Leicester is back !

Leicester is back !

Actuellement 3e de Premier League, les Foxes sont de retour au plus haut du championnat anglais. Coachée par Brendan Rodgers, l’équipe de Leicester réalise un excellent début de saison. Décryptage. 

Grâce à un succès retentissant à l’extérieur 9-0 ce vendredi, les Foxes de Leicester sont sur le podium de Premier League. Une victoire qui les fait un peu plus entrer dans l’histoire, eux qui avaient créé déjà la surprise en 2015/2016 en remportant le championnat au terme d’une saison folle sous le coaching de Claudio Ranieri. Après trois saisons à errer dans le ventre mou, revoilà les joueurs de Leicester au top. 

Un milieu de terrain de nouveau solide

Après le départ de N’Golo Kanté suite à leur titre de champion d’Angleterre, Leicester était à la peine dans l’entrejeu. La bonne paire de milieux récupérateurs a mis du temps à être trouvée. Adrien Silva, arrivé en provenance du Sporting l’année du départ du Français à Chelsea, n’a jamais réellement su s’imposer dans ce secteur de jeu. Wilfred Ndidi peinait à trouver un niveau de jeu intéressant, alors que le jeune Choudhury ne donnait pas satisfaction. 

Pour ne rien arranger, l’un des derniers survivants de ce succès national dans l’entrejeu, Danny Drinkwater, part à Chelsea à l’été 2017. Depuis, ce secteur a été renforcé, notamment par l’arrivée de Youri Tielemans en hiver 2019, en provenance de Monaco. Le prodige Belge, qui peinait à enchaîner les bonnes performances en Principauté, a tout cassé lors de son passage de 6 mois, en prêt, en Premier League. Egalement arrivé la saison dernière en provenance de Norwich (Championship) pour 25 millions, James Maddison a flambé et martyrisé les défenses de Premier League (7 buts et 7 passes décisives). Désormais, avec le trio Ndidi-Tielemans-Maddison, les Foxes ont trouvé de la solidité au milieu, ce qui leur permet de concéder moins d’occasions. Ajoutez à cela l’arrivée de Dennis Praet, arrivé de la Sampdoria cet été, et le jeune Choudhury, et vous obtenez le milieu de terrain des Foxes nouvelle génération.

Une attaque flamboyante

Le secteur offensif des Foxes donne également satisfaction en ce début de saison. Habitués à jouer en contre-attaque et à compter sur la vitesse de Jamie Vardy, les joueurs de Leicester ont su parfaitement s’adapter aux demandes de Brendan Rodgers. Résultat : une différence de buts à +17 (grâce notamment à leur large succès 9-0), avec 25 buts marqués, soit la deuxième meilleure attaque de Premier League, devant des équipes comme Chelsea, Liverpool ou encore Arsenal, avec une moyenne de 2,5 buts marqués par rencontre. 

Une efficacité redoutable donc, à l’image de Jamie Vardy, déjà auteur de 9 buts en 10 rencontres disputées, meilleur buteur de la compétition. Sur les ailes, Ayoze Perez a eu quelques difficultés à trouver le chemin des filets, avant de planter un triplé pour ses premiers buts sous le maillot de Leicester ce vendredi, arrivé en provenance de Newcastle pour un montant avoisinant les 33 millions.  

Sur le côté gauche, Harvey Barnes continue de satisfaire son entraîneur. Prêté 6 mois lors de la saison dernière à West Brom en Championship, il a été rappelé par l’entraîneur en place au mois de janvier, et a finalement terminé la saison chez les Foxes avec 16 matchs disputés, pour 1 but et une passe décisive. Depuis le début de saison, le jeune ailier a délivré 4 passes décisives, et marqué une fois. 

Sur le banc, on retrouve Iheanacho, qui n’a pour le moment pas une seule minute en Premier League, et Demarai Gray, toujours là, mais beaucoup moins décisif que ses coéquipiers (pas de buts ni de passes décisives à son actif). Marc Albrighton, l’un des rescapés du titre national de Leicester est toujours présent dans l’effectif. Entré 5 fois en jeu depuis le début de saison, il a délivré une passe décisive en 6 apparitions.

Une ligne défensive solide

En pratiquant un jeu de possession, l’équipe de Leicester peut et doit compter sur des défenseurs capables d’assurer de bonnes relances, tout en étant solides. La charnière centrale de cette équipe des Foxes remplit ces critères. Le défenseur turc Söyüncü compte le plus de duels gagnés en ce début de saison du côté de Leicester, avec une moyenne de 3 duels aériens gagnés par match. Avec 87,4% de passes réussies, l’international Turc est la première rampe de lancement des attaques de son équipe. 

A ses côtés, on retrouve le défenseur anglais Jonny Evans, passé par Manchester United et West Brom. Le britannique, qui compte une moyenne de 2,5 duels gagnés par rencontre, forme un duo solide avec Söyüncü dans l’axe de la défense. Du haut de ses 86,4% de passes réussies, il a lui aussi le profil du défenseur-relanceur, même si le joueur anglais continue d’évoluer dans un registre plus “classique” du défenseur stoppeur. 

 

Dans le dispositif de l’ancien coach de Liverpool, les latéraux ont également un rôle primordial. Ben Chilwell, international anglais de 22 ans, apporte le surnombre offensif avec ses courses de soutien aux attaquants. Avec 3 passes décisives, le latéral est le deuxième meilleur passeur du club depuis le début de saison, juste derrière Harvey Barnes. Des statistiques intéressantes donc, ce qui lui permet d’être appelé en équipe nationale régulièrement. 

De l’autre côté, on retrouve Ricardo Pereira. Le latéral portugais de 26 ans, passé par le FC Porto et l’OGN Nice, a déjà marqué par deux fois en championnat, mais n’a toujours pas délivré de passes décisives. Néanmoins, son apport offensif reste indéniable, et beaucoup d’attaques de Leicester passent par les ailes. 

Sur le banc, on retrouve des joueurs comme Christian Fuchs, Filip Benkovic, Wes Morgan, ou encore James Justin. Une profondeur de banc intéressante pour les périodes difficiles de championnat, notamment en Angleterre ou le Boxing Day entraîne de nombreux matchs au mois de décembre. 

 

Actuellement, les Foxes comptent 20 points après 10 journée, soit mieux que lors de la saison de leur titre à la même période. Si les joueurs de Brendan Rodgers continuent d’évoluer avec un tel niveau de jeu, ils pourraient aller chercher une qualification européenne, et pourquoi pas titiller le top 4 de Premier League, à l’heure où des équipes comme Manchester United ou Tottenham sont à la peine. 

Hugo Kucharski

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