Tribune libre

Le TFC va mal

Avec 10 points d’avance sur le barragiste Dijon, et ce à 10 journées de la fin du championnat, le parcours provisoire du TFC en cette édition de Ligue 1 2018-2019 semble à première vue acceptable. Néanmoins, si l’on compare le nombre de points actuel des Violets (32) par rapport à la situation au classement lors de la saison précédente, on remarque qu’ils auraient disposé d’un matelas beaucoup moins confortable sur le barragiste. En bref, le TFC semble donc davantage devoir sa position au classement à la faiblesse des trois derniers, plus qu’à ses performances…

Plus grave, les Violets semblent avancer au ralenti depuis septembre, après un début de championnat pourtant prometteur. Un sentiment de déjà-vu pour une équipe désormais habituée à lutter pour sa survie au rythme des saisons.

Entre un projet sportif flou et des tensions internes

En mai 2016, on avait quitté des Violets euphoriques suite à leur maintien improbable, symbolisé par un leader charismatique : Pascal Dupraz. Une euphorie qui s’était poursuivie en début de saison suivante, avec notamment deux succès de prestige face au PSG et l’AS Monaco, permettant ainsi au club de rester à distance de la lutte pour le maintien. C’était sans compter sur une nouvelle rechute, la saison dernière : bien moins solide défensivement, le TFC de Pascal Dupraz a passé une bonne partie de sa saison aux environs de la zone rouge, ce qui causera d’ailleurs le départ du coach savoyard. Son successeur, et ex-adjoint, Michaël Debève, parvient à maintenir le club en première division à l’issue d’un barrage crucial face à Ajaccio.

Comment expliquer alors de telles difficultés en Ligue 1 pour un club présentant pourtant certaines qualités, à commencer par son centre de formation performant ? On trouve quelques éléments de réponse dans le livre Une saison avec Pascal Dupraz, Leçons de leadership, à travers lequel on se retrouve en immersion dans le quotidien des Violets lors de la première moitié de saison dernière. D’après l’ancien coach d’Évian Thonon-Gaillard, il semble en premier lieu exister un manque d’ambition chez Olivier Sadran, président du club. En effet, Dupraz exprime à plusieurs reprises sa déception quant à l’objectif visé par ce dernier, à savoir le maintien, ajoutant que ce manque d’ambition aurait empêché un enrichissement de l’effectif. Un autre fait revient souvent dans l’ouvrage, à savoir le manque de présence du Président au sein du club. En effet, Olivier Sadran occupe également le poste de Président de la société Newrest, expliquant ainsi les absences que lui reprochait Pascal Dupraz.

Une nouvelle saison pleine de promesses...

En fin de saison dernière, Sadran avait pourtant cherché à rassurer les supporters des Violets, promettant une profonde restructuration au sein du club, grâce notamment à un partenariat très bénéfique avec un grand club européen (sans doute Manchester City), un partenariat qui n’a pour le moment jamais vu le jour. Autre chantier estival crucial : la quête d’un nouvel entraîneur, toujours dans cette volonté de changement.

Autant dire que la nomination d’Alain Casanova, coach de l’équipe première entre 2008 et 2015, n’a pas vraiment provoqué la joie des fans du club. Quelques mois plus tard, le manque de résultats le place en position délicate, une position encore plus bancale suite aux nombreuses tensions internes qui ont agité le club et qui ont été dévoilées très récemment. Tout d’abord, en décembre dernier, Baptiste Hamid, préparateur physique principal depuis 2015 et présent au sein de l’organigramme du club depuis 2010, a été contraint de quitter son poste à la demande d’Alain Casanova qui lui reprochait des performances physiques en baisse chez les joueurs. Plus récemment, le coach toulousain n’a pas apprécié le comportement de son adjoint Issou Dao qui, lors des matchs, était très investi dans ses consignes données aux joueurs depuis le banc de touche. Trop, selon l’ancien gardien de but, qui n’a d’ailleurs pas hésité à recadrer Dao. Des tensions existent également entre l’entraîneur de la réserve, Denis Zanko, et Casanova, au sujet de la convocation des plus jeunes à l’entraînement des professionnels.

De retour sur le banc toulousain, Alain Casanova doit faire face à des performances en demi-teinte et à la colère des supporters…

Ces tensions à différents niveaux en interne ne sont  pas anodines, mais ne sont pas les premières cette saison. En effet, le mercato hivernal a été assez agité en janvier dernier sur les bords de la Garonne avec notamment deux dossiers qui ont beaucoup posé problème. Dans un premier temps, l’affaire Todibo a secoué le club durant tout le mois de janvier. Ecarté du groupe professionnel depuis le mois de septembre à cause de son refus de signer son premier contrat pro dans son club formateur, le jeune défenseur central a suscité l’intérêt de nombreux grands clubs européens. Jean-Clair Todibo a finalement trouvé un accord avec le FC Barcelone pour un transfert en juin, à la fin de son contrat de stagiaire. Mais le club catalan a beaucoup insisté auprès du président toulousain qui a finalement laissé partir le Pitchoun en fin de mercato hivernal contre quelques millions d’euros. La très mauvaise gestion de ce dossier a semblé servir de leçon aux dirigeants toulousains qui ont, dans la foulée, fait signer des contrats professionnels à plusieurs jeunes du centre de formation. D’autre part, l’affaire Mbia a aussi fait débat. Sous contrat avec le TFC jusqu’en juin 2019, le défenseur central a fait le choix de résilier ce contrat mi-janvier. Même si le joueur a démenti la raison par la suite, il semblerait que ce départ soit dû à une mésentente entre le Camerounais et l’entraîneur des Violets.

Qui engendre la colère et la lassitude des supporters

Entre un président fantôme, des tensions en interne, la non-communication du club et, pour couronner le tout, des résultats sportifs décevants, un profond mécontentement s’est installé du côté des supporters, lassés de devoir systématiquement jouer le maintien depuis plusieurs saisons.

Malgré un exercice 2015/2016 catastrophique, l’arrivée de Pascal Dupraz avait pourtant permis aux fans du Téfécé de vivre quelque chose de fort puisqu’arrivé début mars, et alors que les Violets avaient 10 points de retard sur le premier non relégable, il avait fait du maintien un objectif plus que concevable, entretenant cet infime espoir chez ses joueurs. Match après match, voyant l’écart entre le 17ème et le TFC se réduire, les supporters ont eux aussi commencé à y croire. Dupraz a réussi quelque chose qui n’était pas arrivé depuis longtemps à Toulouse, à savoir faire revenir en nombre les amoureux du club au Stadium. L’entraîneur savoyard a su recréer un engouement et une ferveur autour de cette équipe, comme en témoigne le parcage plein du déplacement final à Angers.

Mais la saison dernière, le club de la ville rose s’est de nouveau retrouvé à devoir lutter pour son maintien dans l’élite et la plupart des supporters en sont donc venus à souhaiter le départ de Dupraz. Ils attendaient un nouvel entraîneur pour leur équipe favorite mais la nomination de Michaël Debève, ancien adjoint de Pascal Dupraz, n’a pas fait l’unanimité, d’autant plus que les résultats sont restés similaires. La fin de saison dernière a donc été agitée en tribune puisqu’après le naufrage contre Lille (défaite 2-3) et les altercations après la rencontre, les différents groupes de supporters ont décidé, d’un commun accord, de cesser leur activité et étaient allés déposer leur matériel de supporters (drapeaux, cartes d’abonnement,…) sur le parvis du Stadium. Action à laquelle les dirigeants toulousains avaient répondu en faisant un grand ménage devant le stade sans pour autant faire le moindre communiqué, témoignant ainsi leur indifférence face à la situation. La fin de  saison a donc été marquée par une profonde rupture entre le club, notamment la direction, et ses supporters. Après plusieurs matchs d’absence, ces derniers avaient finalement fait leur retour au Stadium suite au but de Jimmy Durmaz lors du barrage retour contre l’AC Ajaccio (1-0), en toute fin de rencontre et en réclamant, encore une fois, la démission de la direction.

Le message clair des Indians Tolosa, lors du derby face à Bordeaux le 20 août dernier

L’intersaison et le retour d’Alain Casanova alors qu’il avait laissé le club au bord du gouffre n’a pas arrangé les choses mais malgré cela, les groupes de supporters ont fait le choix de revenir soutenir leur équipe dès le début de cette saison 2018/2019 au Stadium. Les supporters ont tout de même tenu à préciser que, s’ils faisaient leur retour, c’était pour les joueurs et non pour la direction avec notamment le message «Toujours présents pour nos couleurs et nos joueurs, pas pour ces dirigeants.» affiché en virage Brice Taton lors du premier match à domicile en août, contre Bordeaux. A l’heure actuelle, la situation n’a pas évolué, si ce n’est que la colère et la lassitude ne cessent de monter encore et encore chez les fans du Tèf. Ainsi, lors du dernier match, contre Guingamp, les Indians Tolosa ont réalisé une première action de boycott en n’assistant qu’à une petite partie de la première mi-temps. Le groupe de supporters a fait son entrée dans le virage à la 40ème minute de jeu en observant une minute d’applaudissements moqueuse vis-à-vis de la direction. Pourquoi la 40ème minute ? Tout simplement parce que le club reste sur une moyenne de 40,25 points récoltés par saison depuis la fin de la fin de 2014/2015.  Ensuite, durant toute la seconde période, le virage Brice Taton a demandé à de nombreuses reprises la démission de Sadran et de Soucasse notamment, montrant là encore que les problèmes du TFC ne semblent pas réellement provenir des joueurs.

Les difficultés du TFC dans le jeu : un autre enjeu de cette saison

Depuis leurs prestations plutôt convaincantes du mois d’août, les Violets sont méconnaissables dans le jeu. La crise de confiance qui s’étale depuis plusieurs mois maintenant est sans doute l’une des raisons expliquant ces difficultés, qui se traduisent de plusieurs manières.

Tout d’abord, on sent beaucoup moins d’agressivité et d’intensité dans le pressing des hommes de Casanova, pourtant l’un de leurs points forts en début de saison. De même, l’ancien technicien du Racing Club de Lens semble éprouver des difficultés à élaborer une configuration tactique stable : ses compositions avec 3 défenseurs ou 4 défenseurs ont du mal à convaincre, et c’est d’ailleurs cette défense centrale qui représente à l’heure actuelle une sérieuse faiblesse côté toulousain. Une faiblesse qui s’explique surtout par la méforme de Christopher Jullien, l’un des piliers sous Pascal Dupraz, et le manque d’impact dans les duels causé par le départ d’Issa Diop vers West Ham cet été.

La perte de cet excellent défenseur central a également eu un impact sur l’état d’esprit de l’équipe, qui a perdu l’un de ses leaders. Désormais, seul Max Alain Gradel semble vraiment assurer ce rôle, tant par sa motivation affichée sur le terrain et en coulisses, que par sa régularité dans ses performances (10 buts et 4 passes décisives en 26 matchs, soit une implication du capitaine sur plus de la moitié des buts inscrits par le TFC).

Ainsi, c’est très souvent à lui qu’incombe la tâche de sortir ses coéquipiers du traquenard, comme en témoigne son coup franc égalisateur face à Caen il y a quelques semaines.

Finalement, toutes ces failles dans le football toulousain expliquent pourquoi les Violets ont tant de mal à réaliser une performance aboutie sur l’intégralité d’une rencontre. Trop souvent, on assiste à un TFC à réaction, qui paye notamment ses entames de match manquées, comme lors du derby de la Garonne récemment (défaite 2-1, but encaissé dès la deuxième minute). Face à une telle situation, difficile donc de prendre des points.

Finalement, la saison qui était présentée comme celle du changement n’a donc pas vraiment vu le jour, tant sur le plan du jeu, qu’au niveau de la relation entre le club et ses fans, de quoi sérieusement remettre en question l’avenir du TFC sur les prochaines années. Face à ce cycle inquiétant, les supporters ne semblent souhaiter qu’une chose : le départ d’Olivier Sadran,  dans l’espoir de ramener leur club à une place convenant davantage à son statut de quatrième ville de France.

On imagine donc mal la direction parvenir à regagner la confiance des fans, tant ces derniers semblent désirer une profonde restructuration qu’elle n’a jusque là pas été en mesure de leur fournir.

Une fois encore, l’été s’annonce tumultueux sur les bords de la Garonne. Suffisant pour provoquer l’électrochoc tant attendu ?

Paul Stefani et Léa

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  • Programme des entraînements de cette semaine (du 18 au 24 mars) de trêve internationale : 
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▪ Lundi 18 : 🏃 séance à 10h30
▪ Mardi 19 : 🏃 séance à 10h30
▪ Mercredi 20 : 🏃 séance à 10h30 puis 🚍 tournée #SoTFC à St-Etienne de Tulmont (15h)
▪ Jeudi 21 : 🏃 séance à 10h30
▪ Vendredi 22 : 🏃 séance à 10h30
▪ Samedi 23 : 🏋️‍♂️ travail individualisé puis 😴 soins et récupération
▪ Dimanche 24 : 😴 soins et récupération
  • #OGCNTFC (1-1)
Yaya #Sanogo après le déplacement à Nice : 
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💬《Franchement, je trouve que c'est un bon point. Nous avons fait un bon match ce soir et nous sommes récompensés de nos efforts dans les dernières minutes. C'est un bon point de pris ici à Nice, nous sommes satisfaits.  Oui, nous nous sommes pris en charge avant l'important rendez-vous remporté face à Guingamp. Nous nous sommes parlés, nous nous sommes dits les choses et nous mettons en pratique ces paroles. Nous prenons un point ce soir, il faudra s'en contenter avant la trêve. Maintenant, il va falloir bien travailler pour revenir d'attaque à la reprise !  Nous recevrons le PSG dans quinze jours au Stadium. Ce sera un match difficile mais nous mettrons tous les ingrédients dans ce match pour faire le meilleur résultat possible.》
  • #OGCNTFC (1-1)
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Mené dès la 20ème minute de jeu suite au coup franc direct inscrit par Cyprien (20' : 1-0), le TFC parvient à arracher le nul grâce à Firmin #Mubele en toute fin de match (89' : 1-1). L'attaquant toulousain venait tout juste de rentrer en jeu (87') et ouvre son compteur de buts cette saison ! 
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↪ Les Toulousains ramènent donc 1 point de ce déplacement à Nice et en comptent désormais 32 au classement général.
Pas de match le week-end prochain puisque c'est la trêve internationale mais le championnat sera de retour dès le week-end suivant avec la réception du PSG.

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Le TFC va mal

À Marseille, Rudi Garcia a (enfin) des problèmes de riches

Quatrième du championnat de France, à cinq points du podium, l’Olympique de Marseille revient de loin. Après cinq matches sans défaite, Rudi Garcia semble avoir trouvé la bonne formule. Au détriment de certains cadres.

Face à Saint-Etienne, le banc des remplaçants de l’Olympique de Marseille avait fier allure. Le capitaine Dimitri Payet, son suppléant Luiz Gustavo, la recrue phare du mercato estival Kevin Strootman et le champion du monde Adil Rami ont commencé le match en portant la chasuble. La situation est pire pour l’ami Rolando qui a vécu le match comme Aymen Abdennour en a l’habitude : dans les tribunes de l’Orange Vélodrome. Contre les Verts, le 3 mars 2019, Rudi Garcia s’est donc passé de cinq titulaires habituels. Et pourtant, malgré ces absences de poids, l’OM ça gagne !

Lopez-Sanson ça fonctionne (pour l’instant)

Marseille a facilement battu, deux buts à zéro, une triste équipe de Saint-Etienne, classée 4e avant le début de la rencontre. Avec ce succès, les Olympiens ont pu doubler les Verts au classement et enchaîner une cinquième rencontre sans défaite. Il est clair que Sainté n’a pas été un adversaire compliqué. Ce que l’on peut retenir de ce match (après la célébration smartphone de Balotelli), c’est que la bataille du milieu a tranquillement été remportée par Maxime Lopez et Morgan Sanson. Habituellement dans la rotation de l’effectif, les deux compères ont livré une belle prestation.

Rudi devra faire des choix

Alors que deux chocs se profilent pour les Phocéens (réception de Nice puis déplacement au Parc des Princes), Rudi Garcia va-t-il rester dans la continuité ? Difficile de savoir. Pour la première fois de la saison, le technicien a le choix pour composer son milieu de terrain. Doit-il maintenir sa confiance à la paire alignée depuis la victoire face à Amiens (2-0), ou faut-il réincorporer les cadres que sont Luiz Gustavo et Kevin Strootman ?

Difficile pour le Brésilien d’afficher le même niveau que la saison dernière, tant il avait été énorme. Contre les Verts, Gustavo est rentré peu après l’heure de jeu et n’a pas été transcendant. Loin de là. Malgré tout, il reste un joueur d’expérience et il est difficile d’imaginer que Rudi Garcia se passe de lui face au Paris Saint-Germain. Même cas de figure pour le Batave. En délicatesse depuis le début de saison, Strootman laissait entrevoir une montée en puissance avant sa blessure aux adducteurs à Dijon. Comme Luiz Gustavo, il a les épaules pour participer à un choc contre une équipe comme Paris. Entre Sanson, Lopez, Gustavo et Strootman, Garcia risque de faire des déçus.

En 4-4-2, un capitaine abandonné sur le banc

Avec l’arrivée de Mario Balotelli, l’OM semble adopter un nouveau schéma tactique. Exit le 4-2-3-1 et le 4-3-3, place au 4-4-2. Avec cette nouvelle disposition, les résultats suivent et ce très cher Mario Balotelli marque. Pourtant, cette tactique fait un grand perdant, et pas des moindres : le capitaine Dimitri Payet. Comment l’incorporer ? Sur l’aile gauche ? C’est une possibilité mais sous le maillot marseillais, le Réunionnais a toujours semblé plus à l’aise en position de meneur de jeu. Là encore, Garcia va devoir trancher. Et c’est peut-être Valère Germain ou Lucas Ocampos qui en feront les frais.

Duje n’est pas une douille

Derrière, l’OM encaisse moins de buts. Sur les cinq dernières rencontres, la défense n’a pris que deux buts. Bon en face, il n’y avait pas Cavani ou Mbappé, mais c’est déjà ça, tant la rigueur défensive, même face aux plus faibles, manquait en début de saison. L’OM doit en partie son renouveau défensif à sa charnière de pré-pubères : Boubacar Kamara (19 ans) et Duje Caleta-Car (22 ans). Pour le premier, personne n’a jamais eu le moindre doute, puisque cette saison, il a longtemps été l’une des seules satisfactions derrière.

Pour le second, son début de saison a été compliqué. Crucifié, sacrifié, assassiné par Garcia qui l’a jeté dans l’enfer des Costières pour ses débuts en Ligue 1, Duje Caleta-Car a reçu, depuis, pas mal de critiques. Souvent justifiées d’ailleurs. Et pourtant, ses dernières prestations prouvent qu’il est loin d’être la pipe décrite par de nombreux suiveurs.

Son match contre l’AS Saint-Etienne parle pour lui : 100 % de passes réussies, 9 ballons gagnés. Le Croate a réalisé l’un de ses meilleurs matches sous la tunique olympienne. Tout va toujours plus vite à Marseille. Maintenant, c’est à lui de confirmer lors des grosses affiches pour reléguer durablement Adil Rami et Rolando sur le banc des remplaçants.

Contre Nice, les 11 joueurs qui seront alignés devront prouver qu’ils ont les capacités de revêtir ce maillot, parfois si lourd à porter. C’est la suite de leur saison qui est en jeu, que ce soit de manière individuelle ou collective. Les Marseillais n’ont pas d’autres choix que de remporter les trois points dans leur quête (quasiment impossible) du podium. Coup d’envoi, dimanche 10 mars, à l’Orange Vélodrome.

Thibaut Calatayud

À Marseille, Rudi Garcia a (enfin) des problèmes de riches