Lundi 14 juin : Un but incroyable des Tchèques, Lewandowski transparent, la Roja se heurte à une muraille

Lundi 14 juin : Un but incroyable des Tchèques, Lewandowski transparent, la Roja se heurte à une muraille

Une fois encore, cette quatrième journée de l’Euro 2020 nous a réservé de beaux buts et son lot de surprises. Absente de la compétition européenne depuis 1996, l’Ecosse n’a pas réussi à sortir victorieuse de sa confrontation avec la République Tchèque, à Glasgow. Dans l’affrontement entre la Pologne et la Slovaquie, une certain Robert s’est illustré… mais ce n’est pas Lewandowski. Enfin, l’Espagne accueillait la Suède, à Séville. Un match sans but, assez décevant, qui aurait pu coûter cher à la Roja si le “nouveau Zlatan” avait été plus chanceux.

 

  • Ecosse – République Tchèque : Patrick Schick, le bourreau

Pour son grand retour en compétition internationale après 23 ans d’absence, l’Ecosse a offert à ses spectateurs un match riche en occasions… sans pour autant décrocher la victoire. Opposés à la République Tchèque, les hommes de Steve Clarke ont manqué de réalisme et se sont inclinés 2 buts à 0, malgré leurs 60% de possession et presque deux fois plus de tirs que leurs adversaires du jour. 

Si la première occasion fut tchèque, la Tartan Army s’est également montrée dangereuse, à la 17ème et la 32ème minute, avec une puissante reprise du capitaine Andy Robertson détournée juste au-dessus de la barre par le portier des Rouges et Blancs. Mais à quelques poignées de secondes avant la mi-temps, ce sont les Tchèques qui vont ouvrir la marque : Coufal fait un appel tranchant sur l’aile et centre en une touche de balle en direction de Patrick Schick, aux six mètres. L’attaquant du Bayer Leverkusen s’élève dans les airs et claque une tête piquée imparable. 1-0. Le score à la pause. 

Dans les 68 secondes qui suivent le coup de sifflet du début de la deuxième période, le gardien de la Tartan Army sort deux grosses parades. Au bord de la rupture, les Ecossais se redéploient vers l’avant, prêts à en découdre. A la 47ème minute, le centre d’Andy Robertson est repoussé du bout des doigts par Vaclik, le gardien tchèque. Dans les parages, le défenseur droit, Hendry balance un missile qui vient s’écraser sur la transversale. L’Ecosse vient de laisser passer sa chance et elle va s’en mordre les doigts…

En effet, cinq minutes plus tard, Patrick Schick récupère un ballon contré, lève la tête, aperçoit que le portier écossais s’est aventuré un peu loin de ses cages et catapulte une frappe du milieu de terrain. Les supporters retiennent leur souffle dans les gradins, suivant des yeux la trajectoire de la balle. Elle vient finalement se loger juste en dessous de la barre transversale. Un but incroyable. 2-0. Score final.

 

  • Pologne – Slovaquie : Lewandowski transparent, Mak en profite

Opposée à l’Espagne et à la Suède dans le groupe E, la Pologne se devait de ramener des points de sa confrontation (à première vue plus abordable) contre la Slovaquie. Toutefois, les hommes de Stefan Tarkovic ont profité d’un Lewandowski presque transparent pour décrocher une précieuse victoire. Une entame parfaite pour (on le rappelle) leur deuxième participation seulement au championnat d’Europe. 

Après une entame relativement stérile d’un côté comme de l’autre, ce n’est pas Robert Lewandowski mais bien Robert Mak qui va créer la sensation dans le stade de Saint-Pétersbourg, à la 17ème minute. Isolé vers le point de corner, l’ancien ailier du Zénith ridiculise d’un petit pont Bereszynski puis file en direction des cages. Il déclenche alors une puissante frappe à ras-de-terre, qui s’écrase sur le poteau, rebondit dans le dos du portier polonais et termine sa course dans les filets. 1-0. Alors qu’elle dominait ce début de rencontre, la Pologne rentre aux vestiaires menée au tableau d’affichage. 

Sûrement les coéquipiers de Lewandowski se sont-ils fait remonter les bretelles par le technicien Paulo Sousa. De retour de la pause, ils ne mettent en effet que 28 secondes à recoller à la marque. Klich sert Linetty, esseulé à quelques mètres des cages slovaques. Ce dernier n’a plus qu’à pousser la balle au fond des filets… Une frappe toute molle, pour tout dire ratée, mais l’important n’est pas là ! 1-1. 

Sanctionné de deux cartons jaunes, Gregor Krychowiak est le premier joueur de l’Euro 2020 à écoper d’un carton rouge, à la 62ème minute. Sept minutes plus tard, les Slovaques vont profiter de leur avantage numérique. Placé plein axe, le défenseur central de l’Inter Milan, Milan Skriniar réceptionne un corner détourné à l’entrée de la surface. Il contrôle et frappe aussitôt au ras du poteau droit, à la vitesse d’un buteur. 2-1. Fin de la belle opération slovaque. 

 

  • Espagne – Suède : la Roja se heurte contre un mur hermétique 

C’est sans aucun doute le match le moins palpitant de cette quatrième journée. Opposée aux Suèdois, l’équipe d’Espagne n’est pas parvenue à inscrire le moindre but, devant ses supporters du stade olympique de Séville. Le mur défensif formé par les Blagult a failli céder à de nombreuses reprises, mais le résultat est là et les hommes de Janne Andersson reviennent à leur camp de base avec un précieux point en poche. L’Espagne devra donc faire mieux si elle veut s’imposer comme leader du groupe E.

Les statistiques de la Roja étaient pourtant révélatrices de la mainmise qu’elle avait sur le match : 90% de passes réussies, 86% de possession, 6 corners et 17 tentatives de tirs. Dès l’entame de jeu, les joueurs de Luis Enrique confisquent le ballon aux Bleus-Jaunes, mais leurs offensives manquent de précision dans les derniers gestes. Finalement, l’occasion la plus franche sera même suédoise en première période : zigzaguant dans la surface de réparation, Alexander Isak, “le nouveau Zlatan”, déclenche une frappe à trois mètres des cages. Celle-ci est déviée in extremis sur la ligne par Llorente et s’écrase sur le montant avant de retomber dans les bras du portier espagnol. Du délire ! 0-0 à la pause. 

En deuxième mi-temps, le même scénario se répète. Les champions d’Europe 2008 et 2012 monopolisent le ballon, assènent de coups la défense adverse, mais les Scandinaves sont plus percutants sur leurs rares occasions. A la 61ème minute, l’avant-centre de la Real Sociedad en remet une couche : seul dans la surface, il parvient à dribbler trois défenseurs et centre au second poteau, en direction de Marcus Berg. L’attaquant suédois est à deux doigts de signer le hold-up du jour, mais manque complètement le cadre. Malgré les dernières tentatives espagnoles, dans le temps additionnel, le score restera vierge. Comble de cette première journée, la Slovaquie (plus faible équipe sur le papier) se retrouve en tête du groupe E.

 

Emmanuel Clévenot

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