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Quand l’OM gagnait au Parc

Pour voir le Paris Saint-Germain s’incliner sur sa pelouse face à l’Olympique de Marseille, il faut revenir neuf ans en arrière, le 28 février 2010. Depuis ce succès 3-0, le visage des deux équipes a bien changé.

L’Olympique de Marseille va-t-il enfin renouer avec la victoire face à son plus grand rival ? Pas sûr, tant l’écart entre les deux écuries semble immense, avant la rencontre de ce dimanche 17 mars 2019… Pour retrouver une victoire marseillaise face au Paris Saint-Germain, il faut remonter au 27 novembre 2011 et un succès 3-0 au Stade Vélodrome. Depuis plus rien. Marseille a, de temps en temps, accroché l’ogre parisien, mais le club phocéen ne gagne plus.

Pire, à l’extérieur, Marseille n’a plus gagné depuis neuf ans, c’était le 28 février 2010. Là encore, les Marseillais s’étaient imposés sur le score de 3-0 (Hatem Ben Arfa, Lucho Gonzalez et Benoît Cheyrou étaient les buteurs du soir). Neuf ans de disette, une éternité durant laquelle les deux équipes ont complètement changé.

La dernière fois que Marseille a remporté un match au Parc des Princes…

-Saison 2009-2010, l’OM joue le titre en Ligue 1. Les Marseillais remportent le Classique au Parc des Princes. À l’issue de la saison, les Phocéens, coachés par Didier Deschamps, remportent le Championnat de France, avec six points d’avance devant Lyon. Aujourd’hui, Steve Mandanda est le seul rescapé de cette équipe. Sauf blessure, il gardera les cages marseillaises ce dimanche.

-Le PSG 2009-2010 d’Antoine Kombouaré finira dans le ventre-mou du championnat de France. Une équipe bien loin des talents de l’actuel Paris Saint-Germain. Il faudra attendre la saison 2011-2012 et l’arrivée du Qatar à la tête du club pour voir le PSG sur le podium. Aujourd’hui, aucun des titulaires n’est encore un joueur du PSG. Zoumana Camara a depuis intégré le staff du club parisien.

– Le PSG n’était pas encore le club de cœur d’Hatem Ben Arfa

– Le légendaire Apoula Edel était le gardien de but titulaire du Paris Saint-Germain.

Un Classique qui marque la fin des tribunes ultras au Parc

Sans parler de la défaite, ce 28 février 2010 marquera l’histoire du PSG à tout jamais. Avant le coup d’envoi, une bagarre entre les ultras parisiens des tribunes Auteuil et Boulogne éclate. Yann Lorence, 37 ans, membre de la tribune Boulogne est tabassé, lynché. Plongé dans le coma, il décèdera quelques semaines plus tard. Les conséquences de ce tragique événement se ressentent encore aujourd’hui dans l’enceinte parisienne.

Robin Leproux, président du PSG à ce moment-là, lance son « plan » pour ramener le calme dans les travées. Les ultras sont chassés du Parc. L’arrivée de Qatar Sport Investments en 2011, ne changera rien. Le nouveau dirigeant Nasser Al-Khelaïfi poursuit dans cette voie. Il faudra attendre 2016 pour revoir les ultras dans leur stade, rassemblés sous la bannière du Collectif Ultras Paris (CUP). Malgré tout, la ferveur n’a rien de comparable avec les années Boulogne-Auteuil. Parfois moqué pour son ambiance (tifos ratés, paroles de chants diffusées sur les écrans géants du stade), le Parc des Princes subit encore aujourd’hui les effets du « Plan Leproux ». Peut-être le prix à payer pour ne plus jamais revivre des drames comme celui de ce 28 février 2010.

Thibaut Calatayud

Quand l’OM gagnait au Parc

Le Real Madrid entame son renouveau

Victorieux 2-0 sur sa pelouse hier après-midi face au Celta Vigo, le Real Madrid a affiché un bien meilleur visage que celui qui était le sien il y a quelques semaines. L’arrivée de Zinédine Zidane, et ses choix forts, a complètement changé les joueurs de la Maison Blanche.

De retour lundi dernier sur le banc de Real Madrid, après l’éviction de Santiago Solari, Zinédine Zidane n’a pas tardé à réaliser quelques choix forts. Devant les 65 000 spectateurs présents au Santiago Bernabeu hier, le technicien français, triple vainqueur de la Ligue des Champions, a fait des choix forts.

Retour de Keylor Navas, Isco, Asensio et Marcelo

Premier choix fort de Zizou : l’installation de Keylor Navas dans les buts. Le portier Costaricien avait perdu sa place au profit de Thibaut Courtois, arrivé en provenance de Chelsea l’été dernier. Et Zizou a eu raison, puisque le gardien réalisera une parade énormissime sur une tête de Maxi Gomez, en début de match (16e minute). Par la suite, le gardien n’a pas été trop inquiété par les adversaires, qui ont rapidement perdu David Junca, blessé sur sa première accélération.

Les autres choix forts de ZZ ont également porté leurs fruits. L’ancien Galactique a décidé de réinstaller Marcelo dans le couloir gauche de la défense, qui avait perdu sa place au profit du jeune Reguilon. Et le Brésilien a été énorme. Il s’est beaucoup projeté, déposant une offrande dans les pieds d’Isco (autre choix fort de ZZ, titularisé dans un milieu à 3 aux côtés de Kroos et Modric), s’offrant même une grosse occasion sur une frappe, détournée par le portier Galicien RUben Blanco. Par la suite, il a beaucoup combiné avec Asensio, Karim Benzema ou encore Luka Modric, et s’offrira même une passe décisive pour Gareth Bale, qui conclura une bonne occasion du pied droit, avec l’aide du poteau de Blanco, d’une frappe croisée (2-0, 77e).

Isco, réinstallé au milieu de terrain, s’offrira également un but, sur un centre en retrait de Karim Benzema. L’international espagnol conclura un bon mouvement Madrilène à bout portant pour ouvrir le score (1-0, 62e). Marco Asensio, de nouveau titulaire, a été très remuant, offrant même plusieurs occasions franches aux Madrilènes. A noter le but refusé de Luka Modric, pour un hors-jeu de Raphaël Varane, qui n’a pas touché le ballon, mais gêné le portier Celtico.

Déjà un effet Zidane ?

La question que tout le monde se pose désormais : et si Zidane avait déjà changé les choses ? Certes, il a réalisé quelques choix forts. Réinstaller Marcelo, nonchalant et accusé d’avoir pris du poids depuis le départ de CR7 ; réinstaller Navas dans les cages, qui a été énorme tout au long du règne du technicien français sur le banc de la Maison Blanche ; titulariser Isco, Asensio ou encore Bale… Tant de choix forts, qui ont impacté positivement le groupe. Les joueurs semblaient revigorés, de nouveau motivés et prêts à aller titiller la deuxième place du championnat, occupée par l’Atlético Madrid.

Autre “révolution” prévue par Zidane, cette fois du côté du mercato. L’arrivée d’Eder Militao, en provenance de Porto, est déjà actée. 50M d’euros, un contrat jusqu’en 2025 et déjà un très joli coup pour venir renforcer la défense Madrilène. Le coach français, qui a eu des garanties sur le renforcement de son équipe au prochain mercato, a déjà quelques idées en tête. Tout le monde parle de Neymar, Mbappé ou encore Eden Hazard, bien que ce dernier ne soit pas sûr de quitter Londres avec l’interdiction de recrutement de Chelsea.

La nouvelle ère Zidane s’annonce passionnante, et même si c’est un peu tôt pour juger, ce premier match symbolise tout l’espoir d’un club, retrouvé depuis l’arrivée de Zidane sur son banc. Le prochain mercato sera déterminant pour le Real Madrid, et la Maison Blanche n’a plus qu’à aller accrocher la deuxième place dans une saison déjà qualifiée de ratée par les différents experts.

Hugo Kucharski

Le Real Madrid entame son renouveau

Deux pitchouns vers le quart de finale de Gambardella

Nathan Ngoumou et Amine Adli ont des parcours presque similaires. Deux joueurs de football de l’année 2000 qui n’en finissent plus d’évoluer vers le groupe pro. Pour leur première conférence de presse ce jeudi 14 mars, les deux jeunes joueurs du TFC se sont exprimés sur leur formation, sur le prochain match de Gambardella et sur leur évolution.

Nathan Ngoumou se lance dans le football à l’âge de 5 ans, sous les conseils de son cousin Achille Emana, un nom qui parle beaucoup aux supporters du TFC. Le natif de Toulouse signe son premier contrat professionnel en novembre 2018. Pour lui, cette signature est « un rêve. C’est que du bonheur de signer mon premier contrat professionnel dans le club où j’ai été formé. C’est une fierté surtout de signer avec le numéro 11, j’en suis encore plus fier. » Il n’a connu qu’un seul club dans sa jeune carrière mais il a également côtoyé l’équipe de France U19. Pour le jeune Ngoumou, avoir le maillot bleu sur le dos : « c’est encore une fierté, représenter son pays, il n’y a pas mieux. Le match à Lille était d’autant plus plaisant que j’ai pu évoluer entouré des meilleurs joueurs de ma catégorie donc tu ne peux que t’amuser. »

Amine Adli est arrivé au TFC à l’âge de 13 ans. Il évoluait auparavant avec Pézenas et ensuite au centre de formation de Castelmaurou. Le jeune joueur de 19 ans vient également de signer son premier contrat professionnel. « C’est une grande fierté sachant que je suis arrivé ici en U16, je pense que je devais bien ça au club après tout ce qu’ils m’ont apporté. Je ne me voyais pas signer autre part. » Le milieu de terrain de Toulouse leur est redevable. Ce club l’a fait grandir, il lui a beaucoup apporté. Il se permet de rêver : « la marche entre la Gambardella et la Ligue 1 est énorme et sur un match aucun joueur ne peut être jugé. En grand fan du Barça, oui je rêve depuis tout petit de pouvoir jouer sous ce maillot comme tout joueur de football je pense. »

La Gambardella comme objectif

L’année dernière, les U19 du TFC se sont faits éliminer par le club de Tours en quart de finale de la Gambardella. Cette saison encore, le club violet affronte Tours en quart de finale, ce dimanche 17 mars sur le terrain annexe du Stadium. Pour les deux jeunes joueurs, ce rendez-vous se présente comme l’objectif d’une jeune carrière, et pourrait leur faire franchir un cap dans ce club. 

Pour Nathan Ngoumou, le match de dimanche est à prendre comme une « revanche de l’année dernière ». Les deux joueurs ressentent la pression qui les attend pour ce match mais ils ont les mêmes mots concernant ce quart de finale : « La pression nous y sommes habitués et nous sommes en mode compétition. Après l’élimination de l’année dernière contre la même équipe, nous avons à cœur de venger nos coéquipiers qui ne peuvent pas jouer dimanche. » Pas de stress donc, mais Nathan et Amine sont focalisés sur cet objectif et sur le groupe dans lequel ils évoluent. Ce groupe qui va jouer dimanche contre Tours est pourtant sous pression, quand on regarde le parcours de l’année passée. Mais la motivation, l’envie de faire mieux et de se dépasser priment dans les têtes. Comme ils le disent si bien : « nous sommes un groupe de potes qui vit bien ensemble et qui ne se marche pas sur les pieds. » Une mise au vert, deux entraînements et un repas collectif ; c’est ce qui attend les joueurs avant ce match contre Tours, si important dans la jeune carrière d’un joueur de football.

Le club mise sur le potentiel des deux garçons

Rémy Loret, présent pour accompagner les deux jeunes pépites du club de la ville rose, parle de ses joueurs d’une manière bien réfléchie : « Deux garçons qui franchissent les différentes étapes tranquillement, sereinement. Ils élèvent leur niveau de jeu lorsqu’il est nécessaire. Deux jeunes avec de gros potentiels, qui aiment le football et en sont passionnés. » Le directeur de la formation au TFC croit en ses joueurs et mise sur eux pour le futur du club. Ils n’en parlent pas beaucoup mais entre deux questions, Nathan et Amine l’affirment : l’objectif et le rêve ultime est d’évoluer un jour sur « le grand terrain d’à côté, la pelouse du Stadium. » Pour Rémy Loret, « il reste une marche à franchir, les voir jouer sur la pelouse du Stadium en Ligue 1 et c’est notre travail de les amener jusque-là mais ils n’en sont pas si loin que ça ». Les deux jeunes « Pitchouns » gardent tout de même les pieds sur terre alors que l’environnement et leur nouveau statut dans le club donnerait la possibilité de prendre la grosse tête.

Après une victoire 6-0 en huitièmes de finale face au Havre (dont le centre de formation a sorti Riyad Mahrez, Dimitri Payet ou encore Steve Mandanda), les Toulousains ont envoyé un signal fort au Tours FC, qui compte bien réitérer sa performance de l’an dernier, même si les Toulousains semblent mieux préparés et prêts à en découdre. Dimanche, c’est une place en demi-finale qui se joue. Mais c’est surtout la revanche de l’année dernière !

Bastien Rodrigues

Deux pitchouns vers le quart de finale de Gambardella

Arsenal étrille Rennes et file en quarts

Après un match aller mal négocié au Roazhon Park (défaite 3-1), les Gunners ont réalisé le match parfait à l’Emirates Stadium hier soir. Une belle victoire 3-0, et Arsenal file en quarts de finale d’Europa League.

Près de 6 000 supporters Rouge et Noirs avaient fait le déplacement pour venir supporter le Stade Rennais à l’Emirates. 60 000 spectateurs au total, pourtant ce sont les Rennais qui se sont manifestés en premier, et tout au long de la rencontre, dans les tribunes. “On est chez nous” scandaient les fans du club breton. Sur le terrain, c’est une toute autre histoire…

Un quart d’heure de folie

Tout s’est joué dans le premier quart d’heure. Dès la 5e minute, Pierre-Emerick Aubameyang est là, au premier poteau, pour pousser au fond des filets un centre d’Aaron Ramsey, après un gros travail de Maitland-Niles. 1-0, cinquième minute, et la sensation que le Stade Rennais est perdu sur le terrain. Ca commence fort.

Quelques secondes avant le but, Alexandre Lacazette (de retour de suspension après la réduction de cette dernière par l’UEFA quelques jours plut tôt) aurait pu profiter d’une erreur de Thomas Koubek, qui avait mal négocié sa sortie. Quelques minutes plus tard, c’est Pierre-Emerick Aubameyang qui s’échappe sur le côté gauche, après un bon relais avec Ramsey, et qui va centrer sur Maitland Niles, second poteau, qui conclut d’une tête puissante. 2-0, 15 minutes, l’affaire semble déjà pliée, Arsenal était déjà virtuellement qualifié grâce à son but marqué à l’extérieur.

Seulement, Aubameyang semble hors-jeu, juste après la remise de Ramsey amenant son centre décisif. Pas de VAR en Ligue Europa cependant, ce qui rend les Rennais furieux. Victimes d’injustice, les joueurs de Julien Stéphan peinent à se reconcentrer.

Les Rennais dominés, Arsenal en grande forme

Le reste de la rencontre a été dominé par des Gunners en grande forme. La défense à trois Mustafi-Koscielny-Monreal a très bien tenu la baraque, rendant inefficaces toutes les occasions Rennaises ; Maitland-Niles et Kolasinac n’hésitaient pas à se rendre disponibles offensivement pour submerger l’équipe rennaise sur les flancs… Bensebaini et ses coéquipiers en défense se sont retrouvés débordés. Ben Arfa, trop peu en vue, n’aura pas apporté ses dribbles ravageurs du match aller ; Bourigeaud est également passé au travers de sa rencontre, lui qui avait réalisé un fantastique match aller. L’engagement physique d’Arsenal aura pendant longtemps déstabilisé les Rouge et Noirs, qui se sont retrouvés plusieurs fois au sol, Lacazette évitant de très peu l’expulsion à plusieurs reprises pour des tacles en retard. Une frappe dangereuse de M’baye Niang termine sur le poteau droit de Cech, bien chanceux sur cette action.

Finalement, la rencontre va s’équilibrer en toute fin de match, et les Rennais vont commencer à se montrer dangereux. Jusqu’à ce qu’Aubam’ frappe encore. 72e minute, Mkhitaryan (entré en jeu quelques minutes plus tôt) écarte sur Sead Kolasinac, qui centre en première intention au second poteau pour Aubameyang, esseulé, qui n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. 3-0, une célébration loufoque de plus pour Aubameyang (un masque de Black Panther sur le visage, les bras croisés sur le torse en signe au Wakanda) et un carton jaune au passage. Rennes est K.O, et ne se relèvera pas. 3-0 au score final, malgré quelques occasions Rennaises en fin de match, la plupart étant rapidement stoppées pour hors-jeu.

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❌ Panther ❌

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Le Stade Rennais s’arrête donc en huitièmes de finale. Après avoir fait vibrer tous ses supporters et les français en seizième face au Bétis, et après un match aller réussi (bien aidé par un Arsenal réduit à 10 après l’expulsion de Sokratis), les Rennais s’effondrent face à une séduisante équipe d’Arsenal, entraînée par l’ancien coach Parisien Unai Emery. Les joueurs, déçus, devront désormais se reconcentrer sur le championnat pour aller de nouveau chercher une qualification européenne.

Hugo Kucharski

Arsenal étrille Rennes et file en quarts

Barça-Lyon : un quart d’heure de trop

Sèchement battus 5-1 hier soir au Camp Nou, les Lyonnais n’accrochent pas un quart de finale de Ligue des Champions. Après avoir tenu le choc au match aller, en arrachant un nul au Groupama Stadium (0-0), les Gones étaient en quête d’un exploit : Renverser la gigantesque montagne barcelonaise dans son arène. Si les chances de qualification de l’Olympique Lyonnais étaient minces, l’espoir, lui, était immense.  

Près de cinq mille supporters lyonnais avaient fait le déplacement, mercredi soir, dans l’espoir de voir leur équipe enflammer le Camp Nou. De retour de suspension, le meneur de jeu et capitaine lyonnais, Nabil Fékir, était impatient de fouler la pelouse de ce stade emblématique : « On vient ici pour créer l’exploit même si cela sera très compliqué. […] J’ai hâte de jouer cette rencontre ». Si les deux équipes ont en commun de n’avoir perdu aucun match en Champion’s League cette saison, l’écart de niveau s’est rapidement fait sentir.

L’OL en souffrance, le VAR défaillant

Quatre-vingt-dix minutes pour marquer l’Histoire. Les premières minutes de jeu donnent le ton de la rencontre. Les lyonnais exercent un pressing intense, Ndombele domine Messi de l’épaule avant de lui subtiliser le ballon. Pas de quoi inquiéter les barcelonais ! Le duo Messi-Coutinho combine à merveille pour offrir un centre à Suarez, seul au monde dans l’axe. Heureusement, Lopes s’impose dans les airs. Premier avertissement !

On prend les mêmes et on recommence. Servi par l’avant-centre Uruguayen, Léo Messi enroule du pied gauche. L’international portugais se détend et claque une incroyable parade !  Privé de ballon, il faut attendre la 10ème minute pour voir les hommes de Bruno Génésio jouer de l’avant. Ndombele tente la frappe lointaine mais rate le cadre. Les Blaugranas  repartent à l’offensive, et une fois de plus, Lopes sauve son équipe en surgissant dans les pieds du quintuple ballon d’or. Au quart d’heure de jeu, Lyon souffre mais ne rompt pas…

Dix-huitième minute de jeu, Suarez s’écroule dans la surface… Penalty pour le Barça ! Pas la moindre hésitation pour l’arbitre. Fauché par Denayer, l’avant-centre offre l’occasion à Lionel Messi d’ouvrir la marque. Une panenka plus tard, les catalans mènent 1-0. Le ralenti est sans appel. Pénalty imaginaire. C’est Luis Suarez qui commet une faute sur le défenseur lyonnais. Il serait temps que le VAR se réveille !

Lopes KO, ça fait 2-0

Que s’est-il passé ? L’incompréhension règne dans les tribunes du stade barcelonais. Après un contact avec Coutinho, le gardien portugais ne se relève pas. Le jeu est arrêté depuis quelques minutes. L’entraîneur lyonnais réclame le changement mais le portier, qui reprend du tonus, lui fait signe qu’il peut continuer. Plus de peur que de mal ?

A peine remis, Lopes essuie une frappe enroulée de l’avant-centre barcelonais. Deux minutes s’écoulent et l’attaque catalane revient s’abattre sur la défense lyonnaise. Messi pour Suarez et Coutinho à la conclusion… Le break est fait ! 2-0 à quinze minutes de la pause.

C’est terminé pour Anthony Lopes ! Le gardien ne s’est pas remis du KO subi quelques temps de jeu auparavant. Il sort du terrain en larmes, remplacé par Gorgelin. A l’issue de la rencontre, le Président du club français, Jean-Michel Aulas, a donné quelques nouvelles du joueur blessé : « Il est choqué, visiblement il a perdu connaissance donc il faudra faire des examens ». De quoi faire s’envoler tous les espoirs de qualification dans les rangs lyonnais, à l’heure de la mi-temps.

L’espoir lyonnais renaît, le VAR aussi

De retour des vestiaires, l’Olympique Lyonnais continue d’inquiéter. Quarante septième minutes de jeu, la star argentine lobe le portier remplaçant d’un minutieux piqué… Mais c’est sans compter le retour in extremis de Marçal, qui empêche le ballon de franchir la ligne.

On attendait un miracle, il est venu à la 58ème, et s’appelle Tousart ! Si les Gones n’ont pas réellement rehaussé leur niveau de jeu en début de seconde période, ce but relance pourtant tout le match. Un ballon mal dégagé dans la surface barcelonaise et le milieu de terrain en profite pour fusiller les cages de Ter Stegen. Contrôle poitrine, reprise de volée tendue et voilà que l’espoir renaît !

Espoir de courte durée. L’arbitre réclame la vidéo. Marcelo semble faire faute sur un défenseur espagnol mais c’est pour un hors-jeu présumé que l’on réclame la vidéo. 1, 2, 3 minutes passent. L’arbitre est de retour et valide le but. L’OL est à un but d’éliminer le géant catalan et de filer en quart de finale de la C1. Les trente dernières minutes s’annoncent palpitantes !

Messi s’amuse et crucifie l’Olympique Lyonnais…

On y aura cru jusqu’à la 78ème minutes et le récital du génie argentin. Un seul crochet et Marcelo disparaît, ridiculisé comme son coéquipier Denayer. Lionel Messi n’a plus qu’à armer sa frappe, un tir croisé qui glisse sous le gant de Gorgelin. Ça fait 3 buts à 1, et ce n’est pas fini.

Trois minutes plus tard, le meneur de jeu barcelonais se transforme en passeur décisif. Après avoir provoqué deux défenseurs, il sert Piqué au second poteau. Le défenseur central n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets et aller célébrer son but. Ça fait 4 buts à 1, et ce n’est (toujours) pas fini.

Les joueurs de Génésio ne courent plus. Les minutes se font longues et l’entrée en jeu d’Ousmane Dembélé ne va pas arranger les choses. Toujours à l’initiative du « messie », le champion du monde français se retrouve face au remplaçant de Lopes… Ça fait 5 buts à 1 ! Il était temps que l’arbitre mette un terme à cette rencontre.

… avant de filer en quart de finale de la Ligue des Champions

Avec cette victoire écrasante, le club espagnol marque une nouvelle fois l’Histoire du football européen. Et pour cause, c’est la douzième saison consécutive que le club se qualifie en quart de finale de la C1. Un record !

L’OL était le dernier rempart français dans cette ligue des Champions. « On a beaucoup trop subi le jeu… », regrette le coach Génésio avant de faire l’éloge de l’homme du match « On savait avant le match que beaucoup de choses dépendaient de lui. Ce soir il s’est mis en mode Champions League, dans un mode inarrêtable ». Avec ses deux buts et ses deux passes décisives, Messi répond donc à Cristiano Ronaldo… La course au ballon d’or est lancée !

Emmanuel Clévenot

Barça-Lyon : un quart d’heure de trop