne ont été de belles surprises et seront scrutées à l’avenir, dévoilant quelques joueuses à suivre (Lucia Garcia, Bonansea). Il n’aura manqué qu’une seule chose à ce Mondial : un but iconique. Une frappe de Pavard, une tête de van Persie, une main de Dieu. Pour marquer l’histoire.

La VAR à la faute, la FIFA suspecte

Un an après un baptême du feu moyennement réussi en Russie, la VAR devait guider les arbitres féminines avec d’avantage d’expérience. Si les femmes en jaune ont globalement bien remplies leur mission, confirmant là aussi un phénomène de professionnalisation, les hommes du car ont créé autant de controverses que durant la saison. Pénaltys innombrables, compensations abusives, situations ubuesques et interminables… L’arbitrage vidéo rentre en conflit avec la mission de l’arbitre : ne pas nuir au jeu. Les derniers soutiens à « l’idée de la vidéo » ont baissés les bras face aux irrégularités et le Board, qui avait déjà prévu de nouvelles règles pour la saison à venir, a été obligé d’intervenir en pleine compétition. Face à Wendie Renard, pour avoir plongé une fraction de seconde trop tôt sur un pénalty de toute façon manqué, Nnadozie a écopé d’un carton jaune injustifiable. Penalty à retirer, duel mental entre les deux joueuses gagné d’avance par Renard, face à une gardienne nigériane qui n’oserait plus bouger.

Les Camerounaises ont été à leur tour victime d’un arbitrage qui avait choisi son camp face aux Anglaises, en signalant notamment un hors-jeu qui pose encore question à l’heure du ralenti : quand siffler un hors-jeu ? Quand le pied de la passeuse commence à toucher le ballon, réalisant l’intention de passer le cuir, initiant le geste technique et le mouvement ? Ou bien quand le ballon quitte le pied de la passeuse, lancé sur sa propre trajectoire, livré aux aléas du terrain, entamant son avancée inexorable vers l’attaquante ? Il n’y a que quelques centièmes de secondes entre les deux : le temps pour la destinataire d’avancer de 20 à 50 centimètres. Un monde. La grève des africaines n’arrangeait rien ; l’arbitrage vidéo ne s’abaisse pas à faire de la psychologie, drapé dans sa posture de science exacte, trop sûr de ses images fixes qui anéantissent tout mouvement, toute nuance.

Trop occupée à défendre son bijou, la FIFA n’a pas amélioré son image aux yeux des acteurs comme des spectateurs. Le classement publié à l’issue de la compétition ne fera pas taire les contestations : l’Allemagne, limitée et décevante, reste deuxième malgré un échec en quart alors que les Anglaises, qui ont réalisé quasiment la même performance qu’il y a quatre ans, tombe du podium, dépassées par les Hollandaises, nouvelle force du foot féminin confirmée après son succès à l’Euro, et… la France, toujours 4e. Plus surprenant encore, la Corée du Nord, sans participer, gagne 2 places et intègre le Top 10 mondial, au détriment du Japon mais aussi de la Norvège et de l’Espagne, pas récompensées de leur joli parcours, en progrès par rapport à 2015…

La France, rendez-vous manqué ?

Leur phase de poules n’aura duré qu’une mi-temps, la première, face à la Corée du Sud. Devant au score, presque assurée des trois points vu la faiblesse de leurs adversaires, les Bleues ont ensuite géré. Et puis ? Extinction des feux. Pas grave, disait-on, la compétition ne commence qu’en phase à élimination directe. Toute la presse se refusait à comparer le football féminin au foot masculin, sans pouvoir s’empêcher de rappeler le titre en Russie conquit après une phase de poules laborieuse. Et puis, les matchs amicaux étaient prometteurs, les filles restaient même sur deux victoires face aux Américaines…

Tous les maux étaient pourtant là. Une animation offensive inconstante, où Thiney ne parvenait pas à réussir le moindre geste, une défense pas vraiment testée, qui a craqué dès la première grosse pression norvégienne, un turn-over presque inexistant. Au lendemain du match insipide contre le Brésil, gagné sur coup de pied arrêté, le soutien populaire ne faiblissait pas, aucune remise en question ne pointait à l’horizon. La chute contre les Etats-Unis, sèchement réalistes, n’en fut que plus assommante. Trop d’échec, trop d’imprécision, surtout trop de temps perdu sur les offensives. Incapables de se projeter, de jouer en une touche malgré la présence des flèches Asseyi et Diani, les Françaises s’embourbaient dans une défense américaine bien en place. La réduction du score, à la 81e minute, lançait enfin une fin de match haletante.

Un grain de folie, dont on espérait qu’il donnerait du grain à moudre à Corinne Diacre, désespérément conservatrice jusque là. Mais ses joueuses ne convertissaient pas l’essai, et la France était éliminée. Confortée immédiatement par la FFF et son patron, Noël Le Graët, avant même toute analyse de la compétition, l’héritière de Deschamps se transformait alors en manager à la Domenech, partant au clash avec ses cadres : d’abord Renard, qu’elle n’a jamais épargné sous son mandat, puis Le Sommer, alignée à gauche et qui « ne revenait pas assez dans l’axe ». Des critiques qui passent difficilement vu les compositions d’équipes de l’ancienne clermontoise.

Changement de dimension

La Coupe du Monde terminée, l’ambition ne retombe pas pour le football féminin. L’enjeu de cette édition était de faire basculer la pratique dans une autre dimension. Un mouvement initié en 2011 en France, avec déjà les Bleues de Marie-Laure Délie en tête de gondole. En 8 ans, le foot féminin s’est professionnalisé, a vu le nombre de transferts payants se multiplier, et les clubs professionnels ouvrir des sections dédiées. La Coupe du Monde 2019 était « le moment de briller », un grand coup de projecteur notamment sur le plan médiatique. Prolonger le mouvement donc, lui donner même un second coup d’accélérateur, comme quand un étage de fusée se détache.

Car il y a encore du chemin à parcourir pour que le football féminin soit vu du même oeil que le football masculin, et le discours rageur de Marta, quelques secondes après l’élimination du Brésil, le rappelait : si le football est un jeu, une passion ou un investissement pour certains, il est aussi une lutte, un combat, une revendication pour les filles. Rapinoe, figure de ce combat, ne se privait pas pour épingler la FIFA au sujet des primes. On ne peut pas nier cependant l’engagement des institutions, mais dans le système actuel, le soutien des acteurs privés est indispensable.

Ce soutien, le groupe chimique Arkema entend l’incarner en France. Partenaire de la Coupe du Monde, il est devenu namer de la D1 féminine moyennant 1,2 millions d’euros, répartis équitablement entre les clubs. Un chiffre bien loin des sphères du foot masculin, mais l’idée de donner immédiatement les mêmes salaires et les mêmes moyens financiers est un leurre, un non-sens économique. En Espagne, terre féministe aux progrès fulgurants dans le domaine du foot féminin (la finale de Coupe de la Reine s’est jouée devant près de 50 000 personnes à Madrid), un autre palier à été franchi. Après Barcelone et l’Atlético, le Real Madrid a décidé de créer sa propre équipe féminine, en rachetant un club indépendant, suivant le chemin du PSG. Aux petits clubs qui misent tout sur leur section féminine succèdent ainsi de grands clubs avec d’importants moyens matériels et financiers, à même de jouer un rôle moteur dans le développement de la pratique.

Dernier volet du basculement du football féminin, la médiatisation qui doit se poursuivre au-delà du Mondial. Encore une fois, l’Espagne montre la voie. Alors que des matchs de D2 masculine seront diffusés sur Facebook la saison prochaine, la fédération veut mettre en place le même type de couverture pour son championnat féminin. Ce n’est qu’avec une présence quotidienne du foot féminin dans nos médias que les filles seront véritablement incités à rejoindre un club et à y rester. Les évènements comme le Mondial ne doivent plus faire figure d’exception ; développer le foot féminin, c’est aussi le banaliser. Une démarche qui prend en France : pour sa troisième édition, la Women’s French Cup, compétition amicale entre grands clubs européens, sera retransmise à la télévision. Le diffuseur officiel n’a pas été annoncé, mais la rédaction peut vous souffler que Fred Hermel ne sera pas en plateau pour débrieffer.

Xavier Regnier

Coupe du Monde féminine : bilan et avenir

Les chiffres du tournoi de qualification olympique de rugby à 7 de Colomiers

Pendant le tournoi, la Feuille de Match revient sur certains chiffres, anecdotiques comme importants. Le but : mieux cerner les enjeux et les protagonistes du tournoi de qualification olympique de rugby à 7 de Colomiers.

 

110 000: comme le nombre de kilomètres parcourus cette saison par l’équipe de France de rugby à 7. Soit l’équivalent de presque trois tours du monde. Une saison qui a débuté au mois d’octobre dernier lors du tournoi de préparation de Manchester, et qui s’achève ce dimanche à Colomiers.

244: comme le nombre de points inscrits par le talisman de l’équipe de France, Jean-Pascal Barraque. Sur les 244 points, 100 proviennent de ses 20 essais inscrits cette saison. Au classement des meilleurs réalisateurs du circuit international, Jean-Pascal se classe cinquième.

338: comme le nombre d’essais inscrit par l’ailier anglais Dan Norton  en World Sevens Series. Il est de loin le meilleur marqueur du rugby à 7. Cette saison, il se classe troisième du classement des marqueurs d’essaies avec 39 essais, bien loin de l’américain Carlin Isles et ses 52 essais.

84: comme le points remportés au cours de la deuxième partie de saison par l’équipe de France. A l’inverse, les Français ont seulement glané 17 points sur la première phase de la saison.

10 200: comme la distance en kilomètres qui sépare Colomiers de Tokyo

2: comme le nombre d’année à la tête de l’équipe de France à 7 de l’actuel sélectionneur: Jérôme Daret

10:  comme le nombre de tournois dans une saison en World Series (Dubaï, Cape Town, Hamilton, Sydney, Las Vegas, Vancouver, Hong Kong, Singapour, London, Paris)

8: comme le nombre de personnes qui compose le staff de l’équipe de France de rugby à 7: Christophe Reigt (manager), Jérôme Daret, Nicolas Le Roux (assistants), Julien Robienau (préparateur physique), Fabien Simon (kiné), Claude Labanère (médecin), Jean-Baptiste Pascal (analyste vidéo), Julien Candelon (responsable services).

37: comme l’âge du plus vieux joueur du tournoi. L’honneur revient à Tomas Zibolis, Lituanien né le 6 octobre 1981

18: comme l’âge du plus jeune joueur du tournoi. Le Géorgien Iago Khabuliani a fêté ses 18 ans le 24 janvier dernier

 

 

Les chiffres du tournoi de qualification olympique de rugby à 7 de Colomiers

Conférence de presse du tournoi de rugby à 7 à Colomiers : ce qu’il faut retenir

Vendredi soir à l’hôtel de ville de Colomiers, les principaux acteurs du tournoi de qualification olympique se sont exprimés lors de la conférence de presse d’avant tournoi. Peu après, les 12 nations étaient présentes pour la traditionnelle photo des capitaines. La Feuille de Match était sur place.

 

Debouts, Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers et Alain Doucet, président la Ligue Occitanie

La maire de Colomiers, Karine Traval-Michelet, était présente.

Pour Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers, elle voue un véritable « coup de cœur » pour l’équipe de France à 7.

Alain Doucet, président de la Ligue Occitanie, a souligné que « l’Occitanie est une terre de rugby. Un sport majeur, notamment à Colomiers ». Pour lui, la Ligue affiche « une volonté de faire une grande fête du rugby à 7 ». Ce tournoi est pour le président de la Ligue d’Occitanie « une source de progrès et d’épanouissement pour les prochaines générations ».

Jérôme Marty, représentant de l’association sportive Rugby Europe estime que « le site de Colomiers est un choix évident ». Le « rugby à 7 en Europe a une densité incroyable » affirme-t-il. « 36 équipes européennes participent à ces qualifications pour seulement une seule chance ».

Le côté sportif

Jérôme Daret, sélectionneur du VII français, "dans la peau d'un challenger" avant ce tournoi.

A droite, Jérôme Daret, sélectionneur du VII français en discussion avec la FDM

Sollicités par La Feuille de Match, le manager ainsi que le sélectionneur de l’équipe de France de rugby à 7, Christophe Reigt et Jérôme Daret, sont revenus sur l’aspect sportif du tournoi. Pour Christophe Reigt, il y a « une très forte attente de victoire ce weekend ».

Concernant le site de Colomiers, Jérôme Daret estime que cela « rajoute de la bonne pression. Même, cela apporte beaucoup d’énergie et on a besoin de soutien ».

Quant au fait que l’équipe de France peut être considérée comme le favori de la compétition, les deux têtes pensantes du rugby à 7 français rétorquent que « l’Angleterre est le favori car il a le plus à perdre ». Au contraire de la France qui rentre dans la compétition « dans la peau d’un challenger qui a fort à gagner ».

Le sélectionneur du VII français déclare qu’il est « surpris du niveau du reste des équipes. De nombreuses équipes sans culture du XV se révèle à VII ».

 

Tom Mitchell et Billy Dardis, capitaines de l'Angleterre et de l'Irlande, affichent de grandes ambitions pour le Tournoi

Tom Mitchell et Billy Dardis, capitaines de l’Angleterre et de l’Irlande, affichent de grandes ambitions pour le tournoi

La photo des capitaines

Pour terminer la soirée d’avant tournoi, les 12 capitaines ont rejoint le parvis de l’hôtel de ville pour la traditionnelle photo. Jean-Pascal Barraque et Billy Dardis, capitaines respectifs de la France et de l’Irlande, se trouvaient au centre du cliché grâce à leur deux premières au classement du dernier tournoi européen: le Seven’s Grand Prix Series de Moscou du mois de juin. Ces deux équipes vont-elles terminer à la même place ? Réponse dimanche soir.

Conférence de presse du tournoi de rugby à 7 à Colomiers : ce qu’il faut retenir

Rugby à 7: Colomiers accueille le tournoi qualificatif européen pour les Jeux Olympiques de Tokyo

Le stade Michel Bendichou, l’antre de l’équipe de rugby de Colomiers, reçoit ce weekend le gratin du rugby à 7 européen. Pas moins de 12 nations vont s’affronter pour tenter de décrocher le précieux sésame : une qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo de 2020.

 

Objectif: Tokyo 2020

Suite à la saison de World Rugby Sevens Series 2018-2019, les quatre premières équipes de la compétition – dans l’ordre, Fidji, États-Unis, Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud –  obtiennent automatiquement leur billet pour les Jeux Olympiques. Le pays hôte, le Japon, est directement qualifié. Sur les 12 places attribuées pour les JO, 5 places restent encore à prendre. En effet, l’organisation du tournoi de qualification en Amérique du Nord et du Sud, a déjà permis de distribuer deux billets supplémentaires, respectivement au Canada et à l’Argentine. Les 5 places restantes sont divisées en quatre composantes continentales que sont l’Europe, l’Océanie, l’Afrique, l’Asie et ainsi que d’un tournoi de repêchage pour participer à la plus grande des compétitions sportives.

 

Compétition Date Lieu Places Qualifiés
Pays organisateur 7 septembre 2013 1 Drapeau : Japon Japon
World Rugby Sevens Series 2018-2019 9 juin 2019 Multiple 4 Drapeau : Fidji Fidji
Drapeau : États-Unis États-Unis
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud
Tournoi de qualification sud-américain 2019 30 juin 2019 Drapeau : Chili Santiago 1 Drapeau : Argentine Argentine
Championnat d’Amérique du Nord 2019 7 juillet 2019 Drapeau : îles Caïmans George Town 1 Drapeau : Canada Canada
Tournoi de qualification européen 2019 14 juillet 2019 Drapeau : France Colomiers 1
Championnat d’Océanie 2019 9 novembre 2019 Drapeau : Fidji Suva 1
Championnat d’Afrique 2019 10 novembre 2019 Drapeau : Afrique du Sud Johannesbourg 1
Tournoi de qualification asiatique 2019 24 novembre 2019 Drapeau : Corée du Sud Incheon 1
Tournoi de repêchage 2020 Juin 2020 1
Total 12

 

Un seul qualifié européen

Aucun représentant européen ne s’est directement qualifié pour les JO suite à la saison du World Rugby Sevens Series. L’équipe la plus proche, l’Angleterre avait échouée aux portes des qualifiés, terminant la saison à la cinquième place. À noter que les Red Roses représentent la Grande-Bretagne lors du tournoi de qualification de Colomiers. Du côté des autres nations européennes présentes sur le circuit du Sevens Series, quatre font partie du classement du top 20 mondial: France (7ème), Espagne (12ème), Irlande (16ème) et le Portugal (20ème).

Pour le continent européen, le tournoi de Colomiers permet d’envoyer une équipe qualifiée pour les JO de Tokyo. Cette année, 9 des 12 équipes se sont qualifiées à l’issue de la première étape des Seven’s Grand Prix Series se déroulant à Moscou en juin 2019. Les trois autres équipes sont parvenues à se qualifier à travers des compétitions de divisions inférieures. Il s’agit de la Lituanie et de l’Ukraine – toutes deux finalistes du Trophy, en deuxième division et de la Hongrie, vainqueur de la Conférence en troisième et dernière division.

 

Le tournoi de repêchage 

Au tournoi de Colomiers, seul le premier accédera aux JO de Tokyo. En revanche, le deuxième et le troisième de la compétition pourront également décrocher leur billet pour les JO, en passant par à un tournoi de repêchage mondial. Les deux premiers de chaque continent se rendent à ce tournoi, soit 12 équipes au total. À l’issue de ce tournoi organisé au mois de juin 2020, la douzième et dernière place pour les JO sera alors attribuée.

Rugby à 7: Colomiers accueille le tournoi qualificatif européen pour les Jeux Olympiques de Tokyo

Une Ligue Europa intéressante

Hier soir se déroulaient les demi-finales retour de Ligue Europa. Arsenal se déplaçait à l’Estadio Mestalla de Valence, forts de leur succès 3-1 au match aller, tandis que Chelsea recevait l’Eintracht Francfort à Stamford Bridge, après un nul 1-1 en Allemagne. Et les favoris n’ont pas déçu.

Pas de folies dans cette Ligue Europa. C’est ce que l’on retiendra des demi-finales retour, qui se sont déroulées sans accrocs pour les favoris… Ou presque. Après les deux formidables come-backs auxquels on a eu droit cette semaine en Ligue des Champions, on était en droit de rêver à de nouveaux scenarii de folie, et personne ne s’est risqué au jeu des pronostics.

Pas de miracle pour Valence

Valencia accueillait les Gunners au Mestalla. Malgré une défaite 3 buts à 1 à l’Emirates Stadium, les joueurs de Marcelino voulaient encore rêver. Et le match a encore une fois été fou. Kévin Gameiro ouvre le score à la 11e minute, et relance les espoirs du club Ché. Sauf que la doublette d’attaque d’Unai Emery va passer par là. Un triplé d’Aubameyang plus tard (17e, 69e, 88e) et un but de Lacazette (50e), les Gunners se retrouvent en finale de Ligue Europa, direction Baku, en Azerbaïdjan. La réduction de l’écart par Kévin Gameiro à la 58e ne changera pas grand-chose au résultat final : Unai Emery a la possibilité de remporter sa quatrième Ligue Europa, après avoir réussi à en remporter 3 au FC Séville.

Chelsea au bout du suspens

A Londres cette fois-ci, le match était beaucoup plus serré. Les Blues de Chelsea affrontaient Francfort dans l’autre demie-finale. Après le nul 1 partout à la Comerzbank Arena, les Blues de Chelsea partaient avec un avantage grâce à leur but à l’extérieur. Malgré une domination allemande, Ruben Loftus-Cheek a trouvé le chemin des filets à la 28e minute. Au retour des vestiaires, les Allemands sont métamorphosés, et Luka Jovic redonne de l’espoir aux Aigles dès le retour des vestiaires (49e). Le match ira jusqu’aux prolongations, durant lesquelles David Luiz et Zappacosta sauvent leur camp sur la ligne. Par la suite, un grand Kepa Arrizabalaga permettra aux Londoniens d’aller chercher une nouvelle finale européenne.

Une finale Made in London

Après les qualifications de Tottenham et Liverpool en Ligue des Champions, ce sont encore deux clubs Anglais qui se retrouvent en finale d’une Coupe Européenne. Cette fois, ce sont deux clubs de Londres, deux rivaux, qui se retrouvent pour aller chercher une qualification directe en Ligue des Champions, chose qui échappe aux Gunners par leur classement en championnat. Chelsea pourrait s’éviter un tour de barrage, tandis qu’Arsenal serait automatiquement qualifié en Ligue des Champions, eux qui ne peuvent accéder qu’à la Ligue Europa par leur classement en championnat (5e). En attendant un énième derby Londonien, cette fois-ci délocalisé à Baku le temps d’une finale Européenne, les Gunners doivent affronter Burnley, demain, tandis que les Blues se déplaceront sur la pelouse de Leicester, tous les deux jouant dimanche à 16 heures.

Hugo Kucharski

Une Ligue Europa intéressante