Guillaume Médard

« Un rêve de tout petit à deux »

Grand frère de Maxime Médard, Guillaume se livre sur la carrière de rugbyman de “Wolverine“ au travers des nombreux titres remportés. Guillaume nous parle également de son activité professionnelle et de l’entreprise “GM Recrutement“.

Quel regard vous portez sur la carrière de Maxime Médard ?

Aujourd’hui, je suis très fier de lui. C’est une belle carrière qu’il a eue avec cette chance d’intégrer le Stade Toulousain, dès son jeune âge. Il a fait que progresser au fur et à mesure avec de telles performances qu’à la sortie, on ne pouvait qu’espérer pour lui le meilleur pour réussir. Et ça a été le cas, car il a enchaîné les sur-classements de sélections et jusqu’à arriver à jouer pour l’Équipe de France. Il a fait la Coupe du Monde – 21 ans où il a été Champion du Monde puis celle en 2011 avec le XV de France A où ils perdent en finale de très peu. Désormais, il fait sa dernière Coupe du Monde dans sa carrière et je pense que celle-ci sera l’une des plus belles pour lui.

Quelles ont été vos émotions lors des titres remportés par votre frère ?

Des frissons, des frissons partout. J’ai en permanence eu le plaisir et la joie de crier les victoires après chaque match, après chaque essai qu’il a pu marquer. La chance d’admirer également les occasions où il a empêché les adversaires de marquer. Comme l’une de ces plus belles actions défensives l’année dernière, où il tape le ballon dans les mains du joueur anglais alors qu’il était dans l’en-but. La victoire de ce Championnat de France a été compliquée, mais longuement attendue en tout cas depuis des années pour réussir et gagner ce titre. Et avec le XV de France, on espère qu’ils vont aller plus loin.

Comment se passe le voyage au Japon de Maxime pour cette Coupe du Monde ?

Peu de nouvelles, car ils sont dans une bulle. Aujourd’hui, ils sont véritablement dans leur cocon, en train de se préparer, travailler sur chaque match. Très peu d’envie de communiquer avec l’extérieur, pour ne pas être atteint par des critiques ou par autre chose. Maxime se concentre sur sa compétition pour se distraire le moins possible à côté et de ne pas perdre l’objectif. Il est, en tout cas, très content de son premier match, il espère continuer et être titulaire sur les prochains matchs.

" Désormais, il fait sa dernière Coupe du Monde dans sa carrière et je pense que celle-ci sera l’une des plus belles pour lui. "
Guillaume Médard
Frère de Maxime Médard

Quel sentiment ça procure de voir son frère jouer une Coupe du Monde ?

C’est magnifique, car il s’agit d’un rêve de tout petit que nous avions tous les deux, lui avec le rugby et moi avec le handball. On s’est toujours dit qu’un jour, il fallait arriver à jouer de telles compétitions, de tels matchs et maintenant, je suis fier de sa réussite. Il fait partie des 31 meilleurs joueurs français, en tout cas ceux partis pour la Coupe du monde et de porter ce beau maillot en représentant ce pays, c’est super beau. Ils ont l’envie de réussir, d’arriver jusqu’au bout et de défendre nos couleurs.

Dans quelles perspectives vous partez au Japon ?

Le voyage est prévu pour voir France – Angleterre avec l’espoir de voir un bon match des français et pourquoi pas une surprise. Ensuite, nous restons pour le quart de finale et la demi-finale, mais le voyage sera prolongé s’ils vont au-delà de cette étape-là.

Quel regard vous portez sur le XV de France depuis le début de la compétition ?

Ils ont toutes leurs chances et ils sont tous très forts individuellement. Mais on a du mal à jouer collectivement et faut qu’on garde plus les ballons donc plus on gardera les ballons et mieux ça sera pour après dérouler notre jeu. Mais je suis optimiste pour la suite.

" Le favori reste la Nouvelle-Zélande (...) mais on y croit pour nos Bleus quand même "
Guillaume Médard
Fondateur de GM Recrutement

Le cadre est particulier, il s’agit du Stade Ernest-Wallon. Quelle sensation vous ressentez ?

C’est beau ! Nous avons des frissons quand nous rentrons dans le stade. Nous avons un beau stade à Toulouse. Je ressens encore les supporters criés, car il y a de très fortes valeurs au Stade Toulousain. D’ailleurs, nous sommes revenus aux valeurs d’avant pour faire vivre le ballon ovale que nous aimons dans cette région.

Comment avez-vous perçu les nombreux changements dans ce club ?

Depuis de nombreuses années les résultats, nous étions en baisse, le jeu toulousain se perdait. Nous avions perdu la fameuse formule “Jeu de main, Jeu de toulousains“. Le Stade Toulousain a également été fort en termes de communication et l’évolution a été très rapide dès l’arrivée de Didier Lacroix. La mise en place de la communication événementielle et au niveau de la presse pour rassurer les supporters.

En étant simple fan de rugby et non frère de Maxime Médard, comment voyez-vous la suite de la compétition ?

Je pense que le favori est toujours la Nouvelle-Zélande et si le XV de France va jusqu’en demi-finale, on devrait les affronter pour cette étape-là donc c’est très compliqué. Mais on y croit pour nos Bleus tout de même.

Quelle est votre vie professionnelle ?

J’ai créé mon entreprise depuis janvier 2019, j’ai développé un cabinet de recrutement et chasseur de tête. Pendant 10 ans, j’ai travaillé dans la formation et maintenant, je m’épanouis dans mon métier. Avec la volonté de continuer avec les valeurs que j’avais qui étaient celles du rugby et du sport en général pour les retranscrire dans mon métier. J’aime ce que je fais, je suis à fond là-dedans et j’aime accompagner les entreprises pour répondre à leurs besoins et leurs problématiques de recrutement.

Comment est venue l’idée d’une telle entreprise ?

L’idée est venue avec des amies qui avait des problématiques de recrutement sur lesquelles je suis intervenu et ça m’a donné envie de me lancer là-dessus. Et depuis tout petit, je suis baigné dans le sport de par déjà mon père et mon frère. Donc j’ai voulu garder ces valeurs du sport comme le rugby en plus des compétences que j’avais déjà. Les valeurs de collectif, d’entraide, d’accompagnement envers les gens et les entreprises.

Une petite anecdote avec Maxime ?

J’ai eu l’occasion de le rencontrer sur un match de rugby où je jouais pour les espoirs de Colomiers et Maxime revenait de blessure, lui jouait avec les espoirs de Toulouse. Lors de ce match, nous avions été battus clairement sur le score de 55-0. C’était assez impressionnant de voir les joueurs professionnels aussi puissant comparé à nous.

Propos recueillis par Bastien Rodrigues

« Un rêve de tout petit à deux »