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Toulouse Métropole Basket – Pôle France : le TMB s’impose sans trembler

Samedi 7 décembre, au petit Palais des sports, le Toulouse Métropole Basket a battu le Pôle France, 86 à 66. Actuellement 2ème du championnat, cette victoire leur permet de consolider leur place sur le podium.

Avec un bilan du TMB de 5 victoires et 1 défaite depuis le début du championnat contre 1 victoire et 5 défaites pour le Pôle France, les joueuses toulousaines étaient largement favorites avant le début de la rencontre.

Cependant, le TMB a rencontré un début de match assez confus. Les joueuses du Pôle France attaquent la rencontre avec beaucoup d’agressivité offensive. Mais les joueuses du TMB répondent très rapidement en obtenant, dès la sixième minute, deux fautes provoqués par Marine Mulumba (3/4 au lancer-francs), suivies par un shoot à deux points de la capitaine Isabelle Strunc.

La fin du premier quart-temps est serrée, 21 -18 pour le TMB.

Mandy Coleman et Margot de Freitas dominent la raquette adverse

Dès le début du second quart-temps, le TMB prend l’avantage et creuse l’écart, 33 à 19 pour les toulousaines. Un avantage pris grâce au jeu offensif de Mandy Coleman dans la raquette et l’adresse de Margot de Freitas, à deux elles ont marqué plus de la moitié des points du TMB à la 15ème minute.

Accompagnée par une bonne défense collective, le Pôle France ne marque que 5 points dans les 6 premières minutes du deuxième quart-temps, le TMB termine la première mi temps avec 48 points contre 29 pour le Pôle France.

Une victoire collective

Le troisième et quatrième quart-temps sont le spectacle d’un bon jeu collectif offensif. Sarah Halejian, Lucie Carlier, Noémie Brochant marquent à leur tour, toujours accompagnées des points de Mandy Coleman et Margot de Freitas.

De plus, à la fin du match les jeunes joueuses toulousaines Maroussia Droguet, déjà rentrée à la fin de la première mi-temps et Diankéba Guirassy, rentrée au troisième quart-temps, ont même la possibilité de jouer en même temps sur le parquet. Le TMB, à 5 minutes de la fin du match, domine et mène 83 à 53.

Cependant à la fin de match, les joueuses du Pôle France accélèrent le jeu et tirent rapidement, face à des toulousaines qui baissent défensivement. On termine donc sur un score de 86 à 66. Le TMB se prive d’une victoire de 30 points d’écart.

La capitaine Isabelle Strunc est sortie au milieu du deuxième quart-temps en boitant. Malgré sa présence à l’échauffement à la mi temps, elle n’a pas fait son retour sur le parquet.

Prochain match des toulousaines, le 18 décembre à Reims, une victoire est obligatoire pour rester coller aux joueuses d’Aulnoye, invaincues.

Hanna Aarim

Toulouse Métropole Basket – Pôle France : le TMB s’impose sans trembler

Gladbach-Bayern : un résultat décisif pour le titre ?

On joue depuis 92 minutes hier au Borussia-Park, quand sur une nouvelle offensive lancée par les locaux, Javi Martinez fauche Marcus Thuram dans la surface bavaroise. Auteur du but de l’égalisation plus tôt dans le match, Ramy Bensebaini prend ses responsabilités, et trompe Manuel Neuer pour offrir un succès de prestige au Borussia Mönchengladbach, face au septuple tenant du titre en Bundesliga.

Un résultat qui était peu envisageable à l’issue d’une première mi-temps complètement dominée par le Bayern Munich. Mais comme trop souvent ces dernières saisons, le Rekordmeister s’est montré incapable de proposer une prestation aboutie sur l’intégralité de la rencontre. Retour sur un match qui s’avèrera peut-être décisif dans la course au titre.

La 1ère mi-temps : un Bayern concquérant, un Gladbach hésitant

C’est un Marco Rose confiant qui vient saluer le banc du Bayern à quelques secondes du coup d’envoi. L’air de rappeler aux visiteurs qui est l’actuel patron du championnat, Gladbach comptant quatre longueurs d’avance sur eux avant le début de la rencontre.

Et pourtant, les hommes de Marco Rose peinent à perturber leur adversaire du jour lors des 45 premières minutes. Ses quelques circuits de relance depuis l’arrière rapidement obstrués par le pressing bavarois, Gladbach ne parvient pas à poser le pied sur le ballon. Les Munichois, eux, récitent leurs gammes, grâce à un gegenpressing particulièrement efficace. Le léger changement tactique opéré par Hansi Flick suite à la sortie de Tolisso sur blessure (repositionnement de Müller au milieu en raison de l’entrée de Perisic) ne bouleverse rien : le Bayern a la mainmise sur le match.

Les rares frissons qui parcourent l’échine des supporters munichois, causés par les difficultés de Jérôme Boateng dans son duel face à Marcus Thuram, sont vite effacés par la capacité des coéquipiers du champion du monde allemand à trouver de la verticalité dans leur jeu de passes. Après un début de match hésitant, à l’image d’ailleurs de son début de saison, Thiago Alcantara semble progressivement retrouver des couleurs, et ses excellentes orientations de jeu font mal à des Poulains chahutés, mais concernés.

Car le Bayern a beau dominer, le score reste nul et vierge. Ni Thomas Müller, ni Robert Lewandowski ne parviennent à trouver le fond des filets, et le douloureux souvenir de la défaite du week-end dernier face au Bayer Leverkusen, malgré les nombreuses occasions bavaroises, fait son nid dans l’esprit des joueurs. Une fois encore, le Rekordmeister se montre inefficace sur ses temps forts.

La 2ème mi-temps : la révolte des Poulains, face à un Rekordmeister démuni

Le résumé de la seconde période pourrait tenir en une courte phrase dans la bouche d’un supporter munichois : le Bayern a marqué, puis le Bayern s’est écroulé. En effet, l’ouverture du score d’Ivan Perisic n’a clairement pas eu l’effet escompté par Hansi Flick et son staff, tant leurs joueurs ont déjoué à compter de ce but. 

Tout le contraire d’une équipe de Gladbach qui, piquée au vif, est enfin parvenue à exprimer son potentiel, avec un bloc positionné beaucoup plus haut sur le terrain. Surtout, on a retrouvé l’intensité qui faisait la force des Poulains depuis le début de la saison. C’était désormais au tour du Bayern de ne plus parvenir à ressortir proprement les ballons, tant le pressing à la perte imposé par les joueurs de Marco Rose était impérial. Ce dernier, voyant que son équipe avait pris le dessus, a ingénieusement fait rentrer un attaquant, Breel Embolo, à la place d’un milieu, Laszlo Benes, apportant ainsi davantage de présence dans la surface bavaroise. C’est d’ailleurs le nouvel entrant qui obtient le corner amenant le but de l’égalisation, inscrit par Ramy Bensebaini.

Si les Poulains ont eu le mérite de ne pas baisser les bras, malgré une première période délicate, leur succès est en partie lié aux carences affichées par leurs adversaires au fil de la rencontre. Le champion d’Allemagne a en effet donné l’impression de se reposer sur ses lauriers suite à l’ouverture du score, n’imprimant plus le même rythme qu’en début de match. 

Hansi Flick peut se plaindre de performances individuelles calamiteuses, à l’image d’un Leon Goretzka de nouveau transparent au milieu, ou d’un Kingsley Coman qui n’en finit plus de stagner depuis deux saisons maintenant. Il n’en reste pas moins que les supporters munichois auraient tort de se cacher derrière ce genre d’excuses, tant la prestation collective de leur équipe après l’ouverture du score a été indigne de son statut de septuple tenant du titre.

Le tournant de la saison ?

S’il est encore trop tôt pour affirmer que le Bayern a perdu le titre sur ce match, l’écart s’est clairement creusé au classement : Gladbach compte désormais sept longueurs d’avance sur son adversaire du week-end, qui pointe à une inquiétante septième place de Bundesliga.

On se souvient cependant de la situation de l’an passé où, alors que le Borussia Dortmund avait distancé le Bayern Munich, les hommes de Niko Kovac avaient finalement déjoué les pronostics pour préserver leur couronne. La problématique est la suivante : le Rekordmeister ne fait plus face qu’à un seul concurrent, mais bien à deux. En effet, le RB Leipzig de Julian Nagelsmann se présente également comme un prétendant au titre à ne pas prendre à la légère. Les fans du football allemand sont ainsi peut-être sur le point d’assister à une saison historique, qui mettrait à mal l’hégémonie des Bavarois sur la Bundesliga, et qui verrait le retour en grâce du Borussia Mönchengladbach.

A condition bien sûr que les Poulains continuent de galoper en tête jusqu’à la 34ème journée.

Paul Stefani

Gladbach-Bayern : un résultat décisif pour le titre ?

Bordeaux cartonne, Bayonne n’y arrive pas : Les résultats de la 3e journée de Challenge Cup

Ce week end avait lieu la troisième journée de la Challenge Cup et la fin des phases aller. Toulon et Bordeaux, avec sa grosse victoire à Agen (3-73), sont les mieux partis côté français. En revanche, Bayonne et donc Agen sont toujours sevrés de victoires.

Enisei-STM 12-28 Castres

C’est ce qu’on appelle faire le minimum syndical. Dans la fraîcheur de Krasnodar, les Castrais l’ont emporté, certes, mais n’ont pas su ramener un point de bonus offensif face à l’une des équipes les plus faibles de la compétition. Trois essais ont été marqués par les Tarnais avec Jenneker, Gérondeau et Caminati (2e, 43e, 73e). 

Malgré cette deuxième victoire, les joueurs de Mauricio Reggiardo ne sont que troisième de la poule. Car dans l’autre match, Worcester a relancé les débats en s’imposant face à Newport bonus offensif en prime 34-28. À noter dans ce match l’expulsion précoce de Basham côté gallois à la 18e, lui qui avait signé un triplé contre Castres lors de la première journée.

Agen 3-73 Bordeaux

Ce match restera dans les annales du SUA mais pas pour une bonne raison. Agen a en effet connu la plus large défaite de son histoire, qui plus est à domicile, face à des Bordelais qui s’en sont donnés à coeur joie. Onze essais au total dont un triplé pour Geoffrey Cros. Les Agenais ont donc oublié qu’il y avait un match à jouer. Jeff Fonteneau, le président du SUA a présenté ses excuses aux supporters sur Twitter. 

L’UBB, lui, est en tête de la poule 3 à égalité de points avec Edimbourg, vainqueur des Wasps avec le bonus offensif 31-20. Le compte Twitter du club écossais a réagi avec bonne humeur (ou pas) à la large victoire bordelaise.

Bristol 37-11 Stade Français

Les Parisiens n’ont rien pu faire face au leader incontesté de la poule 4. Troisième victoire bonifié pour Bristol reçu 15 sur 15. Mais ce fut difficile pour les Anglais qui ont marqué le troisième essai à cinq minutes de la fin et celui du bonus à la 80e. Côté parisien, rien à se mettre sous la dent hormis l’essai d’Etien à la 18e qui leur avait permis de faire la course en tête. La suite, on la connaît pour les joueurs de la capitale qui ont bien sûr d’autres objectifs que cette Challenge Cup.

Zebre 27-24 Brive

Les clubs français font pâle figure dans cette poule 4 car derrière Bristol, on retrouve les Italiens de Zebre. Mais les Brivistes n’étaient vraiment pas loin d’une belle victoire au Stadio Sergio Lafranchi. Mais les Corréziens ont surtout complètement manqué leur première mi-temps avec un score de 24-3 à la pause et un bonus offensif qui était déjà acquis pour les Italiens. Le réveil tardif avec trois essais dans le dernier quart d’heure ne changera rien pour les Brivistes qui auront l’occasion de se reprendre le week end prochain face à ces mêmes Transalpins.

Cardiff 54-22 Pau

La Section poursuit sa dure route en Challenge. Dans une poule assez difficile et chez un adversaire coriace, les Béarnais n’ont pas pu faire grand chose. Les Gallois ont planté huit essais dont un triplé de Josh Adams, meilleur marqueur de la dernière Coupe du Monde. Les Palois, eux, auront quand même inscrit trois essais par Lucas Rey, Pierre Nueno et Samuel Marques (23e, 54e, 75e) mais sortent logiquement défaits de cette partie.

Dans l’autre match de la poule, les Tigers de Leicester ne sont fait plaisir avec une large victoire face à Calvisano 59-7. Les internationaux Manu Tuilagi (un essai) et Jonny May (deux essais) ont participé à la fête. Les Anglais sont en tête de cette poule 5 avec 14 points devant Cardiff avec 11 points. 

Toulon 37-17 London Irish

Toulon reçu 3 sur 3 sur cette phase aller. Les joueurs de la Rade ont empoché un deuxième bonus offensif avec cette victoire. Baptiste Serin et Ramiro Moyano ont chacun inscrit un doublé. À noter un carton rouge de chaque côté en deux minutes (68e, 70e) pour le même geste, à savoir un plaquage haut. Théo Dachary d’abord côté Toulonnais qui n’aura joué que cinq minutes et TJ Ioana côté anglais qui aura joué vingt minutes. Les deux étaient remplaçants au coup d’envoi. Notons aussi les premières minutes sous le maillot rouge et noir d’Eben Etzebeth, le champion du monde sud africain. 

Bayonne 11-19 Scarlets

Dans l’autre match de cette poule 2, toujours pas de victoire pour l’Aviron Bayonnais en Challenge Cup. Les joueurs de Yannick Bru auront bien tenu durant cette partie mais ont été trop indisciplinés. Et quand en face, le buteur s’appelle Leigh Halfpenny, les erreurs se payent cash. Hormis un essai de Rob Evans, l’arrière international a inscrit tous les points de son équipe. C’est la première victoire de Llanelli en France depuis cinq ans. Malgré des intentions, Bayonne, lui, repart bredouille et devra de nouveau affronter les Scarlets, cette fois-ci en terre galloise. Ces derniers sont deuxièmes avec 9 points, les Toulonnais caracolant en tête avec 14 points. 

Kenny Ramoussin

Bordeaux cartonne, Bayonne n’y arrive pas : Les résultats de la 3e journée de Challenge Cup

Marcelo Bielsa, « el loco » d’Amérique du Sud

Auteur d’exploits incroyable, comme de désillusions improbables, Marcelo Bielsa est un entraîneur unique en son genre. Son caractère très atypique, lui a valu son célèbre surnom « El Loco ». Focus sur le coach argentin.

Après une très courte carrière professionnelle de 4 ans en Argentine, le natif de Rosario s’est rapidement imposé en tant que tacticien. Néanmoins, dès cette époque-là, Bielsa est considéré comme une personne déjantée et colérique. Ceci est principalement dû à sa première incartade dans le club des Newell’s Old Boys. En 1992, après une défaite en Copa Libertadores face à San Lorenzo (0-6), les supporters ont décidé de se rendre devant la maison de leur entraîneur. Celui-ci les a attendu de pied-ferme sur le pas de la porte avec une grenade à la main. Cette réaction disproportionnée a été efficace, puisque les ultras se sont ravisés et sont partis aussitôt arrivés. 

Ce type d’actions inadéquates à la situation présente sont récurrentes dans la carrière de Marcelo Bielsa. Parfois, celui-ci a eu de violentes altercations avec des personnes n’ayant aucunes animosités envers lui. Ce fût le cas en 2012, lorsque le natif de Rosario a agressé un responsable des travaux de rénovation du centre d’entraînement de l’Athletic Bilbao. La raison ? … Un retard. Bielsa s’est justifié de la manière suivante : « Il s’agissait d’une escroquerie, d’un vol et d’une tromperie. ».

De nombreuses démissions

Dans sa carrière, Marcelo Bielsa a très régulièrement démissionné de ses fonctions d’entraîneurs. 1992 fût l’année où l’argentin a orchestré son premier départ. Après deux ans au Newell’s Old Boys, il avait prévu en accord avec ses dirigeants de partir entraîner le Mexique après la double confrontation face à River Plate. Cependant, il en a décidé autrement puisqu’après un match amical perdu face à une équipe Paraguayenne, l’argentin a démissionné.

Lors de son aventure en sélection nationale Argentine (1998-2004) Marcelo Bielsa, a orchestré 85 matchs, pour 56 victoires, 18 nuls et 11 défaites. Cependant, en Septembre 2014, le coach de l’Albiceleste est en conflit avec l’Inter de Milan et Valence, à cause de la mise à disposition des internationaux. Malgré ces bons résultats, la direction ne le soutient pas dans cette période de tension. N’ayant pas apprécié cette attitude de ses supérieurs, le sélectionneur a décidé de démissionner de son poste. 

S’il y a bien une démission de Marcelo Bielsa qui a profondément choqué la France, c’est celle à l’Olympique de Marseille. Le 8 Août 2015, le natif de Rosario a annoncé sa démission après la première journée de championnat de Ligue 1.  Cette décision provient d’un quiproquo entre les deux partis au sujet de termes contractuels. Le principal intéressé a annoncé cette décision dans une conférence de presse ainsi qu’une lettre adressée au président, dont en voici un extrait : « Ma position est donc de ne pas continuer de travailler avec vous, elle est définitive. Le travail en commun exige un minimum de confiance que nous n’avons plus ; je ne voulais pas toucher la préparation du match contre Caen, voilà pourquoi j’ai attendu avant de divulguer cette lettre. »

Son dernier départ volontaire date de 2017, et a eu lieu à la Lazio de Rome. Celui-ci est arrivé seulement 2 jours après la signature du coach. Bielsa a évoqué la raison suivante : « aucun des sept renforts prévus par le programme de travail, expressément approuvé par le président Claudio Lotito, n’est arrivé […]. La signature d’au moins quatre footballeurs avant le 5 juillet avait été établie comme une condition indispensable à l’exécution du programme de travail pour que les renforts puissent participer au travail d’avant-saison.”

L’instabilité de Bielsa a été observé dans divers clubs, ce qui a parfois pu compliquer ses relation les joueurs.

Un rapport aux joueurs atypique

Durant les deux saisons que Marcelo Bielsa (1990-1992) a passées dans le club des Newell’s Old Boys, l’argentin a employé des méthodes d’entraînement surprenantes pour transcender ses joueurs. Avant les matchs importants, il plaçait ses joueurs en mises au vert comme certains coach ont pour habitude de le faire. Néanmoins, Bielsa organise celles-ci dans une base militaire, sans aucuns contacts avec le reste du monde. Les joueurs sont tous privés de leur téléphone sauf dans un cas précis que celui-ci a évoqué à son effectif : « Ma femme est enceinte et il y a des complications. Je lui ai dit d’appeler ses parents au cas où il y aurait un problème. Vous ne pourrez utiliser le téléphone que si vous en avez besoin pour une situation plus extrême que celle-là. »

Durant sa saison à l’Olympique de Marseille, Marcelo Bielsa paraissait adulé par ses propres joueurs. Cependant, après sa démission surprise, le 8 Août 2015, certains joueurs ont pris la parole pour dénoncer certains comportements de l’argentin. C’est le cas de l’ancien Marseillais, Romain Alessandrini. Le soir du départ de Marcelo Bielsa, celui-ci a déclaré « Marcelo Bielsa, c’est du passé ! ». Cette prise de parole qui a été mal vécue par les supporters. Le joueur est donc revenu sur celle-ci en 2017. Selon lui Bielsa n’était pas aimé dans le vestiaire, au vu de ses méthodes atypiques. Alessandrini a ajouté : « “Les derniers mois ont été difficiles, c’est vrai. Il y a peut-être eu une cassure avec les supporters après mes déclarations sur Marcelo Bielsa après son départ. Mais je n’ai rien dit d’extraordinaire. J’ai simplement dit tout haut ce que la majorité des autres joueurs pensaient tout bas… »

Néanmoins, les pratiques de Marcelo Bielsa ont parfois été ventées par certains de ces anciens joueurs. C’est le cas de Lucho Gonzalez. Cet argentin a été lancé en sélection argentine par Marcelo Bielsa, lorsque celui-ci en était le sélectionneur. Gonzalez voue un culte au coach qui lui a permis de franchir un cap dans sa carrière en 2003. Sans cet homme, l’international de l’Albiceleste n’aurait probablement pas eu la même carrière. Pour lui rendre hommage, Lucho Gonzalez s’est tatoué son portrait sur la jambe.

Aujourd’hui en poste avec Leeds depuis la saison passée, Bielsa semble être en harmonie avec ses joueurs. Sur la dernière marche du podium de Championship l’an passé, 2ème aujourd’hui, le succès de l’argentin va-t-il durer ?

Mathis Fessard

Marcelo Bielsa, « el loco » d’Amérique du Sud

La Corogne : la chute d’un ancien grand d’Espagne

Du titre de Liga en 2000 à dernier de seconde division espagnole aujourd’hui, le Deportivo la Corogne a vécu une véritable descente aux enfers lors des deux dernières décennies. Retour sur le parcours d’un club dont la gloire aura été éphémère.

Fondé en 1906, le Deportivo la Corogne a mis du temps à s’accrocher à l’élite. Souvent, le club s’est affirmé comme une formation préparée pour faire le yo-yo, tel un SM Caen en France. Pourtant, à la fin du XXème siècle, le ‘Depor’ a montré qu’il pouvait être considéré comme un grand d’Espagne, et d’Europe. Toute cette épopée a démarré en 1991, lors de la remontée de l’équipe en première division. Lors de cette période, la légende du club Fran fera ses débuts. Après une saison 91-92 compliquée, La Corogne s’est vu propulsé à jouer le titre entre (déjà) le Real Madrid et le FC Barcelone lors de la campagne 92-93. Il finiront troisième, emmenés par celui qui sera élu ‘Pichichi’, le Brésilien Bebeto. Cela permettra au club de découvrir la Coupe UEFA pour la première fois. Par la suite, le club se battra pour le championnat mais finira souvent placé et jamais gagnant jusqu’à la fin du second millénaire.
En 1995, le Deportivo décroche malgré tout le premier trophée de son histoire en disposant de Valence en Coupe du Roi. Une finale mouvementée qui a été étalée sur deux jours compte tenu de conditions de météo dantesque.

La consécration de 2000 et un statut à assumer

La fin des années 90 verra l’équipe se maintenir sur la scène européenne sans pour autant parvenir à accéder aux finales. Pourtant, des grands joueurs sont passés au club durant cette période, dont le Brésilien Rivaldo, ballon d’or en 1999. C’est durant la saison 1999-2000 que le Deportivo la Corogne connaît la consécration en remportant son premier titre en Liga. Porté par Roy Makaay, Pedro Miguel Pauleta, Noureddine Naybet et Fran, le club parvient à s’imposer dès lors comme l’une des formations favorites en Espagne et en Europe. Malheureusement, l’équipe échoua à deux reprises en 2001 et 2002 en quarts de finale de Ligue des Champions contre respectivement Leeds et Manchester United. En Liga, elle parvient à se maintenir sur le podium jusqu’à la campagne 2003-2004 sans réussir à décrocher un autre titre. Cette saison reste à ce jour la dernière fois que le ‘Depor’ est arrivé à tenir un top 3 en Espagne. Elle demeure également celle de la plus belle épopée européenne, en finissant en demi-finale de Ligue des Champions éliminé par le FC Porto (futur vainqueur de l’édition).

Un déclin jusqu’en D3 ?

A partir de là, La Corogne sombrera petit à petit. 8ème dès la campagne 2004-2005, le Deportivo ne s’en remettra jamais. Pendant quelques temps dans le ventre mou de Liga, le club finira par descendre en seconde division en 2011. Ils feront le yo-yo à nouveau jusqu’en 2015-2016 où la formation arrivera à se maintenir… pour peu de temps. En effet, en 2017-2018, la chute a repris de plus belle. Et, malgré une 6ème place qui les a rapproché de la montée l’an dernier, cette saison s’annonce comme une des plus compliquées. 22ème sur 22 équipes après 18 journées de championnat, les espoirs d’accéder à l’échelon supérieur se sont déjà envolés. Le maintien en D2 est désormais l’objectif prioritaire mais risque d’être difficile pour les compères de l’international japonais Gaku Shibasaki. Car la formation entraînée par Juan Antonio Anquela possède déjà 7 points de retard sur le premier non relégable. Mais où s’arrêtera la chute du ‘Depor’ ?

Jérémy Guiraud

La Corogne : la chute d’un ancien grand d’Espagne