Actualités

actualités

Une Ligue Europa intéressante

Hier soir se déroulaient les demi-finales retour de Ligue Europa. Arsenal se déplaçait à l’Estadio Mestalla de Valence, forts de leur succès 3-1 au match aller, tandis que Chelsea recevait l’Eintracht Francfort à Stamford Bridge, après un nul 1-1 en Allemagne. Et les favoris n’ont pas déçu.

Pas de folies dans cette Ligue Europa. C’est ce que l’on retiendra des demi-finales retour, qui se sont déroulées sans accrocs pour les favoris… Ou presque. Après les deux formidables come-backs auxquels on a eu droit cette semaine en Ligue des Champions, on était en droit de rêver à de nouveaux scenarii de folie, et personne ne s’est risqué au jeu des pronostics.

Pas de miracle pour Valence

Valencia accueillait les Gunners au Mestalla. Malgré une défaite 3 buts à 1 à l’Emirates Stadium, les joueurs de Marcelino voulaient encore rêver. Et le match a encore une fois été fou. Kévin Gameiro ouvre le score à la 11e minute, et relance les espoirs du club Ché. Sauf que la doublette d’attaque d’Unai Emery va passer par là. Un triplé d’Aubameyang plus tard (17e, 69e, 88e) et un but de Lacazette (50e), les Gunners se retrouvent en finale de Ligue Europa, direction Baku, en Azerbaïdjan. La réduction de l’écart par Kévin Gameiro à la 58e ne changera pas grand-chose au résultat final : Unai Emery a la possibilité de remporter sa quatrième Ligue Europa, après avoir réussi à en remporter 3 au FC Séville.

Chelsea au bout du suspens

A Londres cette fois-ci, le match était beaucoup plus serré. Les Blues de Chelsea affrontaient Francfort dans l’autre demie-finale. Après le nul 1 partout à la Comerzbank Arena, les Blues de Chelsea partaient avec un avantage grâce à leur but à l’extérieur. Malgré une domination allemande, Ruben Loftus-Cheek a trouvé le chemin des filets à la 28e minute. Au retour des vestiaires, les Allemands sont métamorphosés, et Luka Jovic redonne de l’espoir aux Aigles dès le retour des vestiaires (49e). Le match ira jusqu’aux prolongations, durant lesquelles David Luiz et Zappacosta sauvent leur camp sur la ligne. Par la suite, un grand Kepa Arrizabalaga permettra aux Londoniens d’aller chercher une nouvelle finale européenne.

Une finale Made in London

Après les qualifications de Tottenham et Liverpool en Ligue des Champions, ce sont encore deux clubs Anglais qui se retrouvent en finale d’une Coupe Européenne. Cette fois, ce sont deux clubs de Londres, deux rivaux, qui se retrouvent pour aller chercher une qualification directe en Ligue des Champions, chose qui échappe aux Gunners par leur classement en championnat. Chelsea pourrait s’éviter un tour de barrage, tandis qu’Arsenal serait automatiquement qualifié en Ligue des Champions, eux qui ne peuvent accéder qu’à la Ligue Europa par leur classement en championnat (5e). En attendant un énième derby Londonien, cette fois-ci délocalisé à Baku le temps d’une finale Européenne, les Gunners doivent affronter Burnley, demain, tandis que les Blues se déplaceront sur la pelouse de Leicester, tous les deux jouant dimanche à 16 heures.

Hugo Kucharski

Une Ligue Europa intéressante

Une Ligue des Champions surréaliste

Après une édition déjà folle, les demi-finales de Ligue des Champions avaient tout pour faire vibrer les amateurs de football. Liverpool a créé un exploit historique au match retour pour aller en finale. Et Tottenham s’est qualifié au terme d’un match complètement dingue. Revenons sur ces demi-finales d’anthologie !

La double confrontation entre Liverpool et le FC Barcelone a été sensationnelle. Avec un match aller où le score ne reflète pas du tout le match. Le FC Barcelone s’est imposé 3-0 sur sa pelouse du Camp Nou. Mais Liverpool ne méritait pas une telle correction. Les Reds ont manqué complètement d’efficacité pendant cette rencontre. Ils auraient pu créer un exploit ou en tout cas se laisser un espoir pour le match retour mais il n’en est rien. Messi était dans sa maison et il l’a bien montré. Un doublé dans ce match et surtout son 600e match en carrière. Le match était déjà dans l’histoire. Mais en rajoutant un but de Luis Suarez sur une merveille de passe de Jordi Alba et deux buts de Messi, le match était définitivement dans l’histoire. Suarez marque un but sur un centre fort devant le but d’Alba qui passe dans le dos de Van Dijk. Et Suarez surgit pour planter le premier but. Puis en seconde période, Messi marque son premier but sur une action casquette. Suarez frappe et touche la barre transversale et juste derrière Messi touche le ballon de la poitrine et n’a plus qu’à pousser le ballon dans les filets. Le troisième but du FC Barcelone se passe de commentaire. La classe et la patte gauche de légende de l’argentin ont parlé. Un coup-franc et une lucarne, la suite vous la connaissez lorsque Messi prend le ballon.

Les chances de qualification pour Liverpool étaient alors très minces et le FC Barcelone avait déjà un pied et demi en finale. Mais à Anfield tout peut se passer. Un espoir de qualification disparu une semaine plus tôt. Et un exploit retentissant de Liverpool, une qualification historique. Le FC Barcelone, absent de cette rencontre, n’a fait que subir et a fini par tout perdre en 90 minutes. Une rencontre complètement folle de la part des Reds alors que personne ne pensait à un exploit possible de cette équipe. Et en l’absence de Firmino et Salah les chances de Liverpool se sont amincies encore un peu plus. Les Reds marquent dès la 7e minute par Origi, qui remplaçait Firmino. Salah a été remplacé par Shaqiri sur ce match. Et l’exploit était alors en marche. Et c’est depuis les tribunes que les deux stars offensives ont assisté à un exploit historique. Puisque Liverpool va s’imposer 4-0 sur cette rencontre avec un doublé d’Origi et un doublé de Wijnaldum. Les deux joueurs n’étaient pas présents lors du match aller et sont décisifs pour une qualification en finale. Et que dire du but de la qualification de Liverpool. Un corner rapidement joué par Alexander-Arnold pour Origi, alors que tous les joueurs du FC Barcelone n’étaient pas prêts. Et Origi crucifie les catalans et envoie son équipe vers une finale de Ligue des Champions. Une rencontre surréaliste pour tous les amateurs de football, un spectacle ahurissant et un scénario complètement fou. Liverpool se qualifie pour une finale à Madrid alors que personne n’aurait parié sur eux après le match aller.

Tottenham au bout du suspens

Et que dire de cette confrontation entre l’Ajax d’Amsterdam et Tottenham. Le match aller a donné place à une mi-temps de domination de la part de chaque équipe. Avec les absents, Tottenham a subi pendant toute la première mi-temps. Et l’Ajax concrétise avec un but de Van de Beek dès la 15e minute de jeu. La suite de ce match n’est que manque d’efficacité, de réalisme et de concrétisation. Mais la deuxième période de ce match est entièrement dominée par Tottenham. Pourtant le score final est de la plus petite des marges, 1-0. Le but à l’extérieur permet à l’Ajax de croire en son rêve de finale. Le match retour se jouait à la Johan Cruyff ArenA d’Amsterdam. Et ce match semblait déjà jouait à la fin de la première période. Matthijs de Ligt lance la rencontre d’un coup de tête dès la 3e minute de jeu. Le capitaine néerlandais montre la voie à son équipe. Et c’est Hakim Ziyech qui suit son capitaine avec une frappe qui conclut une superbe action collective. 2-0 après 45 minutes de jeu et cette demi-finale retour était lancé. La domination de l’Ajax est presque totale et le jeu est toujours aussi séduisant. Mais la suite va être de nouveau du surréaliste. Lucas Mourra marque un doublé en 6 minutes. Et la rencontre est totalement relancée. Alors qu’on joue les arrêts de jeu et que la 90e minute de jeu est passée, Lucas Mourra marque son troisième but et envoie Tottenham en finale. Les amateurs de football sont sans voix après une telle rencontre. Que dire après ça ! Comment expliquer ce qui s’est passé ? Ça ne s’explique pas mais la Ligue des Champions 2019 vient d’amener des émotions juste incroyable et indescriptible.

Les facteurs X

Ces demi-finales ne manquent pas de facteurs X mais essayons d’expliquer certains faits. Le premier a enterré deux équipes pendant les demi-finales retour. Les absents de Liverpool et de Tottenham donnaient encore plus de poids à la qualification du FC Barcelone et de l’Ajax d’Amsterdam. Du côté de Liverpool, Firmino a été absent de la totalité de la double confrontation à cause d’une blessure. Et pour le match retour, Les Reds ont été privés de Salah à cause d’un K.O terrible pendant le match de championnat précédent. Les absences des stars offensives donnaient Barcelone large vainqueur de cette demi-finale.

Mais du côté de Tottenham, les stars offensives étaient elles aussi absentes. Kane, blessé n’a pas pu participer à une seule des deux rencontres. Tout comme Son qui a été privé de la demi-finale aller à domicile. Mais aussi Serge Aurier, blessé de longue date, il ne pouvait pas participer à cette double confrontation. Les absences de stars doivent malgré tout être compensés par des remplaçants.

Pour Liverpool, Origi et Shaqiri ont remplacé Firmino et Salah. Et Wijnaldum est rentré en cours de match pour pallier la blessure de Robertson. Alors que pour Tottenham Lucas Moura prend la place de Kane et le retour de Son a été déterminant. Et ces simples remplaçants sont de nouveaux facteurs X. Origi a marqué un doublé, tout comme Wijnaldum. Ces deux joueurs remplaçants ont donné satisfaction à Jürgen Klopp et c’est eux qui ont envoyé Liverpool en finale.

Tottenham a pu compter sur le retour de Son au match retour et à un Lucas Moura des grandes heures. Le brésilien marque un triplé sur le match retour et c’est lui qui envoie les Spurs en finale avec un but à la 96e minute. Le dernier facteur d’un tel succès c’est le public de Liverpool. À Anfield, les supporters ne se sont pas trompés de moment et ont montré à quel point ils étaient derrière leur équipe. Et comme qualifier la communion entre supporters et joueurs, une fois que la qualification a été actée. Un « You’ll never walk alone » comme il n’a jamais été entendu dans un stade.

Un niveau incroyable

Sur les deux doubles confrontations, le niveau de football a été incroyable. Les quatre équipes se sont livrés des batailles de très très très haut niveau. Du jamais vu à ce stade de la compétition. Et surtout une différence de scénario de tout instant parce que lorsqu’une équipe semblait à deux doigts de se qualifier, c’est l’adversaire qui reprenait le dessus. Et puis l’intensité des rencontres ne se mesure pas. Les 44 joueurs au total se sont donnés corps et âmes pour une place en finale. Et les statistiques des rencontres le prouvent. Les kms parcourus par chacune des équipes ne se sont jamais vus dans des rencontres avec un tel en jeu qu’une finale de Ligue des Champions. La reine des compétitions européennes a livré un niveau extraordinaire depuis les phases qualificatives. Et ce niveau n’a fait que s’agrandir tout au long de l’épreuve.

Les deux équipes qui vont s’affronter en finale l’ont mérité. Mais cette année, il y eu une équipe qui a fait vibrer le monde entier depuis les phases qualificatives. L’Ajax d’Amsterdam a joué 18 rencontres de Ligue des Champions depuis juillet 2018. Certes, il y a eu des matchs de la phases qualificatives mais l’épopée de ce jeune effectif les a menés jusqu’en demi-finale. Alors la tristesse est grande quand Tottenham se qualifie en finale à leur place. Mais les jeunes pépites de l’Ajax vont prendre des chemins différents et c’est sûrement la dernière fois qu’ils vont jouer tous ensemble sous le même maillot. Ils auront tous l’occasion de jouer une finale de Ligue des Champions. Les joueurs qui ont animé toute la compétition. Contrairement au FC Barcelone, qui lui a tout perdu mais sans se battre. Une absence de joueurs d’un tel niveau se paye cash et l’équipe est éliminée de la compétition et perd tout sur un seul match.

Voir cette publication sur Instagram

Les Remonatada cette saison en Ligue des Champions. 😳

Une publication partagée par Actu Foot (@actufoot_) le

La rencontre en finale se joue entre deux clubs anglais. Liverpool contre Tottenham dans un stade de la capitale espagnole. Le Wanda Metropolitano va accueillir ces deux équipes qui se connaissent parfaitement bien. Les Spurs et les Reds s’affrontent chaque année pour la Premier League. Mais cette fois-ci tout est différent. L’enjeu change, le stade change, la compétition change, Bref tout change ! sur une finale de Ligue des Champions tout peut se passer même entre ces deux équipes. Et puis avec une édition 2019 à couper le souffle, pourquoi pas finir tout ça en beauté par une finale d’anthologie ?

Bastien Rodrigues

Une Ligue des Champions surréaliste

PSG : quels enseignements tirer de cette saison exécrable ?

Avec un Neymar de retour en forme, un Mbappé champion du monde, et un nouvel entraineur, ce devait être la meilleure saison du PSG. Sauf qu’excepté le championnat, le club de la capitale a tout perdu cette saison, et avec la manière. Dernière désillusion en date pour les supporters parisiens, le revers face au Stade Rennais, en finale de la coupe de France, alors que leur équipe menait 2-0…

Ailleurs, on aurait parlé de catastrophe industrielle, de faute professionnelle. Mais au PSG, on est coutumier du fait, surtout cette saison où les désillusions se sont enchainées.

D’abord, il y a eu cette élimination en coupe de la ligue, par Guingamp. Mais la raclée infligée aux Guingampais (9-0) dix jours plus tard, démontrait un réel sursaut d’orgueil et laissait présager que des enseignements avaient été retirés de ce revers. A ce moment-là, il restait encore l’essentiel, la ligue des champions et le titre qui se profilait.

Ensuite, il y a eu ce tremblement de terre qu’a été l’élimination en ligue des champions, par une équipe de Manchester inoffensive, dans les conditions que l’on connaît.

Quelques semaines plus tard, le club Parisien s’illustrait encore, en ayant une peine monstre à décrocher le point qui allait mathématiquement les sacrer champion. Durant ce laps de temps d’une quinzaine de jours, il y aura eu trois matchs ratés. D’abord, un 2-2 assez décevant contre Strasbourg, puis un match complètement raté contre Lille (5-1), qui restera dans l’histoire puisqu’il faut remonter à l’an 2000 et une défaite contre Bastia pour voir les Parisiens encaisser cinq buts en championnat. Enfin, il y a eu ce match en retard perdu, contre le FC Nantes (3-2), qui fut la troisième balle de match manquée par le PSG.

Il faudra attendre le dimanche suivant et une victoire à domicile contre Monaco pour que les le club soit sacré. Il fallait voir les mines des parisiens pour se rendre compte à quel point ce sacre n’allait pas changer le bilan de leur saison. Pas de tour d’honneur, rien, en même temps, on aurait pu leur reprocher.

Que faut-il changer ?

S’il y en a un que l’on pourrait penser sur un siège éjectable, c’est Henrique, le directeur sportif du club, son bilan étant plutôt mauvais depuis son arrivée, en 2017. Parmi ses échecs, il y a eu ces nombreux mercato ratés (à cause desquels Thiago Motta n’a jamais réellement trouvé de remplaçant), le cas Rabiot géré de manière surréaliste, ou encore les investissements outranciers sur des joueurs non confirmés (47 millions pour Paredes) et les bradages de joueurs du club confirmés (Lo Celso vendu au Bétis Séville pour 22 millions). En plus de tout cela, sa relation avec Thomas Tuchel, l’entraîneur, n’a jamais été idéale, ce dernier ne cessant de critiquer les politiques sportives du club.

Sauf qu’Hentero Henrique n’est pas menacé, il conduira le mercato estival 2019 du club, et Nasser ne cesse de lui témoigner sa confiance, comme si le problème était ailleurs, ou pire, comme s’il n’y avait pas de problème…

Aury Bouzar

PSG : quels enseignements tirer de cette saison exécrable ?

AS Saint-Etienne : à quand le grand retour en Ligue des Champions ?

A quatre journées de la fin du championnat, l’AS Saint-Etienne pointe à la 4ème place du classement. Si les résultats des Verts sont très constants en Ligue 1, le club rêve désormais de renouer avec les compétitions européennes… et pourquoi pas la Ligue des Champions ?  

Qui n’a jamais entendu parler des mythiques poteaux carrés ? Les Stéphanois, eux, n’oublieront jamais cette malheureuse finale de Coupe d’Europe des clubs champions 1976, à Glasgow. Restée en travers de la gorge des années durant, le club français n’est jamais parvenu à retrouver cette fantastique fougue qui leur avait permis d’approcher le graal européen.

Plus de quarante ans après, l’ASSE a la possibilité de signer son grand retour en Ligue des Champions… Les hommes de Jean-Louis Gasset y parviendront-ils ?  

Une constance en Ligue 1 entachée par l’incapacité à vaincre les meilleurs

La constance. Un mot idéal pour qualifier les résultats du club ligérien ces dernières années. Depuis huit ans, celui-ci a réussi à se maintenir dans le haut de classement, oscillant généralement entre la cinquième et la septième place de Ligue 1.

Cette année, les Verts réussissent une très belle performance. Quatrième à quatre journées de la clôture du championnat, l’équipe compte 17 victoires et 9 nuls sur 34 rencontres. Mais Sainté ne parvient pas à se hisser sur le podium !

La cause évidente de cet échec se trouve dans leur incapacité à créer l’exploit face aux meilleurs clubs français. Les résultats sont sans appel : cette saison, Saint-Etienne a perdu ses six duels face aux trois leaders de Ligue 1, à savoir le PSG, le LOSC et l’OL.

Les années 2010 : un bilan européen douloureux

Les Verts de Dominique Rocheteau semblent déjà bien loin. Depuis le début des années 2010, les Stéphanois n’ont jamais disputé le moindre match de Ligue des Champions. Qualifié à quatre reprises en Ligue Europa, ils accèderont par deux fois aux 16ème de finale, en 2016 face au FC Bâle et en 2017 face à Manchester United.

Une fois de plus, le manque de réalisme face aux Grands pénalise le club. Alors Saint-Etienne a-t-elle réellement le niveau pour batailler en compétitions européennes ? Rien n’est moins sûr. Pour autant, les joueurs sont sur le point de renouer avec celles-ci. Ligue des Champions ou Ligue Europa… tout dépendra de son plus grand rival…

L’Olympique Lyonnais, dernier obstacle à la C1

AS Saint-Etienne ou Olympique Lyonnais ? Trois points séparent aujourd’hui ces deux ennemis jurés. Et c’est trois points qui valent de l’or. A seulement quatre semaines de la fin du championnat, Saint-Etienne talonne de près le club de Jean-Michel Aulas, qualifié provisoirement en C1.

Une dernière ligne droite qui s’annonce périlleuse pour Lyon, qui recevra Lille (2ème) avant de se déplacer à l’Olympique de Marseille (5ème). Toutes compétitions confondues, les Gonnes restent sur un bilan décevant de cinq victoires sur les dix derniers matchs joués. Ils ont notamment perdu contre Dijon à domicile, 1-3.

De leur côté, les Verts sont sur une série de six matchs sans défaites. Défense de fer et attaque en réussite, ils ont scoré à sept reprises ces trois dernières semaines, et ce, sans prendre le moindre but… La course à la Ligue des Champions est lancée !

Emmanuel Clévenot

AS Saint-Etienne : à quand le grand retour en Ligue des Champions ?

Les Reds au sommet

Ce club fait depuis longtemps partie de l’histoire du football anglais et européen. Mais depuis deux saisons, ils sont à un niveau très haut. Finaliste de la Ligue des champions et 4e de la Premier League, Liverpool se classe parmi les meilleures équipes de l’an passé. Cette nouvelle saison fait office de record et de sensation, et ce malgré la lourde défaite d’hier soir face au Barça en Ligue des Champions. Faisons un point et voyons comment ils en sont arrivés là.

Depuis le début de la saison 2015, l’équipe est entraînée par l’allemand et réputé Jürgen Klopp. Depuis 2012, Liverpool n’a connu aucun titre et aucun vrai résultat mais depuis l’arrivée du nouvel entraîneur, c’est comme si la donne avait changé. Un jeu plus flamboyant, un effectif renouvelé et des joueurs qui s’épanouissent entre jeunes et plus anciens, c’est ça le nouveau Liverpool. Toujours dans les places qualificatives pour la Ligue des Champions sous l’ère Klopp, les Reds font figure de favoris dans leur championnat. La saison dernière il termine 4e de Premier League mais le résultat le plus marquant est celui de finaliste en Champions League contre le Real de Madrid. Un parcours monumental et surtout qui a fait vibrer non seulement le club mais aussi la ville, voire même l’Europe entière. Mais cette équipe n’est pas redescendu de son nuage en 2018/2019, au contraire ils sont encore plus impressionnants. Depuis 36 rencontres dans le championnat d’Angleterre, les coéquipiers de Salah n’ont subi qu’une seule défaite contre 28 victoires et 7 matchs nuls. C’est une performance stratosphérique pour un club dans les grands championnats en Europe. La défaite concédée est celle sur la pelouse de Manchester City, sinon ils sont invaincus, que ce soit à domicile ou à l’extérieur. Et les statistiques ne s’arrêtent pas là, seulement 20 buts encaissés depuis le début de saison en championnat contre 84 buts marqués. Et pourtant, ils ne sont même pas sûr d’être champion cette saison car Manchester City est toujours en course pour le titre, ils sont d’ailleurs premiers à l’heure actuelle. En compétition européenne, Liverpool n’affiche pas des statistiques aussi mirobolantes mais elles ne sont tout de même pas moches. En 10 rencontres, le club a connu 3 fois la défaites pour 6 victoires et 1 match nul avec 9 buts encaissés et le double de buts marqués. Tous les résultats obtenus sont le fruit d’un gros travail et d’un manager qui a un effectif de grand talent.

Des stars à chaque étage

L’effectif de Liverpool cette saison est pléthorique mais tout de même avec des titulaires indiscutables et des remplaçants qui ne font pas seulement office de second choix. Le dernier rempart de cette équipe est brésilien et figure parmi les meilleurs gardiens du moment. Alisson Becker est arrivé au club à l’été 2018, il a tout simplement été titulaire de tous les matchs de son club depuis le début de la saison, que ce soit en championnat comme en Ligue des champions. Devant lui, la ligne de quatre défenseurs est aussi compétitive. Les latéraux sont rapides et surtout très bons dans le repli défensif comme ce que l’on attend des latéraux modernes. Pour ce qui est de la charnière, Matip fait le plus souvent la paire avec Van Dijk. Ce dernier vient d’être élu meilleur joueur de Premier League et succède à Salah. Mais il n’a pas reçu ce titre par hasard : sur la saison 2018/2019, il n’a jamais été dribblé par un joueur. Rien que ça. Au milieu de terrain, Fabinho est utilisé comme sentinelle devant la défense comme le veut son poste de formation ; il est important dans la récupération de balle et même dans la relance vers l’attaque. Pour l’entourer, Naby Keïta et Wijnaldum font office de milieu plus offensifs, surtout le néerlandais. Et le trio d’attaque qu’on ne présente plus désormais aux vues des performances qu’ils font. À eux-trois c’est 43 buts en championnat, soit plus de la moitié de ceux de leur équipe, Sadio Mané et Mohamed Salah sont le duo de meilleurs buteurs avec respectivement 20 et 21 buts au compteur. En Ligue des Champions, ils sont tous les trois à 4 buts. Et que dire du nombre de passes décisives toutes compétitions confondues, 8 pour Firmino, 13 pour Salah et 5 pour Mané. Ils ont des statistiques plus qu’au-dessus de la moyenne pour une saison. Jürgen Klopp fait tout de même tourner son effectif avec des joueurs sur le banc qui sont de grands talents, comme Shaqiri avec 28 rencontres disputés, Lovren avec 17 matchs ou encore James Milner avec 40 matchs.

Et pour la fin de saison

Liverpool est toujours en course pour ces deux objectifs, gagner le titre de champion d’Angleterre et gagner la Ligue des Champions. À un point de Man City en championnat, les Reds comptent bien rafler le titre dans les dernières journées, un match à l’extérieur et un à domicile pour les deux équipes, tout reste à faire. En UCL, l’équipe anglaise souhaite rallier la finale mais pour cela il faudrait rivaliser avec le grand Barcelone qui ne lâchera rien dans cette demi-finale.

Pour suivre la fin de saison de Liverpool, il reste trois matchs décisifs.

Bastien Rodrigues

Les Reds au sommet