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Barça-Lyon : un quart d’heure de trop

Sèchement battus 5-1 hier soir au Camp Nou, les Lyonnais n’accrochent pas un quart de finale de Ligue des Champions. Après avoir tenu le choc au match aller, en arrachant un nul au Groupama Stadium (0-0), les Gones étaient en quête d’un exploit : Renverser la gigantesque montagne barcelonaise dans son arène. Si les chances de qualification de l’Olympique Lyonnais étaient minces, l’espoir, lui, était immense.  

Près de cinq mille supporters lyonnais avaient fait le déplacement, mercredi soir, dans l’espoir de voir leur équipe enflammer le Camp Nou. De retour de suspension, le meneur de jeu et capitaine lyonnais, Nabil Fékir, était impatient de fouler la pelouse de ce stade emblématique : « On vient ici pour créer l’exploit même si cela sera très compliqué. […] J’ai hâte de jouer cette rencontre ». Si les deux équipes ont en commun de n’avoir perdu aucun match en Champion’s League cette saison, l’écart de niveau s’est rapidement fait sentir.

L’OL en souffrance, le VAR défaillant

Quatre-vingt-dix minutes pour marquer l’Histoire. Les premières minutes de jeu donnent le ton de la rencontre. Les lyonnais exercent un pressing intense, Ndombele domine Messi de l’épaule avant de lui subtiliser le ballon. Pas de quoi inquiéter les barcelonais ! Le duo Messi-Coutinho combine à merveille pour offrir un centre à Suarez, seul au monde dans l’axe. Heureusement, Lopes s’impose dans les airs. Premier avertissement !

On prend les mêmes et on recommence. Servi par l’avant-centre Uruguayen, Léo Messi enroule du pied gauche. L’international portugais se détend et claque une incroyable parade !  Privé de ballon, il faut attendre la 10ème minute pour voir les hommes de Bruno Génésio jouer de l’avant. Ndombele tente la frappe lointaine mais rate le cadre. Les Blaugranas  repartent à l’offensive, et une fois de plus, Lopes sauve son équipe en surgissant dans les pieds du quintuple ballon d’or. Au quart d’heure de jeu, Lyon souffre mais ne rompt pas…

Dix-huitième minute de jeu, Suarez s’écroule dans la surface… Penalty pour le Barça ! Pas la moindre hésitation pour l’arbitre. Fauché par Denayer, l’avant-centre offre l’occasion à Lionel Messi d’ouvrir la marque. Une panenka plus tard, les catalans mènent 1-0. Le ralenti est sans appel. Pénalty imaginaire. C’est Luis Suarez qui commet une faute sur le défenseur lyonnais. Il serait temps que le VAR se réveille !

Lopes KO, ça fait 2-0

Que s’est-il passé ? L’incompréhension règne dans les tribunes du stade barcelonais. Après un contact avec Coutinho, le gardien portugais ne se relève pas. Le jeu est arrêté depuis quelques minutes. L’entraîneur lyonnais réclame le changement mais le portier, qui reprend du tonus, lui fait signe qu’il peut continuer. Plus de peur que de mal ?

A peine remis, Lopes essuie une frappe enroulée de l’avant-centre barcelonais. Deux minutes s’écoulent et l’attaque catalane revient s’abattre sur la défense lyonnaise. Messi pour Suarez et Coutinho à la conclusion… Le break est fait ! 2-0 à quinze minutes de la pause.

C’est terminé pour Anthony Lopes ! Le gardien ne s’est pas remis du KO subi quelques temps de jeu auparavant. Il sort du terrain en larmes, remplacé par Gorgelin. A l’issue de la rencontre, le Président du club français, Jean-Michel Aulas, a donné quelques nouvelles du joueur blessé : « Il est choqué, visiblement il a perdu connaissance donc il faudra faire des examens ». De quoi faire s’envoler tous les espoirs de qualification dans les rangs lyonnais, à l’heure de la mi-temps.

L’espoir lyonnais renaît, le VAR aussi

De retour des vestiaires, l’Olympique Lyonnais continue d’inquiéter. Quarante septième minutes de jeu, la star argentine lobe le portier remplaçant d’un minutieux piqué… Mais c’est sans compter le retour in extremis de Marçal, qui empêche le ballon de franchir la ligne.

On attendait un miracle, il est venu à la 58ème, et s’appelle Tousart ! Si les Gones n’ont pas réellement rehaussé leur niveau de jeu en début de seconde période, ce but relance pourtant tout le match. Un ballon mal dégagé dans la surface barcelonaise et le milieu de terrain en profite pour fusiller les cages de Ter Stegen. Contrôle poitrine, reprise de volée tendue et voilà que l’espoir renaît !

Espoir de courte durée. L’arbitre réclame la vidéo. Marcelo semble faire faute sur un défenseur espagnol mais c’est pour un hors-jeu présumé que l’on réclame la vidéo. 1, 2, 3 minutes passent. L’arbitre est de retour et valide le but. L’OL est à un but d’éliminer le géant catalan et de filer en quart de finale de la C1. Les trente dernières minutes s’annoncent palpitantes !

Messi s’amuse et crucifie l’Olympique Lyonnais…

On y aura cru jusqu’à la 78ème minutes et le récital du génie argentin. Un seul crochet et Marcelo disparaît, ridiculisé comme son coéquipier Denayer. Lionel Messi n’a plus qu’à armer sa frappe, un tir croisé qui glisse sous le gant de Gorgelin. Ça fait 3 buts à 1, et ce n’est pas fini.

Trois minutes plus tard, le meneur de jeu barcelonais se transforme en passeur décisif. Après avoir provoqué deux défenseurs, il sert Piqué au second poteau. Le défenseur central n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets et aller célébrer son but. Ça fait 4 buts à 1, et ce n’est (toujours) pas fini.

Les joueurs de Génésio ne courent plus. Les minutes se font longues et l’entrée en jeu d’Ousmane Dembélé ne va pas arranger les choses. Toujours à l’initiative du « messie », le champion du monde français se retrouve face au remplaçant de Lopes… Ça fait 5 buts à 1 ! Il était temps que l’arbitre mette un terme à cette rencontre.

… avant de filer en quart de finale de la Ligue des Champions

Avec cette victoire écrasante, le club espagnol marque une nouvelle fois l’Histoire du football européen. Et pour cause, c’est la douzième saison consécutive que le club se qualifie en quart de finale de la C1. Un record !

L’OL était le dernier rempart français dans cette ligue des Champions. « On a beaucoup trop subi le jeu… », regrette le coach Génésio avant de faire l’éloge de l’homme du match « On savait avant le match que beaucoup de choses dépendaient de lui. Ce soir il s’est mis en mode Champions League, dans un mode inarrêtable ». Avec ses deux buts et ses deux passes décisives, Messi répond donc à Cristiano Ronaldo… La course au ballon d’or est lancée !

Emmanuel Clévenot

Barça-Lyon : un quart d’heure de trop

Les notes de Juventus-Atlético

Après un match aller mal négocié sur la pelouse du Wanda Metropolitano (défaite 2-0), la Juventus a réussi l’exploit, ce mardi soir : renverser la vapeur se qualifier pour les quarts de finale de Ligue des Champions. Une victoire 3-0, grâce à un triplé de Cristiano Ronaldo. 

Les notes de la Juventus

Un Match plutôt propre. Pas d’erreurs, même si la disette offensive de l’Atlético a plutôt facilité son match.
Wojciech Szczesny
Gardien
6/10
Une première mi-temps un peu terne, avec beaucoup d’approximations. Bien meilleur en seconde période, avec notamment un retour sur Angel Correa sur une occasion qui aurait pu coûter très cher.
Joao Cancelo
Latéral droit
6/10
Monstrueux ! L’homme de base de cette équipe et des grands moments, il s’est retrouvé dans les trente mètres adverses 80% de la partie. Toujours fortement efficace en défense quand les situations l'exigeaient. Aurait pu être récompensé par un but en tout début de match, finalement annulé après recours à la VAR pour une faute de CR7 sur Oblak.
Giorgio Chiellini
Défenseur Central
7/10
Travailleur de l’ombre, mais fortement efficace pour effacer les attaquants de Madrid. Il n’a pas hésité à tenter quelques relances dangereuses, mais toutes réussies qui ont permis à la Juve de garder un bloc haut.
Leonardo Bonucci
Défenseur central
7/10
Très certainement la pépite de cette rencontre ! Pour une toute première titularisation dans la plus grande compétition européenne, l’international italien a illuminé la rencontre, n’hésitant pas à déborder. Quelques bons centres réalisés, et très propre défensivement. Remplacé par Dybala, très percutant.
Leonardo Spinazzola
Défenseur central
8/10
Animé par la Ligue Des Champions, l’allemand a réalisé un match costaud, que ce soit au milieu de terrain ou au poste de latéral droit, qu’il a occupé après la sortie de Leonardo Spinazzola.
Emre Can
Milieu de terrain
7/10
Peu en vue en première période, il garde toujours une grosse activité dans le jeu. Il reste le meneur indiscutable dans cette équipe de la Juve.
Miralem Pjanic
Milieu de Terrain
7/10
Coup de cœur de cette rencontre ! Meilleur joueur derrière Cristiano Ronaldo. 72 poumons, des ballons récupérés à tout va, des ballons à l’offensive ! Clairement époustouflant.
Blaise Matuidi
Milieu de terrain
9/10
Un gros match pour l’international italien, qui s’offre une passe décisive sur le premier but de CR7. Présent pour ce rendez-vous il prouve sa capacité à être important, puisqu’il obtient le pénalty qui permet à CR7 d’envoyer la Juve en quarts. Bon dribbleur, beaucoup de qualités de percussion.
Federico Bernardeschi
Attaquant
7/10
En difficulté, l’attaquant croate a été quasiment transparent dans cette rencontre. Néanmoins, son travail de l’ombre et sa présence ont permis de fatiguer la charnière madrilène, facilitant le travail de Ronaldo. Remplacé par Moise Kean, pour qui l'histoire aurait pu être belle s'il n'avait pas manqué son face à face, à 2-0.
Mario Mandzukic
Attaquant
5/10
Stratosphérique. Il est déjà dans la légende du foot et continue de l’écrire ! Certainement son meilleur match sour la tunique turinoise depuis son arrivée. Triplé, qualification. Simple. A l’image de toute son équipe, juste phénoménal hier soir.
Cristiano Ronaldo
Attaquant
10/10
Le technicien italien a parfaitement préparé cette rencontre, en mettant au repos certains cadres contre l’Udinese ce week-end. Bien aidé par un Cristiano des grands soirs, ses choix tactiques ont toujours été pertinents, même si la sortie de Spinazzola a un peu semé le trouble dans son équipe. Sa tactique mise en place (un bloc haut et un pressing constant) a permis à son équipe d’étouffer les madrilènes dès les premières minutes.
Massimiliano Allegri
Entraîneur
7/10

Les notes de l'Athletico

Pour un gardien de sa qualité, il doit être décisif dans ces grands rendez-vous ! Il a été totalement délaissé par une défense madrilène complètement déconcentrée après les assauts répétés des joueurs de la Juve.
Jan Oblak
Gardien
4/10
Transparent offensivement, en difficulté derrière (à l’image de toute son équipe, finalement). Le colombien a encore beaucoup de choses à travailler et à apprendre pour faire oublier Sime Vrsaljko. Remplacé par Vitolo, qui n’a pas non plus montré satisfaction, et qui a également écopé d’un carton jaune.
Santiago Arias
Latéral Droit
3/10
L’un des seuls à surnager dans son équipe. Le capitaine madrilène a longtemps tenu la baraque dans une rencontre archi dominée par les turinois.
Diego Godin
Défenseur central
5/10
Où est passé le Gimenez plein de sérénité et de grinta du match aller ? A ce niveau, ses approximations défensives ne pardonnent pas. Il doit faire beaucoup mieux dans une rencontre de ce standing.
José Maria Gimenez
Défenseur central
4/10
Le plus mauvais madrilène sur le terrain. Le latéral espagnol n'a pas vu le jour et s'est fait martyriser par Cristiano Ronaldo et Bernardeschi toute la rencontre. Complètement passé au travers de sa rencontre, lui qui a pourtant l’habitude des grands rendez-vous. Peut-être en fin de cycle...
Juanfran
Latéral Gauche
2/10
Le milieu de terrain le plus en vue dans cette rencontre… Mais toujours insuffisant. Le bloc bas de son équipe ne lui a pas permis de s’exprimer, lui qui préfère attaquer plutôt que défendre. Quelques remontées de balles qui ont fait du bien, toutes gâchées par Morata.
Saul Niguez
Milieu de terrain
4/10
Le prodige de cette équipe de l’Atlético a réalisé un match inconstant. Tantôt présent dans les duels, tantôt bouffé par l’agressivité de Blaise Matuidi et d’Emre Can. Techniquement trop approximatif pour espérer faire jouer son équipe.
Rodri Hernandez
Milieu de terrain
4/10
Certainement le joueur qui a le plus déçu. Le champion du monde français n’a pas répondu présent à ce grand rendez-vous. Offensivement transparent (ses incursions dans le camp adverse ont été trop imprécises, pas assez juste techniquement), défensivement à la rue (martyrisé par Bernardeschi, Cancelo et compagnie). Remplacé par Correa, qui a donné un coup de fouet à cette équipe, mais qui a provoqué le penalty sur Bernardeschi en toute fin de match.
Thomas Lemar
Ailier
3/10
L’international espagnol a été trop imprécis. Positionné dans un bloc beaucoup trop bas pour pouvoir s’exprimer (à l’image de Saul Niguez), il a souffert défensivement face aux montées de balle de Spinazzola.
Koke
Ailier
4/10
Pas avare en efforts, mais transparent offensivement. Une bonne présence en début de match, qui s’est peu à peu éteinte au cours de la rencontre. Un vilain geste sur Chiellini, en fin de match, qui prouve qu’il était totalement sorti de sa rencontre après le deuxième but turinois.
Alvaro Morata
Attaquant
3/10
Le maître à jouer de l’équipe de france a été un peu au dessus dans cette rencontre. Il est redescendu très bas pour venir aider ses collègues en défense, et fait quelques remontées de balles qui auraient pu être récompensées sans un bon Szczesny.
Antoine Griezmann
Attaquant
5/10
Le technicien argentin a été impuissant, depuis son banc, lors de cette rencontre. Ses joueurs ont été clairement en dessous de ses espérances. L’entrée en jeu de Correa, qui a semblé faire du bien, a finalement tourné au cauchemar.
Diego Simeone
Entraîneur
4/10
  •  

    Un match prodigieux de la Juventus, qui a prouvé que cette saison, elle a pris une autre dimension. N’en déplaise à certains spécialistes… Déjà maîtres en Série A, cette année pourrait être la bonne. Beaucoup de déception, enfin du côté de l’Atlético, qui est complètement passée au travers de sa rencontre, après un match aller plein de maîtrise et très plaisant. Déçus de ne pas disputer la compétition jusqu’au bout, avec une finale dans leur stade, les Colchoneros devront désormais se reconcentrer sur le championnat.

    Hugo Kucharski & Bastien Rodrigues

Les notes de Juventus-Atlético

Revue hebdo du 11 mars 2019

La perf de la semaine :

Pour la première fois depuis 5 mois, le Bayern est en tête de la Bundesliga, au lendemain d’une superbe victoire 6-0. Loin du sommet, les Bavarois étaient au purgatoire. En détruisant Wolfsbourg, pourtant 2e meilleure équipe à l’extérieur, Munich a ressuscité. Et de quelle manière. Trois passes dé de Franck Ribéry, un doublé de Robert Lewandowski, et le Bayern passe devant les Borussen à la différence de buts (+35 contre +33). La fin de saison s’annonce haletante…

Le but de la semaine :

Virevoltante, l’Ajax nous a régalé en éliminant le grand Real Madrid en huitièmes de finale de Ligue des Champions. Si les buts en mouvements sont somptueux, on ne pouvait pas s’empêcher de vous remontrer le coup franc magistral de Lasse Schöne.

La masterclass de la semaine :

Au coeur d’une période délicate (6 points pris en 10 matchs), le FC Séville peut compter sur un homme pour rester dans la course à l’Europe: l’ancien Toulousain Wissam Ben Yedder. Contre la Real Sociedad, un concurrent direct, il a inscrit un triplé en seulement treize minutes ! Au total, le français a inscrit 26 buts cette saison. De quoi pousser Deschamps à le rappeler en sélection ?

Le chiffre de la semaine :

C’est le chiffre de la possession de balle de Chelsea, ce dimanche, contre les Wolves de Nuno Espirito Santo. Un chiffre indécent, pas si loin de la possession parisienne contre Manchester (72%), et un résultat qui aurait pu y ressembler. Après l’ouverture du score de de Raul Jimenez à la 55e pour Wolverhampton, les Blues pensaient se faire hold-up un match où ils ont eu la main mise sur le ballon. Finalement, à force de pousser, Eden Hazard égalise dans le temps additionnel (90+2) et permet aux Blues d’accrocher un point précieux dans la course à la Ligue des Champions, eux qui comptent encore un match de retard en championnat.

La défaite de la semaine :

Le Fener va mal. A la lutte pour le maintien en Turkish Süperlig, les joueurs de Ersun Yanal ont concédé la défaite face à l’Istanbul Basaksehir, leader du championnat. Après l’ouverture du score du revenant Robinho (18e), le Fener pensait accrocher le nul grâce à un but de Roberto Soldado (73e). Mais finalement, c’est Stefano Napoleoni qui offre la victoire aux Stambouliotes à la 83e, permettant au leader du championnat de prendre 11 points d’avance au classement sur Galatasaray, deuxième. Le Fener, à cause de cette défaite, ne compte plus qu’un point d’avance sur le premier relégable, Götzepe.

La bonne série de la semaine :

Pendant que Gignac et les Tigres étaient freinés à Monterrey, le Club Leon enregistrait sa 6e victoire de suite en championnat (1-0 contre Labos BUAP) pour prendre la tête dans le tournoi de clôture. Il reste 7 matchs aux coéquipiers de Landon Donovan pour décrocher un premier titre depuis 2014.

La fin de série de la semaine :

Pour la première fois depuis 195 jours et une victoire 1-0 contre Nîmes, le TFC a gagné en championnat à domicile. La délivrance pour les Toulousains est venu d’un but de Yaya Sanogo en première mi-temps. Pas de quoi faire revenir les groupes de supporters avant la pause, d’autant que le match n’a pas toujours été passionnant. Le but de Sylla aurait pu détendre l’atmosphère, mais le latéral était signalé hors-jeu. Pour réduire la fracture entre le club et les fans, il faut continuer sur cette voie.

Le derby de la semaine :

Old Firm ? Derby d’Italia ? Non, les derbys sont partout, et les moins connus sont parfois les plus chauds. C’est le cas en Suède, avec le derby de Stockholm entre Hammarby et Djurgarden. Comme à Milan, les deux rivaux se partagent le même stade. Côté palmarès, large avantage aux “bleu et bleu marine”. Mais un derby est toujours incertain, et dans ce quart de finale de Coupe nationale, il a fallu attendre la séance de tirs au but pour voir gagner le tenant du titre Djurgarden.

Le sauveur de la semaine :

La Fiorentina a eu chaud. Dans un match qui leur aurait permis de recoller avec le haut du classement, face à la Lazio, la Viola avait mal démarré la rencontre, laissant Ciro Immobile ouvrir le score à la 23e. La Lazio avait l’occasion de revenir à égalité avec le Torino, l’Atalanta Bergame ou encore la Roma. Mais Luis Muriel n’a pas vu les choses sous cet angle. Sur le seul tir cadré de son équipe (en 13 tentatives dans la rencontre), l’international Colombien est venu égaliser à l’heure de jeu, et permet à la Fio de continuer à rêver d’Europe.

L'ancien de la semaine :

Il avait besoin de retrouver les terrains, et c’est désormais chose faite. Ali Ahamada, l’ancien portier toulousain, vient de signer un contrat avec Kongsvinger, en deuxième division norvégienne. Sans club depuis un an, c’est un nouveau départ pour le franco-comorien. On lui souhaite de marquer un nouveau but !

Xavier Regnier

Revue hebdo du 11 mars 2019

Paris, c’est fini

2 ans après, l’ombre de la Remontada planait encore dans l’esprit des plus sceptiques. D’autres pensaient qu’après le match aller fantastique réalisé par le PSG à Old Trafford, remporté 2-0 par les Parisiens, cette rencontre n’était qu’une formalité. Encore une fois, ils nous ont prouvé que tout était possible dans le football.

C’est avec une équipe diminuée que les Red Devils se présentaient, hier soir, sur la pelouse du Parc. Visages concentrés, fighting spirit anglais et des joueurs prêts à en découdre, tandis que les Parisiens semblaient un peu plus détendus. Certes, l’équipe alignée par Manchester United ne faisait pas rêver. Certes, Paul Pogba, Jesse Lingard, Ander Herrerra, Nemanja Matic ou encore Anthony Martial étaient restés à la maison pour cette rencontre, le premier suspendu, les autres blessés. Et pourtant.

2 minutes et déjà lancés

Dès l’entame de match, Manchester met de l’intensité. Fred, à la première minute, commet une faute sur Angel Di Maria, pire cauchemar des mancuniens au match aller. Une minute plus tard, le minot Thilo Kehrer manque sa passe en retrait pour Thiago Silva. Lukaku intercepte, dribble Gianluigi Buffon et va tacler ce ballon dans le but vide, marquant son premier but dans la compétition. 2e minute de jeu, Manchester est lancé. Les genoux parisiens commencent à trembler, tandis que la grinta des joueurs d’Ole Gunnar Solskjaer semble encore plus forte.

Le Paris Saint-Germain, sonné, met du temps avant de réellement rentrer dans sa rencontre. Les joueurs tentent de se faire dangereux, mais pour le moment, Manchester tient la baraque. Jusqu’à la 12e minute. Dani Alves lance Mbappé dans la profondeur, côté droit. Le Français centre ce ballon en retrait, à ras de terre, pour Juan Bernat. L’Espagnol devance Eric Bailly, en difficulté durant toute sa rencontre, reprend ce ballon pied gauche, au second poteau. Un partout, le Parc exulte. Les parisiens semblent reprendre un ascendant psychologique dans cette rencontre, ce but rendant la tâche mancunienne bien plus compliquée.

De Gea sera par la suite sollicité par Bernat, mais le portier de la Roja parviendra à repousser la frappe de l’espagnol près du poteau droit. Dans un match présentant un faux rythme, les parisiens dominent outrageusement la possession de balle, avec 83%.

Une erreur de Buffon pour tout relancer

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9 and 10

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Puis arriva la 30e minute. Le moment où le match va basculer. Marcus Rashford, totalement seul aux 25 mètres, déclenche une frappe puissante et tendue du pied droit. Buffon, peu attentif, commet une faute de main. L’erreur de trop. Romelu Lukaku, placé en embuscade, va glisser ce ballon au fond des filets parisiens. 2-1, l’espoir semble revenu côté mancunien.

Par la suite, Eric Bailly sortira, touché et en difficulté, remplacé par Diogo Dalot. Les parisiens mettent le pied sur le ballon, sans toutefois rassurer les supporters, notamment à cause d’une défense bien trop friable. A la pause, 76% de possession pour le PSG. Au score, 2 buts à 1 pour Manchester United. Solskjaer, arrivé en sauveur, peut encore rêver de réaliser le pari du siècle.

On est à la 56e minute de jeu, et le match affiche toujours un faux-rythme. Malgré le score, la rencontre semble molle. Pourtant, Di Maria va placer une merveille de ballon piqué dans les buts mancuniens, après une sublime talonnade de Mbappé aux 25 mètres. Seulement voilà, l’Argentin est signalé en position de hors-jeu. Le but est refusé, et les Parisiens commencent à douter. Les supporters sentent venir le cataclysme, mais refusent d’y croire. Pas encore, pas après la légendaire Remontada Blaugrana et le 6-1 subi contre le FC Barcelone deux saisons auparavant.

Une glissade de Mbappé qui coûte cher…

Le match se déroule ensuite sans vraiment d’occasions, le PSG se contentant de tranquillement faire tourner le ballon. Draxler sort, remplacé par Meunier, alors que Kehrer quitte la pelouse pour laisser entrer Leandro Paredes, la recrue hivernale du club de la capitale. Solskjaer joue la carte de la jeunesse (la seule qu’il pouvait encore sortir de sa manche, à vrai dire) et fait entrer Tahith Chong, remplaçant Andreas Pereira.

On joue la 84e minute. Paris domine son sujet, mais une certaine fébrilité plane toujours sur cette équipe. Pourtant, tout ne semble pas terminé. Dani Alves lance parfaitement Kyllian Mbappé dans le dos de la défense, à la limite du hors-jeu. L’attaquant parisien se présente devant De Gea, tente de le dribbler… et glisse. L’image semble se dérouler au ralenti pour les supporters Parisiens, qui se voyaient déjà anéantir les espoirs de qualification des Red Devils.

Mais l’action n’est pas terminée. Juan Bernat, encore lui, a bien suivi l’action. A gauche, dans la surface, le latéral reprend ce ballon pied gauche… qui heurte le poteau droit de David De Gea. Une fois encore, le ballon semble partir au ralenti, les supporters semblent prêts à exploser, exulter. Mais une fois encore, la “malédiction” parisienne hante les protagonistes de cette rencontre. Toujours 2-1, et Paris tremble.

… et la VAR qui redonne l’espoir

Par la suite, c’est Ashley Young qui va quitter la pelouse, remplacé par le très jeune (mais non sans talent) Mason Greenwood. Solskjaer abat sa dernière carte, tentant le tout pour le tout dans cette rencontre. C’est alors que l’impossible arriva.

On joue la 90e minute. Trois minutes de temps additionnel annoncées. Diogo Dalot se présente pour centrer, et le ballon part très vite. Presnel Kimpembe le dévie, et le ballon part en corner… Pas tout à fait.

Kimbembe touche en effet ce ballon du bras. L’arbitre de la rencontre, M.Skomina, fait appel à la vidéo. Quelques secondes plus tard, il accorde le penalty à Manchester United.

Tout le Parc des Princes retient son souffle, et probablement des millions de spectateurs devant leur télé. Marcus Rashford s’élance… et trompe Buffon. 94e, 3-1. Manchester est pour le moment qualifié.

Cavani entrera en jeu juste après cet évènement, mais cela ne suffira pas. Un dernier coup-franc dangereux pour le PSG, repoussé par Lukaku. L’arbitre siffle, c’est terminé. Les Red Devils sont en quart de finale.

Un résultat cataclysmique

Ce résultat, catastrophique, n’est pas sans rappeler la Remontada du FC Barcelone. Sauf que cette fois, c’est pire. Parce que Manchester United est extrêmement diminué. Parce que le PSG semblait prêt à aller au bout, à marcher sur l’Europe. Pourtant, leur cruel manque de mental leur aura encore coûté très cher.

“Nous avons contrôlé la partie, c’est un résultat totalement ridicule”
Thomas Tuchel
coach du PSG

En zone mixte, les déclarations fusent : “C’est inadmissible”, annonce Marquinhos. “Nous avons contrôlé la partie, c’est un résultat totalement ridicule” fulmine Thomas Tuchel. Neymar, sur les réseaux sociaux, s’emporte : “C’est une honte. On met quatre mecs qui ne comprennent rien au foot pour regarder un tir au ralenti devant la télé… Il n’y a rien. Comment le mec peut mettre ses mains ailleurs”. Suivi d’un “Allez vous faire foutre” plein de regrets et de dégoût.

Encore une fois, le Paris Saint-Germain a manqué de quelque chose pour pouvoir se présenter en tant que top équipe européenne. Reste à savoir quelles conséquences auront ce résultat sur le club…

Hugo Kucharski

Paris, c’est fini

Revue hebdo du 6 mars 2019

Chaque semaine, la rédaction de la Feuille de Match vous emmène faire un tour du monde le temps d’un article en sélectionnant quelques faits marquants. Objectif découverte, tout en assumant une certaine subjectivité.

Le but de la semaine :

Centre-tir ? Lob ? Enroulé ? Comment qualifier ce but de Lucas Andersen ? Un bijou qui vient sauver le point du nul pour Aalborg, au terme d’un match maîtrisé (24 tirs à 6 ; 69% de possession de balle) contre Hobro, l’avant-dernier du championnat danois. Aalborg est 6e.

La masterclass de la semaine :

Selnaes va cruellement manquer aux Verts et son départ vers la Chine n’est peut-être pas le meilleur choix sportif. Mais pour sa première avec Shenzhen, il s’est offert une prestation de haute volée : un doublé (frappe du gauche sans contrôle à l’entrée de la surface, coup franc expédié sous la barre transversale) et une passe décisive.

Le chiffre de la semaine :

0

C’est le nombre de points pris à l’extérieur par le Séville FC en 2019. 5 défaites pour un seul but marqué, ce week-end, contre Huesca. Au classement, Séville est 6e, à 5 points de la 4e place synonyme de Ligue des Champions. Huesca, de son côté, peut croire à un improbable maintien en revenant à 3 points du 17e.

Le carton de la semaine :

Habituée de la Ligue des Champions, Schalke est à la peine cette saison. Sans victoire en championnat depuis le 20 janvier, le club de Gelsenkirchen a explosé ce week-end à domicile, giflé 4-0 par le promu Fortuna Düsseldorf (buts de Lukebakio sur pénalty, Raman et doublé de Kownacki). Excédés, les supporters ont contraint Stambouli à rendre son brassard de capitaine. Les Knappen peuvent regarder dans le rétroviseur : le barragiste est à 4 points…

La décla de la semaine :

Selon lui, Gradel “pourrait jouer à Paris ou à Marseille”. Si on peut douter de sa plus-value dans l’effectif parisien, nul doute que l’Ivoirien a de quoi rivaliser avec Lucas Ocampos. Au-delà du foot fiction, les punchlines alignées par le milieu offensif depuis quelques matchs traduisent un vrai ras-le-bol. Gradel tient Toulouse à bout de bras, et ça l’agace. Et ce n’est pas le match contre Lyon qui lui donnera envie de rester cet été…

Le championnat de la semaine :

De l’autre côté de l’Atlantique, on joue les championnats sur une année civile. Ce week-end, c’était donc la journée d’ouverture de la MLS, le championnat nord-américain. 12 matchs, 41 buts, et Zlatan qui fait déjà parler de lui en permettant au LA Galaxy de renverser Chicago. Une 24e saison qui accueille une 24e franchise, Cincinnati, battu 4-1 par les Seattle Sounders.

La boulette de la semaine :

En général, quand on parle de boulette, c’est qu’un gardien a raté un ballon. Là, Consigli a bien attrapé… l’épaule de Piatek, qui venait de le lober à l’entrée de la surface. Carton rouge logique, ce qui n’a pas aidé son équipe à revenir dans un match pourtant équilibré.

L’ancien de la semaine :

Crédits : Daily Mail

Les champions du monde affluent au Japon, avec succès. Lors de la deuxième journée du championnat, le Sagan Tosu de Fernando Torres s’est incliné face au Vissel Kobe d’Iniesta, Podolski et… David Villa, auteur du seul but du match. Des débuts réussis pour le meilleur buteur de l’histoire de la Roja dans son nouveau championnat.

Revue hebdo du 6 mars 2019