Football

Dimanche 11 juillet : l’Italie remporte l’Euro 2020 en battant les Anglais à Wembley

Dimanche soir, au terme d’une séance de tirs au but pleine de rebondissement, la Squadra Azzurra a été sacrée championne d’Europe 2020. Les hommes de Roberto Mancini étaient opposés à l’Angleterre, grande favorite de la compétition qui courrait vers son tout premier trophée européen. Malheureusement pour les Three Lions, il faudra encore patienter trois ans… 

 

Une ouverture du score éclaire

Jamais une finale n’avait débuté sur une telle cadence. A 21 heures précises, l’arbitre donne le coup d’envoie de la rencontre. Les défenseurs italiens échangent quelques passes tranquilles dans leur moitié de terrain. Les commentateurs décrivent la clameur qui s’échappe des cris des 65 000 supporters. Quand soudain, les Anglais récupèrent le ballon et se déploient à grandes enjambées vers l’avant. Le prince Kane bascule le jeu sur l’aile droite, en direction de Kieran Trippier. Le défenseur de l’Atlético de Madrid lève la tête, temporise une seconde et centre au second poteau. Joueur des Red Devils, Luke Shaw est à la réception et fusille Gianluigi Donnarumma d’une demi-volée qui frôle le montant. 1-0. Wembley est en délire et les Italiens complètement sonnés.

 

Dominatrice, la Squadra pousse jusqu’à l’égalisation 

Sûrs de leurs forces, les Italiens prennent doucement les commandes du match. Plus les minutes passent, plus les Anglais se recroquevillent en défense. Petit à petit, l’étau se resserre. Véritable révélation de cet Euro, Federico Chiesa, le jeune attaquant de la Juventus fait trembler les hommes de Gareth Southgate à la 35ème minute, d’une frappe lointaine plein axe. Marco Verratti tente également sa chance quelques minutes avant la mi-temps. Rien n’y fait : les Lions rentrent aux vestiaires avec l’avantage.

Dès l’entame du second acte, la Nazionale évite de peu le break. Raheem Sterling s’effondre dans la surface de réparation. L’arbitre décide de ne pas accorder de pénalty. Sur le ralenti, le magicien des Citizens a pourtant bel et bien été accroché au mollet. Immédiatement, les Italiens vont profiter de ce sursis en multipliant les occasions. D’abord Insigne puis Chiesa… Mais c’est finalement le défenseur central, Leonardo Bonucci, qui va libérer son pays. A la 67ème minute de jeu, Marco Verratti place une somptueuse tête sur corner. Le portier d’Everton, Jordan Pickford plonge et dévie le ballon sur son poteau droit. S’en suit un cafouillage juste devant les cages. En renard des surfaces, Bonucci se jette sur la balle et permet à son équipe de recoller au score. 1-1.

 

Une séance de tirs au but irrespirable

De l’égalisation à la fin du temps réglementaire, comme durant la quasi-totalité des prolongations, la Squadra Azzurra domine les Three Lions. Sur l’ensemble du match, les Italiens tireront à 19 reprises, contre 6 côté britannique. Même constat niveau possession, avec 66% pour les Bleus contre 34% pour les Blancs. Malgré cela, la muraille anglaise ne fléchit pas et les deux équipes s’envolent vers la séance de tirs au but.

Premier tireur italien, Domenico Berardi s’élance et prend à contre-pied Jordan Pickford. 1-0. Gianluigi Donnarumma choisit le bon côté face au prince Harry Kane. Heureusement, la frappe de l’attaquant des Spurs est parfaitement placée au ras du poteau. 1-1.

Le numéro 9 du Torino, Andrea Belotti est le premier à rater son pénalty. Son puissant tir est paré par le portier anglais, qui a à nouveau plongé sur sa gauche. Toujours 1-1. En nettoyant la lucarne droite, Harry Maguire donne l’avantage à ses coéquipiers. 1-2.

Partis du bon côté, le gardien de but d’Everton ne parvient pas à arrêter la frappe du héros de la deuxième mi-temps, Leonardo Bonucci. 2-2. Fraîchement entré en jeu, Marcus Rashford a la lourde de tâche de maintenir l’Italie à distance. Il s’élance à la manière d’un certain Neymar, patiente jusqu’à ce que Donnarumma commence à plonger et tire à l’opposé… Un tout petit peu trop cependant puisque le ballon finit sa course sur le poteau gauche. 2-2. Tout est à refaire.

Le milieu offensif de la Vieille dame, Federico Bernardeschi permet à la Nazionale de reprendre les devants, en tirant au milieu. 3-2. Jadon Sancho, très jeune attaquant du Borussia Dortmund est le suivant sur la liste. Comme Rashford, il est entré à la 120ème. Autrement dit, il n’a pas joué une seule minute dans cette finale. Il démarre sa course d’élan, frappe à droite, mais l’immense futur-gardien du PSG est sur la trajectoire. Toujours 3-2. Le calcul est simple : si le prochain tireur italien transforme son pénalty, le match est terminé.

Ce prochain tireur, c’est Jorginho, un habitué du sol anglais puisqu’il évolue à Chelsea. Il tire à gauche, Jordan Pickford s’étend et dévie le ballon qui vient s’écraser sur le montant. 3-2 encore. Wembley explose, mais l’Angleterre est toujours sur la sellette. Pour revenir à hauteur des Italiens, Bukayo Saka doit marquer son pénalty. Né en septembre 2001, le milieu de terrain d’Arsenal n’a que 19 ans. Il s’élance, frappe, mais Gianluigi Donnarumma est dans un grand jour et repousse son tir. 3-2, score final. La foudre est tombée sur Wembley et l’Italie, championne du monde 2020, peut enfin exulter…

 

 

Emmanuel Clévenot

Dimanche 11 juillet : l’Italie remporte l’Euro 2020 en battant les Anglais à Wembley

Mardi 6 et mercredi 7 juillet : l’Italie et l’Angleterre s’envolent vers la finale de l’Euro

On connaît désormais l’ultime affiche de l’Euro 2020. Mardi 6 et mercredi 7 juillet, le stade emblématique de Wembley accueillait les demi-finales de la compétition. Deux rencontres très disputées, dont l’issue s’est dessinée après les 90 minutes réglementaires. Résultat : l’Italie a pris sa revanche de 2012 sur l’Espagne et l’Angleterre accède à la première finale de son histoire, aux dépens des valeureux Danois.

 

  • Italie – Espagne : la Roja éliminée aux tirs au but

C’était le choc tant attendu des demies. Un remake de la finale du championnat d’Europe 2012, où la Roja avait humilié la Squadra 4 buts à 0. Seulement, cette fois-ci, la roue semble avoir tourné. Dès la 20ème minute de jeu, les hommes de Roberto Mancini avertissent leurs adversaires du jour. Dans le couloir gauche, Emerson et Insigne réalisent un une-deux parfait qui enrhume toute la défense. Le Brésilien de naissance, latéral de Chelsea, se retrouve vite face au portier espagnol, Unai Simon, qui est sorti en dehors de sa surface. Il transmet alors à Ciro Immobile, qui n’a plus qu’à tirer dans les cages vides mais les défenseurs se précipitent sur lui et l’empêchent de conclure. A quelques secondes de l’entracte, le duo Emerson-Insigne est encore une fois à l’origine d’une grosse occasion mais le ballon finit sa course sur la transversale. Côté Roja, une seule action dangereuse est à mentionner. 0-0 à la mi-temps.

En deuxième période, les espaces s’ouvrent et les contre-attaques se multiplient. A l’heure de jeu, le gardien italien, Gianluigi Donnarumma relance vite à la main. Les attaquants de la Nazionale se déploient à toute vitesse. Federico Chiesa, ailier droit de la Juventus, finit par déclencher une belle frappe enroulée. Unai Simon n’a même pas le temps de plonger. 1-0. La Squadra Azzurra est bien plus entreprenante qu’en première mi-temps et les protégés de Luis Enrique semblent désabusés. Pourtant, contre le cours du jeu, le remplaçant Alvaro Morata va permettre à son équipe de recoller au score, après un une-deux avec Jordi Alba. 1-1. Fin du temps réglementaire.

Pendant les prolongations, la Roja pousse pour éviter la séance de tirs au but. Rien n’y fait : Gianluigi Donnarumma est infranchissable. Premiers à s’élancer, Manuel Locatelli et Dani Olmo ne parviennent pas à transformer leur pénalty. Les cinq suivants réussissent sans trembler. Puis Alvaro Morata, héros de l’Espagne quelques minutes plus tôt, bute contre le portier italien. 3-2. Jorginho, milieu de terrain de Chelsea, a le sort de la rencontre entre ses mains. Il prend à contre pied Unai Simon et envoie le ballon faire trembler les filets tout en douceur. La Squadra tient sa revanche et se qualifie pour la finale de l’Euro pour la quatrième fois de son histoire.

 

  • Danemark – Angleterre : les Dynamites y ont cru jusqu’au bout

Moins impressionnant sur le papier, le second choc de ces demi-finales n’en demeurait pas moins historique. Et pour causes : les enjeux étaient de taille. D’un côté, l’Angleterre rêvait de décrocher son tout premier ticket pour une finale de championnat d’Europe. De l’autre, le Danemark, outsider, poursuivait sa folle épopée depuis l’accident cardiaque de son capitaine Christian Eriksen, lors de la première journée de compétition.

Passé le premier round d’observation, les Three Lions installent progressivement leur domination, sans parvenir à se montrer très dangereux. En face, les Danois savent qu’ils vont souffrir et qu’il ne faudra pas laisser passer les occasions. A la demi-heure de jeu, l’arbitre leur accorde un coup-franc, aux abords de la surface. L’ailier gauche des Dynamites, Mikkel Damsgaard décoche une somptueuse frappe, qui s’envole au-dessus du mur et retombe juste en-dessous de la transversale de Pickford. Le portier britannique est impuissant. 1-0. La foudre vient de s’abattre sur Wembley.

Dès lors, les hommes de Gareth Southgate se révoltent. A la 38ème, Raheem Sterling est à deux doigts d’égaliser, mais le gardien danois sort une parade réflexe. Une minute plus tard, les Lions reviennent à la charge. Harry Kane lance Bukayo Saka dans la profondeur. Le milieu d’Arsenal centre fort en direction de l’attaquant de Manchester City. Sous pression, le défenseur central Simon Kjær pousse le ballon au fond de ses propres cages. 1-1. Mi-temps.

Dans le deuxième acte, les deux gardiens, Jordan Pickford et Kasper Schmeichel, sont mis à rude épreuve. Leurs magnifiques arrêts permettent aux deux équipes de rester dans la course. Finalement, à la fin du temps réglementaire, Anglais et Danois sont toujours incapables de se départager et disputent donc les prolongations. Dans cet exercice de ténacité, les Lions surclassent les Dynamites. Ils multiplient les occasions de but et asphyxient la défense adverse. A la 103ème minute, alors que Raheem Sterling zigzague dans la surface de réparation, il est accroché à la cheville et s’écroule. L’arbitre siffle pénalty. Harry Kane prend ses responsabilités et le transforme. 2-1. L’Angleterre jouera donc la première finale de son histoire. Fin de l’histoire pour le Danemark.

 

Emmanuel Clévenot

Mardi 6 et mercredi 7 juillet : l’Italie et l’Angleterre s’envolent vers la finale de l’Euro

2 et 3 juillet : la Belgique (re)tombe, l’Angleterre s’envole, la Suisse frôle l’exploit et le Danemark continue d’écrire son conte de fée

Les quarts de l’Euro 2020 se sont déroulés vendredi 2 et samedi 3 juillet. Une dernière étape, avant le carré final, qui nous a réservé son lot d’émotions fortes. D’entrée, la Suisse a fait trembler la Roja en reproduisant quasi à l’identique son match contre la France. Dans la foulée, la Squadra Azzurra a éliminé les Diables rouges, favoris pour le sacre. Sans trembler, les Danois ont poursuivit leur incroyable parcours. Ils rejoignent ainsi les Lions, qui ont corrigé une impuissante formation ukrainienne. Résumé.

 

  • Suisse – Espagne : la Roja s’amuse à imiter la France… enfin presque

Ce quart de finale a très mal débuté pour la Nati. Dès la 8ème minute de jeu, le défenseur gauche du FC Barcelone, Jordi Alba reprend de volée un corner mal dégagé par les défenseurs. Sur la trajectoire, le milieu suisse, Zakaria tente de contrer la frappe de l’espagnol, mais la dévie malencontreusement dans ses propres buts. 1-0. Avec 66% de possession lors du premier acte, la Roja est maîtresse du jeu et laisse très peu d’occasions aux hommes de Vladimir Petkovic. Pour autant, elle peine à faire le break et rentre aux vestiaires sur ce score inchangé.

Comme face aux Bleus, c’est dos au mur que la Suisse va se montrer la plus réaliste. Autour de l’heure de jeu,  Denis Zakaria et Steven Zuber alertent les protégés de Luis Enrique, sans parvenir à tromper Unai Simon. La troisième fois sera la bonne. A la 68ème minute, Remo Freuler, milieu de l’Atalanta Bergame, intercepte un ballon au centre du terrain et poursuit son effort jusque dans la surface de réparation. Il sert finalement son emblématique capitaine, Xherdan Shaqiri qui conclut et permet à son équipe de récoler à la marque. 1-1.

A l’origine du but libérateur, Remo Freuler écope dix minutes plus tard d’un carton rouge, pour un tacle jugé dangereux. Les Rouges et Blancs ne se laissent pas abattre pour autant et parviennent à maintenir le bateau à flot jusqu’aux prolongations. Au cours de ces 30 minutes supplémentaires, la Seleccion multiplie les énormes occasions, asphyxiant complètement son adversaire. Heureusement, la Nati peut compter sur un grandiose Yann Sommer, qui enchaînent les parades remarquables. 1-1. Pour la deuxième consécutive, la Suisse réalise un exploit en accédant aux tirs au but face à beaucoup plus fort qu’elle.

Premier à s’élancer, l’expérimenté Sergio Busquets voit sa frappe s’écraser sur le poteau. Le sort, s’étant abattu sur la France quatre jours plus tôt, semble se reproduire aux frais de la Roja. Mais une fois, pas deux. Trois tirs plus tard, Unai Simon repousse le tir de Schär et permet à l’Espagne de revenir à niveau. Les deux penaltys suivants sont à nouveau arrêtés par les gardiens des deux clans. Finalement, Moreno redonne l’avantage à la Roja et le remplaçant suisse, Ruben Vargas vient signer la fin de la folle aventure de son équipe. Score final : 1-1, t-a-b 1-3.

 

  • Italie – Belgique : les Diables rouges devront encore patienter quatre ans

C’était le quart de finale le plus attendu. L’affiche la plus belle sur le papier. Un choc au sommet en deux grands favoris au trophée. Bref, une sorte de finale avant l’heure. Avec deux styles de jeu complètement opposés, la Squadra Azzurra et les Diables rouges n’ont pas perdu de temps pour faire vibrer les supporters. A la 22ème minute de jeu, l’ex-Parisien, Thomas Meunier lance la star nationale belge en profondeur. Le maître à jouer des Citizens, Kevin de Bruyne accélère en direction de la surface de réparation, fixe un défenseur et déclenche une énorme frappe qui file droit dans la lucarne du portier italien. Mais Gianluigi Donnarumma porte bien son surnom de “nouveau Buffon”. D’une parade somptueuse, il sauve l’Italie du bout des doigts. Un acte héroïque qu’il reproduira quelques secondes plus tard, face à Romelo Lukaku.

Cinq minutes après ce double avertissement, c’est pourtant les hommes de Roberto Mancini qui vont ouvrir la marque. Profitant d’une mauvaise relance belge et d’un énorme cafouillage dans la zone de vérité, le milieu de terrain de l’Inter Milan, Nicolo Barella s’empare du ballon et trompe Thibaut Courtois. 1-0. En fin de première mi-temps, les Belges semblent sonnés. Ils sont dominés dans tous les secteurs et la rupture n’est pas loin. Elle va finalement jaillir du pied béni de Lorenzo Insigne. Pressé par aucun défenseur, l’attaquant du Napoli parcourt près de 50 mètres avec le ballon et déclenche une frappe imparable d’en-dehors de la surface de réparation, qui vient nettoyer la lucarne du portier du Real Madrid. 2-0. Le break est fait.

Juste avant la pause, les hommes de Roberto Martinez profitent d’un penalty très généreux en leur faveur. Lukaku le transforme et permet à son équipe de retourner aux vestiaires avec une lueur d’espoir. En effet, les Diables rouges reviennent sur la pelouse plein de volonté. A l’heure de jeu, l’avant-centre de l’Inter Milan est à deux doigts de signer un doubler, mais voit sa frappe finir sa course sur le montant. Mais excepté quelques rares actions, le jeu proposé par les Belges est très décevant. Les Italiens n’ont qu’à gérer tranquillement la fin de la rencontre. 2-1. Score final : une fois encore, la Belgique, prometteuse, échoue à rejoindre une finale.

 

  • Danemark – République Tchèque : les Dynamites sur les traces de 1992

Peu de pronostiqueurs auraient misé sur la tenue d’un tel quart de finale. Et pourtant ! Après avoir respectivement éliminé le Pays de Galles et les Pays-Bas, Danois et Tchèques se sont retrouvés au stade olympique de Bakou. Objectif pour ces deux outsiders : décrocher un billet pour une demi-finale historique.

Une chose sûre, il n’y a pas eu de round d’observation entre les deux formations. Dès la 4ème minute de jeu, les Dynamites danoises ouvrent le score sur un corner… très litigieux. En l’absence de tout marquage, le milieu du Borussia Dortmund, Thomas Delaney s’envole dans les airs et claque une tête piquée au ras du montant droit de Tomáš Vaclík. Le portier ne peut rien faire. 1-0.

Tout au long du premier acte, les hommes de Kasper Hjulmand continuent de pousser pour faire break, mais manquent de précision dans le dernier geste. Finalement, le but libérateur intervient quelques secondes avant que l’arbitre n’envoie les 22 joueurs aux vestiaires. Lancé en profondeur dans son couloir, Joakim Mæhle adresse un sublime extérieur du pied à l’ancien toulousain, Martin Braithwaite. Celui-ci frôle le ballon de son crâne, sans parvenir à couper la trajectoire. Heureusement, l’attaquant de l’OGC, Kasper Dolberg est juste derrière. En renard des surfaces, il conclut cette belle action. 2-0. Mi-temps.

Les Tchèques reviennent des vestiaires complètement déchaînés. Ils mettent à contribution le gardien danois seulement 26 secondes après le coup d’envoi du deuxième acte, puis réitèrent 40 secondes plus tard. On sent que le match est sur le point de basculer. 48ème minutes, l’espoir renaît. L’avant-centre, Patrik Schick est à la retombée d’un centre au point de penalty. Reprise de volée imparable. 2-1. On imagine alors que le Danemark va se retrancher en défense pour maintenir l’écart jusqu’à la fin de la rencontre. Pourtant, bien au contraire, les coéquipiers de Christian Eriksen se déploient dans le camp adverse et continuent de se montrer dangereux. Une stratégie payante. Score final : 2-1.

  • Ukraine – Angleterre : qui pourra arrêter les Lions ?

Difficile d’en douter désormais, les Lions sont les grands prétendants à la couronne. Face à eux, en quarts de finale, s’érigeait l’Ukraine. Mais la marche était trop grande pour la Sbirna… qui a subit une méchante correction. D’entrée de match, les hommes de Gareth Southgate ont pris à la gorge leurs adversaires. On joue alors depuis 4 minutes, Raheem Sterling provoque la défense et sert Harry Kane dans la profondeur. Le buteur des Spurs n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. 1-0.

Si le premier acte est assez calme, les Lions vont dérouler en deuxième période. Cinquante secondes après le coup d’envoi, Harry Maguire reprend de la tête un coup franc lointain et permet à son équipe de faire le break. 2-0. Quatre minutes plus tard, Harry Kane signe un doublé en glissant le ballon entre les jambes du portier ukrainien, d’un coup de tête rageur. 3-0. A l’heure de jeu, la Sbirna va être sanctionnée pour la troisième fois par le jeu de tête anglais. Sur corner, Jordan Henderson se démarque et plante une tête piquée. 4-0. On en restera là. L’Angleterre se rapproche à grands pas de son premier sacre européen.

Emmanuel Clévenot

2 et 3 juillet : la Belgique (re)tombe, l’Angleterre s’envole, la Suisse frôle l’exploit et le Danemark continue d’écrire son conte de fée

Mardi 29 juin : l’Angleterre répond présente et l’Ukraine fait sensation

Les huitièmes de finale de l’Euro 2020 sont enfin terminés ! Les deux dernières confrontations ont eu lieu hier, mardi 29 juin. Elles opposaient l’Angleterre à l’Allemagne ainsi que l’Ukraine à la Suède. La Feuille de match revient sur ces matchs et fait le point sur les affiches des quarts de finale.

 

  • Angleterre – Allemagne : Joachim Löw a échoué

Bien malin était celui qui aurait pu prédire l’issue de ce match avant le coup d’envoie. Pour l’avant-dernier quart de finale de l’Euro 2020, les Three Lions recevaient la Mannschaft, dans le temple de Wembley. Dès les premières minutes, les hommes de Joachim Löw prennent d’assaut la surface de réparation de réparation anglaise, sans pourtant se montrer très dangereux. Ce match choc commence alors à s’équilibrer et c’est Sterling, l’attaquant de Manchester City, qui va signer la première grosse occasion.  Au quart d’heure de jeu, il déclenche une frappe lointaine, arrêtée in extremis par Manuel Neuer juste avant qu’elle ne nettoie la lucarne. Quinze minutes plus tard, l’avant-centre de Chelsea, Timo Werner répond au Citizen lors d’un face-à-face avec Pickford. Mais rien n’y fait : les deux portiers sont dans un grand jour. 0-0 à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, la Nationalmannschaft manque de peu l’ouverture du score. Une fois encore, le gardien britannique claque une parade reflexe et envoie le boulet de canon d’Havertz finir sa course en tribune. Comme en première période, les deux équipes se neutralisent et les occasions franches se font rares. Finalement, c’est le numéro 10 des Lions, Raheem Sterling qui va délivrer Wembley à la conclusion d’une magnifique action collective. A un quart d’heure du terme de la rencontre, les coéquipiers de Thomas Müller sont sur la sellette. A la 80ème minute, ce dernier a justement l’opportunité rêvée de permettre à son équipe de recoller à la marque. L’attaquant du Bayern Munich se retrouve seul face à Pickford, mais rate le cadre. Une erreur qui va coûter chère à l’Allemagne… En effet, cinq minutes après, le remplaçant Jack Grealish adresse un centre parfait à Harry Kane qui conclut de la tête. Score final : 2-0. Portugal, France et maintenant Allemagne, aucun des trois colosses du groupe de la mort n’a survécu aux huitièmes.

 

  • Ukraine – Suède : La Sbirna exulte à la dernière minute des prolongations

Qui pour rejoindre l’Angleterre en quarts de finale de l’Euro 2020 ? Hier soir, à Glasgow, se déroulait le dernier huitième de la compétition, opposant l’Ukraine à la Suède. Après dix minutes de jeu, les hommes de Janne Andersson, bien que favoris sur le papier, ont tremblé sur une frappe de Yaremchuk repoussée de justesse par Robin Olsen. Ce premier avertissement ne leur suffira pas à resserrer les lignes : un quart d’heure plus tard, le milieu des Citizens, Zinchenko reprend de volée une centre de Yarmolenko et ouvre ainsi la marque. 1-0. Remontés, les Suédois poussent pour égaliser avant la mi-temps. Sebastian Larsson manque de surprendre le portier ukrainien sur un coup-franc. A deux minutes de la pause, Emil Forsberg, l’ailier gauche du RB Leipzig, déclenche finalement une énorme frappe de vingt mètres. Déviée par un défenseur de la Sbirna, elle finira sa course au fond des filets. 1-1. Fin du premier acte.

En deuxième période, les deux équipes ont l’occasion de repasser devant au tableau d’affichage. A la 55ème minute d’abord, le capitaine ukrainien offre une passe en retrait à son milieu Sydorchuk, qui voit son tir s’écraser sur le montant. Immédiatement après, le nouveau Zlatan, Alexander Isak mène une contre-attaque et lance Emil Forsberg dans la profondeur. Malheureusement, sa frappe heurte également le poteau. Auteur d’un magnifique match, le numéro 10 suédois est à nouveau à deux doigts de marquer à la 68ème minute. Cette fois-ci, après zigzagué dans la défense ukrainienne, il voit son ballon terminer sa course sur la transversale de Bushchan. 1-1, à la fin du temps réglementaire.

Dans le premier acte des prolongations, Marcus Danielson, le défenseur central de la Suède, écope d’un carton rouge après un tacle assassin sur Artem Besyedin. En infériorité numérique, les Scandinaves parviennent néanmoins à tenir la baraque. Nous jouons alors le temps additionnel de la deuxième période des prolongations. Les sélectionneurs planchent déjà sur leur liste de la séance de tirs au but. Mais coup de théâtre ! De son aile, Zinchenko centre en direction du point de pénalty. A la retombée, le remplaçant Artem Dovbyk s’est défait du marquage et inscrit le but de la victoire. Score final : 2-1. L’Ukraine évite la loterie et décroche la première qualification en quarts de finale de l’Euro de son histoire.

 

Emmanuel Clévenot

Mardi 29 juin : l’Angleterre répond présente et l’Ukraine fait sensation

Lundi 28 juin : finalistes du Mondial 2018, la France et la Croatie tombent en huitièmes

Qui pouvait s’attendre à vivre de telles émotions en l’espace d’une soirée ? Hier, lundi 28 juin, se sont déroulés deux nouveaux huitièmes de finale de l’Euro. Le premier opposait l’Espagne, en quête d’une renaissance, à la Croatie, vice-championne du monde 2018. Le deuxième, moins serré sur le papier, voyait s’affronter la France à ses voisins suisses. Mais rien ne s’est passé comme prévu… Résumé.

 

  • Espagne – Croatie : la Roja se fait peur mais file en quarts 

Avant que les Bleus ne croisent la route de la Nati, ce huitième de finale opposant l’Espagne à la Croatie était certainement le match le plus fou de ce début de compétition. Dès la 20ème minute de jeu, alors que la Roja commençait à prendre l’ascendant sur son adversaire, le portier basque, Unai Simon ne parvient pas à contrôler une passe de son défenseur pourtant très simple et laisse le ballon filer dans ses propres cages. 1-0 Croatie. Un terrible but contre son camp, qui va donner un peu de piment à la rencontre. En effet, les hommes de Luis Enrique se remobilisent immédiatement. Un quart d’heure plus tard, Pablo Sarabia, le milieu offensif du PSG, s’empare d’un ballon qui traîne dans la surface et permet à son équipe de recoller au score juste avant la mi-temps. 1-1.

De retour des vestiaires, l’Espagne continue d’imposer sa cadence. A la 57ème, Cesar Azpilicueta inscrit son tout premier but avec la sélection espagnole, d’un coup de tête imparable. 2-1. A un quart d’heure du terme, sur un coup-franc rapidement joué en profondeur, Ferran Torres met un coup de massue aux Croates et délivre tout un peuple en faisant le break pour la Roja. 3-1. Du moins, c’était sans compter le sursaut d’orgueil des vice-champions du monde. A cinq minutes de la fin du temps réglementaire, Luka Modric se joue des défenseurs dans la surface de réparation et adresse une passe en retrait à Orsic juste avant que le gardien ne plonge dans ses pieds. S’en suit un énorme cafouillage… La balle a-t-elle oui ou non franchi la ligne ? Oui, la montre de l’arbitre a sonné. 3-2. Finalement, à la 92ème, Ante Budimir adresse un centre parfait à Mario Pasalic. 3-3. C’est la stupeur sur le banc de la Roja… On se dirige vers des prolongations !

A peine les prolongations débutées, les hommes de Dalic repartent à l’assaut de la défense espagnole. A la 95ème minute, Unai Simon sauve la Roja d’une parade extraordinaire sur sa ligne. Une occasion en or pour les Croates, de repasser devant au tableau d’affichage. Mais, peu à peu, Busquets et ses coéquipiers regagnent en confiance et c’est l’attaquant de la Juventus, Alvaro Morata qui va décoincer la situation à la 100ème minute, d’un contrôle – reprise de volée magnifique. 4-3. Trois minutes après, Mikel Oyarzabal qui réduit à néant tous les espoirs de l’équipe au damier. Score final : 5-3. L’Espagne a tremblé, mais le renouveau est peut-être arrivé.

 

  • France – Suisse : la Nati sort les champions du monde aux tirs au but

Jamais, l’équipe de France ne nous avait fait vivre de telles émotions dans cet Euro 2020. Malheureusement, celle que l’on retient à la fin de ce huitième de finale… C’est la tristesse. Confrontés à la Croatie, les hommes de Didier Deschamps ont très rapidement été menés au score. A la 15ème minute, le numéro 9 de la Nati, Haris Seferovic domine Lenglet dans les airs et plante une tête piquée au ras du poteau. 1-0. On s’attend alors à une réaction des Français, mais rien ne vient. Mi-temps.

A la 53ème minute, Benjamin Pavard réalise un tacle glissé à l’entrée de la surface. Il est d’abord applaudit par les supporters, mais quelques temps de jeu plus tard, l’arbitre se dirige vers la vidéo. Pénalty. Karim Benzema glisse un mot à l’oreille du portier français. Hugo plonge à droite et arrête la frappe de Rodriguez. Désormais, on en est sûr : plus rien n’arrêtera les Bleus. En effet, quelques instants plus tard, Karim Benzema permet aux Tricolores de recoller à la marque et double la mise deux minutes après pour leur permettre de passer devant. 1-2. L’attaquant du Real Madrid vient de sauver l’équipe de France ! Sur cette lancée, Paul Pogba inscrit le troisième but français à la 75ème minute, d’une somptueuse frappe lointaine qui vient nettoyer la lucarne du portier suisse. 3-1.

L’affaire semble alors pliée. Trop, peut-être. Les Français ne courent plus, multiplient les erreurs techniques et ne font pas le poids face à une Nati affamée. A neuf minutes de la fin du temps réglementaire, le héros de la première mi-temps, Haris Seferovic domine à nouveau les défenseurs français dans les airs. 2-3. Pas plus inquiets que ça, les coéquipiers d’Antoine Griezmann continuent de jouer à la baballe, sans envie. On est dans le temps additionnel et l’impossible va alors se produire : Mario Gavranovic déclenche une frappe… très similaire à celle d’Eder en finale de l’Euro 2016. Hugo Lloris est à nouveau trop court. 3-3. Dos au mur à un quart d’heure du terme, la Suisse vient d’arracher les prolongations.

Pendant ces prolongations, la France s’octroie deux occasions, mais le gardien suisse, Sommer est infranchissable. Les jambes n’y sont plus, les 22 joueurs se dirigent inévitablement vers une série de tirs au but. Premiers à tirer côté français : Pogba, Giroud, Thuram et Kimpembe. Les quatre hommes transforment parfaitement leur tir au but, mais la France court toujours la Suisse. Il y a alors 5 à 4 en faveur de la Nati. Mbappé s’empare du ballon, le dépose sur le point pénalty, s’élance… Sommer claque une parade somptueuse. Coup de tonnerre ! Les champions du monde 2018 sont éliminés de l’Euro 2020.

 

Emmanuel Clévenot

Lundi 28 juin : finalistes du Mondial 2018, la France et la Croatie tombent en huitièmes