Actualités

actualités

Toulouse l’emporte à Gloucester

Toulouse est donc allé s’imposer difficilement 25-20 à Gloucester en ouverture de la 25e édition de la Champions Cup. Ils reviennent d’Angleterre avec les 4 points et montrent à l’Europe du rugby que cette année encore, il faudra compter sur eux.

Longtemps, les Toulousains ont été menés sur la pelouse du Kingsholm Stadium. Pourtant avec la composition alignée par le staff d’Ugo Mola, l’objectif était clair ce vendredi soir : la victoire. Avec une ligne arrière reconduite à l’identique, avec celle qui avait battu l’ASM la semaine dernière, les toulousains venaient ici pour lancer au mieux leur campagne européenne. En face Gloucester, auteur d’un bon début de saison de l’autre côté de la Manche, s’articulait autour de la charnière Simpson-Cipriani. Les conditions étaient plutôt bonnes pour envoyer du jeu, malgré le froid.

Des toulousains longtemps tenus en échec

Envoyer du jeu, c’est ce que les rouges et noirs ont tenté de faire tout le long du match. Mais dans ce premier acte, le réalisme et l’opportunisme étaient Anglais. Alors que Holmes avait ouvert le score d’un joli drop, c’est le demi de mêlée Simpson, qui à la 10e minute, est allé inscrire le premier essai du match après une course de près de 80 mètres laissant toute la défense Toulousaine derrière lui. 7-3 les Stadistes ont pris un coup. Une dizaine de minutes plus tard, bis repetita. On prend les mêmes et on recommence. Le Stade Toulousain attaque dans les 22 adverses, le ballon tombe dans les mains de Simpson qui traversa une nouvelle fois le terrain pour aller planter le second essai des Cherry and Whites.

14-3. Comme l’impression que les rôles sont inversés ce soir. On a plus l’habitude de voir les Toulousains souffrir en défense mais s’en sortir grâce à des coups de génie, mais aujourd’hui, c’est bien Simpson qui permet à son équipe d’être largement devant au score. Les dernières 20 minutes de la première mi-temps verront les deux buteurs se faire face. Ramos répondant à Cipriani et inversement. L’ouvreur Anglais ayant plus de tentatives, notamment avec les fautes à répétition de Joe Tekori , Gloucester est devant à la pause sur le score de 20-9. Malgré la mainmise dont ils font preuve avec une possession largement en leur faveur les Toulousains se sont fait contrer deux fois par le même homme. Deux essais qui ont galvanisés les partenaires de Simpson poussés par leur public.

Un match indécis jusqu’au bout

Tauzin remplace Holmes à la mi-temps ce qui replace Ntamack à l’ouverture et Gray rentre en seconde ligne. La seconde mi-temps débute avec la même physionomie qu’en première. Les joueurs de la ville rose tiennent le ballon mais commettent des fautes dans la zone de marque. Même lorsqu’ils multiplient les temps de jeu (13) à la 50e minute, la défense de Gloucester ne rompt pas et les rouges et noirs repartent “seulement” avec 3 points. Deux pénalités durant ces 10 premières minutes permettent aux joueurs du Stade de revenir à 5 points. La rencontre est de plus en plus débridée mais les Toulousains se cassent les dents sur cette imperméable défense Anglaise. Mais cela ne pouvait pas durer 80 minutes. Après une énorme action d’environ 3 minutes et de multiples “pick and go” Sébastien bézy inscrivait le premier et seul essai stadiste du soir. Avec la transformation de Thomas Ramos, encore une fois impérial au pied, Toulouse prenait l’avantage 22-20. 

Les Cherry and Whites avaient pris un sérieux coup au moral avec cet essai encaissé. Cipriani expédie un coup de pied directement en touche, la touche est en perdition et les lancements approximatifs. Ajouter à cela que depuis la 42e minute toutes les pénalités ont été sifflés contre eux et le score augmentait en faveur des joueurs d’Ugo Mola. 25-20, il reste une dizaine de minutes à jouer. Huget était à deux doigts d’inscrire l’essai de la gagne mais le ballon lui fuya des mains. La fin de match est donc très tendu et nerveuse. Les joueurs de Gloucester ont par deux fois le ballon devant les 22 Toulousains mais commettent deux en-avants. On se dit alors que le match a tourné en faveur des Stadistes. Mais l’arbitre décidait de les sanctionner et offrait une dernière possibilité de victoire aux Cherry and Whites. Mais le ballon fut volé par Elstadt sur la touche, lui qui a réalisé un énorme match et élu homme du match. Un grand ouf de soulagement côté français. Ils remportent donc ce match au terme d’un match un peu fou et prennent un excellent départ dans cette compétition.

Elstadt, Ntamack en 10 et le banc ont fait du bien

Rynhardt Elstadt a été tout simplement monstrueux sur cette rencontre et pendant les 80 minutes. Élu homme du match, le troisième-ligne Sud-Africain a livré une partition quasiment parfait, omniprésent dans tous les secteurs de jeu, de trés nombreux plaquages offensifs, des récupérations de balle importantes et un apport offensif. il a surtout récupérer des ballons en touche qui font gagner le match aux hommes d’Ugo Mola. Toujours dans l’avancée, il est désormais l’une des pièces maîtresses du jeu toulousain. Mais avec le jeu produit en première mi-temps, Ugo Mola n’a pas attendu longtemps pour changer son équipe. A la pause, repositionnement d’Ntamack à l’ouverture avec la sortie de Holmes jugé insatisfaisant et sortie de Verhaeghe largement en-dessous ce soir. Ntamack a sans cesse dynamité le jeu Toulousain, tant par ses crochets qui font de plus en plus mal à ses adversaires que par sa faculté à distribuer le jeu au large. Combiné à cela des entrants qui ont fait avancer les rouges et noirs à l’image de Placines et Tolofua. Les Toulousains sont passés devant pour ne plus jamais lâcher le score. Le retour de Mauvaka est également une excellente nouvelle. Avec eux le Stade Toulousain a infligé un 16-0 en seconde période. Romain Ntamack prend de l’épaisseur de match en match. Reste à savoir à quel poste le préfère le staff Toulousain, lui qui séduit partout sur le terrain. Les toulousains auront besoin de lui à ce niveau là pour tenter d’aller loin dans cette Champions Cup, qu’ils ont débuté de la plus belle des manières.

Yohan Lemaire

Toulouse l’emporte à Gloucester

XV de France : Fabien Galthié, un nouveau départ

Annoncé comme successeur de Jacques Brunel à la tête du XV de France en Avril dernier, Fabien Galthié a désormais pris les rênes de la maison bleue. Entre reconstruction et désir de résultat rapide, le mandat de l’ancien numéro 9 risque d’être mouvementé. Avec en ligne de mire, la coupe du monde 2023. 

Le coup de sifflet final du quart de finale perdu face au Pays de Galles a clos le parcours de l’équipe de France en coupe du monde mais a ouvert une nouveau chapitre de l’histoire du XV tricolore. Exit Jacques Brunel à la tête de la sélection, c’est désormais Fabien Galthié qui récupère les clés du camion. Une transition toute en douceur entre les deux hommes puisque le néo-sélectionneur a passé la coupe du monde dans un rôle officiel de consultant avec les joueurs. Officieusement, personne n’est en mesure de réellement déterminer qui était le véritable “patron” du vestiaire. N’en reste pas moins que le nouveau sélectionneur a pu avoir le temps de jauger le groupe et commencer ses premiers chantiers. 

C’est que le premier gros casse tête qui attend Galthié tient au renouvellement d’un effectif qui commence à être vieillissant. Exit déjà les Guirado et Vahaamina qui ont déjà annoncé leurs retraites. Les Médard, Huget ou encore Lopez ont passé la barre de la trentaine et derrière c’est tout un groupe champion du monde U20 qui commence à toquer massivement aux portes de la sélection nationale. Lui qui a annoncé vouloir ramener la France dans le Top 3 mondial, il va devoir faire un certain nombres de choix et gérer parfaitement la transition.

“Ce n’est pas un gestionnaire d’humains”

C’est justement la gestion humaine de Fabien Galthié qui fait grincer des dents certains de ses anciens joueurs, qu’il avait sous ses ordres en club. Raphaël Poulain, ancien ailier du Stade Français, raconte une discussion musclée entre les deux hommes où il estime que le nouveau sélectionneur “ne vaut rien humainement”. Un cas qui n’est pas isolé, son ancien président à Toulon, Mourad Boudjellal, bien que louant ses capacités d’analyse, avouait que “ ce n’est pas un gestionnaire d’humains.”

Il n’empêche que si Fabien Galthié est aujourd’hui à ce poste, c’est avant tout pour ses capacités à analyser les matchs et amener son équipe vers la victoire. Stade Français, Toulon ou Montpellier, le nouveau sélectionneur a pu circuler dans les plus grands clubs français, ramenant un bouclier de Brennus avec les parisiens en 2007. Un parcours d’entraîneur mais également de joueur qui rend l’homme crédible dans un vestiaire et laisse penser que ses ambitions, aujourd’hui peut-être démesurés, pourraient se transformer en objectif abordable dans quelques saisons.

Un mandat désormais officiellement lancé

Si cela fait plusieurs mois que l’on sait que Fabien Galthié deviendra le nouveau sélectionneur du XV de France, il ne manquait, pour lancer son mandat, plus que dévoiler officiellement le staff qui l’accompagne. C’est désormais choses faites puisque c’est chez lui, dans le Lot, qu’il a annoncé dévoilé l’ensemble de son équipe d’encadrement :

  • Raphaël Ibanez : Manager général 
  • Shaun Edwards : En charge de la défense 
  •  Laurent Labit : En charge de l’attaque
  • William Servat : En charge des mêlées
  • Karim Ghezal : En charge des touches 
  •  Nicolas Buffat : En charge de l’analyse 
  • Thibaut Giroud : Préparateur physique

Des noms connus qui rappellent bien évidemment quelques belles heures de la maison bleue. En espérant que toute cette expérience permettra au XV de France de briller d’ici la coupe du monde 2023.

Axel Mahrouga

XV de France : Fabien Galthié, un nouveau départ

Mes Tops et Flops de cette 9e journée de Top 14

Le Top 14 a repris ses droits. Entre le remake de la dernière finale, le derby parisien et le retour des internationaux, c’était un week-end agité que nous offrait notre spectaculaire Championnat de France.

Mes Tops :

  • Teddy Thomas voit triple

Le match entre les deux équipes franciliennes ressemblait au derby de la peur. Et entre le 13e et 14e au classement c’est le Racing qui s’est imposé. Une victoire assez large au cours duquel un homme s’est mis en évidence. Teddy Thomas a inscrit un triplé et a porté son équipe. L’ailier international qui ne faisait pas parti de l’aventure au Japon, a sorti ce dimanche ses plus beaux habits de lumières. Opportuniste et finisseur il a inscrit la totalité des essais de ce derby. D’abord en déverrouillant le match à la 11e minute avant d’offrir le bonus à son équipe sur le gong.  Interviewé à la fin du match, Thomas ne s’est pas enflammé, il se dit “avoir l’habitude de marquer des essais” en gardant dans sa tête 2023 qui est “un objectif mais pas le premier.”

  • Toulouse renaît grâce à ces internationaux

Toulouse affrontait Clermont ce week-end dans un stadium parée de ses plus belles couleurs. Premier test grandeur nature pour les deux équipes qui voyaient le retour tant attendu de leurs internationaux notamment côté toulousain. Avec la titularisation des Médard, Huget ou encore Ntamack on a retrouvé le temps d’une soirée le fameux “jeu de mains jeu de toulousains”. Les 3 premiers essais sont l’oeuvre de Guitoune après une merveille d’action collective, Médard venu de son aile opposé sur une nouvelle passe de Ramos et Ntamack qui coucha sur deux crochets dévastateurs Abendanon et Raka. Les clermontois n’ont rien pu faire, ces toulousains là sont trop fort. Une victoire net et sans bavure 34-8 qui voit revenir les rouges et noirs à seulement un point des jaunards.

  • Pau est troisième

Ce derby basco-béarnais n’a pas permi aux acteurs de grandes envolées. Le vent et la pluie présente à Jean Dauger ont rendues les conditions de jeu déplorables voire exécrables. Dans un duel de buteurs, c’est l’ouvreur du Béarn qui s’en est le mieux sorti. Les palois ont battus les ciels et blancs, qui n’avaient plus rien de blanc à la fin du match, 9 à 3. 9 points d’Antoine Astoy face aux 3 de Barthélémy qui a touché une fois le poteau, le troisième cette saison déjà. Solides et concentrés les hommes de Godignon n’ont pas cédé dans les derniers instants du match lorsque les bayonnais multipliaient les coups de boutoir. Ils sortent donc vainqueurs d’un énorme combat à défaut d’un énorme match de rugby mais on ne peut pas en vouloir aux acteurs qui ont pourtant essayés. Pau est un surprenant troisième, mais avec déjà deux victoires à l’extérieur et non des moindres ici et à Clermont c’est mérité.

Mes Flops :

  • Picamoles déconne

On joue la 80e minute à Mayol, le score est alors de 19-19. Montpellier se met en marche et enclenche une de ses spécialités : le ballon porté. Celui-ci avance et les toulonnais se mettent à la faute. Les joueurs du MHR décident de jouer l’avantage. Avantage qui ne profitent pas, Mr Charabas siffle donc pénalité. La pénalité de la gagne. Mais au même moment une petite empoignade a lieu. Elle implique Louis Picamoles. Le hic? Le capitaine du MHR a mit sa main sur le visage de son adversaire. Il ne laisse donc pas le choix à l’arbitre de la rencontre de retourner la pénalité. Les espoirs de victoire montpelliérains s’envolent et heureusement pour Picamoles les toulonnais n’iront pas inscrire le moindre point sur la pénalité. Match nul 19-19 qui laisse un goût amer au coach Garbajosa qui n’a que très peu aimé le geste de son joueur.

  • Brive se saborde

Brive tenait sa première victoire à l’extérieur de la saison. Enfin ça c’était jusqu’à la 80e minute. Sur un placage à l’épaule de Galala sur le visage de Geoffrey Palis, l’arbitre de la rencontre, Mr Castaignède siffla une pénalité en faveur du CO. Le sort de la rencontre repose donc sur le pied de Julien Dumora. L’ouvreur castrais qui avait déjà inscrit 10 points passa cette pénalité le long de la ligne de touche. Il a tenu la dragée haute à Thomas Laranjeira hauteur lui de 16 points. Pierre Fabre pouvait exulter. Les brivistes, eux, repartent donc avec seulement 1 points. Ils peuvent nourrir d’énormes regrets car leur match était parfait jusqu’à cette 82e minute. Deux essais et Laranjeira leurs avait permis de rester dans le match mais leur indiscipline leur à une nouvelle fois coûté cher.

  • Le Stade Français chute encore

Jusqu’où va continuer de chuter le Stade Français? Alors certe il ne descendront plus au classement étant donné qu’ils occupent actuellement la 14e place. Mais à la fin de la saison mieux vaudra ne plus être à cette place là, synonyme de ProD2. Pourtant tout laisse à penser que les parisiens y vont tout droit. Leur prestation insipide dans le derby en est la preuve. Avec déjà deux défaites en 4 matchs à Jean-Bouin le Stade Français ne semble pas prêt à lutter pour le maintien. Ils sont actuellement à 7 points d’Agen, premier non relégable. Mais au-delà des chiffres ce sont les hommes qui inquiètent. Joueurs et staffs sont complètement dépassés par ce qu’il se passe et sans une remise en questions à tous les étages du club, l’étage inférieur va lentement se rapprocher. Espérons qu’il ne soit pas déjà trop tard.

Yohan Lemaire

Mes Tops et Flops de cette 9e journée de Top 14

A quoi s’attendre dans Football Manager 2020 ?

Dans une semaine, le 19 Novembre, sortira la nouvelle édition de Football Manager 2020. Véritable alternative à Fifa et PES pour les fans du ballon rond, le jeu de gestion est adulé par ses fans pour sa vision réaliste. Mais, alors que les développeurs essaient toujours de pousser cette dernière dans les moindres détails, quels sont les véritables changements notables cette année ?

Cette période de l’année est marquée par plusieurs retours. Entre l’arrivée du froid et la sortie des appareils à raclette, c’est Football Manager qui signe son come-back sur les écrans. Il sera possible d’y jouer sur tous les PC et sur Mac. La simulation de football qui place le joueur dans la peau d’un coach est réputée pour son réalisme. Une fois de plus, les éditeurs entendent améliorer celui-ci avec différentes nouveautés. Parmi celles-ci se trouvent toutes les mises à jour concernant les nouvelles règles et compétitions existantes. Cependant, le chantier le plus important de cette année concerne le centre de formation. Désormais, il sera possible d’encadrer plus spécifiquement les jeunes pousses afin de les faire accéder au plus haut niveau. Les informations sur ces derniers joueurs seront plus détaillées et les conseils plus spécifiques selon les besoins de chacun.

Staff technique, recrutement et graphisme

Pour ceux qui ne désirent pas gérer chaque aspect de leur club, le staff a été retravaillé. Ainsi, de nouveaux postes ont été annoncés. Cela illustre également le fait que l’équipe technique devrait prendre plus d’importance dans cet opus. Une suggestion de la formation à adopter avant chaque match sera, entre autres, disponible désormais. Les joueurs de Football Manager 2020 pourront également mieux encadrer leur staff concernant leur recrutement. De nouvelles fonctionnalités pour les joueurs prêtés vont être mises en place. De même, les recrues pourront maintenant demander à chaque coach le temps de jeu qu’il s’apprête à lui donner. Enfin, les graphismes ont été, comme à chaque édition, retravaillés. 

Pépites et talents à dénicher

Afin de bien débuter votre partie de FM 2020, la Feuille de Match vous donne quelques conseils. Ainsi, pour les plus novices, nous recommandons de s’entourer d’un staff technique compétent et de leur déléguer certaines responsabilités autour de l’entraînement (tout en gardant un oeil au travail effectué bien sûr). Mais les conseils les plus utiles dans ce jeu vidéo sont ceux se basant sur le recrutement. Si vous choisissez une équipe à gros budget, n’hésitez à vous jeter sur les pépites actuelles. Les Haland, Malen ou Camavinga seront sans aucun doute des cibles très alléchantes. Pour ceux ayant pris le pari de commencer avec une formation plus modeste, certains joueurs demeurent sans club et donc plus accessibles. Parmi ceux là on retrouve Ben Arfa, Coentrao, Bony ou encore Strinic. Mais le jeu réserve à chaque nouvel opus ses surprises, libre à chacun de trouver les meilleurs dès le 19 Novembre.

Jérémy Guiraud

A quoi s’attendre dans Football Manager 2020 ?

Colomiers et Perpignan en patrons : les résultats de la dixième journée de Pro D2

Ce week end se jouait la dixième journée de ProD2. Les leaders comme Grenoble, Oyonnax ou Perpignan ont assuré en l’emportant. Valence-Romans a lui gagné son deuxième match consécutif grâce à un grand Maxime Javaux et revient dans la course au maintien. En haut comme en bas du classement, la lutte reste acharnée. 

La journée avait débuté jeudi avec la victoire étriquée de Montauban 15-14 contre Biarritz. Les locaux se sont imposés grâce aux pieds de Mathy et Bosviel malgré l’essai de Romain Ruffenach en début de match. Montauban se place en milieu de tableau tandis que le BO loupe l’occasion d’accrocher le haut du tableau. 

Autre équipe avec une victoire sans essai et avec 15 points : Provence Rugby. Les cinq pénalités de Florent Massip ont permis aux locaux de l’emporter face à un Nevers au réveil trop tardif (15-8). Mais surtout, les hommes de Xavier Péméja ont loupé 11 points au pied, ce qui aurait pu leur permettre de jouer la gagne. Au lieu de ça, Nevers reste englué au fond du classement treizième. 

Soyaux-Angoulême continue d’essayer de suivre le rythme des équipes de tête. Les Charentais se sont imposés 21-6 face à Mont de Marsan malgré un première mi-temps accrochée (6-6). Avei (53e) et Laulhé (59e) ont inscrit les deux essais du match. Le SAXV est quatrième. Les Montois, eux, n’ont toujours pas prit le moindre point à l’extérieur et confirment leur début de saison très galère.

Pas de soucis pour les Cadors

Le groupe de tête est dirigé par Oyonnax. Chez le promu Rouennais, Oyonnax était pourtant mené 3-0 à la mi-temps. Mais à l’usure, les joueurs du Haut-Bugey s’en sont sortis avec le bonus en prime. Un doublé de Loïc Credoz (51e et 78e) et un essai de Geledan (72e) ont permis à Oyo de l’emporter 28-3.

Grenoble a dû s’employer pour venir à bout de courageux biterrois. Menés 6-8 à la mi-temps là aussi, les Grenoblois ont montré les crocs en deuxième mi-temps. Hulleu et Dupont (47e; 78e) ont fait craqué un Béziers très indiscipliné. En effet, 3 cartons jaune en moins d’un quart d’heure ont desservis les coéquipiers du capitaine Best. Malgré le doublé du demi d’ouverture Victor Dreuille au-delà du temps réglementaire, Grenoble s’impose 25-18.

Le carton de la journée est pour Perpignan. Les Sang et Or ont fait le spectacle face à Vannes ‘47-17. En contrôle du début à la fin du match, Perpignan a inscrit sept essais et empoche le bonus offensif. Le jeune ailier Lucas Dubois a notamment inscrit un doublé. Côté vannetais, deux essais de Gratien et l’international à 7 Paul Bonnefond mais surtout une valise bien remplie. Les Bretons végètent à la onzième place, rien à voir avec la saison dernière. Perpignan est lui troisième.

Valence Romans, le Come-back ?

Le déclic a-t-il eu lieu pour les joueurs de la Drôme? Après avoir acquis leur première victoire de la saison dimanche dernier contre Soyaux (18-13), les Valentinois se sont encore imposés à domicile 21-19. Cette fois-ci, la victime se nomme Aurillac. Et comme lors du match précédent, pas d’essai mais une réussite insolente pour Maxime Javaux : 21 points, 100% au pied. Voilà donc deux matchs que le demi d’ouverture inscrit la totalité des points de son équipe (39 pts). Les Aurillacois se sont montrés très indisciplinés, erreur fatale face à un buteur en feu. Malgré un essai de Adendorff, les Aurillacois laissent échapper la victoire mais obtiennent tout de même le bonus défensif. Valence-Romans est toujours dernier mais remonte au niveau comptable.

Hier, pour clôturer cette dixième journée, Colomiers s’est largement imposé contre Carcassonne 40-15. Mais malgré l’apparence du score, les Columérins ont laissé échapper le bonus offensif en inscrivant “que” 4 essais contre 2 pour les Audois. Mais Colomiers a bien géré la partie de bout en bout mais un Thomas Girard en feu. Le demi d’ouverture a compilé un essai, quatres transformations et quatre pénalités, 25 points au total. L’ailier Vici a lui inscrit son septième essai de la saison. En face, les Audois n’ont pas pu faire grand chose, inscrivant tout de même deux essais par Civil et Coulson. 

Tous les voyants sont au vert pour Colomiers qui enchaîne une troisième victoire consécutive et grimpe à la cinquième place du classement. 

Kenny Ramoussin

Colomiers et Perpignan en patrons : les résultats de la dixième journée de Pro D2