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La Madonnina a tenu ses promesses, pas le Milan AC

La ville de Milan a vu s’opposer, ce dimanche 17 Mars, le Milan AC, 3e du championnat et l’Inter, à 1 point de son concurrent du soir dans un derby très chaud.

Ce derby avait une saveur toute particulière pour les supporters des deux clubs milanais. En effet, l’Inter pouvait dépasser leurs éternels rivaux Rossoneri au classement en cas de victoire. Samu Castillejo était sur le banc pour débuter la rencontre,alors que Mauro Icardi est toujours écarté du groupe après les récentes tensions avec sa direction quant à sa prolongation de contrat.

Les compos :

AC Milan

Inter Milan

Vers un derby Nerazzurri ?

A peine débuté, le match s’emballe. A la 3e minute, une accélération de Perisic met définitivement Rodriguez dans le vent. Seul, le croate dépose un centre millimétré sur la tête de Politano qui dévie dans l’axe pour Vecino. La défense est surprise, Donnarumma crucifié devant son but. La domination interiste s’en fait sentir à la suite de l’ouverture du score. 56% de possession, 59% de duels remportés et très peu de déchet dans les passes. La bête noire des Diaboli semble prendre le dessus. A l’instar d’une frappe désespérée d’un Lucas Paquetá bien seul en fin de première mi-temps dans l’entrejeu milanais.  

Un sursaut d'orgueil pas suffisant

Si la première mi-temps était interiste, on ne peut pas en dire autant de la deuxième. A la rentrée des joueurs sur le terrain, Samu Castillejo rentre à la place de Paquetá. Très provocateur et juste dans ses dribbles, il provoque de nombreuses fautes. Seulement, à la 50e minute de jeu et contre le cours du match, De Vrij rappelle à l’ordre les Rossoneri et plante un but de la tête sur un corner de Politano. Encore lui. La tension ne faiblit pas pour autant et le Milan AC continue de pousser pour espérer recoller. Et c’est seulement 5 minutes après le but du 2-0 que Çalhanoğlu va permettre à Bakayoko de faire chavirer San Siro. Après une faute provoquée par Piatek dans les 35 mètres, le turc va s’employer pour tirer le coup franc. Il délivre un caviar à Bakayoko qui marque de la tête depuis le point de pénalty.

A l’heure de jeu le jeune Cutrone vient remplacer Rodriguez. Tout pour l’attaque ! Et si Milan multiplie encore les assauts, c’est une fois de plus un Inter ultra réaliste qui vient clore le débat. Faute du capitaine Romagnoli sur le numéro 10 argentin Lautaro Martinez dans la surface à la 67e. Il vient lui-même punir les Rossoneri  d’un pénalty bien ajusté. A 3-1, les milanais ne peuvent plus qu’espérer. Mais Musacchio redonne l’espoir aux Tifosi de la « Curva Sud » (ultras de l’AC Milan) avec un but à bout portant après un cafouillage dans la surface. Insuffisant seulement pour espérer récupérer un point et conserver la 3e place.  

Le résumé du match :

Une désillusion qui fragilise le Milan AC

Après la 2nde période et le remplacement de Kessié, Lucas Biglia a tenu des propos qui n’ont pas plu au jeune milieu ivoirien. Sans la présence des autres joueurs sur le banc, les 2 hommes en seraient venus aux mains, Abate et Cutrone étant venus les séparés. Cette scène était « pire que la défaite » a alors lâché l’entraîneur Gattuso a la fin du match. L’Inter repasse devant leurs adversaires du soir au classement, et la course à la Ligue des Champions promet d’être haletante jusqu’au bout dans une Série A palpitante.  

Jules Arguel

La Madonnina a tenu ses promesses, pas le Milan AC

Revue hebdo du 18 mars 2019

Chaque semaine, la rédaction de la Feuille de Match vous emmène faire un tour du monde le temps d’un article en sélectionnant quelques faits marquants. Objectif découverte, tout en assumant une certaine subjectivité.

Le joueur de la semaine :

Il faudrait, comme le public sévillan, lui rendre hommage et renommer cette rubrique “le Messi de la semaine”. Encore que. Qui mériterait alors d’y figurer ? Avec une facilité déconcertante, l’Argentin a encore livré un récital au stade Benito-Villamarin, anéantissant les espoirs d’un Betis pourtant volontaire. A la 20e minute, la Pulga ouvre le score d’un coup franc magistral. Juste avant la pause, il résiste à trois défenseurs Verdiblancos pour doubler la marque. En fin de match, il s’offre le triplé d’un petit lob en une touche de balle qui vient embrasser le bas de la barre transversale. Simple, magique.

Le but de la semaine :

Dans une rencontre terne et fermée, il traîne parfois une étincelle de génie. C’était le cas lors de Reims-Nantes, où les occasions furent rares. Rémy Oudin, meilleur buteur du club champenois, infiltré dans la surface adverse, transforma l’étincelle en brasier à l’heure de jeu. Une frappe très pure et rectiligne du pied droit (son mauvais pied)  qui fracasse le poteau et permet aux Rémois d’espérer une qualification européenne. Dans le top 5 des buts de la saison de Ligue 1, incontestablement.

Le derby de la semaine :

Ce week-end, deux derbys se disputaient dans la même ville. S’il n’est pas le plus chaud, celui entre Atromitos et l’AEK avait son importance. Dans une rencontre fermée, c’est Christos Albanis, entré en jeu trois minutes plus tôt, qui marquait le seul but du match à la 85e. Troisième, l’AEK prend 4 points d’avance sur son adversaire du jour. L’autre derby, le duel historique entre le Pana et l’Olympiakos, s’est avéré bien plus électrique. Après deux envahissements de terrains et de graves incidents en tribunes, la rencontre a été arrêtée. De graves sanctions pourraient être prise contre le Panathinaïkos, auteur d’une saison décevante (7e).

L’injustice de la semaine :

Pour James Ward-Prowse, les prochains matchs de l’Angleterre vont avoir un goût amer. Que doit-il donc faire pour revêtir le maillot des Three Lions ? Le jeudi 13 mars, Southgate dévoilait sa liste pour les prochains matchs internationaux, et prétendait s’appuyer sur la forme du moment pour faire ses choix. Pourtant, c’est bien Fabian Delph, 10 minutes de jeu dans les jambes depuis le Boxing Day, qui se retrouvait dans la liste plutôt que Ward-Prowse, 11 matchs complets et 6 buts sur la même période. Il est aussi le joueur qui cumule le plus de kilomètres en Premier League en 2019 (123). Il n’en fallait pas plus pour enflammer Twitter et créer un petit scandale en Angleterre.

L’ancien de la semaine :

Il est des légendes qui sont oubliées. Et il y a les légendes bien vivantes. Wayne Rooney fait partie de cette catégorie. Non, le meilleur buteur de l’histoire des Red Devils et de la sélection anglaise n’est pas à la retraite. Ce week-end, contre le Real Salt Lake, il a même claqué son premier triplé aux USA depuis qu’il est arrivé à DC United, l’été dernier. Avec sa générosité habituelle, Wayne a fêté son 700e match en club en délivrant ensuite une passe décisive.

L’idée de la semaine :

La saison est bien dure pour les supporters caennais. Alors que leur équipe touche le fond au classement, certains ne perdent pas espoir, et tiennent grâce à une bonne dose d’auto-dérision. Dernière saillie en date du site de fans We Are Malherbe, cette proposition délicieusement ironique : fusionner avec l’En Avant de Guingamp, 18e au classement, pour se sauver ensemble. Un projet qui semble très réfléchi !

Le set de la semaine :

Après sa victoire 6-0 le week-end dernier face à Wolfsburg, le Bayern Munich récidive, encore une fois sur sa pelouse. Cette fois-ci face à Mayence, les Bavarois n’ont pas fait de détails. Un triplé de James, des buts de Coman, Lewandowski et le premier but sous le maillot de Munich pour Davies auront eu raison d’une équipe de Mayence qui n’a quasiment pas existé dans cette rencontre. Avec ce large succès, le Bayern conforte son goal average, qui lui permet de conserver la tête de la Bundesliga à la suite de cette journée, au détriment du Borussia Dortmund.

La qualif de la semaine :

On vous en parlait samedi : les U19 du TFC disputaient un quart de finale de Gambardella, ce dimanche, face au Tours FC. Et les Toulousains se sont imposés 2-0, prenant leur revanche sur cette équipe qui les avait éliminés lors de la saison précédente, au même stade la compétition. Les Violets se sont imposés grâce à des buts de… Nathan Ngoumou et Amine Adli, qui étaient les joueurs interrogés lors de la conférence de presse par notre rédacteur Bastien Rodrigues. Visionnaire. Prochain rendez-vous pour les Pitchouns : le 7 avril prochain à Montpellier.

La perf de la semaine :

Réduire ainsi au silence une équipe qui écrase le championnat mérite une place d’honneur dans cette revue. Face au Genoa, la Juventus n’a pas cadré une seule frappe. Pire, elle a concédé sa première défaite en Série A de la saison. Devant un public chauffé à blanc, les rossoblù ont dominé, mais il a fallu attendre des renforts venus du banc pour faire basculer la rencontre. Servi par Pandev, l’ex-turinois Sturaro enroulait bien son ballon pour tromper Perin. Passeur, le vétéran macédonien se muait quelques minutes plus tard en buteur d’une frappe sèche, pour confirmer un succès bien mérité.

Le comeback de la semaine :

L’Angleterre aura eu droit à 2 come-backs en deux semaines. après celui de Manchester United en Ligue des Champions face au PSG, c’est l’autre club de Manchester qui s’illustre, en quart de finale de FA Cup, face à Swansea. Menés 2-0 à la mi-temps grâce à des buts de Grimes et Celina, les Citizen ont renversé les Swans par l’intermédiaire de Bernardo Silva, un but contre son camp du gardien Nordfeldt et un but de Kun Aguero. Les Citizens sont encore en lice dans toutes les compétitions nationales et continentales dans lesquelles ils étaient engagés depuis le début de saison.

Xavier Regnier

Revue hebdo du 18 mars 2019

Quand l’OM gagnait au Parc

Pour voir le Paris Saint-Germain s’incliner sur sa pelouse face à l’Olympique de Marseille, il faut revenir neuf ans en arrière, le 28 février 2010. Depuis ce succès 3-0, le visage des deux équipes a bien changé.

L’Olympique de Marseille va-t-il enfin renouer avec la victoire face à son plus grand rival ? Pas sûr, tant l’écart entre les deux écuries semble immense, avant la rencontre de ce dimanche 17 mars 2019… Pour retrouver une victoire marseillaise face au Paris Saint-Germain, il faut remonter au 27 novembre 2011 et un succès 3-0 au Stade Vélodrome. Depuis plus rien. Marseille a, de temps en temps, accroché l’ogre parisien, mais le club phocéen ne gagne plus.

Pire, à l’extérieur, Marseille n’a plus gagné depuis neuf ans, c’était le 28 février 2010. Là encore, les Marseillais s’étaient imposés sur le score de 3-0 (Hatem Ben Arfa, Lucho Gonzalez et Benoît Cheyrou étaient les buteurs du soir). Neuf ans de disette, une éternité durant laquelle les deux équipes ont complètement changé.

La dernière fois que Marseille a remporté un match au Parc des Princes…

-Saison 2009-2010, l’OM joue le titre en Ligue 1. Les Marseillais remportent le Classique au Parc des Princes. À l’issue de la saison, les Phocéens, coachés par Didier Deschamps, remportent le Championnat de France, avec six points d’avance devant Lyon. Aujourd’hui, Steve Mandanda est le seul rescapé de cette équipe. Sauf blessure, il gardera les cages marseillaises ce dimanche.

-Le PSG 2009-2010 d’Antoine Kombouaré finira dans le ventre-mou du championnat de France. Une équipe bien loin des talents de l’actuel Paris Saint-Germain. Il faudra attendre la saison 2011-2012 et l’arrivée du Qatar à la tête du club pour voir le PSG sur le podium. Aujourd’hui, aucun des titulaires n’est encore un joueur du PSG. Zoumana Camara a depuis intégré le staff du club parisien.

– Le PSG n’était pas encore le club de cœur d’Hatem Ben Arfa

– Le légendaire Apoula Edel était le gardien de but titulaire du Paris Saint-Germain.

Un Classique qui marque la fin des tribunes ultras au Parc

Sans parler de la défaite, ce 28 février 2010 marquera l’histoire du PSG à tout jamais. Avant le coup d’envoi, une bagarre entre les ultras parisiens des tribunes Auteuil et Boulogne éclate. Yann Lorence, 37 ans, membre de la tribune Boulogne est tabassé, lynché. Plongé dans le coma, il décèdera quelques semaines plus tard. Les conséquences de ce tragique événement se ressentent encore aujourd’hui dans l’enceinte parisienne.

Robin Leproux, président du PSG à ce moment-là, lance son « plan » pour ramener le calme dans les travées. Les ultras sont chassés du Parc. L’arrivée de Qatar Sport Investments en 2011, ne changera rien. Le nouveau dirigeant Nasser Al-Khelaïfi poursuit dans cette voie. Il faudra attendre 2016 pour revoir les ultras dans leur stade, rassemblés sous la bannière du Collectif Ultras Paris (CUP). Malgré tout, la ferveur n’a rien de comparable avec les années Boulogne-Auteuil. Parfois moqué pour son ambiance (tifos ratés, paroles de chants diffusées sur les écrans géants du stade), le Parc des Princes subit encore aujourd’hui les effets du « Plan Leproux ». Peut-être le prix à payer pour ne plus jamais revivre des drames comme celui de ce 28 février 2010.

Thibaut Calatayud

Quand l’OM gagnait au Parc

Le Real Madrid entame son renouveau

Victorieux 2-0 sur sa pelouse hier après-midi face au Celta Vigo, le Real Madrid a affiché un bien meilleur visage que celui qui était le sien il y a quelques semaines. L’arrivée de Zinédine Zidane, et ses choix forts, a complètement changé les joueurs de la Maison Blanche.

De retour lundi dernier sur le banc de Real Madrid, après l’éviction de Santiago Solari, Zinédine Zidane n’a pas tardé à réaliser quelques choix forts. Devant les 65 000 spectateurs présents au Santiago Bernabeu hier, le technicien français, triple vainqueur de la Ligue des Champions, a fait des choix forts.

Retour de Keylor Navas, Isco, Asensio et Marcelo

Premier choix fort de Zizou : l’installation de Keylor Navas dans les buts. Le portier Costaricien avait perdu sa place au profit de Thibaut Courtois, arrivé en provenance de Chelsea l’été dernier. Et Zizou a eu raison, puisque le gardien réalisera une parade énormissime sur une tête de Maxi Gomez, en début de match (16e minute). Par la suite, le gardien n’a pas été trop inquiété par les adversaires, qui ont rapidement perdu David Junca, blessé sur sa première accélération.

Les autres choix forts de ZZ ont également porté leurs fruits. L’ancien Galactique a décidé de réinstaller Marcelo dans le couloir gauche de la défense, qui avait perdu sa place au profit du jeune Reguilon. Et le Brésilien a été énorme. Il s’est beaucoup projeté, déposant une offrande dans les pieds d’Isco (autre choix fort de ZZ, titularisé dans un milieu à 3 aux côtés de Kroos et Modric), s’offrant même une grosse occasion sur une frappe, détournée par le portier Galicien RUben Blanco. Par la suite, il a beaucoup combiné avec Asensio, Karim Benzema ou encore Luka Modric, et s’offrira même une passe décisive pour Gareth Bale, qui conclura une bonne occasion du pied droit, avec l’aide du poteau de Blanco, d’une frappe croisée (2-0, 77e).

Isco, réinstallé au milieu de terrain, s’offrira également un but, sur un centre en retrait de Karim Benzema. L’international espagnol conclura un bon mouvement Madrilène à bout portant pour ouvrir le score (1-0, 62e). Marco Asensio, de nouveau titulaire, a été très remuant, offrant même plusieurs occasions franches aux Madrilènes. A noter le but refusé de Luka Modric, pour un hors-jeu de Raphaël Varane, qui n’a pas touché le ballon, mais gêné le portier Celtico.

Déjà un effet Zidane ?

La question que tout le monde se pose désormais : et si Zidane avait déjà changé les choses ? Certes, il a réalisé quelques choix forts. Réinstaller Marcelo, nonchalant et accusé d’avoir pris du poids depuis le départ de CR7 ; réinstaller Navas dans les cages, qui a été énorme tout au long du règne du technicien français sur le banc de la Maison Blanche ; titulariser Isco, Asensio ou encore Bale… Tant de choix forts, qui ont impacté positivement le groupe. Les joueurs semblaient revigorés, de nouveau motivés et prêts à aller titiller la deuxième place du championnat, occupée par l’Atlético Madrid.

Autre “révolution” prévue par Zidane, cette fois du côté du mercato. L’arrivée d’Eder Militao, en provenance de Porto, est déjà actée. 50M d’euros, un contrat jusqu’en 2025 et déjà un très joli coup pour venir renforcer la défense Madrilène. Le coach français, qui a eu des garanties sur le renforcement de son équipe au prochain mercato, a déjà quelques idées en tête. Tout le monde parle de Neymar, Mbappé ou encore Eden Hazard, bien que ce dernier ne soit pas sûr de quitter Londres avec l’interdiction de recrutement de Chelsea.

La nouvelle ère Zidane s’annonce passionnante, et même si c’est un peu tôt pour juger, ce premier match symbolise tout l’espoir d’un club, retrouvé depuis l’arrivée de Zidane sur son banc. Le prochain mercato sera déterminant pour le Real Madrid, et la Maison Blanche n’a plus qu’à aller accrocher la deuxième place dans une saison déjà qualifiée de ratée par les différents experts.

Hugo Kucharski

Le Real Madrid entame son renouveau

Deux pitchouns vers le quart de finale de Gambardella

Nathan Ngoumou et Amine Adli ont des parcours presque similaires. Deux joueurs de football de l’année 2000 qui n’en finissent plus d’évoluer vers le groupe pro. Pour leur première conférence de presse ce jeudi 14 mars, les deux jeunes joueurs du TFC se sont exprimés sur leur formation, sur le prochain match de Gambardella et sur leur évolution.

Nathan Ngoumou se lance dans le football à l’âge de 5 ans, sous les conseils de son cousin Achille Emana, un nom qui parle beaucoup aux supporters du TFC. Le natif de Toulouse signe son premier contrat professionnel en novembre 2018. Pour lui, cette signature est « un rêve. C’est que du bonheur de signer mon premier contrat professionnel dans le club où j’ai été formé. C’est une fierté surtout de signer avec le numéro 11, j’en suis encore plus fier. » Il n’a connu qu’un seul club dans sa jeune carrière mais il a également côtoyé l’équipe de France U19. Pour le jeune Ngoumou, avoir le maillot bleu sur le dos : « c’est encore une fierté, représenter son pays, il n’y a pas mieux. Le match à Lille était d’autant plus plaisant que j’ai pu évoluer entouré des meilleurs joueurs de ma catégorie donc tu ne peux que t’amuser. »

Amine Adli est arrivé au TFC à l’âge de 13 ans. Il évoluait auparavant avec Pézenas et ensuite au centre de formation de Castelmaurou. Le jeune joueur de 19 ans vient également de signer son premier contrat professionnel. « C’est une grande fierté sachant que je suis arrivé ici en U16, je pense que je devais bien ça au club après tout ce qu’ils m’ont apporté. Je ne me voyais pas signer autre part. » Le milieu de terrain de Toulouse leur est redevable. Ce club l’a fait grandir, il lui a beaucoup apporté. Il se permet de rêver : « la marche entre la Gambardella et la Ligue 1 est énorme et sur un match aucun joueur ne peut être jugé. En grand fan du Barça, oui je rêve depuis tout petit de pouvoir jouer sous ce maillot comme tout joueur de football je pense. »

La Gambardella comme objectif

L’année dernière, les U19 du TFC se sont faits éliminer par le club de Tours en quart de finale de la Gambardella. Cette saison encore, le club violet affronte Tours en quart de finale, ce dimanche 17 mars sur le terrain annexe du Stadium. Pour les deux jeunes joueurs, ce rendez-vous se présente comme l’objectif d’une jeune carrière, et pourrait leur faire franchir un cap dans ce club. 

Pour Nathan Ngoumou, le match de dimanche est à prendre comme une « revanche de l’année dernière ». Les deux joueurs ressentent la pression qui les attend pour ce match mais ils ont les mêmes mots concernant ce quart de finale : « La pression nous y sommes habitués et nous sommes en mode compétition. Après l’élimination de l’année dernière contre la même équipe, nous avons à cœur de venger nos coéquipiers qui ne peuvent pas jouer dimanche. » Pas de stress donc, mais Nathan et Amine sont focalisés sur cet objectif et sur le groupe dans lequel ils évoluent. Ce groupe qui va jouer dimanche contre Tours est pourtant sous pression, quand on regarde le parcours de l’année passée. Mais la motivation, l’envie de faire mieux et de se dépasser priment dans les têtes. Comme ils le disent si bien : « nous sommes un groupe de potes qui vit bien ensemble et qui ne se marche pas sur les pieds. » Une mise au vert, deux entraînements et un repas collectif ; c’est ce qui attend les joueurs avant ce match contre Tours, si important dans la jeune carrière d’un joueur de football.

Le club mise sur le potentiel des deux garçons

Rémy Loret, présent pour accompagner les deux jeunes pépites du club de la ville rose, parle de ses joueurs d’une manière bien réfléchie : « Deux garçons qui franchissent les différentes étapes tranquillement, sereinement. Ils élèvent leur niveau de jeu lorsqu’il est nécessaire. Deux jeunes avec de gros potentiels, qui aiment le football et en sont passionnés. » Le directeur de la formation au TFC croit en ses joueurs et mise sur eux pour le futur du club. Ils n’en parlent pas beaucoup mais entre deux questions, Nathan et Amine l’affirment : l’objectif et le rêve ultime est d’évoluer un jour sur « le grand terrain d’à côté, la pelouse du Stadium. » Pour Rémy Loret, « il reste une marche à franchir, les voir jouer sur la pelouse du Stadium en Ligue 1 et c’est notre travail de les amener jusque-là mais ils n’en sont pas si loin que ça ». Les deux jeunes « Pitchouns » gardent tout de même les pieds sur terre alors que l’environnement et leur nouveau statut dans le club donnerait la possibilité de prendre la grosse tête.

Après une victoire 6-0 en huitièmes de finale face au Havre (dont le centre de formation a sorti Riyad Mahrez, Dimitri Payet ou encore Steve Mandanda), les Toulousains ont envoyé un signal fort au Tours FC, qui compte bien réitérer sa performance de l’an dernier, même si les Toulousains semblent mieux préparés et prêts à en découdre. Dimanche, c’est une place en demi-finale qui se joue. Mais c’est surtout la revanche de l’année dernière !

Bastien Rodrigues

Deux pitchouns vers le quart de finale de Gambardella