Euro 2020

Vendredi 18 juin : la Suède au forceps, la Croatie en danger et un derby sans but

En cette fin de semaine, la Suède et la Slovaquie se sont rendues à Saint-Pétersbourg, en Russie, pour disputer leur second match du groupe E. Les vice-champions du monde croates avaient rendez-vous à Glasgow, au Hampden Park, pour s’attaquer à la République Tchèque. Enfin, derby tant attendu du groupe D, les Ecossais se déplaçaient dans le mythique stade londonien de Wembley, pour affronter leurs plus proches ennemis, les Anglais. 

 

 

  • Suède – Slovaquie : une victoire à l’usure des Blagult

On les avait quittés sur un joli match nul, lors de leur déplacement à Séville face à la Roja. Une performance, certes, mais les Bleus-Jaunes se devaient de concrétiser leur beau jeu par une victoire et les trois points qui vont avec. Du côté des Slovaques, la mission était réitérer l’exploit de la première journée, où ils s’étaient imposés 2 buts à 1 face à la Pologne. Spoiler alerte : ce sont les Suèdois qui sont repartis le sourire aux lèvres.

Alors que dire du match..? Déjà, que c’était pas le match du siècle. En première mi-temps, seule une frappe lointaine du milieu de terrain suédois, Sebastian Larsson, à la 3ème minute, est à mentionner. Et encore…

En seconde période, le ballon commence à tourner plus vite et les actions deviennent plus tranchantes. A la 57ème minute, sur coup-franc, Kucka claque une tête à bout portant sur le portier suédois. D’un geste réflexe et d’une main ferme, Olsen sauve son équipe in extremis. Une minute plus tard, les hommes de Janne Andersson attaquent à leur tour. Augustinsson est sur le point d’ouvrir le score mais le gardien slovaque, Dubravka, repousse le ballon de la même manière que son homologue scandinave. 

Finalement, c’est une faute sur le remplaçant Robin Quaison qui va débloquer la situation. En tentant d’intercepter le ballon, Dubravka fauche l’attaquant. Pénalty : Forsberg le transforme d’un tir puissant, côté droit. 1-0. Les deux équipes en resteront là.

 

  • Croatie – République Tchèque : les vice-champions du monde vont trembler 

Lors de la première journée de ce groupe D, les vice-champions du monde croates n’étaient pas parvenus à réaliser l’exploit, en battant l’Angleterre dans son jardin de Wembley. Ils n’avaient donc pas le droit à l’erreur dans ce second match, contre la République Tchèque. Situation inverse pour les hommes de Jaroslav Silhavy qui, riche d’une victoire contre l’Ecosse, ont débarqué sur la pelouse de Glasgow avec moins de pression. Résultat : les deux nations ne sont pas parvenues à se départager. 

Dans le premier acte, on retiendra surtout l’impressionnante image d’un joueur en train de tirer un pénalty avec le nez dégoulinant de sang. En effet, à la demi-heure de jeu, le défenseur croate, Lovren assène un violent coup de coude dans le visage de Patrik Schick, sur un duel aérien. L’attaquant du Bayer Leverkusen s’écroule immédiatement, le visage à moitié recouvert de sang. L’arbitre décide alors de s’en remettre à l’assistance vidéo et finit par indiquer le point de pénalty. Une mèche dans la narine, le n°10 s’élance et prend le gardien à contrepied. 1-0. Score à la mi-temps.

Dès le retour des vestiaires, après moins de deux minutes de jeu, l’équipe au damier va parvenir à recoller à la marque, grâce à l’une des stars croates : Ivan Perisic. L’ailier gauche de l’Inter Milan déborde sur son côté, fixe son vis-à-vis, l’élimine d’un crochet extérieur et réalise une somptueuse frappe enroulée qui vient se loger dans la lucarne opposée. 1-1. Malgré deux belles occasions, côté croates et une opportunité, côté tchèque, le score ne bougera plus jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. Si la République Tchèque est en bonne voie pour participer aux huitièmes, la situation se complique pour la Croatie qui n’aura d’autre choix que de s’imposer lors de leur dernier match de poule.

 

  • Angleterre – Ecosse : match nul entre les deux voisins britanniques

L’affiche était belle, la prestation des 22 joueurs un peu moins emballante. Hier soir, l’Angleterre accueillait l’un de ses plus proches rivaux de la compétition : l’Ecosse. Après sa défaite à domicile contre la République Tchèque, la Tartan Army se devait de relever la tête pour son retour à l’Euro après 25 ans d’absences. Les Three Lions pouvaient eux décrocher leur pass pour les huitièmes de finale, en cas de victoire. Mais cet alléchant derby s’est finalement soldé par un match nul et vierge, bien décevant. 

Incontestablement, la première demi-heure de jeu est dominée par les Anglais. Après seulement une dizaine de minutes, les Ecossais sont avertis sur coup de pied arrêté. Le défenseur central de Manchester City, John Stones s’envole plus haut que tout le monde sur le corner, mais son coup de tête vient finir sa course sur le montant droit du gardien resté complètement immobile. S’en suivent deux nouvelles offensives, de Sterling puis Kane, mais les deux hommes ne parviennent pas à concrétiser. Résultat : peu à peu, le doute s’installe dans la tête des Lions et les hommes de Steve Clarke vont en profiter pour se libérer.

A la 30ème minute, Pickford, le portier d’Everton, est mis à rude épreuve. Il dégage du bout des doigts une frappe de O’Donnell qui filait droit à l’intérieur du petit filet. Si elle n’est pas maîtresse de la possession (39%), la Tartan Army est très légèrement plus offensive que son adversaire du soir, avec 11 tirs dont 2 cadrés pour 9 tirs dont 1 cadré côté Lions. A la 62ème minute, Reece James, le défenseur de Chelsea, sauve même son équipe en déviant de la tête une frappe de Lyndon Dykes sur la ligne des cages. Bref, il y a des soirs comme ça où ça ne veut pas rentrer. Ce derby se conclut donc sur le score de 0 à 0.

 

Emmanuel Clévenot

 

Vendredi 18 juin : la Suède au forceps, la Croatie en danger et un derby sans but

Jeudi 17 juin : l’Ukraine de retour, le Danemark insuffisant et les Pays-Bas en pleine confiance

Hier, jeudi 17 juin, avait lieu la deuxième journée du groupe C de l’Euro. L’Ukraine et la Macédoine du Nord s’étaient donnés rendez-vous à Bucarest, en Roumanie. Le soir, c’est l’Autriche qui s’est envolée direction Amsterdam, pour y affronter les Pays-Bas. Un troisième match opposait le Danemark à la Belgique, à Copenhague. Résultats, résumés, classements… On fait le point.

 

 

  • Ukraine – Macédoine du Nord : la Sbirna se rassure

 

Ils nous avaient offert une folle soirée, dimanche dernier, en accrochant les Pays-Bas de Memphis Depay (défaite 3 buts à 2). Hier, l’équipe d’Ukraine était de retour sur la pelouse, avec pour objectif de décrocher leurs premiers points dans cette compétition. Une mission remplie avec succès, malgré des Macédoniens batailleurs en deuxième période. 

En effet, les hommes de Chevtchenko ont très rapidement pris le contrôle de cette rencontre. Après plusieurs alertes, la Macédoine du Nord va encaisser un premier but sur corner. Esseulé au second poteau, Andriy Yarmolenko, attaquant de West Ham, récupère un ballon dévié de la tête à quelques centimètres du but. Rien à faire pour le gardien. 1-0. 

L’arrière-garde des Lions Rouges va, à nouveau, être sanctionnée  cinq minutes plus tard. Sur un contre assassin, Roman Yaremchuk prend la profondeur et se retrouve face à Dimitrievski, le portier macédonien. Il fixe ce dernier puis glisse la balle au ras du poteau gauche. 2-0. Le score à l’entracte. 

Les Macédoniens, qui n’ont pas cadré une seule fois en première mi-temps, reviennent des vestiaires avec de nouvelles intentions. A la 55ème minute, le remplaçant Trajskovski bourine la lucarne russe mais le portier s’envole et dévie le ballon sur la barre transversale. S’en suit une petite confusion dans la surface de réparation et l’arbitre indique alors le point de penalty. Alioski s’élance, mais Bushchan s’illustre encore repoussant le tir… Malheureusement pour lui, l’ailier a tout le temps de reprendre la balle et de conclure en deux temps. 2-1. La peur change de camp.

Dans la dernière demi-heure, la Macédoine du Nord va pousser pour tenter de décrocher sa première victoire et se maintenir en vie dans la compétition. En vain. L’Ukraine reprend espoir pour les huitièmes de finale. 

 

 

  • Danemark – Belgique : les Dynamites y ont cru 

 

Avant même le coup d’envoi de cette rencontre, joueurs et supporters avaient encore en tête le triste événement de samedi. Face à la Finlande, les Danois avaient perdu leur capitaine légendaire, Christian Eriksen, victime d’un malaise cardiaque en plein match. Depuis, l’état de ce dernier s’est amélioré, mais il pourrait bien être contraint de mettre un terme à sa carrière.

Opposée aux grands favoris belges, l’équipe du Danemark se devait donc de tout donner en l’honneur de leur coéquipier convalescent. Dès l’entame, ils vont surprendre la team d’Eden Hazard en se montrant ambitieux et offensifs. Après 1 minute et 40 secondes, Denayer, le défenseur central de l’Olympique Lyonnais, dégage mal le ballon. Une offrande pour les Danois, qui se projette immédiatement vers l’avant. Höjbjerg sert Poulsen, à l’entrée de la surface de réparation, et l’attaquant du RB Leipzig glisse la balle sous le gant de Thibaut Courtois. 1-0. La Belgique encaisse son premier but du tournoi et va continuer de subir tout au long de cette première mi-temps. 

Au retour des vestiaires, le match va changer de physionomie. Certainement bien recadrés par le technicien Roberto Martinez, les Diables Rouges se montrent beaucoup plus impactants et réalistes. Peu avant l’heure de jeu, l’attaquant de l’Inter Milan, Romelu Lukaku s’échappe dans le couloir droit et sert Kevin de Bruyne, qui temporise avant de servir à son tour Thorgan Hazard. Le petit frère de l’ancien lillois n’a plus qu’à pousser la balle pour égaliser. 1-1. 

A la 70ème minute, les Belges vont passer devant à la marque, à l’issue d’une action incroyable. Après un festival de dribble de Romelu Lukaku, Tielemans et les deux frères Hazard vont renverser le jeu sur l’aile opposée. Kevin de Bruyne, la star des Citizens, attend patiemment le ballon. D’en dehors de la surface, il déclenche une énorme frappe. Rien à faire pour le gardien danois. Cette Belgique est inarrêtable. 2-1. Score final. 

 

 

  • Pays-Bas – Autriche : les Oranjes filent en huitièmes

 

Les Autrichiens et les Néerlandais s’affrontaient pour décrocher le leadership du groupe C. En effet, lors de la première journée, l’Autriche avait surclassé la Macédoine du Nord, 3 buts à 1, et les Pays-Bas s’étaient tirés in extremis du piège ukrainien, 3 buts à 2. 

Dès la 10ème minute de jeu, l’ex-star du Bayern Munich, David Alaba accroche le pied de Denzel Dumfries. Manque de pot, le défenseur du PSV Eindhoven se trouvait pile sur la ligne de la surface de réparation. Penalty : Memphis Depay s’élance et le transforme. 1-0. Les 35 minutes qui suivent laisseront place à bons nombres de duels au milieu de terrain, sans qu’aucune des deux équipes ne parviennent à être dangereuses devant les cages. Seul Memphis Depay aura l’occasion de doubler la marque à quelques minutes de l’entracte… Mais le ballon s’envole au-dessus de la barre transversale. On en restera là.

En seconde période, l’attaquant lyonnais va encore prouver son importance. Du rond central, il adresse une passe lobée en profondeur à Donyell Malen. L’attaquant fixe le gardien autrichien et passe la balle à Dumfries, venu à hauteur sur sa droite. 2-0. Score final. Les hommes de Frank de Boer prennent une sérieuse option pour les huitièmes de finale et signent ainsi un très bon retour après sept ans d’absences dans les grandes compétitions internationales. Concernant les Autrichiens, ils décendent à la troisième place et devront au moins faire un nul, lors du dernier match de poule. 

Emmanuel Clévenot

Jeudi 17 juin : l’Ukraine de retour, le Danemark insuffisant et les Pays-Bas en pleine confiance

Mercredi 16 juin : les Russes corrigent le tir, la Turquie sombre et l’Italie se qualifie

Pour ouvrir la deuxième journée de la phase de poules, les novices Finlandais se déplaçaient au stade de Saint-Pétersbourg, dans le groupe B. Ils y affrontaient les Russes, qui ont décroché une première victoire indispensable. Côté groupe A, la Turquie a perdu pour la seconde fois, face au Pays de Galles, s’éloignant ainsi d’une place qualificative pour les huitièmes de finale. Le scénario contraire de celui de la Belgique, qui s’est imposée 3 buts à 0, contre la Suisse, se qualifiant d’ores et déjà pour le tableau final.

 

  • Finlande – Russie : la Sbornaya se relance

Les hommes de Stanislav Tchertchessov se devaient de présenter un nouveau visage, après leur déconvenue du match d’ouverture, où ils s’étaient inclinés 3 buts à 0 face aux Belges. S’ils y sont parvenus, on a d’abord cru que l’aigle bicéphale allait sombrer à nouveau. Dès la troisième minute de jeu, le défenseur droit finlandais, Raitala intercepte une mauvaise relance russe et centre à destination de son attaquant, qui claque une tête imparable. 1-0. Pour sa première participation à l’Euro, la Finlande est en bonne voie de décrocher une seconde victoire en deux matchs, mais l’arbitre va vite les décevoir. Le but est finalement refusé, après arbitrage vidéo, pour une toute petite position de hors-jeu. Retour à 0-0. 

A quelques secondes du coup de sifflet de la mi-temps,  Aleksei Miranchuk se balade dans la surface de réparation finlandaise : un une-deux avec  Artem Dzyuba, puis l’attaquant de l’Atalanta Bergame élimine le défenseur d’un double contact et envoie le ballon se loger dans la lucarne droite de Hradecky. 1-0 à la pause. 

En seconde période, le score ne va pas bouger. Au total, les Hiboux Grands-Ducs tireront à onze reprises en direction de la cage russe, mais une seule tentative sera cadrée. Désireux de maintenir le score tel quel, les coéquipiers de Golovin vont dresser une muraille infranchissable en défense. Une arrière-garde solide qui leur permet finalement de décrocher leur trois premiers points de la compétition, sur l’écart le plus petit possible.

 

  • Turquie – Pays de Galles : les Rouges et Blancs sur la sellette 

Les deux nations étaient en quête d’une première victoire et fuyaient surtout la dernière place de leur groupe A, dominé par l’Italie. Sur le papier, et malgré leur défaite 3-0 en première journée, la Turquie était la favorite de cette rencontre disputée au stade olympique de Bakou. Pourtant, les coéquipiers de Gareth Bale vont créer la surprise en surclassant les Rouges et Blancs, 2 buts à 0. 

A deux reprises en début de match, la Turquie avait été avertie du jeu en profondeur des Gallois. Mais rien n’y fera : juste avant la pause, à la 42ème minute, l’attaquant des Spurs offre une passe en profondeur magnifique à Ramsey, dans le dos de la défense. Le milieu de terrain de la Juventus réalise un contrôle de la poitrine parfait et envoie le ballon faire trembler les filets. 1-0. 

A l’heure de jeu, Gareth Bale provoque la défense turque et obtient un penalty. Il le laissera s’envoler dans les tribunes… un tir complètement raté ! Pas de quoi lui en vouloir, toutefois, au vu de sa superbe performance. En effet, à la 95ème minute de jeu, la légende galloise joue rapidement le corner et se faufile le long de la ligne, balle au pied, jusqu’à atteindre le premier poteau du portier turc. Il adresse alors une passe en retrait à Connor Roberts, qui glisse la balle entre les jambes d’un défenseur et du gardien. 2-0. Le Pays de Galles est presque assuré de décrocher son billet pour les huitièmes. Pour les Turcs, la victoire est absolument indispensable, dimanche prochain, contre la Suisse.

 

  • Italie – Suisse : la Squadra impressionne

Décidément, il va falloir compter sur la Squadra Azzura. Première à décrocher son billet pour les huitièmes de finale, l’équipe italienne impressionne. Après son succès contre les Turcs, en match d’ouverture, sur le score de 3 buts à 0, elle a réitéré sa performance face à une équipe suisse très décevante. 

Dès la 18ème minute de jeu, le capitaine Giorgio Chiellini alerte la défense suisse en inscrivant un but sur corner, finalement refusé pour une faute de main. La réelle sanction arrivera néanmoins quelques minutes plus tard. L’ailier, Berardi, enrhume tout la défense de la Nati sur son côté droit et adresse un mini-centre juste avant de franchir la ligne de corner. Manuel Locatelli n’a plus qu’à pousser le ballon dans les buts. 1-0.

En seconde période, le milieu de terrain de Sassuolo signe un doublé. Laissé seul à l’entrée de la surface, il prend tout son temps pour allumer le gardien suisse, Sommer, d’une frappe à ras de terre. 2-0. A une minute du terme, Ciro Immobile, l’attaquant de la Lazio, fait exploser le stade olympique de Rome. D’une vingtaine de mètres, il tire en direction du petit filet de Sommer. Le portier est sur la trajectoire, mais laisse le ballon filer entre ses gants. 3-0. L’Italie est de retour au plus haut niveau.

 

Emmanuel Clévenot

 

 

Mercredi 16 juin : les Russes corrigent le tir, la Turquie sombre et l’Italie se qualifie

Mardi 15 juin : le Portugal frappe fort, la France assure les 3 points

Derniers matchs de la première journée de l’Euro et pas des moindres. Hier, mardi 15 juin, se disputaient les matchs du groupe F, dit le “groupe de la mort”. La Hongrie recevait le Portugal. La France partait elle à la conquête de l’Allemagne, à Munich. Résultat : les champions d’Europe et les champions du monde repartent chez eux avec une victoire.

 

  • Hongrie – Portugal : 3 buts en 8 minutes… Merci Ronaldo !

La Seleçao a failli tomber dans le piège hongrois. Pendant 90 minutes, les Magyars ont tout simplement refusé de jouer au football. Tous rassemblés en défense, les hommes de Marco Rossi priaient certainement pour arracher le point du match nul ou commettre un hold-up sur contre-attaque. Enfin bref, une stratégie bien peu amusante pour les 60 000 spectateurs du stade de Ferenc-Puskasle, à Budapest, mais qu’on se doit de respecter au vu de l’infériorité de la Hongrie, sur le papier. 

Une chose est sûre : celui qui a quitté le stade d’ennui, à la 83ème minute de jeu, doit bien s’en mordre les doigts. En effet, en l’espace de 8 minutes (les 8 dernières du match), le Portugal va complètement débloquer la situation en inscrivant trois buts. Premier homme à soulager les supporters de la Seleçao, Raphaël Guerreiro : positionné au milieu de la surface, le numéro 9 réceptionne un centre à ras-de-terre et tire sans contrôler. Le gardien hongrois semble être sur la trajectoire, mais son défenseur dévie involontairement le ballon, qui file à l’opposé. 1-0. 

Deux minutes plus tard, Orban accroche Rafa Silva dans la surface de réparation. L’arbitre indique le point de pénalty. Carton jaune. Cristiano Ronaldo tire à droite, le portier plonge à gauche. 2-0. Dans le temps additionnel, le quintuple Ballon d’or va en remettre une dernière couche : après un une-deux avec Rafa Silva, il se retrouve face au gardien, Gulacsi, le fixe puis l’élimine d’un crochet extérieur avant de pousser le ballon dans les cages vides. 3-0, score final. Le Portugal se rassure avant d’affronter les deux colosses du groupe F.

 

  • Allemagne – France : les Bleus bien plus dangereux devant les cages

Les deux colosses, les voici : il s’agit de l’équipe de France, championne du monde en titre et de l’équipe d’Allemagne, championne du monde 2014. Les deux nations s’affrontaient hier soir pour leur entrée en lice dans cet Euro 2020. Un match aux airs de revanche, puisque les Bleus avaient éliminé la Mannschaft en demi-finale du dernier championnat d’Europe.

Seulement cette fois, le match ne se jouait pas en France mais bien à Munich, en terres ennemies. Une pression supplémentaire, que les hommes de Didier Deschamps ont parfaitement su gérer. Dès la 20ème minute, Mats Hummels est à la conclusion d’un très beau mouvement… français. Le défenseur du Borussia Dortmund marque contre son camp, sur un centre de Lucas Hernandez et sous la pression de Kylian Mbappé. A noter la magnifique transversale, extérieure du pied, de Paul Pogba, à l’origine de l’action. 1-0. 

A partir de ce moment-là, les hommes de Joachim Löw vont se rebeller et prendre le contrôle du ballon… et du match. Avec 62% de possession, ce sont eux qui dictent le tempo. Toutefois, les tricolores sont irréprochables en défense. Très solidaires, les attaquants n’hésitent pas à redescendre, à l’image de Karim Benzema. Résultat : les Allemands ne sont pas dangereux et Hugo Lloris n’a pas grand chose à faire. Mieux encore, les Bleus les font trembler avec un but de Mbappé puis de Benzema, tout deux refusés après célébration pour des positions de hors-jeu. 

Au terme de longues minutes de temps additionnel, les joueurs de Didier Deschamps décrochent donc leur première victoire de la compétition. Sur le papier, ce déplacement à Munich était sans aucun doute le plus difficile des trois matchs de poules. Si on ne dira pas que la France a déjà un pied en huitièmes de finale… on reste tenté de le faire ! 

 

Emmanuel Clévenot

Mardi 15 juin : le Portugal frappe fort, la France assure les 3 points

Lundi 14 juin : Un but incroyable des Tchèques, Lewandowski transparent, la Roja se heurte à une muraille

Une fois encore, cette quatrième journée de l’Euro 2020 nous a réservé de beaux buts et son lot de surprises. Absente de la compétition européenne depuis 1996, l’Ecosse n’a pas réussi à sortir victorieuse de sa confrontation avec la République Tchèque, à Glasgow. Dans l’affrontement entre la Pologne et la Slovaquie, une certain Robert s’est illustré… mais ce n’est pas Lewandowski. Enfin, l’Espagne accueillait la Suède, à Séville. Un match sans but, assez décevant, qui aurait pu coûter cher à la Roja si le “nouveau Zlatan” avait été plus chanceux.

 

  • Ecosse – République Tchèque : Patrick Schick, le bourreau

Pour son grand retour en compétition internationale après 23 ans d’absence, l’Ecosse a offert à ses spectateurs un match riche en occasions… sans pour autant décrocher la victoire. Opposés à la République Tchèque, les hommes de Steve Clarke ont manqué de réalisme et se sont inclinés 2 buts à 0, malgré leurs 60% de possession et presque deux fois plus de tirs que leurs adversaires du jour. 

Si la première occasion fut tchèque, la Tartan Army s’est également montrée dangereuse, à la 17ème et la 32ème minute, avec une puissante reprise du capitaine Andy Robertson détournée juste au-dessus de la barre par le portier des Rouges et Blancs. Mais à quelques poignées de secondes avant la mi-temps, ce sont les Tchèques qui vont ouvrir la marque : Coufal fait un appel tranchant sur l’aile et centre en une touche de balle en direction de Patrick Schick, aux six mètres. L’attaquant du Bayer Leverkusen s’élève dans les airs et claque une tête piquée imparable. 1-0. Le score à la pause. 

Dans les 68 secondes qui suivent le coup de sifflet du début de la deuxième période, le gardien de la Tartan Army sort deux grosses parades. Au bord de la rupture, les Ecossais se redéploient vers l’avant, prêts à en découdre. A la 47ème minute, le centre d’Andy Robertson est repoussé du bout des doigts par Vaclik, le gardien tchèque. Dans les parages, le défenseur droit, Hendry balance un missile qui vient s’écraser sur la transversale. L’Ecosse vient de laisser passer sa chance et elle va s’en mordre les doigts…

En effet, cinq minutes plus tard, Patrick Schick récupère un ballon contré, lève la tête, aperçoit que le portier écossais s’est aventuré un peu loin de ses cages et catapulte une frappe du milieu de terrain. Les supporters retiennent leur souffle dans les gradins, suivant des yeux la trajectoire de la balle. Elle vient finalement se loger juste en dessous de la barre transversale. Un but incroyable. 2-0. Score final.

 

  • Pologne – Slovaquie : Lewandowski transparent, Mak en profite

Opposée à l’Espagne et à la Suède dans le groupe E, la Pologne se devait de ramener des points de sa confrontation (à première vue plus abordable) contre la Slovaquie. Toutefois, les hommes de Stefan Tarkovic ont profité d’un Lewandowski presque transparent pour décrocher une précieuse victoire. Une entame parfaite pour (on le rappelle) leur deuxième participation seulement au championnat d’Europe. 

Après une entame relativement stérile d’un côté comme de l’autre, ce n’est pas Robert Lewandowski mais bien Robert Mak qui va créer la sensation dans le stade de Saint-Pétersbourg, à la 17ème minute. Isolé vers le point de corner, l’ancien ailier du Zénith ridiculise d’un petit pont Bereszynski puis file en direction des cages. Il déclenche alors une puissante frappe à ras-de-terre, qui s’écrase sur le poteau, rebondit dans le dos du portier polonais et termine sa course dans les filets. 1-0. Alors qu’elle dominait ce début de rencontre, la Pologne rentre aux vestiaires menée au tableau d’affichage. 

Sûrement les coéquipiers de Lewandowski se sont-ils fait remonter les bretelles par le technicien Paulo Sousa. De retour de la pause, ils ne mettent en effet que 28 secondes à recoller à la marque. Klich sert Linetty, esseulé à quelques mètres des cages slovaques. Ce dernier n’a plus qu’à pousser la balle au fond des filets… Une frappe toute molle, pour tout dire ratée, mais l’important n’est pas là ! 1-1. 

Sanctionné de deux cartons jaunes, Gregor Krychowiak est le premier joueur de l’Euro 2020 à écoper d’un carton rouge, à la 62ème minute. Sept minutes plus tard, les Slovaques vont profiter de leur avantage numérique. Placé plein axe, le défenseur central de l’Inter Milan, Milan Skriniar réceptionne un corner détourné à l’entrée de la surface. Il contrôle et frappe aussitôt au ras du poteau droit, à la vitesse d’un buteur. 2-1. Fin de la belle opération slovaque. 

 

  • Espagne – Suède : la Roja se heurte contre un mur hermétique 

C’est sans aucun doute le match le moins palpitant de cette quatrième journée. Opposée aux Suèdois, l’équipe d’Espagne n’est pas parvenue à inscrire le moindre but, devant ses supporters du stade olympique de Séville. Le mur défensif formé par les Blagult a failli céder à de nombreuses reprises, mais le résultat est là et les hommes de Janne Andersson reviennent à leur camp de base avec un précieux point en poche. L’Espagne devra donc faire mieux si elle veut s’imposer comme leader du groupe E.

Les statistiques de la Roja étaient pourtant révélatrices de la mainmise qu’elle avait sur le match : 90% de passes réussies, 86% de possession, 6 corners et 17 tentatives de tirs. Dès l’entame de jeu, les joueurs de Luis Enrique confisquent le ballon aux Bleus-Jaunes, mais leurs offensives manquent de précision dans les derniers gestes. Finalement, l’occasion la plus franche sera même suédoise en première période : zigzaguant dans la surface de réparation, Alexander Isak, “le nouveau Zlatan”, déclenche une frappe à trois mètres des cages. Celle-ci est déviée in extremis sur la ligne par Llorente et s’écrase sur le montant avant de retomber dans les bras du portier espagnol. Du délire ! 0-0 à la pause. 

En deuxième mi-temps, le même scénario se répète. Les champions d’Europe 2008 et 2012 monopolisent le ballon, assènent de coups la défense adverse, mais les Scandinaves sont plus percutants sur leurs rares occasions. A la 61ème minute, l’avant-centre de la Real Sociedad en remet une couche : seul dans la surface, il parvient à dribbler trois défenseurs et centre au second poteau, en direction de Marcus Berg. L’attaquant suédois est à deux doigts de signer le hold-up du jour, mais manque complètement le cadre. Malgré les dernières tentatives espagnoles, dans le temps additionnel, le score restera vierge. Comble de cette première journée, la Slovaquie (plus faible équipe sur le papier) se retrouve en tête du groupe E.

 

Emmanuel Clévenot

Lundi 14 juin : Un but incroyable des Tchèques, Lewandowski transparent, la Roja se heurte à une muraille