Samedi 19 juin : les Bleus piégés par les Hongrois, la Mannschaft se réveille et la Roja reste endormie

Samedi 19 juin : les Bleus piégés par les Hongrois, la Mannschaft se réveille et la Roja reste endormie

Pouvait-on rêver meilleur programme en ce début de week-end ? Hier, samedi 19 juin, nos Bleus disputaient leur deuxième match de l’Euro 2020. Un déplacement à Budapest, contre la Hongrie et ses 60 000 supporters survoltés. L’après-midi se poursuivait avec une énorme affiche du groupe F : les champions d’Europe en titre portugais opposés à la Nationalmannschaft de Joachim Löw. Enfin, le soir, ce sont les Espagnols qui accueillaient les Polonais, à Séville, pour le compte du groupe E.

 

  • France – Hongrie : les Bleus se cognent à la muraille rouge

Ils étaient venus avec pour mission de rejoindre les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique. Ils repartiront soulagés d’avoir arraché un match nul. Hier, à 15 heures, les hommes de Didier Deschamps attaquaient sans trop de pression leur second match de la compétition, après leur victoire 1 but à 0 contre l’Allemagne. Face à eux, l’équipe de Hongrie, bien plus faible sur le papier mais poussée par tout un peuple déchaîné. 

Dès l’entame, les Magyars montrent qu’ils ne sont pas venus faire de la figuration. Au quart d’heure de jeu, les Tricolors arrivent enfin à calmer les ardeurs de leurs adversaires et commencent à construire le jeu. Repoussée par le portier Gulacsi, une frappe de Benzema se retrouve dans les pieds de Griezmann. Le but est grand ouvert, mais le Barcelonais tire sur le gardien. Premier avertissement. S’en suivent d’énormes occasions de Mbappé, KB9 et Paul Pogba… mais rien n’y fait, on se dirige vers un score vierge à la pause. 

Alors qu’on joue le temps additionnel de la première mi-temps, les Bleus vont se faire surprendre sur l’une des seules possessions hongroises. Fiola passe la balle à Sallai, qui lui remet aussitôt en profondeur. Le héros du jour prend de vitesse Benjamin Pavard et trompe Hugo Lloris. 1-0. La France retourne, sonnée, aux vestiaires. 

En deuxième période, les Bleus peinent à imposer leur rythme. Ils ne parviennent pas à trouver de solutions face à la défense musclée des Rouges. Finalement, l’entrée en jeu d’Ousmane Dembélé va apporter un sursaut à la sélection française. L’attaquant de Barcelone voit sa frappe s’écraser sur le montant droit de Gulacsi. Sept minutes plus tard, c’est sur un très long dégagement d’Hugo Lloris que les Bleus vont trouver la faille. Kylian Mbappé contrôle la balle de la poitrine, pénètre dans la surface et élimine un défenseur. Son centre fort trouvera finalement Antoine Griezmann, juste devant le but… 1-1. Les Français continueront de pousser jusqu’à la 95ème minute, en vain. Les Hongrois viennent de réaliser un exploit !

 

  • Allemagne – Portugal : 6 buts et plein d’émotions

Si la prestation de l’équipe de France était loin d’être palpitante, celle de l’Allemagne et du Portugal a dû en faire vibrer plus d’un. Les champions du monde 2014 et les champions d’Europe en titre nous ont livré le match le plus prolifique de ce début de compétition.

Dès l’engagement, les Allemands sont partis sur un tempo soutenu, prenant à la gorge les coéquipiers de Cristiano Ronaldo. Pourtant, à la 15ème minute de jeu, ce sont ces derniers qui vont ouvrir la marque. Après un corner mal négocié par la Mannschaft, Bernardo Silva remonte le terrain à grandes enjambées et sert Diogo Jota en profondeur. L’ailier de Liverpool contrôle le ballon de la poitrine et offre le but à son compère, CR7. 0-1, contre le court du match. 

A la 35ème, Kimmich reverse le jeu de son aile droite, vers Robin Gosens, à l’opposé. L’arrière gauche de l’Atalanta contrôle et centre fort au premier poteau, mettant sous pression le défenseur portugais, Ruben Dias… qui dévie accidentellement le ballon dans ses propres cages. 1-1. Quatre minutes plus tard, les Aigles enfoncent le clou. Après un cafouillage dans la surface de réparation, Kimmich remet la balle devant le but. Cette fois-ci, c’est Guerreiro, le malheureux. L’arrière du Borussia Dortmund envoie le ballon faire trembler ses filets. 2-1. Score à la pause. 

Dans le début du deuxième acte, les coéquipiers de Thomas Müller prennent les commandes du match et font le break. A la 51ème, le n°25 du Bayern Munich sert Robin Gosens à gauche, qui reproduit l’éternel stratégie allemande. Un centre fort devant les cages de Patricio et Havertz n’a plus qu’à conclure. 3-1. Dix minutes plus tard, les rôles s’inversent : après avoir été passeur décisif, Robin Gosens marque de la tête sur un centre de l’inépuisable latéral de Munich, Joshua Kimmich. 4-1. 

On craint alors que les hommes de Fernando Santos ne subissent la même déculotté que les Brésiliens en 2014. Pourtant, loin d’être abattu, ils vont réduire l’écart à la 66ème minute. Personne n’est à la réception d’un coup-franc lointain de Bernardo Silva. S’en suit un nouveau cafouillage à quelques mètres de Neuer. Premier dessus, CR7 intercepte la balle avant qu’elle ne sorte du terrain et Diogo Jota termine le travail à bout portant. 4-2. Le match est relancé à 25 minutes du terme de la rencontre, mais tous les efforts des Portugais n’y changeront rien. Le score en reste là… Et au vu du classement de ce groupe F, la dernière journée nous réserve son lot d’émotions.

 

  • Espagne – Pologne : la Roja, point par point

Après son match nul face à la Suède, lors de la première journée, l’Espagne devait renouer avec la victoire, hier soir. Confrontée à la Pologne de Lewandowski, la Roja avait l’avantage du terrain puisque la rencontre se disputait au stade olympique de Séville. Et pourtant, une fois encore, les hommes de Luis Enrique n’ont su faire mieux qu’un nul. 

En première mi-temps, les Espagnols avaient pourtant pris les rênes de cette rencontre. A la 25ème minute, Gerard Moreno, l’attaquant du Villarreal, provoque la défense sur son côté droit et déclenche une frappe peu appuyée. En renard des surfaces, Alvaro Morata dévie la trajectoire de la balle juste devant le gardien polonais, impuissant. L’arbitre de touche agite alors son drapeau pour signaler une position de hors-jeu. La vidéo dira finalement qu’il n’en est rien. 1-0. Juste avant la pause, Karol Swiderski fait trembler les supporters espagnols, mais son tir lointain s’écrase finalement sur le montant du portier Unai Simon. La Roja rentre aux vestiaires rassurée. 

Incapable de montrer un visage plus séduisant, la sélection espagnole est sanctionnée dès l’entame du second acte. A la 53ème minute, Jozwiak centre à destination de Robert Lewandowski. L’attaquant star de la sélection et du Bayern Munich s’envole dans les airs, claque une tête piquée imparable et refroidit tout le stade de Séville. 1-1.

Toutefois, une minute plus tard, l’espoir renaît chez les coéquipiers d’Aymeric Laporte. Le milieu polonais, Jakub Moder écrase le pied de Gerard Moreno dans la surface. L’assistance vidéo est demandée et l’arbitre décide d’accorder un pénalty à la Roja. Le n°9 s’élance mais sa frappe est arrêtée par le poteau de Szczesny. Une dernière occasion à la 80ème n’y changera rien. L’Espagne concède le nul pour la seconde fois et n’aura pas le droit à l’erreur lors de la troisième journée.

 

Emmanuel Clévenot

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