Rugby

Mes Tops et Flops de cette 9e journée de Top 14

Le Top 14 a repris ses droits. Entre le remake de la dernière finale, le derby parisien et le retour des internationaux, c’était un week-end agité que nous offrait notre spectaculaire Championnat de France.

Mes Tops :

  • Teddy Thomas voit triple

Le match entre les deux équipes franciliennes ressemblait au derby de la peur. Et entre le 13e et 14e au classement c’est le Racing qui s’est imposé. Une victoire assez large au cours duquel un homme s’est mis en évidence. Teddy Thomas a inscrit un triplé et a porté son équipe. L’ailier international qui ne faisait pas parti de l’aventure au Japon, a sorti ce dimanche ses plus beaux habits de lumières. Opportuniste et finisseur il a inscrit la totalité des essais de ce derby. D’abord en déverrouillant le match à la 11e minute avant d’offrir le bonus à son équipe sur le gong.  Interviewé à la fin du match, Thomas ne s’est pas enflammé, il se dit “avoir l’habitude de marquer des essais” en gardant dans sa tête 2023 qui est “un objectif mais pas le premier.”

  • Toulouse renaît grâce à ces internationaux

Toulouse affrontait Clermont ce week-end dans un stadium parée de ses plus belles couleurs. Premier test grandeur nature pour les deux équipes qui voyaient le retour tant attendu de leurs internationaux notamment côté toulousain. Avec la titularisation des Médard, Huget ou encore Ntamack on a retrouvé le temps d’une soirée le fameux “jeu de mains jeu de toulousains”. Les 3 premiers essais sont l’oeuvre de Guitoune après une merveille d’action collective, Médard venu de son aile opposé sur une nouvelle passe de Ramos et Ntamack qui coucha sur deux crochets dévastateurs Abendanon et Raka. Les clermontois n’ont rien pu faire, ces toulousains là sont trop fort. Une victoire net et sans bavure 34-8 qui voit revenir les rouges et noirs à seulement un point des jaunards.

  • Pau est troisième

Ce derby basco-béarnais n’a pas permi aux acteurs de grandes envolées. Le vent et la pluie présente à Jean Dauger ont rendues les conditions de jeu déplorables voire exécrables. Dans un duel de buteurs, c’est l’ouvreur du Béarn qui s’en est le mieux sorti. Les palois ont battus les ciels et blancs, qui n’avaient plus rien de blanc à la fin du match, 9 à 3. 9 points d’Antoine Astoy face aux 3 de Barthélémy qui a touché une fois le poteau, le troisième cette saison déjà. Solides et concentrés les hommes de Godignon n’ont pas cédé dans les derniers instants du match lorsque les bayonnais multipliaient les coups de boutoir. Ils sortent donc vainqueurs d’un énorme combat à défaut d’un énorme match de rugby mais on ne peut pas en vouloir aux acteurs qui ont pourtant essayés. Pau est un surprenant troisième, mais avec déjà deux victoires à l’extérieur et non des moindres ici et à Clermont c’est mérité.

Mes Flops :

  • Picamoles déconne

On joue la 80e minute à Mayol, le score est alors de 19-19. Montpellier se met en marche et enclenche une de ses spécialités : le ballon porté. Celui-ci avance et les toulonnais se mettent à la faute. Les joueurs du MHR décident de jouer l’avantage. Avantage qui ne profitent pas, Mr Charabas siffle donc pénalité. La pénalité de la gagne. Mais au même moment une petite empoignade a lieu. Elle implique Louis Picamoles. Le hic? Le capitaine du MHR a mit sa main sur le visage de son adversaire. Il ne laisse donc pas le choix à l’arbitre de la rencontre de retourner la pénalité. Les espoirs de victoire montpelliérains s’envolent et heureusement pour Picamoles les toulonnais n’iront pas inscrire le moindre point sur la pénalité. Match nul 19-19 qui laisse un goût amer au coach Garbajosa qui n’a que très peu aimé le geste de son joueur.

  • Brive se saborde

Brive tenait sa première victoire à l’extérieur de la saison. Enfin ça c’était jusqu’à la 80e minute. Sur un placage à l’épaule de Galala sur le visage de Geoffrey Palis, l’arbitre de la rencontre, Mr Castaignède siffla une pénalité en faveur du CO. Le sort de la rencontre repose donc sur le pied de Julien Dumora. L’ouvreur castrais qui avait déjà inscrit 10 points passa cette pénalité le long de la ligne de touche. Il a tenu la dragée haute à Thomas Laranjeira hauteur lui de 16 points. Pierre Fabre pouvait exulter. Les brivistes, eux, repartent donc avec seulement 1 points. Ils peuvent nourrir d’énormes regrets car leur match était parfait jusqu’à cette 82e minute. Deux essais et Laranjeira leurs avait permis de rester dans le match mais leur indiscipline leur à une nouvelle fois coûté cher.

  • Le Stade Français chute encore

Jusqu’où va continuer de chuter le Stade Français? Alors certe il ne descendront plus au classement étant donné qu’ils occupent actuellement la 14e place. Mais à la fin de la saison mieux vaudra ne plus être à cette place là, synonyme de ProD2. Pourtant tout laisse à penser que les parisiens y vont tout droit. Leur prestation insipide dans le derby en est la preuve. Avec déjà deux défaites en 4 matchs à Jean-Bouin le Stade Français ne semble pas prêt à lutter pour le maintien. Ils sont actuellement à 7 points d’Agen, premier non relégable. Mais au-delà des chiffres ce sont les hommes qui inquiètent. Joueurs et staffs sont complètement dépassés par ce qu’il se passe et sans une remise en questions à tous les étages du club, l’étage inférieur va lentement se rapprocher. Espérons qu’il ne soit pas déjà trop tard.

Yohan Lemaire

Mes Tops et Flops de cette 9e journée de Top 14

Colomiers et Perpignan en patrons : les résultats de la dixième journée de Pro D2

Ce week end se jouait la dixième journée de ProD2. Les leaders comme Grenoble, Oyonnax ou Perpignan ont assuré en l’emportant. Valence-Romans a lui gagné son deuxième match consécutif grâce à un grand Maxime Javaux et revient dans la course au maintien. En haut comme en bas du classement, la lutte reste acharnée. 

La journée avait débuté jeudi avec la victoire étriquée de Montauban 15-14 contre Biarritz. Les locaux se sont imposés grâce aux pieds de Mathy et Bosviel malgré l’essai de Romain Ruffenach en début de match. Montauban se place en milieu de tableau tandis que le BO loupe l’occasion d’accrocher le haut du tableau. 

Autre équipe avec une victoire sans essai et avec 15 points : Provence Rugby. Les cinq pénalités de Florent Massip ont permis aux locaux de l’emporter face à un Nevers au réveil trop tardif (15-8). Mais surtout, les hommes de Xavier Péméja ont loupé 11 points au pied, ce qui aurait pu leur permettre de jouer la gagne. Au lieu de ça, Nevers reste englué au fond du classement treizième. 

Soyaux-Angoulême continue d’essayer de suivre le rythme des équipes de tête. Les Charentais se sont imposés 21-6 face à Mont de Marsan malgré un première mi-temps accrochée (6-6). Avei (53e) et Laulhé (59e) ont inscrit les deux essais du match. Le SAXV est quatrième. Les Montois, eux, n’ont toujours pas prit le moindre point à l’extérieur et confirment leur début de saison très galère.

Pas de soucis pour les Cadors

Le groupe de tête est dirigé par Oyonnax. Chez le promu Rouennais, Oyonnax était pourtant mené 3-0 à la mi-temps. Mais à l’usure, les joueurs du Haut-Bugey s’en sont sortis avec le bonus en prime. Un doublé de Loïc Credoz (51e et 78e) et un essai de Geledan (72e) ont permis à Oyo de l’emporter 28-3.

Grenoble a dû s’employer pour venir à bout de courageux biterrois. Menés 6-8 à la mi-temps là aussi, les Grenoblois ont montré les crocs en deuxième mi-temps. Hulleu et Dupont (47e; 78e) ont fait craqué un Béziers très indiscipliné. En effet, 3 cartons jaune en moins d’un quart d’heure ont desservis les coéquipiers du capitaine Best. Malgré le doublé du demi d’ouverture Victor Dreuille au-delà du temps réglementaire, Grenoble s’impose 25-18.

Le carton de la journée est pour Perpignan. Les Sang et Or ont fait le spectacle face à Vannes ‘47-17. En contrôle du début à la fin du match, Perpignan a inscrit sept essais et empoche le bonus offensif. Le jeune ailier Lucas Dubois a notamment inscrit un doublé. Côté vannetais, deux essais de Gratien et l’international à 7 Paul Bonnefond mais surtout une valise bien remplie. Les Bretons végètent à la onzième place, rien à voir avec la saison dernière. Perpignan est lui troisième.

Valence Romans, le Come-back ?

Le déclic a-t-il eu lieu pour les joueurs de la Drôme? Après avoir acquis leur première victoire de la saison dimanche dernier contre Soyaux (18-13), les Valentinois se sont encore imposés à domicile 21-19. Cette fois-ci, la victime se nomme Aurillac. Et comme lors du match précédent, pas d’essai mais une réussite insolente pour Maxime Javaux : 21 points, 100% au pied. Voilà donc deux matchs que le demi d’ouverture inscrit la totalité des points de son équipe (39 pts). Les Aurillacois se sont montrés très indisciplinés, erreur fatale face à un buteur en feu. Malgré un essai de Adendorff, les Aurillacois laissent échapper la victoire mais obtiennent tout de même le bonus défensif. Valence-Romans est toujours dernier mais remonte au niveau comptable.

Hier, pour clôturer cette dixième journée, Colomiers s’est largement imposé contre Carcassonne 40-15. Mais malgré l’apparence du score, les Columérins ont laissé échapper le bonus offensif en inscrivant “que” 4 essais contre 2 pour les Audois. Mais Colomiers a bien géré la partie de bout en bout mais un Thomas Girard en feu. Le demi d’ouverture a compilé un essai, quatres transformations et quatre pénalités, 25 points au total. L’ailier Vici a lui inscrit son septième essai de la saison. En face, les Audois n’ont pas pu faire grand chose, inscrivant tout de même deux essais par Civil et Coulson. 

Tous les voyants sont au vert pour Colomiers qui enchaîne une troisième victoire consécutive et grimpe à la cinquième place du classement. 

Kenny Ramoussin

Colomiers et Perpignan en patrons : les résultats de la dixième journée de Pro D2

Top 14 : Le Champion en titre de retour aux affaires

Samedi soir, il était l’heure du match de gala de cette 9ème journée de championnat de France de rugby. Le Stade Toulousain affrontait l’ASM Clermont-Auvergne sur la pelouse du Stadium. Les internationaux étaient de retour et le jeu de Toulouse avec eux. 

Dans ce choc de Top 14, le Stade Toulousain enregistrait le retour de 5 internationaux revenus du Japon. Et surtout une ligne de trois-quarts toute neuve avec le retour des Ntamack, Guitoune, Médard et Huget. Cyril Baille était quant à lui sur le banc des remplaçants. Tout comme son homologue toulousain, Rabah Slimani n’était pas titulaire au stadium. En revanche Raka, Lopez et Yato étaient bien titulaires dès le coup d’envoi. Seul grands absents notables, Antoine Dupont laissé au repos pour ses douleurs au dos ou encore Damian Penaud toujours au repos. Ce match signifiait également les au revoirs des Joker Coupe du Monde du Stade Toulousain comme Richie Arnold, Takeshi Hine (la vedette toulousaine), Werner Kok et encore d’autres

25 minutes pour plier un match ?

Samedi soir, il ne fallait pas être en retard au Stadium de Toulouse ni devant sa télévision. Et les internationaux toulousains ont mis seulement 5 petites minutes avant de montrer qu’ils étaient bel et bien de retour aux affaires du Top 14. Un ballon récupéré par le pilier Néo-Zélandais, Charlie Faumuina, qui permet à Sébastien Bézy de lancer la cavalerie dans ses 22 mètres, pour finir par une redoublée entre Huget et Ramos et un essai de Sofiane Guitoune. Les trois-quarts revenus du Japon permettent à Toulouse de réaliser un début de match tonitruant avec cet essai. Le fameux “Jeu de mains, Jeu de toulousains” est de retour dans ce Stadium. Mais les Rouges et Noirs vont avoir la mainmise sur ce match et continuer de mettre une pression constante sur les Clermontois. Possession nette pour les Champions en titre, et Maxime Médard va conclure une nouvelle fois le gros travail des avants devant la ligne d’en-but des Jaunards. Comme une symbole c’est une nouvelle fois, Thomas Ramos qui offre la passe décisive pour Médard qui va planter un nouvel essai pour creuser un peu plus l’écart au score. Montferrand n’y arrive pas et ne cesse de reculer en attaque à cause d’une énorme pression défensive toulousaine. Et si une énième touche toulousaine, Zack Holmes va distiller une merveille de passe au pied pour son centre Romain Ntamack. La révélation World Rugby de l’année n’en demandait pas tant pour inscrire un nouvel essai, après avoir mis dans le vent les arrières de Clermont, excusez du peu. Le score est alors porté à 24-0 en faveur des Rouges et noir. Avec trois essais, tous différents mais dont la précision était millimétré. Les Toulousains sont bien de retour avec une forme “internationale” et les Clermontois n’ont aucun mot à dire dans cette première mi-temps. Au retour des vestiaires, les Jaunards sont menés 24 à 3. 

Le mal déjà fait ?

Les Clermontois ont sûrement pris un léger soufflon dans les vestiaires par Franck Azéma après une première mi-temps aussi faible. Et les joueurs sont revenus tambours battants avec une pression plus agressive sur les toulousains et surtout une possession de balle mieux exploitée. Alivereti Raka va concrétiser, ce bon retour des vestiaires de toute son équipe, par un essai après plusieurs temps de jeu. C’est Camille Lopez qui lui offre la balle de match. Mais les Toulousains vont revenir dans le match et surtout reprendre possession du jeu avec une pression de nouveau de très haute intensité et de l’occupation plus lointaine. Les Rouges et Noirs vont sceller le score après un essai purement des joueurs de devant. Après un maul pénétrant et de multiples percussions, c’est Gilian Galan qui y va de son essai. La victoire est sûre et le match se termine sur le score de 34 à 8. 

Les joueurs facteurs X

C’est désormais certain, les internationaux sont de retour et Toulouse en attendait pas moins de ces retours. Une ligne de trois-quarts de retour aux affaires tout comme le jeu à la Toulousaine. Le Stade Toulousain n’y arrivait plus depuis août dernier et restait sur un début de saison poussif. Le club le savait, le retour des joueurs partis en Coupe du Monde allait changer clairement les choses pour le Championnat. Ntamack, Guitoune, Médard et Huget n’ont pas tardé à faire remarquer leurs retours. Ces quatre joueurs ont passés plusieurs mois ensemble depuis le titre de Champion de France et la connexion entre eux tout comme le jeu, n’ont pas disparu. Les Clermontois ont faits les frais de ces retours et ont certainement payé un manque d’engagement dans ce match. Il manque toujours un certain Cheslin Kolbe mais le retour de ces joueurs changent la donne pour Toulouse, et c’est tout le championnat qui doit déjà s’en mordre les doigts. 

Un nouveau championnat démarre peut-être avec la fin de cette Coupe du Monde et une chose n’a échappé à personne, le Stade Toulousain va vite revenir aux avants postes du Top 14. Pour Clermont, ce match n’est pas une référence et il n’est pas signe de crise. Comme le dit, Camille Lopez il va falloir se remettre au boulot, avec la Coupe d’Europe qui arrive qui plus est. 

Bastien Rodrigues

Top 14 : Le Champion en titre de retour aux affaires

Top 14 : Toulon et Montpellier dos à dos

Toulon affrontait Montpellier à Mayol ce samedi, lors du premier match de ce week-end, qui marquait le retour du Top 14 ainsi que celui-ci de nombreux internationaux. Match qui s’est soldé par un match nul 19-19.

Un chassé-croisé permanent

Dans ce match opposant deux équipes ayant plutôt bien géré la période Coupe du Monde, aucune des deux équipes n’est donc arrivée à faire la différence. Côté composition les toulonnais avaient décidé de titulariser un seul international en la personne de Charles Ollivon. En face les Montpelliérains avaient fait le choix de faire débuter 6 mondialistes qui étaient tous présents dans le pack. Guilhem Guirado faisait son retour dans son ancien club avec sa première sous la tunique bleue du MHR. Son équipe qui n’a toujours pas réussi  à s’imposer à l’extérieur venait donc sur la rade avec l’ambition de glaner sa première victoire loin de ses bases. Les toulonnais qui restent sur 3 victoires à domicile voulaient eux confirmer leur solidité à Mayol. Dans ce duel opposant deux prétendants au Top 6 à la fin de la saison et les deux meilleurs mêlée de ce championnat la rencontre s’est longtemps limité dans un jeu d’avants. Les rares incursions des arrières n’aboutissant jamais, la cause à un manque cruel de réalisme dans les 22 adverses. Cette première mi-temps voyait donc les différents buteurs des deux clubs enquillaient les points sans jamais faire de différence. Immelman ouvrit le score grâce à sa grosse pénalité aux alentours des 50 mètres. Le premier quart d’heure voyait les toulonnais envoyés beaucoup de jeu mais ils se heurtaient à une très grosse défense de Montpellier. Les joueurs du MHR procédaient en contre. Sur l’un d’eux ils obtenaient une pénalité après avoir contre attaqué de leur 22. Cruden la rata, son seul échec de l’après-midi. Belleau imita son homologue en ratant également sa première tentative. Il se reprit 5 minutes plus tard et marqua les premiers points du RCT sur une pénalité après la 5e faute des montpelliérains en seulement 22 minutes. Montpellier est sous pression et l’ouvreur toulonnais inscrit une nouvelle pénalité. Mais sur une attaque mené par Arthur Vincent très remuant cette après-midi (voir ci contre) les montpelliérains obtenait une pénalité et l’ailier du RCT Dakuwaqa se voyait sanctionné d’un carton jaune à la suite d’un en-avant volontaire. Cruden égalisa. 6-6 à la demi heure de jeu. Les toulonnais, bien qu’en infériorité numérique, continuaient à développer du jeu. Sur l’une de leurs nombreuses incursions dans le camp montpelliérain le pilier géorgien Chilachava récoltait à son tour un carton jaune. Belleau se chargea de rajouter 3 points et les deux équipes rejoignaient les vestiaires sur le score de 9-6 en faveur des locaux.

Les toulonnais sont devant dans un duel entre les buteurs. Malgré de bonnes intentions les deux équipes n’arrivent pas à aller derrière l’en-but. Les montpelliérains qui défendent beaucoup plus, commettent donc plus de fautes et permettent aux toulonnais, qui sont eux entreprenants mais maladroits, de faire la course en tête. Dès la reprise les joueurs de Xavier Garbajosa pensent inscrire le premier essai de ce match. Mais après un moment de flottement l’arbitre Mr Charabas le refusa finalement pour un en-avant de Nagusa. Ce début de deuxième mi-temps ne voyait aucune des deux équipes ne prendre le jeu à son avantage. Beaucoup de turn-over et d’en-avant viennent enrayer les tentatives des deux côtés du terrain.

Une fin de match pleine de rebondissements

Les 25 dernières minutes allaient être riche en rebondissements. Le premier est toulonnais. Sur une pénal-touche et après de multiples temps de jeu, le demi de mêlée anglais Rhys Webb s’en allait inscrire le premier essai du match. Transformé par Belleau, les joueurs du RCT créent le premier trou du match avec 10 points d’avance. Avance de courte durée étant donné que sur le renvoi ils commirent une faute qu’Aaron Cruden sanctionna d’une pénalité. Les coéquipiers de Louis Picamoles revenaient donc à un essai transformé de leur adversaires. A la 63e minute et à la suite d’une mauvaise chandelle de Louis Carbonel fraîchement entré en jeu, Anthony Bouthier marqua son troisième essai de la saison. Avec la transformation de Cruden cela faisait 16-16. Les montpelliérains prirent l’avantage sur une nouvelle pénalité de leur ouvreur après un placage haut peu évident. Mais les joueurs de Patrice Collazo n’abdiquaient pas et sur une énième faute de la défense du MHR ils égalisaient. 19-19 à 5 minutes de la fin. Les visiteurs tentaient d’aller chercher la victoire mais un en-avant à 5mètres de la ligne de Ngandebe les en empêcha. Du moins c’est ce qu’ils pensaient. A la sirène ils obtenaient la pénalité de la gagne. Mais Louis Picamoles auteur d’un mauvais geste obligea l’arbitre à retourner la pénalité. Celle-ci ne donnera rien pour les toulonnais. Les deux équipes se quittent donc un sur un match nul 19 partout qui ne récompensent pas les efforts toulonnais mais qui auraient également pu les voir perdre si les montpelliérains et leur capitaine n’étaient pas aussi indisciplinés. Un mal chronique cette saison.

Le joueur : Arthur Vincent

Titularisé au centre de l’attaque montpelliéraine, le champion du monde u20 a brillé cette après midi du côté de Mayol. Même si il n’a pas toujours réaliser les bons choix, il n’a pas cesser de casser les lignes défensives toulonnaises. L’une d’elle emmène directement l’essai de son coéquipier Bouthier le décalant parfaitement dans l’intervalle après une course tranchante. Ses multiples courses ont mises dans l’avancée ses coéquipiers. Il n’a pas réussit à faire gagner son équipe mais il a réalisé un excellent match. Tranchant et explosif on l’espère capable pour lui et son équipe capable de rééditer ce type de match.Une performance remarquée dans les autres club de top 14 si l’on en croit le tweet d’un des coachs du Stade Français Rugby.

Yohan Lemaire

Top 14 : Toulon et Montpellier dos à dos

Owen Farrell : Le plus aimé des détestés

Ouvreur – centre des Saracens et capitaine du XV de la Rose, Owen Farrell fait vibrer les femmes et énervent les hommes. Son sourire narquois devant le haka des Blacks en demi-finale reste à son image. Bref, voici le portrait d’Owen Farrell. 

Né à Wigan en Angleterre, Owen Farrell fait ses classes au poste d’ouvreur et sera formé à ce poste durant tout sa jeunesse. Fidèle à un seul club, les Saracens, il est d’abord associé à son père, Andy Farrell. Avant de se faire un nom et surtout un prénom. Depuis 2008, Owen a remporté le Premiership à 5 reprises, et finaliste à 2 reprises. Trois fois vainqueur de la Coupe d’Europe et finaliste à 1 reprise, son palmarès est déjà bien rempli à 28 ans. Et en 2012, il va connaître l’Équipe d’Angleterre et va devenir rapidement une des pièces maîtresse du XV titulaire. Tout d’abord à son poste d’ouvreur puis replacé au poste de centre par Eddie Jones, le capitaine du XV de la Rose a déjà disputé deux Coupes du Monde dont une finale, il y a une semaine. Avec deux Six Nations dont un Grand Chelem, Owen Farrell ne manque pas de trophée. 

Le style Farrell

Dans la lignée de son idole de toujours, Jonny Wilkinson, Owen Farrell joue surtout avec un jeu au pied de très grande qualité. Que ce soit dans l’occupation, la pression ou les tirs au but, il excelle lorsqu’il doit mettre en difficulté ses adversaires après un gros travail de ses avants. Pas un créateur comme Beauden Barrett mais un pragmatisme à tout épreuve. Souvent nerveux compulsif dans sa jeunesse, Owen Farrell a su mettre à profit son intelligence augmentée pour devenir l’un des meilleurs joueurs au monde. L’alternance dans son jeu, entre jeu de main et jeu au pied, il donne envie de le détester tout en étant le meilleur. 

Héros Anglais déchu au Japon

Déjà confirmé comme le Capitaine du Squad Anglais pour la Coupe du Monde au Japon, Owen Farrell devait se sublimer durant une compétition destinée à son équipe. Mais l’ouvreur-centre va finalement décevoir lors du match le plus important de sa carrière. Pourtant irréprochable depuis le début de la compétition, Farrell va se transformer en fantôme pour la Finale contre les Sud-Africains et livrer une partition ne lui ressemblant en rien. Pourtant conseillé par Sir Jonny Wilkinson la veille de la rencontre, il va être à l’image de toute son équipe, inexistante. 

Même en étant l’un des meilleurs joueurs au monde actuellement, Owen Farrell reste pourtant détester par un grand nombre des amateurs de rugby. Très souvent narquois, sûr de lui et arrogant sur le terrain comme en dehors, son caractère en fait autant un joueur aimé que détesté. Mais il faut le reconnaître, il est surtout un très bon joueur de rugby et meneur d’homme. 

Bastien Rodrigues

Owen Farrell : Le plus aimé des détestés