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XV de France : Fabien Galthié, un nouveau départ

Annoncé comme successeur de Jacques Brunel à la tête du XV de France en Avril dernier, Fabien Galthié a désormais pris les rênes de la maison bleue. Entre reconstruction et désir de résultat rapide, le mandat de l’ancien numéro 9 risque d’être mouvementé. Avec en ligne de mire, la coupe du monde 2023. 

Le coup de sifflet final du quart de finale perdu face au Pays de Galles a clos le parcours de l’équipe de France en coupe du monde mais a ouvert une nouveau chapitre de l’histoire du XV tricolore. Exit Jacques Brunel à la tête de la sélection, c’est désormais Fabien Galthié qui récupère les clés du camion. Une transition toute en douceur entre les deux hommes puisque le néo-sélectionneur a passé la coupe du monde dans un rôle officiel de consultant avec les joueurs. Officieusement, personne n’est en mesure de réellement déterminer qui était le véritable “patron” du vestiaire. N’en reste pas moins que le nouveau sélectionneur a pu avoir le temps de jauger le groupe et commencer ses premiers chantiers. 

C’est que le premier gros casse tête qui attend Galthié tient au renouvellement d’un effectif qui commence à être vieillissant. Exit déjà les Guirado et Vahaamina qui ont déjà annoncé leurs retraites. Les Médard, Huget ou encore Lopez ont passé la barre de la trentaine et derrière c’est tout un groupe champion du monde U20 qui commence à toquer massivement aux portes de la sélection nationale. Lui qui a annoncé vouloir ramener la France dans le Top 3 mondial, il va devoir faire un certain nombres de choix et gérer parfaitement la transition.

“Ce n’est pas un gestionnaire d’humains”

C’est justement la gestion humaine de Fabien Galthié qui fait grincer des dents certains de ses anciens joueurs, qu’il avait sous ses ordres en club. Raphaël Poulain, ancien ailier du Stade Français, raconte une discussion musclée entre les deux hommes où il estime que le nouveau sélectionneur “ne vaut rien humainement”. Un cas qui n’est pas isolé, son ancien président à Toulon, Mourad Boudjellal, bien que louant ses capacités d’analyse, avouait que “ ce n’est pas un gestionnaire d’humains.”

Il n’empêche que si Fabien Galthié est aujourd’hui à ce poste, c’est avant tout pour ses capacités à analyser les matchs et amener son équipe vers la victoire. Stade Français, Toulon ou Montpellier, le nouveau sélectionneur a pu circuler dans les plus grands clubs français, ramenant un bouclier de Brennus avec les parisiens en 2007. Un parcours d’entraîneur mais également de joueur qui rend l’homme crédible dans un vestiaire et laisse penser que ses ambitions, aujourd’hui peut-être démesurés, pourraient se transformer en objectif abordable dans quelques saisons.

Un mandat désormais officiellement lancé

Si cela fait plusieurs mois que l’on sait que Fabien Galthié deviendra le nouveau sélectionneur du XV de France, il ne manquait, pour lancer son mandat, plus que dévoiler officiellement le staff qui l’accompagne. C’est désormais choses faites puisque c’est chez lui, dans le Lot, qu’il a annoncé dévoilé l’ensemble de son équipe d’encadrement :

  • Raphaël Ibanez : Manager général 
  • Shaun Edwards : En charge de la défense 
  •  Laurent Labit : En charge de l’attaque
  • William Servat : En charge des mêlées
  • Karim Ghezal : En charge des touches 
  •  Nicolas Buffat : En charge de l’analyse 
  • Thibaut Giroud : Préparateur physique

Des noms connus qui rappellent bien évidemment quelques belles heures de la maison bleue. En espérant que toute cette expérience permettra au XV de France de briller d’ici la coupe du monde 2023.

Axel Mahrouga

XV de France : Fabien Galthié, un nouveau départ

Mes Tops et Flops de cette 9e journée de Top 14

Le Top 14 a repris ses droits. Entre le remake de la dernière finale, le derby parisien et le retour des internationaux, c’était un week-end agité que nous offrait notre spectaculaire Championnat de France.

Mes Tops :

  • Teddy Thomas voit triple

Le match entre les deux équipes franciliennes ressemblait au derby de la peur. Et entre le 13e et 14e au classement c’est le Racing qui s’est imposé. Une victoire assez large au cours duquel un homme s’est mis en évidence. Teddy Thomas a inscrit un triplé et a porté son équipe. L’ailier international qui ne faisait pas parti de l’aventure au Japon, a sorti ce dimanche ses plus beaux habits de lumières. Opportuniste et finisseur il a inscrit la totalité des essais de ce derby. D’abord en déverrouillant le match à la 11e minute avant d’offrir le bonus à son équipe sur le gong.  Interviewé à la fin du match, Thomas ne s’est pas enflammé, il se dit “avoir l’habitude de marquer des essais” en gardant dans sa tête 2023 qui est “un objectif mais pas le premier.”

  • Toulouse renaît grâce à ces internationaux

Toulouse affrontait Clermont ce week-end dans un stadium parée de ses plus belles couleurs. Premier test grandeur nature pour les deux équipes qui voyaient le retour tant attendu de leurs internationaux notamment côté toulousain. Avec la titularisation des Médard, Huget ou encore Ntamack on a retrouvé le temps d’une soirée le fameux “jeu de mains jeu de toulousains”. Les 3 premiers essais sont l’oeuvre de Guitoune après une merveille d’action collective, Médard venu de son aile opposé sur une nouvelle passe de Ramos et Ntamack qui coucha sur deux crochets dévastateurs Abendanon et Raka. Les clermontois n’ont rien pu faire, ces toulousains là sont trop fort. Une victoire net et sans bavure 34-8 qui voit revenir les rouges et noirs à seulement un point des jaunards.

  • Pau est troisième

Ce derby basco-béarnais n’a pas permi aux acteurs de grandes envolées. Le vent et la pluie présente à Jean Dauger ont rendues les conditions de jeu déplorables voire exécrables. Dans un duel de buteurs, c’est l’ouvreur du Béarn qui s’en est le mieux sorti. Les palois ont battus les ciels et blancs, qui n’avaient plus rien de blanc à la fin du match, 9 à 3. 9 points d’Antoine Astoy face aux 3 de Barthélémy qui a touché une fois le poteau, le troisième cette saison déjà. Solides et concentrés les hommes de Godignon n’ont pas cédé dans les derniers instants du match lorsque les bayonnais multipliaient les coups de boutoir. Ils sortent donc vainqueurs d’un énorme combat à défaut d’un énorme match de rugby mais on ne peut pas en vouloir aux acteurs qui ont pourtant essayés. Pau est un surprenant troisième, mais avec déjà deux victoires à l’extérieur et non des moindres ici et à Clermont c’est mérité.

Mes Flops :

  • Picamoles déconne

On joue la 80e minute à Mayol, le score est alors de 19-19. Montpellier se met en marche et enclenche une de ses spécialités : le ballon porté. Celui-ci avance et les toulonnais se mettent à la faute. Les joueurs du MHR décident de jouer l’avantage. Avantage qui ne profitent pas, Mr Charabas siffle donc pénalité. La pénalité de la gagne. Mais au même moment une petite empoignade a lieu. Elle implique Louis Picamoles. Le hic? Le capitaine du MHR a mit sa main sur le visage de son adversaire. Il ne laisse donc pas le choix à l’arbitre de la rencontre de retourner la pénalité. Les espoirs de victoire montpelliérains s’envolent et heureusement pour Picamoles les toulonnais n’iront pas inscrire le moindre point sur la pénalité. Match nul 19-19 qui laisse un goût amer au coach Garbajosa qui n’a que très peu aimé le geste de son joueur.

  • Brive se saborde

Brive tenait sa première victoire à l’extérieur de la saison. Enfin ça c’était jusqu’à la 80e minute. Sur un placage à l’épaule de Galala sur le visage de Geoffrey Palis, l’arbitre de la rencontre, Mr Castaignède siffla une pénalité en faveur du CO. Le sort de la rencontre repose donc sur le pied de Julien Dumora. L’ouvreur castrais qui avait déjà inscrit 10 points passa cette pénalité le long de la ligne de touche. Il a tenu la dragée haute à Thomas Laranjeira hauteur lui de 16 points. Pierre Fabre pouvait exulter. Les brivistes, eux, repartent donc avec seulement 1 points. Ils peuvent nourrir d’énormes regrets car leur match était parfait jusqu’à cette 82e minute. Deux essais et Laranjeira leurs avait permis de rester dans le match mais leur indiscipline leur à une nouvelle fois coûté cher.

  • Le Stade Français chute encore

Jusqu’où va continuer de chuter le Stade Français? Alors certe il ne descendront plus au classement étant donné qu’ils occupent actuellement la 14e place. Mais à la fin de la saison mieux vaudra ne plus être à cette place là, synonyme de ProD2. Pourtant tout laisse à penser que les parisiens y vont tout droit. Leur prestation insipide dans le derby en est la preuve. Avec déjà deux défaites en 4 matchs à Jean-Bouin le Stade Français ne semble pas prêt à lutter pour le maintien. Ils sont actuellement à 7 points d’Agen, premier non relégable. Mais au-delà des chiffres ce sont les hommes qui inquiètent. Joueurs et staffs sont complètement dépassés par ce qu’il se passe et sans une remise en questions à tous les étages du club, l’étage inférieur va lentement se rapprocher. Espérons qu’il ne soit pas déjà trop tard.

Yohan Lemaire

Mes Tops et Flops de cette 9e journée de Top 14

A quoi s’attendre dans Football Manager 2020 ?

Dans une semaine, le 19 Novembre, sortira la nouvelle édition de Football Manager 2020. Véritable alternative à Fifa et PES pour les fans du ballon rond, le jeu de gestion est adulé par ses fans pour sa vision réaliste. Mais, alors que les développeurs essaient toujours de pousser cette dernière dans les moindres détails, quels sont les véritables changements notables cette année ?

Cette période de l’année est marquée par plusieurs retours. Entre l’arrivée du froid et la sortie des appareils à raclette, c’est Football Manager qui signe son come-back sur les écrans. Il sera possible d’y jouer sur tous les PC et sur Mac. La simulation de football qui place le joueur dans la peau d’un coach est réputée pour son réalisme. Une fois de plus, les éditeurs entendent améliorer celui-ci avec différentes nouveautés. Parmi celles-ci se trouvent toutes les mises à jour concernant les nouvelles règles et compétitions existantes. Cependant, le chantier le plus important de cette année concerne le centre de formation. Désormais, il sera possible d’encadrer plus spécifiquement les jeunes pousses afin de les faire accéder au plus haut niveau. Les informations sur ces derniers joueurs seront plus détaillées et les conseils plus spécifiques selon les besoins de chacun.

Staff technique, recrutement et graphisme

Pour ceux qui ne désirent pas gérer chaque aspect de leur club, le staff a été retravaillé. Ainsi, de nouveaux postes ont été annoncés. Cela illustre également le fait que l’équipe technique devrait prendre plus d’importance dans cet opus. Une suggestion de la formation à adopter avant chaque match sera, entre autres, disponible désormais. Les joueurs de Football Manager 2020 pourront également mieux encadrer leur staff concernant leur recrutement. De nouvelles fonctionnalités pour les joueurs prêtés vont être mises en place. De même, les recrues pourront maintenant demander à chaque coach le temps de jeu qu’il s’apprête à lui donner. Enfin, les graphismes ont été, comme à chaque édition, retravaillés. 

Pépites et talents à dénicher

Afin de bien débuter votre partie de FM 2020, la Feuille de Match vous donne quelques conseils. Ainsi, pour les plus novices, nous recommandons de s’entourer d’un staff technique compétent et de leur déléguer certaines responsabilités autour de l’entraînement (tout en gardant un oeil au travail effectué bien sûr). Mais les conseils les plus utiles dans ce jeu vidéo sont ceux se basant sur le recrutement. Si vous choisissez une équipe à gros budget, n’hésitez à vous jeter sur les pépites actuelles. Les Haland, Malen ou Camavinga seront sans aucun doute des cibles très alléchantes. Pour ceux ayant pris le pari de commencer avec une formation plus modeste, certains joueurs demeurent sans club et donc plus accessibles. Parmi ceux là on retrouve Ben Arfa, Coentrao, Bony ou encore Strinic. Mais le jeu réserve à chaque nouvel opus ses surprises, libre à chacun de trouver les meilleurs dès le 19 Novembre.

Jérémy Guiraud

A quoi s’attendre dans Football Manager 2020 ?

Colomiers et Perpignan en patrons : les résultats de la dixième journée de Pro D2

Ce week end se jouait la dixième journée de ProD2. Les leaders comme Grenoble, Oyonnax ou Perpignan ont assuré en l’emportant. Valence-Romans a lui gagné son deuxième match consécutif grâce à un grand Maxime Javaux et revient dans la course au maintien. En haut comme en bas du classement, la lutte reste acharnée. 

La journée avait débuté jeudi avec la victoire étriquée de Montauban 15-14 contre Biarritz. Les locaux se sont imposés grâce aux pieds de Mathy et Bosviel malgré l’essai de Romain Ruffenach en début de match. Montauban se place en milieu de tableau tandis que le BO loupe l’occasion d’accrocher le haut du tableau. 

Autre équipe avec une victoire sans essai et avec 15 points : Provence Rugby. Les cinq pénalités de Florent Massip ont permis aux locaux de l’emporter face à un Nevers au réveil trop tardif (15-8). Mais surtout, les hommes de Xavier Péméja ont loupé 11 points au pied, ce qui aurait pu leur permettre de jouer la gagne. Au lieu de ça, Nevers reste englué au fond du classement treizième. 

Soyaux-Angoulême continue d’essayer de suivre le rythme des équipes de tête. Les Charentais se sont imposés 21-6 face à Mont de Marsan malgré un première mi-temps accrochée (6-6). Avei (53e) et Laulhé (59e) ont inscrit les deux essais du match. Le SAXV est quatrième. Les Montois, eux, n’ont toujours pas prit le moindre point à l’extérieur et confirment leur début de saison très galère.

Pas de soucis pour les Cadors

Le groupe de tête est dirigé par Oyonnax. Chez le promu Rouennais, Oyonnax était pourtant mené 3-0 à la mi-temps. Mais à l’usure, les joueurs du Haut-Bugey s’en sont sortis avec le bonus en prime. Un doublé de Loïc Credoz (51e et 78e) et un essai de Geledan (72e) ont permis à Oyo de l’emporter 28-3.

Grenoble a dû s’employer pour venir à bout de courageux biterrois. Menés 6-8 à la mi-temps là aussi, les Grenoblois ont montré les crocs en deuxième mi-temps. Hulleu et Dupont (47e; 78e) ont fait craqué un Béziers très indiscipliné. En effet, 3 cartons jaune en moins d’un quart d’heure ont desservis les coéquipiers du capitaine Best. Malgré le doublé du demi d’ouverture Victor Dreuille au-delà du temps réglementaire, Grenoble s’impose 25-18.

Le carton de la journée est pour Perpignan. Les Sang et Or ont fait le spectacle face à Vannes ‘47-17. En contrôle du début à la fin du match, Perpignan a inscrit sept essais et empoche le bonus offensif. Le jeune ailier Lucas Dubois a notamment inscrit un doublé. Côté vannetais, deux essais de Gratien et l’international à 7 Paul Bonnefond mais surtout une valise bien remplie. Les Bretons végètent à la onzième place, rien à voir avec la saison dernière. Perpignan est lui troisième.

Valence Romans, le Come-back ?

Le déclic a-t-il eu lieu pour les joueurs de la Drôme? Après avoir acquis leur première victoire de la saison dimanche dernier contre Soyaux (18-13), les Valentinois se sont encore imposés à domicile 21-19. Cette fois-ci, la victime se nomme Aurillac. Et comme lors du match précédent, pas d’essai mais une réussite insolente pour Maxime Javaux : 21 points, 100% au pied. Voilà donc deux matchs que le demi d’ouverture inscrit la totalité des points de son équipe (39 pts). Les Aurillacois se sont montrés très indisciplinés, erreur fatale face à un buteur en feu. Malgré un essai de Adendorff, les Aurillacois laissent échapper la victoire mais obtiennent tout de même le bonus défensif. Valence-Romans est toujours dernier mais remonte au niveau comptable.

Hier, pour clôturer cette dixième journée, Colomiers s’est largement imposé contre Carcassonne 40-15. Mais malgré l’apparence du score, les Columérins ont laissé échapper le bonus offensif en inscrivant “que” 4 essais contre 2 pour les Audois. Mais Colomiers a bien géré la partie de bout en bout mais un Thomas Girard en feu. Le demi d’ouverture a compilé un essai, quatres transformations et quatre pénalités, 25 points au total. L’ailier Vici a lui inscrit son septième essai de la saison. En face, les Audois n’ont pas pu faire grand chose, inscrivant tout de même deux essais par Civil et Coulson. 

Tous les voyants sont au vert pour Colomiers qui enchaîne une troisième victoire consécutive et grimpe à la cinquième place du classement. 

Kenny Ramoussin

Colomiers et Perpignan en patrons : les résultats de la dixième journée de Pro D2

Dortmund – Bayern : 24 à 2 depuis cinq rencontres

24-2. C’est le score cumulé des cinq derniers Klassiker de Bundesliga qui se sont déroulés à l’Allianz Arena. Hier encore, le Borussia Dortmund n’a pas échappé à un tarif devenu habituel (4-0), face à un Bayern pourtant décevant depuis le début de la saison, et qui restait sur une lourde défaite le week-end précédent face à Francfort (5-1). Retour sur un match à sens unique.

Les choix payants d’Hansi Flick

Nommé dans un premier temps en tant qu’entraîneur intérimaire suite au départ de Niko Kovac, Hansi Flick pourrait bien prolonger l’aventure en tant que numéro 1 sur le banc du Bayern. L’ancien adjoint de Joachim Löw avec la Mannschaft a en effet permis aux Munichois de signer une seconde victoire consécutive toutes compétions confondues, sans encaisser de buts, avec pourtant une ligne défensive peu conventionnelle (Davies, Alaba, Martinez, Pavard), aucun d’eux n’évoluant hier à son poste de prédilection.

Mais justement, ces choix, en partie contraints en raison des blessures de Süle et de Hernandez, ainsi que la suspension de Boateng, se sont avérés payants. Alphonso Davies a rendu une copie impeccable au poste de latéral gauche, lui qui est pourtant à l’origine un ailier. Le jeune Canadien s’est montré très concerné, et sa bonne pointe de vitesse lui a permis de parfaitelent annihiler toute tentative de contre adverse.

David Alaba évoluait lui au poste de défenseur central, un rôle qu’il avait déjà exercé à plusieurs reprises sous les ordres de Pep Guardiola. Un autre choix payant de Flick, puisque l’Autrichien a pu apporter tout son sens du jeu dès la première relance, une qualité moins présente chez son partenaire en charnière centrale, Javi Martinez.

De son côté, Benjamin Pavard, de nouveau titularisé au poste de latéral droit, s’est montré très efficace sur les rares montées qu’il a effectuées. C’est lui qui adresse avec beaucoup de lucidité le centre décisif sur le premier but inscrit par Robert Lewandowski.

La principale prise de risque d’Hansi Flick résidait dans son choix des milieux de terrain. Le tout nouveau coach du Bayern avait en effet décidé d’aligner Joshua Kimmich aux côtés de Léon Goretzka, se passant ainsi des services de Thiago Alcantara, sans doute en quelque sorte puni pour son début de saison plus que poussif. Si Goretzka ne s’est pas montré étincelant, il a tout de même eu le mérite de s’employer sur chaque repli défensif afin d’annihiler toute menace de contre-attaque menée par les Jaune et Noirs. De son côté, Joshua Kimmich s’est montré omniprésent à la construction du jeu, comme première rampe de lancement, compensant ainsi le manque de vista de Javi Martinez notamment. Sur le plan défensif, le numéro 32 du Bayern s’est montré très inspiré, auteur de plusieurs interventions cruciales pour stopper les projections offensives adverses. 

Autre réussite de taille dont pourra se vanter Hansi Flick : la titularisation de Thomas Müller. Au-delà de cela, c’est surtout la confiance qu’il a témoigné à l’égard de l’Allemand qui a porté ses fruits, alors qu’on connaît les difficultés de ce dernier depuis plusieurs saisons maintenant. 

On a pas retrouvé certes le prime Müller, mais sa performance d’hier reste cependant intéressante, quand on sait en plus que Coutinho est loin d’être convaincant depuis son arrivée en Bavière. Présent dans les duels, de nouveau déterminé à faire les efforts, Müller s’est montré chirurgical sur les nombreux ballons qu’il a eu à négocier de la tête, dos au jeu. Il a par ailleurs affiché une belle complémentarité avec Robert Lewandowski, adressant une passe décisive à ce dernier pour son doublé.

Un BVB sans rythme, sans intention et donc sanctionné

Avant le début du match, la dynamique semblait clairement à l’avantage du Borussia Dortmund à l’occasion de ce 101ème Klassiker. Malgré un début de saison inconstant, les hommes de Lucien Favre avaient plutôt bien redressé la barre, et restaient sur trois victoires consécutives, dont un succès crucial face à l’Inter en milieu de semaine, alors que les Jaunes et Noirs étaient menés 2-0. 

Seulement voilà, fidèle à sa triste réputation quand il s’agit d’évoluer sur la pelouse de l’Allianz Arena depuis maintenant quatre ans, le Borussia a été transparent, incapable de véritablement rentrer dans son match, à l’image d’un Jadon Sancho, encore trop juste physiquement, qui a du céder sa place avant même la mi-temps.

Incapables d’effectuer un pressing consistant et efficace, les visiteurs ont progressivement perdu la face, affichant un déchet considérable dans leurs passes. Offensivement invisibles, à l’exception d’une occasion de Paco Alcacer en seconde période, finalement non cadrée, les hommes de Lucien Favre n’auront tiré que 2 fois du match, permettant à Manuel Neuer de signer un second clean-sheet consécutif.

Est-ce véritablement la faute de Lucien Favre ? Difficile de l’analyser de la sorte. Certes, les supporters du BVB pourront toujours reprocher au technicien suisse la titularisation de Mario Götze dans un rôle de faux neuf qui n’a absolument pas gêné ses ex-coéquipiers du Bayern Munich.

Pour le reste, ce sont surtout les joueurs qui ont déçu, avec des jambes lourdes visiblement. Et, à l’arrivée, un score encore plus lourd.

L’orgueil du champion

Comme le rappelait Patrick Guillou, consultant de BeinSports, à l’issue du match, c’est principalement l’orgueil du RekordMeister qui aura fait la différence dans ce match.

Pour la première fois de la saison, le Bayern Munich a affiché une maîtrise durant l’intégralité de la rencontre, sans concéder de véritables temps faibles. 

Comment l’expliquer ? Sans doute en raison d’un regain de motivation de la plupart des joueurs, qui savaient hier qu’ils n’avaient plus le droit à l’erreur suite au départ de Niko Kovac. Les efforts effectués par David Alaba et Thomas Müller notamment, en témoignent.

Le Bayern va désormais devoir confirmer que ce regain de forme n’est pas que temporaire, alors que les supporters ne pourront se satisfaire d’autre chose que le titre en Bundesliga. Les prochaines semaines risquent de rester agitées en autour de la Sabener Strasse, alors que le flou persiste autour du cas Arsène Wenger. 

Avec cette semaine aboutie, Hansi Flick aura en tout cas définitivement marqué des points auprès du board munichois.

Paul Stefani

Dortmund – Bayern : 24 à 2 depuis cinq rencontres