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Deux pitchouns vers le quart de finale de Gambardella

Nathan Ngoumou et Amine Adli ont des parcours presque similaires. Deux joueurs de football de l’année 2000 qui n’en finissent plus d’évoluer vers le groupe pro. Pour leur première conférence de presse ce jeudi 14 mars, les deux jeunes joueurs du TFC se sont exprimés sur leur formation, sur le prochain match de Gambardella et sur leur évolution.

Nathan Ngoumou se lance dans le football à l’âge de 5 ans, sous les conseils de son cousin Achille Emana, un nom qui parle beaucoup aux supporters du TFC. Le natif de Toulouse signe son premier contrat professionnel en novembre 2018. Pour lui, cette signature est « un rêve. C’est que du bonheur de signer mon premier contrat professionnel dans le club où j’ai été formé. C’est une fierté surtout de signer avec le numéro 11, j’en suis encore plus fier. » Il n’a connu qu’un seul club dans sa jeune carrière mais il a également côtoyé l’équipe de France U19. Pour le jeune Ngoumou, avoir le maillot bleu sur le dos : « c’est encore une fierté, représenter son pays, il n’y a pas mieux. Le match à Lille était d’autant plus plaisant que j’ai pu évoluer entouré des meilleurs joueurs de ma catégorie donc tu ne peux que t’amuser. »

Amine Adli est arrivé au TFC à l’âge de 13 ans. Il évoluait auparavant avec Pézenas et ensuite au centre de formation de Castelmaurou. Le jeune joueur de 19 ans vient également de signer son premier contrat professionnel. « C’est une grande fierté sachant que je suis arrivé ici en U16, je pense que je devais bien ça au club après tout ce qu’ils m’ont apporté. Je ne me voyais pas signer autre part. » Le milieu de terrain de Toulouse leur est redevable. Ce club l’a fait grandir, il lui a beaucoup apporté. Il se permet de rêver : « la marche entre la Gambardella et la Ligue 1 est énorme et sur un match aucun joueur ne peut être jugé. En grand fan du Barça, oui je rêve depuis tout petit de pouvoir jouer sous ce maillot comme tout joueur de football je pense. »

La Gambardella comme objectif

L’année dernière, les U19 du TFC se sont faits éliminer par le club de Tours en quart de finale de la Gambardella. Cette saison encore, le club violet affronte Tours en quart de finale, ce dimanche 17 mars sur le terrain annexe du Stadium. Pour les deux jeunes joueurs, ce rendez-vous se présente comme l’objectif d’une jeune carrière, et pourrait leur faire franchir un cap dans ce club. 

Pour Nathan Ngoumou, le match de dimanche est à prendre comme une « revanche de l’année dernière ». Les deux joueurs ressentent la pression qui les attend pour ce match mais ils ont les mêmes mots concernant ce quart de finale : « La pression nous y sommes habitués et nous sommes en mode compétition. Après l’élimination de l’année dernière contre la même équipe, nous avons à cœur de venger nos coéquipiers qui ne peuvent pas jouer dimanche. » Pas de stress donc, mais Nathan et Amine sont focalisés sur cet objectif et sur le groupe dans lequel ils évoluent. Ce groupe qui va jouer dimanche contre Tours est pourtant sous pression, quand on regarde le parcours de l’année passée. Mais la motivation, l’envie de faire mieux et de se dépasser priment dans les têtes. Comme ils le disent si bien : « nous sommes un groupe de potes qui vit bien ensemble et qui ne se marche pas sur les pieds. » Une mise au vert, deux entraînements et un repas collectif ; c’est ce qui attend les joueurs avant ce match contre Tours, si important dans la jeune carrière d’un joueur de football.

Le club mise sur le potentiel des deux garçons

Rémy Loret, présent pour accompagner les deux jeunes pépites du club de la ville rose, parle de ses joueurs d’une manière bien réfléchie : « Deux garçons qui franchissent les différentes étapes tranquillement, sereinement. Ils élèvent leur niveau de jeu lorsqu’il est nécessaire. Deux jeunes avec de gros potentiels, qui aiment le football et en sont passionnés. » Le directeur de la formation au TFC croit en ses joueurs et mise sur eux pour le futur du club. Ils n’en parlent pas beaucoup mais entre deux questions, Nathan et Amine l’affirment : l’objectif et le rêve ultime est d’évoluer un jour sur « le grand terrain d’à côté, la pelouse du Stadium. » Pour Rémy Loret, « il reste une marche à franchir, les voir jouer sur la pelouse du Stadium en Ligue 1 et c’est notre travail de les amener jusque-là mais ils n’en sont pas si loin que ça ». Les deux jeunes « Pitchouns » gardent tout de même les pieds sur terre alors que l’environnement et leur nouveau statut dans le club donnerait la possibilité de prendre la grosse tête.

Après une victoire 6-0 en huitièmes de finale face au Havre (dont le centre de formation a sorti Riyad Mahrez, Dimitri Payet ou encore Steve Mandanda), les Toulousains ont envoyé un signal fort au Tours FC, qui compte bien réitérer sa performance de l’an dernier, même si les Toulousains semblent mieux préparés et prêts à en découdre. Dimanche, c’est une place en demi-finale qui se joue. Mais c’est surtout la revanche de l’année dernière !

Bastien Rodrigues

Deux pitchouns vers le quart de finale de Gambardella

Arsenal étrille Rennes et file en quarts

Après un match aller mal négocié au Roazhon Park (défaite 3-1), les Gunners ont réalisé le match parfait à l’Emirates Stadium hier soir. Une belle victoire 3-0, et Arsenal file en quarts de finale d’Europa League.

Près de 6 000 supporters Rouge et Noirs avaient fait le déplacement pour venir supporter le Stade Rennais à l’Emirates. 60 000 spectateurs au total, pourtant ce sont les Rennais qui se sont manifestés en premier, et tout au long de la rencontre, dans les tribunes. “On est chez nous” scandaient les fans du club breton. Sur le terrain, c’est une toute autre histoire…

Un quart d’heure de folie

Tout s’est joué dans le premier quart d’heure. Dès la 5e minute, Pierre-Emerick Aubameyang est là, au premier poteau, pour pousser au fond des filets un centre d’Aaron Ramsey, après un gros travail de Maitland-Niles. 1-0, cinquième minute, et la sensation que le Stade Rennais est perdu sur le terrain. Ca commence fort.

Quelques secondes avant le but, Alexandre Lacazette (de retour de suspension après la réduction de cette dernière par l’UEFA quelques jours plut tôt) aurait pu profiter d’une erreur de Thomas Koubek, qui avait mal négocié sa sortie. Quelques minutes plus tard, c’est Pierre-Emerick Aubameyang qui s’échappe sur le côté gauche, après un bon relais avec Ramsey, et qui va centrer sur Maitland Niles, second poteau, qui conclut d’une tête puissante. 2-0, 15 minutes, l’affaire semble déjà pliée, Arsenal était déjà virtuellement qualifié grâce à son but marqué à l’extérieur.

Seulement, Aubameyang semble hors-jeu, juste après la remise de Ramsey amenant son centre décisif. Pas de VAR en Ligue Europa cependant, ce qui rend les Rennais furieux. Victimes d’injustice, les joueurs de Julien Stéphan peinent à se reconcentrer.

Les Rennais dominés, Arsenal en grande forme

Le reste de la rencontre a été dominé par des Gunners en grande forme. La défense à trois Mustafi-Koscielny-Monreal a très bien tenu la baraque, rendant inefficaces toutes les occasions Rennaises ; Maitland-Niles et Kolasinac n’hésitaient pas à se rendre disponibles offensivement pour submerger l’équipe rennaise sur les flancs… Bensebaini et ses coéquipiers en défense se sont retrouvés débordés. Ben Arfa, trop peu en vue, n’aura pas apporté ses dribbles ravageurs du match aller ; Bourigeaud est également passé au travers de sa rencontre, lui qui avait réalisé un fantastique match aller. L’engagement physique d’Arsenal aura pendant longtemps déstabilisé les Rouge et Noirs, qui se sont retrouvés plusieurs fois au sol, Lacazette évitant de très peu l’expulsion à plusieurs reprises pour des tacles en retard. Une frappe dangereuse de M’baye Niang termine sur le poteau droit de Cech, bien chanceux sur cette action.

Finalement, la rencontre va s’équilibrer en toute fin de match, et les Rennais vont commencer à se montrer dangereux. Jusqu’à ce qu’Aubam’ frappe encore. 72e minute, Mkhitaryan (entré en jeu quelques minutes plus tôt) écarte sur Sead Kolasinac, qui centre en première intention au second poteau pour Aubameyang, esseulé, qui n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. 3-0, une célébration loufoque de plus pour Aubameyang (un masque de Black Panther sur le visage, les bras croisés sur le torse en signe au Wakanda) et un carton jaune au passage. Rennes est K.O, et ne se relèvera pas. 3-0 au score final, malgré quelques occasions Rennaises en fin de match, la plupart étant rapidement stoppées pour hors-jeu.

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❌ Panther ❌

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Le Stade Rennais s’arrête donc en huitièmes de finale. Après avoir fait vibrer tous ses supporters et les français en seizième face au Bétis, et après un match aller réussi (bien aidé par un Arsenal réduit à 10 après l’expulsion de Sokratis), les Rennais s’effondrent face à une séduisante équipe d’Arsenal, entraînée par l’ancien coach Parisien Unai Emery. Les joueurs, déçus, devront désormais se reconcentrer sur le championnat pour aller de nouveau chercher une qualification européenne.

Hugo Kucharski

Arsenal étrille Rennes et file en quarts

Barça-Lyon : un quart d’heure de trop

Sèchement battus 5-1 hier soir au Camp Nou, les Lyonnais n’accrochent pas un quart de finale de Ligue des Champions. Après avoir tenu le choc au match aller, en arrachant un nul au Groupama Stadium (0-0), les Gones étaient en quête d’un exploit : Renverser la gigantesque montagne barcelonaise dans son arène. Si les chances de qualification de l’Olympique Lyonnais étaient minces, l’espoir, lui, était immense.  

Près de cinq mille supporters lyonnais avaient fait le déplacement, mercredi soir, dans l’espoir de voir leur équipe enflammer le Camp Nou. De retour de suspension, le meneur de jeu et capitaine lyonnais, Nabil Fékir, était impatient de fouler la pelouse de ce stade emblématique : « On vient ici pour créer l’exploit même si cela sera très compliqué. […] J’ai hâte de jouer cette rencontre ». Si les deux équipes ont en commun de n’avoir perdu aucun match en Champion’s League cette saison, l’écart de niveau s’est rapidement fait sentir.

L’OL en souffrance, le VAR défaillant

Quatre-vingt-dix minutes pour marquer l’Histoire. Les premières minutes de jeu donnent le ton de la rencontre. Les lyonnais exercent un pressing intense, Ndombele domine Messi de l’épaule avant de lui subtiliser le ballon. Pas de quoi inquiéter les barcelonais ! Le duo Messi-Coutinho combine à merveille pour offrir un centre à Suarez, seul au monde dans l’axe. Heureusement, Lopes s’impose dans les airs. Premier avertissement !

On prend les mêmes et on recommence. Servi par l’avant-centre Uruguayen, Léo Messi enroule du pied gauche. L’international portugais se détend et claque une incroyable parade !  Privé de ballon, il faut attendre la 10ème minute pour voir les hommes de Bruno Génésio jouer de l’avant. Ndombele tente la frappe lointaine mais rate le cadre. Les Blaugranas  repartent à l’offensive, et une fois de plus, Lopes sauve son équipe en surgissant dans les pieds du quintuple ballon d’or. Au quart d’heure de jeu, Lyon souffre mais ne rompt pas…

Dix-huitième minute de jeu, Suarez s’écroule dans la surface… Penalty pour le Barça ! Pas la moindre hésitation pour l’arbitre. Fauché par Denayer, l’avant-centre offre l’occasion à Lionel Messi d’ouvrir la marque. Une panenka plus tard, les catalans mènent 1-0. Le ralenti est sans appel. Pénalty imaginaire. C’est Luis Suarez qui commet une faute sur le défenseur lyonnais. Il serait temps que le VAR se réveille !

Lopes KO, ça fait 2-0

Que s’est-il passé ? L’incompréhension règne dans les tribunes du stade barcelonais. Après un contact avec Coutinho, le gardien portugais ne se relève pas. Le jeu est arrêté depuis quelques minutes. L’entraîneur lyonnais réclame le changement mais le portier, qui reprend du tonus, lui fait signe qu’il peut continuer. Plus de peur que de mal ?

A peine remis, Lopes essuie une frappe enroulée de l’avant-centre barcelonais. Deux minutes s’écoulent et l’attaque catalane revient s’abattre sur la défense lyonnaise. Messi pour Suarez et Coutinho à la conclusion… Le break est fait ! 2-0 à quinze minutes de la pause.

C’est terminé pour Anthony Lopes ! Le gardien ne s’est pas remis du KO subi quelques temps de jeu auparavant. Il sort du terrain en larmes, remplacé par Gorgelin. A l’issue de la rencontre, le Président du club français, Jean-Michel Aulas, a donné quelques nouvelles du joueur blessé : « Il est choqué, visiblement il a perdu connaissance donc il faudra faire des examens ». De quoi faire s’envoler tous les espoirs de qualification dans les rangs lyonnais, à l’heure de la mi-temps.

L’espoir lyonnais renaît, le VAR aussi

De retour des vestiaires, l’Olympique Lyonnais continue d’inquiéter. Quarante septième minutes de jeu, la star argentine lobe le portier remplaçant d’un minutieux piqué… Mais c’est sans compter le retour in extremis de Marçal, qui empêche le ballon de franchir la ligne.

On attendait un miracle, il est venu à la 58ème, et s’appelle Tousart ! Si les Gones n’ont pas réellement rehaussé leur niveau de jeu en début de seconde période, ce but relance pourtant tout le match. Un ballon mal dégagé dans la surface barcelonaise et le milieu de terrain en profite pour fusiller les cages de Ter Stegen. Contrôle poitrine, reprise de volée tendue et voilà que l’espoir renaît !

Espoir de courte durée. L’arbitre réclame la vidéo. Marcelo semble faire faute sur un défenseur espagnol mais c’est pour un hors-jeu présumé que l’on réclame la vidéo. 1, 2, 3 minutes passent. L’arbitre est de retour et valide le but. L’OL est à un but d’éliminer le géant catalan et de filer en quart de finale de la C1. Les trente dernières minutes s’annoncent palpitantes !

Messi s’amuse et crucifie l’Olympique Lyonnais…

On y aura cru jusqu’à la 78ème minutes et le récital du génie argentin. Un seul crochet et Marcelo disparaît, ridiculisé comme son coéquipier Denayer. Lionel Messi n’a plus qu’à armer sa frappe, un tir croisé qui glisse sous le gant de Gorgelin. Ça fait 3 buts à 1, et ce n’est pas fini.

Trois minutes plus tard, le meneur de jeu barcelonais se transforme en passeur décisif. Après avoir provoqué deux défenseurs, il sert Piqué au second poteau. Le défenseur central n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets et aller célébrer son but. Ça fait 4 buts à 1, et ce n’est (toujours) pas fini.

Les joueurs de Génésio ne courent plus. Les minutes se font longues et l’entrée en jeu d’Ousmane Dembélé ne va pas arranger les choses. Toujours à l’initiative du « messie », le champion du monde français se retrouve face au remplaçant de Lopes… Ça fait 5 buts à 1 ! Il était temps que l’arbitre mette un terme à cette rencontre.

… avant de filer en quart de finale de la Ligue des Champions

Avec cette victoire écrasante, le club espagnol marque une nouvelle fois l’Histoire du football européen. Et pour cause, c’est la douzième saison consécutive que le club se qualifie en quart de finale de la C1. Un record !

L’OL était le dernier rempart français dans cette ligue des Champions. « On a beaucoup trop subi le jeu… », regrette le coach Génésio avant de faire l’éloge de l’homme du match « On savait avant le match que beaucoup de choses dépendaient de lui. Ce soir il s’est mis en mode Champions League, dans un mode inarrêtable ». Avec ses deux buts et ses deux passes décisives, Messi répond donc à Cristiano Ronaldo… La course au ballon d’or est lancée !

Emmanuel Clévenot

Barça-Lyon : un quart d’heure de trop

Les notes de Juventus-Atlético

Après un match aller mal négocié sur la pelouse du Wanda Metropolitano (défaite 2-0), la Juventus a réussi l’exploit, ce mardi soir : renverser la vapeur se qualifier pour les quarts de finale de Ligue des Champions. Une victoire 3-0, grâce à un triplé de Cristiano Ronaldo. 

Les notes de la Juventus

Un Match plutôt propre. Pas d’erreurs, même si la disette offensive de l’Atlético a plutôt facilité son match.
Wojciech Szczesny
Gardien
6/10
Une première mi-temps un peu terne, avec beaucoup d’approximations. Bien meilleur en seconde période, avec notamment un retour sur Angel Correa sur une occasion qui aurait pu coûter très cher.
Joao Cancelo
Latéral droit
6/10
Monstrueux ! L’homme de base de cette équipe et des grands moments, il s’est retrouvé dans les trente mètres adverses 80% de la partie. Toujours fortement efficace en défense quand les situations l'exigeaient. Aurait pu être récompensé par un but en tout début de match, finalement annulé après recours à la VAR pour une faute de CR7 sur Oblak.
Giorgio Chiellini
Défenseur Central
7/10
Travailleur de l’ombre, mais fortement efficace pour effacer les attaquants de Madrid. Il n’a pas hésité à tenter quelques relances dangereuses, mais toutes réussies qui ont permis à la Juve de garder un bloc haut.
Leonardo Bonucci
Défenseur central
7/10
Très certainement la pépite de cette rencontre ! Pour une toute première titularisation dans la plus grande compétition européenne, l’international italien a illuminé la rencontre, n’hésitant pas à déborder. Quelques bons centres réalisés, et très propre défensivement. Remplacé par Dybala, très percutant.
Leonardo Spinazzola
Défenseur central
8/10
Animé par la Ligue Des Champions, l’allemand a réalisé un match costaud, que ce soit au milieu de terrain ou au poste de latéral droit, qu’il a occupé après la sortie de Leonardo Spinazzola.
Emre Can
Milieu de terrain
7/10
Peu en vue en première période, il garde toujours une grosse activité dans le jeu. Il reste le meneur indiscutable dans cette équipe de la Juve.
Miralem Pjanic
Milieu de Terrain
7/10
Coup de cœur de cette rencontre ! Meilleur joueur derrière Cristiano Ronaldo. 72 poumons, des ballons récupérés à tout va, des ballons à l’offensive ! Clairement époustouflant.
Blaise Matuidi
Milieu de terrain
9/10
Un gros match pour l’international italien, qui s’offre une passe décisive sur le premier but de CR7. Présent pour ce rendez-vous il prouve sa capacité à être important, puisqu’il obtient le pénalty qui permet à CR7 d’envoyer la Juve en quarts. Bon dribbleur, beaucoup de qualités de percussion.
Federico Bernardeschi
Attaquant
7/10
En difficulté, l’attaquant croate a été quasiment transparent dans cette rencontre. Néanmoins, son travail de l’ombre et sa présence ont permis de fatiguer la charnière madrilène, facilitant le travail de Ronaldo. Remplacé par Moise Kean, pour qui l'histoire aurait pu être belle s'il n'avait pas manqué son face à face, à 2-0.
Mario Mandzukic
Attaquant
5/10
Stratosphérique. Il est déjà dans la légende du foot et continue de l’écrire ! Certainement son meilleur match sour la tunique turinoise depuis son arrivée. Triplé, qualification. Simple. A l’image de toute son équipe, juste phénoménal hier soir.
Cristiano Ronaldo
Attaquant
10/10
Le technicien italien a parfaitement préparé cette rencontre, en mettant au repos certains cadres contre l’Udinese ce week-end. Bien aidé par un Cristiano des grands soirs, ses choix tactiques ont toujours été pertinents, même si la sortie de Spinazzola a un peu semé le trouble dans son équipe. Sa tactique mise en place (un bloc haut et un pressing constant) a permis à son équipe d’étouffer les madrilènes dès les premières minutes.
Massimiliano Allegri
Entraîneur
7/10

Les notes de l'Athletico

Pour un gardien de sa qualité, il doit être décisif dans ces grands rendez-vous ! Il a été totalement délaissé par une défense madrilène complètement déconcentrée après les assauts répétés des joueurs de la Juve.
Jan Oblak
Gardien
4/10
Transparent offensivement, en difficulté derrière (à l’image de toute son équipe, finalement). Le colombien a encore beaucoup de choses à travailler et à apprendre pour faire oublier Sime Vrsaljko. Remplacé par Vitolo, qui n’a pas non plus montré satisfaction, et qui a également écopé d’un carton jaune.
Santiago Arias
Latéral Droit
3/10
L’un des seuls à surnager dans son équipe. Le capitaine madrilène a longtemps tenu la baraque dans une rencontre archi dominée par les turinois.
Diego Godin
Défenseur central
5/10
Où est passé le Gimenez plein de sérénité et de grinta du match aller ? A ce niveau, ses approximations défensives ne pardonnent pas. Il doit faire beaucoup mieux dans une rencontre de ce standing.
José Maria Gimenez
Défenseur central
4/10
Le plus mauvais madrilène sur le terrain. Le latéral espagnol n'a pas vu le jour et s'est fait martyriser par Cristiano Ronaldo et Bernardeschi toute la rencontre. Complètement passé au travers de sa rencontre, lui qui a pourtant l’habitude des grands rendez-vous. Peut-être en fin de cycle...
Juanfran
Latéral Gauche
2/10
Le milieu de terrain le plus en vue dans cette rencontre… Mais toujours insuffisant. Le bloc bas de son équipe ne lui a pas permis de s’exprimer, lui qui préfère attaquer plutôt que défendre. Quelques remontées de balles qui ont fait du bien, toutes gâchées par Morata.
Saul Niguez
Milieu de terrain
4/10
Le prodige de cette équipe de l’Atlético a réalisé un match inconstant. Tantôt présent dans les duels, tantôt bouffé par l’agressivité de Blaise Matuidi et d’Emre Can. Techniquement trop approximatif pour espérer faire jouer son équipe.
Rodri Hernandez
Milieu de terrain
4/10
Certainement le joueur qui a le plus déçu. Le champion du monde français n’a pas répondu présent à ce grand rendez-vous. Offensivement transparent (ses incursions dans le camp adverse ont été trop imprécises, pas assez juste techniquement), défensivement à la rue (martyrisé par Bernardeschi, Cancelo et compagnie). Remplacé par Correa, qui a donné un coup de fouet à cette équipe, mais qui a provoqué le penalty sur Bernardeschi en toute fin de match.
Thomas Lemar
Ailier
3/10
L’international espagnol a été trop imprécis. Positionné dans un bloc beaucoup trop bas pour pouvoir s’exprimer (à l’image de Saul Niguez), il a souffert défensivement face aux montées de balle de Spinazzola.
Koke
Ailier
4/10
Pas avare en efforts, mais transparent offensivement. Une bonne présence en début de match, qui s’est peu à peu éteinte au cours de la rencontre. Un vilain geste sur Chiellini, en fin de match, qui prouve qu’il était totalement sorti de sa rencontre après le deuxième but turinois.
Alvaro Morata
Attaquant
3/10
Le maître à jouer de l’équipe de france a été un peu au dessus dans cette rencontre. Il est redescendu très bas pour venir aider ses collègues en défense, et fait quelques remontées de balles qui auraient pu être récompensées sans un bon Szczesny.
Antoine Griezmann
Attaquant
5/10
Le technicien argentin a été impuissant, depuis son banc, lors de cette rencontre. Ses joueurs ont été clairement en dessous de ses espérances. L’entrée en jeu de Correa, qui a semblé faire du bien, a finalement tourné au cauchemar.
Diego Simeone
Entraîneur
4/10

 

Un match prodigieux de la Juventus, qui a prouvé que cette saison, elle a pris une autre dimension. N’en déplaise à certains spécialistes… Déjà maîtres en Série A, cette année pourrait être la bonne. Beaucoup de déception, enfin du côté de l’Atlético, qui est complètement passée au travers de sa rencontre, après un match aller plein de maîtrise et très plaisant. Déçus de ne pas disputer la compétition jusqu’au bout, avec une finale dans leur stade, les Colchoneros devront désormais se reconcentrer sur le championnat.

Hugo Kucharski & Bastien Rodrigues

Les notes de Juventus-Atlético

Les Lisbon Lions de Glasgow

Une fois par mois, la Feuille de Match vous permet de retourner dans le temps, et de découvrir l’incroyable épopée d’un club de football. Pour cette première édition, direction l’Ecosse, et l’incroyable saison du Celtic Glasgow, notamment sa victoire dans ce qui deviendra plus tard la Ligue des Champions.

La saison 1966/1967 restera à jamais dans gravée dans l’histoire du Celtic Glasgow. The Bhoys démarrent la saison avec le légendaire manager Jock Stein à leur tête, manager qui marquera à jamais l’histoire du club. Avec un jeu se rapprochant du football total, très porté sur l’attaque et le style offensif, permet aux Hoops de se hisser jusqu’aux sommets pour ce qui restera la plus belle saison de l’histoire du club. Un championnat d’Ecosse globalement dominé, qui se solde par un titre de champion pour le Celtic, avec 3 points d’avance sur les rivaux de toujours, les Rangers (qu’ils battront en championnat au Celtic Park, 2-0, avant de les tenir en échec lors du match retour à l’Ibrox Park 2-2). Seulement 2 défaites en championnat, pour 26 victoires en 34 rencontres, et un deuxième titre consécutif pour les joueurs de Stein. Stevie Chalmers, l’attaquant de l’époque, est sacré meilleur buteur du championnat avec 21 unités, et le Celtic lancera par la même occasion une série de 9 titres consécutifs en Scottish Premiership, entre 1966 et 1974.

Une épopée européenne légendaire

Forts de leurs succès et de leur style de jeu révolutionnaire, les joueurs du Celtic vont également se distinguer en Coupe d’Europe. La Coupe des Clubs Champions, pour sa 12e édition, verra les joueurs du Celtic se démarquer par des résultats impressionnants dès le début de la compétition.

Une première victoire d’abord, au premier tour de la compétition, face au FC Zurich. Une victoire convaincante 2-0 au match aller, grâce à des buts de Tommy Gemmel et Joe McBride, au Celtic Park, puis une victoire clinquante 3-0 à l’extérieur, signée d’un doublé de Gemmel et un but de Stevie Chalmers, au Stade du Letzigrund annoncent la couleur : cette saison, les Verts et Blancs sont prêts à tout rafler.

Le deuxième tour verra les écossais affronter le FC Nantes, qui avait terminé champion de France avec la meilleure défense (36 buts encaissés) et meilleure attaque (84 pions marqués) de son championnat. Les écossais ne feront pourtant pas dans le détail : une victoire 3 buts à 1 au Stade Marcel-Saupin (actuel stade de la réserve du FC Nantes) avec des buts de McBride, Bobby Lennox et Chalmers, puis une victoire sur le même score au Celtic Park par des buts de Jimmy Johnstone, Lennox et Chalmers. Un très large 6-2 au score cumulé, et les Bhoys sont prêts pour les quarts de finale de la compétition.

 

Arrivent enfin les choses sérieuses. Les quarts de finales approchent à grand pas, et le Celtic ira disputer le match aller en Serbie, face au FK Vojvodina (club de la ville de Novi Sad). Les écossais perdront la rencontre disputée à l’extérieur sur le score de 1-0, ce qui signera leur première défaite dans la compétition.

Mais le manager Jock Stein a de la ressource. L’équipe est remotivée et désormais prête à faire le nécessaire pour le match retour, cette fois disputé dans leur antre du Celtic Park. 69 374 personnes présentes, et une victoire 2-0 des Hoops grâce à des buts de Gemmel et McNeill leur permet d’accéder aux demi-finales de la Coupe Européenne des Clubs Champions.

 

Dans le dernier carré de la compétition, le Celtic affrontera le Dukla Prague, tombeur de l’Ajax au tour précédent. Pour le match aller, au Celtic Park, 74 406 supporters sont présents dans le stade. Une victoire 3-1, un doublé pour William Wallace et un but de Johnstone, et le Celtic prend une très nette option pour la finale. Un match nul 0-0 au match retour validera leur ticket, déjà composté en Ecosse. Direction Lisbonne, pour marquer l’histoire.

Les Lisbon Lions à jamais dans l’histoire

The Bhoys ont l’occasion de devenir le premier club britannique à remporter le plus prestigieux trophée européen. Avec le triplé national (championnat – coupe d’écosse – coupe de la ligue), le club a l’occasion de réaliser une saison historique. Jock Stein a confiance en ses joueurs, mais le Celtic arrive à l’Estadio Nacional de Lisbonne avec l’étiquette d’outsider, face à un Inter Milan évidemment favori après ses victoires en 1964 et 1965 dans la compétition, et sa finale disputée en 1966, qu’ils perdent face au Real Madrid.

Cette confrontation est également celle des styles, puisque l’Inter Milan pratique un très efficace catenaccio (littéralement “verrou”, en italien), un style ultra-défensif, basé sur un bloc bas et la contre-attaque rapide. Très disciplinés en défense, les italiens se présentent à Lisbonne avec une équipe en confiance, qui se voit déjà soulever sa troisième Coupe Européenne des Clubs Champions.

Chose très rare de nos jours, l’équipe de l’Inter Milan est composée à 100% d’Italiens, allant du manager aux 11 soldats présents sur la pelouse. Même constat pour le Celtic, avec Jock Stein, qui aligne onze écossais, lui même étant de cette nationalité. 56 000 spectateurs présents à Lisbonne, des milliers de supporters écossais ont fait le déplacement, et l’arbitre allemand Kurt Tschenscher donne le coup d’envoi de cette rencontre pour l’histoire.

La rencontre débute pourtant très mal. 7e minute de jeu, le latéral droit du Celtic Jim Craig commet une faute dans la surface de réparation sur Renato Cappellini. L’arbitre n’hésite pas une seule seconde et siffle pénalty. Alessandro Mazzola s’élance et le transforme, 1-0 pour l’Inter Milan. Après ce but, le catenaccio se met en place, et les italiens “garent le bus” devant leur but. Les chiffres ne trompent pas : aucun corner obtenu par les italiens de toute la rencontre, seulement 2 occasions, contre 39 frappes des Hoops durant toute la rencontre. 13 arrêts du gardien Intériste Giuliano Sarti, 7 frappes détournées. Rien que ça.

A force de pousser, les écossais réussiront à égaliser par l’intermédiaire de Tommy Gemmell, bien servi par Jim Craig. 63e minute, un partout. La rencontre est relancée, et le Celtic peut de nouveau rêver. The Bhoys vont pousser, jusqu’à réussir l’exploit.

83e minute. Gemmell exploite le peu d’espaces laissés par la défense italienne, et sert Bobby Murdoch. L’écossais frappe, le ballon est détournée par Stevie Chalmers… Et finit au fond. Les joueurs exultent, 2-1 pour le Celtic, à 5 minutes de la fin du temps réglementaire. Nouveau but pour Stevie Chalmers, qui porte son total à 5 pions dans la compétition. Quelques minutes plus tard, l’arbitre siffle la fin de la rencontre, qui sacrera cette équipe historique du Celtic, qui remportera sa seule et unique Coupe Européenne des Clubs Champions, désormais appelée Ligue des Champions.

Cette saison 1966 / 1967, qui demeure toujours la plus belle de l’histoire de l’équipe du Celtic Glasgow, leur a permis d’entrer dans la légende, pour l’éternité.

Hugo Kucharski

Les Lisbon Lions de Glasgow