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26 et 27 juin : carton plein des Danois, désillusion des Néerlandais et frayeur côté italien et belge

Les huitièmes de finale de l’Euro 2020 ont commencé ce week-end, et déjà, d’énormes surprises sont à noter. Samedi, Gallois et Danois ouvraient le bal à 18 heures, suivis des Italiens et des Autrichiens dans la soirée. Le lendemain, les coéquipiers de Memphis Depay ont affronté la République Tchèque, à Budapest. Le clou du spectacle opposait les Diables rouges belges aux champions d’Europe en titre portugais, à Séville, hier soir. Résumé.

 

  • Pays de Galles – Danemark : la marche était trop grande pour la team Bale

Leur Euro avait débuté de la pire des manières, avec le malaise cardiaque de Christian Eriksen et la défaite contre la Finlande. Toutefois, match après match, les Danois s’épanouissent de plus en plus et dévorent un à un leurs adversaires. Après la Russie lors de la troisième journée de poule, c’est cette fois-ci le Pays de Galles qui a encaissé quatre buts contre les Dynamites. Un premier huitième de finale à sens unique !

Gareth Bale, la légende galloise, était pourtant déterminé à porter son équipe vers un carré final, comme en 2016. Dès la 9ème minute de jeu, il est à l’origine de la première occasion frange du match. Manque de pot : son tir frôle le poteau droit de Schmeichel. Un quart d’heure plus tard, l’attaquant de pointe, Kasper Dolberg est plus réaliste et ouvre la marque d’une grosse frappe de l’extérieur de la surface. 1-0. Les deux équipes se neutralisent jusqu’à la pause.

Immédiatement au retour des vestiaires, le héros de la première mi-temps va à nouveau s’illustrer. En renard des surfaces, il profite d’un ballon mal dégagé par la défense pour faire tranquillement le break. 2-0 pour le Danemark. Courant derrière le score tout au long du second acte, les Dragons vont finir par s’épuiser, jusqu’à la rupture. A la 88ème minute, le milieu latéral, Joakim Mæhle est complètement oublié par la défense, au second poteau. Il réceptionne une transversale, feinte une frappe, repique intérieur et fusille le gardien des Rouges et Verts à bout portant. 3-0. Enfin, dans le temps additionnel, un joueur bien connu des Toulousains va souffler sur la dernière lueur d’espoir galloise. Martin Braithwaite, l’ex-buteur du TFC désormais au FC Barcelone, est d’abord signalé hors-jeu, mais la VAR lui accorde finalement ce quatrième but. 4-0. Un score final sans appel.

 

  • Italie- Autriche : la Squadra tremble mais reste dans la course

Pour la première fois depuis le début de cet Euro, les Italiens ne jouaient pas dans leur mythique stadio Olimpico. Très impressionnants au cours des matchs de poule, ils ne sont pas parvenus à conserver toute leur réussite, face aux Autrichiens. Résultat : un huitième de finale extrêmement accroché, dont l’issue s’est dessinée pendant les prolongations.

Maîtresse du ballon, la Squadra Azzurra avait pourtant démarré cette rencontre sur les chapeaux de roue. A la 16ème minute, le milieu de terrain de l’Inter Milan, Nicolo Barella donne un premier avertissement à la défense autrichienne. Heureusement, Bachmann est sur la trajectoire. Un quart d’heure plus tard, c’est le montant droit qui sauve le portier rouge et blanc. Les 22 joueurs retournent aux vestiaires sur un score vierge.

A force de repousser les assauts italiens, les hommes de Franco Foda gagnent en confiance et se libèrent. A l’heure de jeu, l’arrière droit Lainer adresse un centre à son capitaine Alaba. L’ex-joueur du Bayern Munich, qui intègrera le Real Madrid à la rentrée, tente de marquer de la tête mais manque de précision. Juste avant qu’il ne sorte des limites du terrain, l’avant-centre Arnautovic dévie le ballon dans les cages italiennes, prenant tout le monde par surprise. Le banc autrichien exulte, mais deux minutes plus tard, c’est la désillusion. L’arbitrage vidéo vient d’annuler le but pour une position de hors-jeu. Les deux clans en resteront donc là. 0-0, à la fin du temps réglementaire. Direction les prolongations.

Entré à la place de Berardi, l’attaquant de la Juventus, Federico Chiesa délivre son pays à la 94ème. Après un contrôle de la poitrine et un dribble efficace sur le défenseur autrichien, il trompe admirablement Bachmann. 1-0. La Squadra a enfin repris les commandes de ce match et semble désormais inarrêtable. A la 105ème minute, Matteo Pessina, milieu de terrain de l’Atalanta Bergame creuse l’écart. En deuxième partie de prolongation, l’Autriche réduit le score sur corner, mais cela n’y changera rien. 2-1. L’Italie de Roberto Mancini s’envole vers les quarts de finale !

  • Pays-Bas – République Tchèque : prometteurs, les Oranjes tombent de haut

Meilleure attaque de la phase de poule, les Pays-Bas nous avaient jusqu’ici montré un visage très prometteur. Déjà, on imaginait Memphis Depay et ses coéquipiers filer aisément vers les quarts de finale. C’était sans compter une équipe tchèque hargneuse et solidaire… venue à Budapest pour créer l’exploit.

Dès le premier acte, la République Tchèque joue de manière décomplexée et c’est elle qui va se créer la première grosse occasion. A la 37ème minute de jeu, le milieu offensif Antonin Barak réclame le ballon en profondeur et se retrouve en position de scorer, à quelques mètres du gardien hollandais. In extremis, le défenseur de la Juventus, Matthijs de Light contre sa frappe du bout du pied. Une minute après, c’est désormais les Oranjes qui attaquent. Dumfries déborde sur son aile et centre fort à destination de Malen, mais le portier tchèque s’interpose entre les deux joueurs. 0-0. Mi-temps.

Au retour de la pause, un fait de jeu va bouleverser la suite du match. Surpris par le pressing haut de Patrik Schick, Matthijs de Light s’écroule sur le ballon et le retient avec la main. Le trophée Kopa 2019 écope d’un carton jaune, mais après visionnage de la vidéo, l’arbitre revient sur sa décision et sort de sa poche un carton rouge. Dès lors, les hommes de Frank de Boer vont être complètement dépassés par les événements. A la 67ème minute, sur coup-franc, les Rouges et Blancs ouvrent le score d’un jeu à trois magnifique. Une dizaine de minute plus tard, bis repetita : lancé à pleine vitesse, Holes intercepte un ballon mal dégagé du défenseur central de l’Inter Milan, Stefan de Vrij, puis file en direction des cages. Au dernier moment, il remet intérieur à son attaquant de pointe, Patrik Schick qui termine le travail. 2-0. A 10 contre 11, les Oranjes craquent et s’inclinent finalement en n’ayant cadré aucune frappe du match. Premier coup de tonnerre : un des favoris vient de tomber !

  • Belgique – Portugal : le champion d’Europe en titre déchu

Le second coup de tonnerre éclatera trois heures plus tard, mais celui-ci était plus attendu. Et pour cause : le quatrième et dernier huitième de finale du week-end opposait la Belgique au Portugal. Autrement dit, un deuxième favoris allait devoir faire ses bagages à l’issue de la rencontre.

Rapidement, les Portugais semblent prendre les commandes de la rencontre. Ils se montrent bien plus entreprenants et dangereux, avec un jeu en profondeur qui met à mal la défense des Diables rouges. A la 5ème, Diogo Jota, l’attaquant de Liverpool, manque d’ouvrir le score. Vingt minutes plus tard, c’est le roi CR7 qui est à deux doigts de tromper Thibaut Courtois sur un coup-franc direct super puissant. Plus en peine dans ce premier acte, les hommes de Roberto Martinez vont pourtant scorer les premiers, contre le cours du jeu, à la 41ème minute : oublié à l’entrée de la surface, Thorgan Hazard déclenche une somptueuse frappe lointaine qui vient se loger dans la lucarne opposée. 1-0 à la pause.

A peine revenu des vestiaires, le chef d’orchestre belge, Kevin de Bruyne est contraint d’abandonner ses coéquipiers après s’être tordu la cheville sur un contact rude. Une sortie qui va mettre en grande difficulté les numéro 1 du classement FIFA. En effet, plus motivés que jamais, les champions d’Europe en titre n’ont pas dit leur dernier mot. Ils multiplient les offensives, faisant trembler les Belges à de maintes reprises. Entré à la 70ème minute, Joao Félix, la pépite de l’Athletico de Madrid est redoutable mais manque de réussite. A la 83ème, Guerreiro voit sa frappe s’écraser sur le montant de Courtois. La tension est irrespirable et les Diables rouges n’essaient même plus de se projeter vers l’avant (ça valait bien la peine de critiquer les Français….). Finalement, au terme d’un temps additionnel interminable, l’arbitre siffle la fin du match. 1-0. Cristiano Ronaldo est à terre et Lukaku peut souffler un grand coup.

 

Emmanuel Clévenot

26 et 27 juin : carton plein des Danois, désillusion des Néerlandais et frayeur côté italien et belge

Quiz : ces anciens joueurs du TFC ont-ils gagné l’Euro ?

Lundi 28 juin, l’équipe de France s’envolera en direction de Bucarest pour y affronter ses voisins suisses. Un premier match à élimination directe pour les Bleus, qui ne cachent plus leur objectif de remporter le troisième championnat d’Europe de l’histoire du pays. Avant la génération d’Antoine Griezmann, seules celle de Platini et celle de Zidane y étaient parvenues. Mais certains joueurs du Téfécé faisaient-ils partie de l’aventure…? Vous doutez ! Ça tombe, la Feuille de match vous a préparé un petit quiz pour tester vos connaissances. Alors VRAI ou FAUX, ces ex-Violets ont-ils un jour soulevé le trophée de l’Euro ? 

 

  • Fabien Barthez ?

VRAI. Bon, on démarre facilement ! Evidemment, le “divin chauve” a participé à la Coupe d’Europe 2000. Comme en 98, il était même le portier numéro 1 des Tricolores. Formé à Toulouse entre 1986 et 1990, il a joué deux ans en pro dans le club de la Ville rose, avant de plier bagage pour rejoindre l’Olympique de Marseille. C’est là-bas qu’il connaîtra ses premières capes avec les Bleus. L’été de l’Euro 2000, le gardien sera transféré de l’AS Monaco à Manchester United, où il restera quatre ans. Sans surprise, il est l’ex-joueur du TFC au plus gros palmarès…!

  • Christian Lopez ? 

FAUX. Le défenseur à la moustache avait pris sa retraite internationale deux petites années avant le sacre de 1984. Légende de la grande équipe de Saint-Etienne, il remporta avec les Verts quatre championnats de France et participera à la maudite finale de Coupe d’Europe des clubs de 1976. Mais c’est bien pour le Toulouse FC qu’il quittera son club de cœur en 1982. La même année, il disputera la demi-finale (volée) de la Coupe du monde, contre la Mannschaft…  C’est même lui qui remplacera Patrick Battiston après l’attentat non-sanctionné de Schumacher. Malheureusement, deux ans plus tard, il ne sera pas de l’aventure !

  • André-Pierre Gignac ?

FAUX. On aurait aimé vous dire “VRAI”, mais le destin en a décidé autrement. Avant-centre des Violets, de 2007 à 2010, Gignac a marqué le club de son empreinte en 41 buts en 118 rencontres. Ces belles performances valent à l’attachant joueur d’être recruté par l’OM, où il jouera cinq ans avant de s’expatrier au Mexique. En 2016, il est convoqué par Didier Deschamps. Entré à la place d’Olivier Giroud à la 78ème minute de la finale, contre le Portugal, il est à deux doigts d’offrir la sacre aux Bleus. Dans les arrêts de jeu, il dépose Pépé d’un magnifique crochet puis frappe. Le gardien de la Seleção est battu… mais son tir s’échoue sur le poteau. Vous connaissez la suite de l’histoire !

  • Jean-François Domergue ?

VRAI. Formé aux Girondins de Bordeaux, passé par le LOSC, l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille, c’est au Téfécé que le défenseur détient son plus grand nombre de capes. Joueur de la génération Platini, il est sélectionné à la dernière minute pour disputer l’Euro 1984. Destiné à chauffer le banc, il va finalement profiter de la blessure de Yvon Le Roux, lors du premier match de la France, pour faire son entrée sur le terrain. Dès lors, il sera titularisé jusqu’à la fin de la compétition et sera même auteur d’un doublé, en demi-finale, face au Portugal.

  • Vincent Candela ?  

VRAI. Avec Fabien Barthez, le latéral est le seul Toulousain à avoir participé aux aventures de 1998 et 2000. Seulement, lui, il était remplaçant. Mais quel remplaçant : il assure le show et sera à l’origine du mythe “I Will Survive”. Formé à Montpellier, Vincent Candela signe son premier contrat pro au Téfécé, en 1992. Il y restera trois ans et y disputera une soixantaine de matchs avant d’être transféré à Guingamp. Le plus gros de sa carrière se déroulera en Italie, à l’AS Roma, club avec lequel il remportera le championnat. Sans parvenir à détrôner de son poste le légendaire Lizarazu, il sera toutefois titularisé à deux reprises par Roger Lemerre, lors de l’Euro 2000.

  • Moussa Sissoko ? 

FAUX. Du moins, pour le moment. Sorti du club de formation toulousain, Moussa Sissoko y a disputé ses six premières années en pro. Après quelques 220 matchs avec le maillot violet, le milieu de terrain quitte la France pour l’Angleterre. Il évolue à Newcastle depuis trois ans lorsqu’il est appelé par Didier Deschamps pour disputer l’Euro 2016. Triste finaliste, il signe cependant une compétition remarquable qui lui vaut d’être repéré par les plus grands clubs. Finalement, à la fin de l’été, ce sont les Spurs de Tottenham qui s’emparent du joueur pour un chèque de 35 millions d’euros. Absent de l’équipe de France lors du Mondial 2018, il est de retour à la vieille de l’Euro 2020… et espère bien refermer la cicatrice de 2016.

  • Dominique Rocheteau ? 

VRAI. Comme Christian Lopez, Dominique Rocheteau a marqué l’histoire du club de Saint-Etienne. Surnommé “l’Ange vert”, il y est d’ailleurs arriver la même année, en 1971. Toutefois, contrairement à son partenaire, lui faisait partie de l’équipe de France sacrée championne d’Europe en 1984. Après neuf ans passé à l’ASSE, il rejoint le Paris Saint-Germain en 1980. Lors de l’Euro 2000, Bernard Lacombe lui sera préféré et Michel Hidalgo ne l’alignera qu’à deux reprises. Un sacre teinté de déception pour l’avant-centre. En 1987, il débarquera dans la Ville rose pour y finir tranquillement sa carrière.

 

Emmanuel Clévenot

Quiz : ces anciens joueurs du TFC ont-ils gagné l’Euro ?

Mercredi 23 juin : l’Espagne, la France, l’Allemagne et le Portugal au bout du suspens

Hier, mercredi 23 juin, avaient lieu les derniers matchs de la phase de poule de l’Euro 2020. Après douze journées intenses, c’était aux groupes E et F de mettre fin à un suspens insoutenable. En mauvaise posture avant le coup d’envoi, la Roja s’est rassurée en balayant la Slovaquie. Pendant ce temps, la Suède confirmait sa position de leader, contre la Pologne. Côté groupe F, les quatre équipes en lice nous ont offert un spectacle incroyable. Le classement a évolué tout au long de la soirée pour finalement se figer en faveur de la France, de l’Allemagne et du Portugal. Résumé.

  • Groupe E : la Suède en haut du podium, l’Espagne se rassure

Avec deux matchs nuls au compteur à la veille de la troisième journée, l’Espagne se devait de réagir pour éviter de plier bagage. Face à elle, une équipe slovaque déterminée à conserver sa seconde place. Dès l’entame, les Bleus et Blancs sont sous pression et concèdent un pénalty à leurs adversaires. Morata s’élance, frappe en force à droite du gardien, mais ce dernier repousse le ballon d’une main ferme. Premier avertissement. A partir de ce moment-là, les hommes de Luis Enrique vont surpasser la Slovaquie dans tous les domaines. Un but contre-son-camp en faveur de la Roja va débloquer la situation à la demi-heure de jeu, puis Aymeric Laporte va faire le break juste avant la mi-temps. En seconde période, la Seleccion ne relâche pas la pression : Pablo Sarrabia, le milieu offensif du PSG, inscrit un troisième but à l’heure de jeu, suivi de Ferran Torres, à la 67ème. Quatre minutes plus tard, Juraj Kucka va tristement imité son coéquipier en offrant nouveau contre-son-camp aux Espagnols. Score final : 5-0. Rien que ça.

A 18 heures, se jouait dans un même temps le match entre la Suède, première et la Pologne, lanterne rouge. Malgré une partie très accrochée, la hiérarchie va être respectée. Deux minutes seulement après le coup d’envoi, l’ailier gauche du RB Leipzig, Emil Forsberg profite d’un cafouillage dans la surface de réparation polonaise pour ouvrir la marque. Quelques minutes plus tard, Lewandowski a l'(énorme) occasion d’égaliser, mais ces deux têtes consécutives rebondissent sur la barre transversale… Au retour des vestiaires, Emil Forsberg va récidiver, creusant l’écart. Loin d’être achevés, les hommes de Paulo Sousa vont au contraire se réveiller. Deux minutes après le 2-0, le roi Robert réduit le score sur une contre-attaque et une finition magnifique. Le n°9 du Bayern Munich signe même un doublé en toute fin de rencontre. Mais c’était sans compter le sursaut d’orgueil des hommes de Janne Anderssonn, qui scellent le sort de la Pologne dans le temps additionnel. Score final : 3-2.

Conséquences au classement : Installée confortablement sur la première marche du podium, la Suède a confirmé son leadership et remporte donc ce groupe E. Au meilleur des moments, l’Espagne se réveille et décroche son ticket pour les huitièmes. Grosse désillusion pour la Slovaquie, passée de la première à la troisième place, et la Pologne, qui terminent ici leur parcours.

 

  • Groupe F : la Hongrie, les grands perdants d’une soirée folle

On l’avait surnommé le “groupe de la mort” et il a tenu toutes ses promesses. Les deux derniers matchs de la poule F opposaient la France au Portugal et l’Allemagne à la Hongrie. Avant les coups d’envoi simultané de ces rencontres, les quatre équipes pouvaient encore se qualifier et seuls les Bleus étaient assurés de filer en huitièmes… mais à quelle place ? Là se trouvait tout l’enjeu pour les hommes de Didier Deschamps : conserver leur première place coûte que coûte.

Après 11 minutes de jeu, les Hongrois sont les premiers à faire mouche, à Munich, face à la Mannschaft. A ce moment-là, les coéquipiers de Thomas Müller sont éliminés de la compétition. Pendant ce temps, Cristiano Ronaldo donne l’avantage aux siens sur un pénalty concédé par Hugo Lloris. En voulant boxer la balle dans les airs, le portier français a donné un violent coup de coude à Danilo Preiera. Juste avant la pause, Karim Benzema va répondre à son ancien partenaire de club. Semedo bouscule légèrement Mbappé dans la surface. Ce dernier s’écroule (avec un peu d’exagération) et l’arbitre indique le point de pénalty. KB9 prend ses responsabilités et le transforme sans trembler. Son premier but depuis son retour chez les Bleus. A la mi-temps, la France reste première de son groupe, suivie du Portugal et de la Hongrie. L’Allemagne est quant à elle éliminée.

Dans le second acte, le classement va à nouveau être bouleverser. A Budapest, l’attaquant français du Real Madrid n’est pas rassasié. Deux minutes après être revenu sur le pelouse, il signe un doublé sur une passe en profondeur parfaite de Paul Pogba. 2-1. La Hongrie est désormais deuxième du groupe ! Mais les réjouissances vont être de courte durée puisque l’arbitre va accordé un second pénalty à la Seleção, le troisième du match, pour une main de Jules Koundé. Un contre-pied de CR7, imparable pour Hugo Lloris. 2-2. Le Portugal retrouve la seconde marche du classement et le score à Budapest en restera là. Toutefois, la soirée est loin d’être terminée… A la 66ème, les hommes de Joachim Löw, menés depuis la 11ème minute, vont recoller au score sur coup de pied arrêté. Dès lors, la Hongrie retombe tout en bas du classement et la Mannschaft grimpe de la 4ème à la 2ème place. Cependant, deux minutes plus tard, le milieu hongrois Andras Schafer permet à son pays de repasser devant. L’Allemagne est à nouveau en passe d’être éliminée. Cette pression insoutenable pour les champions du monde 2014 va prendre fin à quatre petites minutes de la fin du temps réglementaire, avec une nouvelle égalisation signée Leon Goretzka. Le tableau d’affichage ne bougera plus : malgré une folle performance, les Hongrois sont éliminés de la compétition.

Conséquences sur le classement : La France conserve donc sa première place. L’Allemagne, longtemps sur la sellette, termine finalement sur la deuxième marche du podium. Le Portugal se qualifie parmi les meilleurs troisièmes. Et la Hongrie rentre à la maison.

 

Emmanuel Clévenot

Mercredi 23 juin : l’Espagne, la France, l’Allemagne et le Portugal au bout du suspens

Dimanche 20 à mardi 22 juin : récap des équipes qualifiées et éliminées

La Feuille de match a dû marquer une petite pause dans son programme de publication… Mais rassurez-vous : là voici de retour, toujours plus motivée à vous faire suivre l’Euro 2020. Du dimanche 20 au mardi 22 juin, les groupes A, B, C et D ont disputé leur troisième et dernière journée. Retour sur ces huit matchs et leurs conséquences sur les classements. 

 

  • Groupe A : Les Italiens d’outsiders à favoris, la Turquie catastrophique

Les deux derniers matchs de ce groupe A opposaient, dimanche 20 juin, l’Italie au Pays de Galles et la Suisse à la Turquie. La première rencontre était sans grands enjeux puisque la Squadra Azzurra et les coéquipiers de Gareth Bale se savaient déjà qualifiés (ou presque) avant d’entrer le terrain. Sans forcer, les hommes de Roberto Mancini ont pris les commandes du match, en faisant circuler le ballon. Avec une compo remaniée pour faire souffler certains titulaires, l’équipe absente du Mondial 2018 a finalement trouvé la faille sur un coup-franc de Marco Verratti. On notera également le carton rouge de Ampadu à la 57ème. Score final : 1-0. 

Dans le même laps de temps, les Suisses affrontaient la Turquie au stade olympique de Bakou. Si les chances de se qualifier en tant que meilleure troisième étaient infimes pour la bande à Burak Yilmaz, la Nati avait encore une lueur d’espoir. Avec un seul petit point pris en deux journées, les hommes de Vladimir Petkovic se devaient de rapporter une victoire pour accéder aux huitièmes de finale. Bien plus entreprenants, ils vont concrétiser dès la 6ème minute, avant de réitérer 20 minutes plus tard. A l’heure de jeu, les Turcs réduisent l’écart mais Shaqiri met fin au suspens quelques minutes après. Score final : 3-1.

Conséquences au classement : l’Italie termine première de ce groupe A, suivie du Pays de Galles. La Suisse hérite d’une troisième place qualificative et la Turquie peut plier bagage.

 

  • Groupe B : Les Diables rouges en patrons, le Danemark sur un fil

Également qualifiée avant même de disputer son troisième match, la Belgique a malgré tout tenu à réaliser un grand chelem. Opposée aux Finlandais, novices dans la compétition, elle n’a pas fait d’état d’âme, signant (presque à coup sûr) l’élimination des Hiboux Grands-Ducs. Ces derniers ont cru jusqu’à la 74ème minute pouvoir arracher un match nul synonyme de qualification. C’était sans compter les deux buts des Diables rouges dans le dernier quart d’heure de jeu. Score final : 2-0.

De Saint-Pétersbourg à Copenhague, où se jouait le second match, trois équipes étaient liées par le destin. Dans une rencontre parfaitement maîtrisée, en l’honneur de leur capitaine convalescent, les Dynamites danoises ont corrigé les Russes, 4 buts à 1. Résultat des courses : le Danemark, la Russie et la Finlande se retrouvent avec 3 points chacun au classement. C’est finalement dans le rond central, sur le téléphone de leur sélectionneur, que les Danois ont explosé de joie en apprenant leur qualification au goal average.

Conséquences au classement : La Belgique, leader, file en huitièmes sans pression. Le Danemark s’empare de justesse de la seconde place, devançant la Finlande et la Russie.

 

  • Groupe C : Les Pays-Bas meilleure attaque, l’Ukraine en liste d’attente

Les deux dernières affiches du groupe C voyaient s’opposer les Pays-Bas à la Macédoine du Nord et l’Ukraine à l’Autriche, lundi 21 juin. Leaders incontestables de la poule, les coéquipiers de Memphis Depay ont mis fin au rêve des Lions rouges de décrocher une victoire dans le tout premier Euro de l’histoire. L’attaquant lyonnais a ouvert la marque à la 24ème de jeu, imité à la 51ème et la 58ème par le futur milieu du PSG, Georginio Wijnaldum. Score final : 3-0.

Au même moment, l’Ukraine et l’Autriche bataillaient pour décrocher la seconde place du groupe. Avec une victoire et une défaite au compteur, les deux équipes étaient à égalité parfaite… d’où l’enjeu de ce dernier match. Malgré une possession homogène, les Rot-Weiss-Roten se montrent bien plus dangereux offensivement, avec 18 tentatives de tirs contre 5 pour la Sbirna. A la 21ème minute de jeu, Christoph Baumgartner, milieu autrichien de 21 ans, délivre son pays sur corner. Le score en restera là… 1-0.

Conséquences au classement : Les Oranjes terminent premiers, suivis de l’Autriche. Troisième, l’Ukraine peut encore se qualifier en fonction des résultats des autres groupes. Lanterne rouge, la Macédoine du Nord en a fini avec l’Euro 2020.

 

  • Groupe D : L’Angleterre passe sans convaincre, Modric sauve la Croatie

C’était la petite finale du groupe D ! Hier, mardi 22 juin, l’Angleterre accueillait la République Tchèque dans l’antre de Wembley, à Londres. Au coude à coude avec 4 points chacune, les deux équipes se disputaient la première place du classement. Finalement, les Lions ont pris l’ascendant sur les Tchèques, avec un but de Raheem Sterling, dans le premier quart d’heure. Le score n’évoluera plus. Une victoire, par le plus petit des scores (1-0), pour l’équipe qui était annoncée comme la grande favorite au sacre mais qui peine à convaincre. 

De l’autre côté, la Croatie devait absolument relever la tête après son début de compétition chaotique. Face aux vice-champions du monde, une valeureuse équipe d’Écosse qui avait accroché l’Angleterre au match précédent. De retour aux vestiaires sur le score de 1 but partout, tout était encore possible pour les deux équipes mais l’inarrêtable Luka Modric a scellé le sort de la Tartan Army, à l’heure de jeu, d’une frappe extérieure somptueuse. A la 77ème minute, Ivan Perisic enfonce le clou sur corner. Score final : 3-1. 

Conséquences au classement : Malgré un jeu très décevant, les Anglais décrochent la première place du groupe. Au bord de l’élimination, la Croatie hérite finalement de la seconde place à l’issue de la dernière journée. La République Tchèque se qualifie en tant que meilleur troisième. S’en est fini pour l’Ecosse, qui n’aura pas su remporter une victoire.

 

Emmanuel Clévenot

Dimanche 20 à mardi 22 juin : récap des équipes qualifiées et éliminées

Samedi 19 juin : les Bleus piégés par les Hongrois, la Mannschaft se réveille et la Roja reste endormie

Pouvait-on rêver meilleur programme en ce début de week-end ? Hier, samedi 19 juin, nos Bleus disputaient leur deuxième match de l’Euro 2020. Un déplacement à Budapest, contre la Hongrie et ses 60 000 supporters survoltés. L’après-midi se poursuivait avec une énorme affiche du groupe F : les champions d’Europe en titre portugais opposés à la Nationalmannschaft de Joachim Löw. Enfin, le soir, ce sont les Espagnols qui accueillaient les Polonais, à Séville, pour le compte du groupe E.

 

  • France – Hongrie : les Bleus se cognent à la muraille rouge

Ils étaient venus avec pour mission de rejoindre les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique. Ils repartiront soulagés d’avoir arraché un match nul. Hier, à 15 heures, les hommes de Didier Deschamps attaquaient sans trop de pression leur second match de la compétition, après leur victoire 1 but à 0 contre l’Allemagne. Face à eux, l’équipe de Hongrie, bien plus faible sur le papier mais poussée par tout un peuple déchaîné. 

Dès l’entame, les Magyars montrent qu’ils ne sont pas venus faire de la figuration. Au quart d’heure de jeu, les Tricolors arrivent enfin à calmer les ardeurs de leurs adversaires et commencent à construire le jeu. Repoussée par le portier Gulacsi, une frappe de Benzema se retrouve dans les pieds de Griezmann. Le but est grand ouvert, mais le Barcelonais tire sur le gardien. Premier avertissement. S’en suivent d’énormes occasions de Mbappé, KB9 et Paul Pogba… mais rien n’y fait, on se dirige vers un score vierge à la pause. 

Alors qu’on joue le temps additionnel de la première mi-temps, les Bleus vont se faire surprendre sur l’une des seules possessions hongroises. Fiola passe la balle à Sallai, qui lui remet aussitôt en profondeur. Le héros du jour prend de vitesse Benjamin Pavard et trompe Hugo Lloris. 1-0. La France retourne, sonnée, aux vestiaires. 

En deuxième période, les Bleus peinent à imposer leur rythme. Ils ne parviennent pas à trouver de solutions face à la défense musclée des Rouges. Finalement, l’entrée en jeu d’Ousmane Dembélé va apporter un sursaut à la sélection française. L’attaquant de Barcelone voit sa frappe s’écraser sur le montant droit de Gulacsi. Sept minutes plus tard, c’est sur un très long dégagement d’Hugo Lloris que les Bleus vont trouver la faille. Kylian Mbappé contrôle la balle de la poitrine, pénètre dans la surface et élimine un défenseur. Son centre fort trouvera finalement Antoine Griezmann, juste devant le but… 1-1. Les Français continueront de pousser jusqu’à la 95ème minute, en vain. Les Hongrois viennent de réaliser un exploit !

 

  • Allemagne – Portugal : 6 buts et plein d’émotions

Si la prestation de l’équipe de France était loin d’être palpitante, celle de l’Allemagne et du Portugal a dû en faire vibrer plus d’un. Les champions du monde 2014 et les champions d’Europe en titre nous ont livré le match le plus prolifique de ce début de compétition.

Dès l’engagement, les Allemands sont partis sur un tempo soutenu, prenant à la gorge les coéquipiers de Cristiano Ronaldo. Pourtant, à la 15ème minute de jeu, ce sont ces derniers qui vont ouvrir la marque. Après un corner mal négocié par la Mannschaft, Bernardo Silva remonte le terrain à grandes enjambées et sert Diogo Jota en profondeur. L’ailier de Liverpool contrôle le ballon de la poitrine et offre le but à son compère, CR7. 0-1, contre le court du match. 

A la 35ème, Kimmich reverse le jeu de son aile droite, vers Robin Gosens, à l’opposé. L’arrière gauche de l’Atalanta contrôle et centre fort au premier poteau, mettant sous pression le défenseur portugais, Ruben Dias… qui dévie accidentellement le ballon dans ses propres cages. 1-1. Quatre minutes plus tard, les Aigles enfoncent le clou. Après un cafouillage dans la surface de réparation, Kimmich remet la balle devant le but. Cette fois-ci, c’est Guerreiro, le malheureux. L’arrière du Borussia Dortmund envoie le ballon faire trembler ses filets. 2-1. Score à la pause. 

Dans le début du deuxième acte, les coéquipiers de Thomas Müller prennent les commandes du match et font le break. A la 51ème, le n°25 du Bayern Munich sert Robin Gosens à gauche, qui reproduit l’éternel stratégie allemande. Un centre fort devant les cages de Patricio et Havertz n’a plus qu’à conclure. 3-1. Dix minutes plus tard, les rôles s’inversent : après avoir été passeur décisif, Robin Gosens marque de la tête sur un centre de l’inépuisable latéral de Munich, Joshua Kimmich. 4-1. 

On craint alors que les hommes de Fernando Santos ne subissent la même déculotté que les Brésiliens en 2014. Pourtant, loin d’être abattu, ils vont réduire l’écart à la 66ème minute. Personne n’est à la réception d’un coup-franc lointain de Bernardo Silva. S’en suit un nouveau cafouillage à quelques mètres de Neuer. Premier dessus, CR7 intercepte la balle avant qu’elle ne sorte du terrain et Diogo Jota termine le travail à bout portant. 4-2. Le match est relancé à 25 minutes du terme de la rencontre, mais tous les efforts des Portugais n’y changeront rien. Le score en reste là… Et au vu du classement de ce groupe F, la dernière journée nous réserve son lot d’émotions.

 

  • Espagne – Pologne : la Roja, point par point

Après son match nul face à la Suède, lors de la première journée, l’Espagne devait renouer avec la victoire, hier soir. Confrontée à la Pologne de Lewandowski, la Roja avait l’avantage du terrain puisque la rencontre se disputait au stade olympique de Séville. Et pourtant, une fois encore, les hommes de Luis Enrique n’ont su faire mieux qu’un nul. 

En première mi-temps, les Espagnols avaient pourtant pris les rênes de cette rencontre. A la 25ème minute, Gerard Moreno, l’attaquant du Villarreal, provoque la défense sur son côté droit et déclenche une frappe peu appuyée. En renard des surfaces, Alvaro Morata dévie la trajectoire de la balle juste devant le gardien polonais, impuissant. L’arbitre de touche agite alors son drapeau pour signaler une position de hors-jeu. La vidéo dira finalement qu’il n’en est rien. 1-0. Juste avant la pause, Karol Swiderski fait trembler les supporters espagnols, mais son tir lointain s’écrase finalement sur le montant du portier Unai Simon. La Roja rentre aux vestiaires rassurée. 

Incapable de montrer un visage plus séduisant, la sélection espagnole est sanctionnée dès l’entame du second acte. A la 53ème minute, Jozwiak centre à destination de Robert Lewandowski. L’attaquant star de la sélection et du Bayern Munich s’envole dans les airs, claque une tête piquée imparable et refroidit tout le stade de Séville. 1-1.

Toutefois, une minute plus tard, l’espoir renaît chez les coéquipiers d’Aymeric Laporte. Le milieu polonais, Jakub Moder écrase le pied de Gerard Moreno dans la surface. L’assistance vidéo est demandée et l’arbitre décide d’accorder un pénalty à la Roja. Le n°9 s’élance mais sa frappe est arrêtée par le poteau de Szczesny. Une dernière occasion à la 80ème n’y changera rien. L’Espagne concède le nul pour la seconde fois et n’aura pas le droit à l’erreur lors de la troisième journée.

 

Emmanuel Clévenot

Samedi 19 juin : les Bleus piégés par les Hongrois, la Mannschaft se réveille et la Roja reste endormie