LOSC : la métamorphose d’un club au bord du gouffre

LOSC : la métamorphose d’un club au bord du gouffre

Que dire du LOSC version 2019 si ce n’est qu’il n’a plus rien à voir avec l’équipe qui se battait l’an dernier pour le maintien en Ligue 1. A sept journées de la fin du championnat, les hommes de Christophe Galtier occupent la place de dauphin du PSG, synonyme de qualification directe en Ligue des Champions. Retour sur la métamorphose fulgurante des Dogues…

Le LOSC a frôlé la catastrophe. La saison dernière, à trois petites semaines de la clôture du championnat français, les Lillois pointaient à la 19ème place du classement. Les supporters n’étaient plus. Le vestiaire, pourri par les égos, se trouvait au bord de l’explosion. A qui la faute ? Marcelo Bielsa. 

En basant son recrutement uniquement sur de jeunes joueurs, le technicien argentin s’est retrouvé sans aucun cadre pour diriger l’équipe. A la mi-saison, il laisse derrière lui un club au plus bas, privé de recrutement pour le mercato hivernal. Un homme, pourtant, va accepter de relever le défi démesuré de donner un second souffle au club nordiste. Cet homme, c’est Christophe Galtier. Serein, l’ex-entraîneur de l’ASSE parvient à refermer la trappe ouverte sur la Ligue 2. Terminant premier non-relégable, à un petit point du barragiste toulousain, les Dogues respirent à nouveau.

Sortir la tête de l’eau

Le LOSC a su tirer des leçons de cette saison douloureuse. Le mercato estival a été l’occasion de faire le tri dans les vestiaires. Douze joueurs ont quitté l’équipe, emmenant avec eux les plus fortes tensions. Si de jeunes talents figurent parmi les nouveaux venus, à l’image de Ikoné, Leao ou encore Bamba, le président Gérard Lopez n’a pas oublié de faire signer des cadres expérimentés. A 35 ans, José Fonte, défenseur central champion d’Europe avec le Portugal, apparaît comme le nouveau leader des hommes de « Galette ».

Dès septembre, les Nordistes donnent le ton. Match après match, victoire après victoire, ils s’imposent comme l’une des meilleures équipes françaises du moment. Oscillant entre la seconde et quatrième place pendant quelques mois, elle ne cédera plus son rang de dauphin du PSG à partir de la 16ème journée.

Devançant l’Olympique Lyonnais de cinq points, les Dogues avaient l’occasion de creuser l’écart, la semaine dernière, après la défaite à domicile des hommes de Bruno Génésio. Malheureusement, ils n’ont pu mieux faire que d’accrocher le nul à Reims. Il reste donc sept rencontres aux deux équipes pour se départager et remporter la médaille d’argent… Une chose est sûre : Lille disputera la Ligue des Champions l’année prochaine. A 11 points de Saint-Etienne, qui occupe la quatrième place du classement (qualificative en Ligue Europa), la désillusion serait énorme si le LOSC descendait du podium si près du but.

De retour parmi les Grands clubs européens

Il faut remonter en 2015 pour voir le LSOC accéder aux phases de groupes d’une compétition européenne. N’ayant pas franchi les barrages de la C1, les lillois s’étaient retrouvés dans le groupe de Wolfsburg et d’Everton, en Europa League. Un parcours rapidement avorté puisque les Dogues n’avaient pas remporté le moindre match, finissant dernier de leur poule.

Quant à la Ligue des Champions, hormis les deux éliminations consécutives en phase de groupes, en 2012 et en 2013, la dernière réelle performance des Nordistes remonte à 2007. Cette année-là, le club avait accédé aux 8ème de finale de la compétition face au Manchester United de l’emblématique Alex Ferguson. Une double confrontation très équilibrée qui s’était soldée par une qualification des Anglais… Sur un but plus que contestable !

Alors les hommes de Christophe Galtier ont-ils un quelconque avenir en Ligue des Champions ? Rien n’est moins sûr. S’ils ont montré leur capacité à se maintenir tout en haut du classement de Ligue 1, il leur reste à performer face aux plus grandes équipes européennes. La rencontre face au Paris Saint-Germain, en fermeture de la 32ème journée de Ligue 1, apportera sans doute certaines réponses.

“Le Paris Saint-Germain possède une équipe taillée pour performer en Champions League, elle est clairement la plus forte en France et l’une des meilleures d’Europe. Nous ne possédons pas son expérience ni ses stars mondiales. Nous ne sommes donc pas le PSG, mais nous ne nous posons pas en victime. On abordera cet adversaire de la même façon que les autres. Et dans cette rencontre plus encore, il faudra considérer chaque tir, chaque passe, chaque arrêt comme le dernier, le plus important du match. Essayons de maintenir cette concentration maximale du début à la fin.”
Gérard Lopez
Président et propritétaire du club

En cas de victoire ou de match nul, le club de la Capitale se verrait sacré champion de France dès la 32ème journée.

Emmanuel Clévenot

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