Hugo

Le renouveau de Wolfsburg

Après plusieurs saisons à lutter pour le maintien, le Vfl Wolfsburg a retrouvé les joies de la coupe d’Europe cette saison, et se positionne comme une équipe dangereuse en Bundesliga. Analyse du renouveau des Loups. 

On se souvient de la saison 2017/2018 cauchemardesque pour le Vfl Wolfsburg. Cette année là, les Loups terminent 16e de Bundesliga, et disputent donc un barrage pour aller chercher leur éventuel maintien en première division. Un maintien qu’ils obtiendront après leur victoire contre le Holstein Kiel, après une victoire 4-1 au cumul des deux matchs. Après cela, le club a entamé un renouveau, qui est passé par un mercato ciblé vers les faiblesses du groupe, pour aller chercher de nouveau des places qualificatives en Europe.

Des arrivées qui ont fait du bien

Pour démarrer du bon pied la saison dernière, les Loups devaient recruter. Ce fut chose faite, avec deux arrivées offensives : Daniel Ginczek, arrivé en provenance de Stuttgart contre 14 millions, et Wout Weghorst, arrivé de l’AZ Alkmaar pour 10M. Dans l’arrière-garde, Tisserand a rejoint le navire en provenance de Ingosltadt, et Jérôme Roussillon a signé de Montpellier. Des transferts “modestes”, mais intelligents. Les Loups se sont en effet renforcés dans des secteurs de jeu qui leur faisaient défaut la saison précédente, ce qui leur a permis d’accrocher une belle sixième place en Bundesliga, avec 55 points au compteur. 17 buts en 34 rencontres pour Wout Weghorst, qui a été tout bonnement incroyable sur le front de l’attaque des Loups, tandis que Ginczek en a marqué 6 en 24 matchs disputés en championnat. 

Les arrivées de Roussillon et Tisserand ont également permis à Wolfsburg de se stabiliser sur le plan défensif. 50 buts encaissés dans toute la saison, pour 62 marqués, tel est le bilan de cette équipe lors de la saison dernière.

Une saison au sommet ?

Cette saison, Wolfsbourg a fait sobre concernant leurs arrivées. Seulement 2 transferts majeurs : Kévin Mbabu, qui a signé en provenance des Young Boys de Berne pour 10 millions, et Xaver Schlager, milieu de terrain du Red Bull Salzbourg, arrivé contre un chèque de 15 millions. Dans leur arrière-garde, Jeffrey Bruma est de retour de son prêt à Schalke, et retrouve donc son poste de titulaire en défense centrale. Les cadres comme Josuha Guilavogui, capitaine, ou encore Ignacio Camacho, Maximilian Arnold et autres ont été conservés, formant un groupe très homogène. 

Depuis le début de saison, Wolfsburg a marqué 9 fois en 6 rencontres de championnat, pour 4 buts encaissés, soit la meilleure défense de Bundesliga. Wout Weghorst a déjà trouvé le chemin des filets à trois reprises, et a par conséquent marqué d’ores et déjà un tiers des buts de son équipe. Le prometteur Brekalo en a marqué 2 autres. 

Tactiquement, l’équipe coachée par Oliver Glasner est très bien rodée. Efficaces en contre-attaque, les Loups évoluent souvent en 3-4-2-1, avec des joueurs efficaces dans les transitions rapides. Aimant frapper de loin, les joueurs de Wolfsburg vont souvent aller chercher des opportunités dans ce domaine. Défensivement, le bloc est très en place, et coulisse très bien. Les deux pistons font les efforts défensifs et offensifs, ce qui permet à l’équipe de toujours se retrouver en surnombre, qu’il soit offensif ou défensif.

La compo de Wolfsbourg

Wolfsburg est donc une équipe à surveiller dans cette Bundesliga 2019/2020. Enfin de retour sur la scène européenne, les Loups comptent bien y rester le plus longtemps possible. En cas de succès cet après-midi face à l’Union Berlin, ils pourraient s’emparer du trône de Bundesliga, mais cela dépendra aussi du résultat de Gladbach sur sa pelouse face à Augsbourg. 

Hugo Kucharski

Le renouveau de Wolfsburg

Ligue Europa : du mieux à Saint-Etienne, une défaite amère pour Rennes

Hier soir avait lieu la 2e journée de phase de groupe de Ligue Europa. Et nos clubs chéris de l’Hexagone affrontaient des adversaires de taille. Débriefing de ces deux rencontres.

Saint-Etienne accueillait Wolfsbourg pour cette deuxième rencontre de la “petite coupe d’europe”. De son côté, le Stade Rennais se déplaçait sur la pelouse de l’Olimpico de Rome pour affronter la Lazio. Deux clubs très difficiles à jouer, et cela s’est senti sur le terrain. 

Des Verts et des pas mûrs

En difficulté en championnat, Sainté a tout donné sur le terrain contre les Loups, malgré un contexte très difficile (Printant sur le départ). Les supporters ont notamment manifesté leur mécontentement envers Laurent Romeyer, puisqu’ils le jugent responsables de la situation catastrophique actuelle chez les Verts. 

La rencontre n’a pas si mal démarré pour les Verts, avec pas mal d’intensité et une ouverture du score de Kolodziejczak à la 13e minutes. Seulement deux minutes plus tard William venait égaliser pour les Loups, descendant le moral des Verts qui avaient réussi à prendre l’avantage.

La suite du match a été une grande bataille tactique, dominée dans l’ensemble par les Loups. Très solides et bien en place, les Allemands ont repoussé les assauts des Stéphanois. Le bloc allemand a parfaitement coulissé toute la rencontre, et la défense à trois a parfaitement muselé Khazri, Beric et les autres attaquants des Verts. Malgré une possession de balle équilibrée, (52% pour Sainté), le match a réellement paru déséquilibré dans la bataille tactique, remportée par Wolfsburg, qui a simplement manqué de réalisme. 

La déception rennaise

En déplacement sur la pelouse de l’Olimpico contre la Lazio, le Stade Rennais avait à cœur de faire mieux que le match nul obtenu face au Celtic. De l’autre côté, on avait une équipe Lazialite qui souhaitait se relancer dans la compétition après sa défaite en ouverture face au champion Roumain Cluj. 

Après une bonne entame des Italiens, nos rouges et noirs ont repris l’ascendant dans la rencontre, négociant bien leurs contres pour apporter le danger sur les buts de Strakosha. 

Face à une équipe de la Lazio loin de son onze type, Rennes a même fini par prendre l’avantage par l’intermédiaire de Jérémy Morel, qui place une tête rageuse au second poteau sur un coup de franc de Grenier (55e).

En danger, Inzaghi a décidé de faire rentrer deux de ses pièces maîtresses : Sergej Milinkovic, et Luis Alberto. Deux changements qui feront basculer la rencontre, puisque le deuxième sera à la passe décisive sur l’égalisation du premier à la 63e. S’en suit une grosse domination italienne, leur bloc haut assiégeant les Rennais dans leur camp. Finalement, à la 75e minute, l’inévitable Ciro Immobile viendra placer une tête surpuissante dans les buts de Mendy, pour donner l’avantage à la Lazio (2-1). Malgré quelques incursions rennaises dans la surface de la Lazio, le score en restera la, scellant une défaite cruelle pour les hommes de Stéphan.

Hugo Kucharski

Ligue Europa : du mieux à Saint-Etienne, une défaite amère pour Rennes

Hebdo Audio Foot #1

Le premier épisode de votre podcast d’Actu Hebdo Audio est là ! Au programme dans cette édition : la victoire du PSG face à l’OL, la déroute du Barça à Grenade, l’Inter vainqueur du Derby de Milan, Liverpool qui continue son sans faute et Leipzig leader en Bundesliga. 

Bonne écoute, et n’hésitez pas à faire vos retours ! 

Hugo Kucharski

Hebdo Audio Foot #1

Valencia entre en crise

Quelques jours après l’éviction de Marcelino, la crise entre les joueurs et les dirigeants de Valencia s’intensifie. Quelques heures avant d’affronter le Barça (21 heures), où en est la situation en interne ?

“Le club ne m’a rien dit. Mateu Alemany m’a simplement dit que je n’étais plus entraîneur, sans me donner plus d’explications”. Tels sont les mots de Marcelino Garcia, désormais ex-entraîneur du Valencia CF, trois jours après s’être fait virer de son poste à la tête du club ché. Une éviction qui semblait programmée, au vu de la crise déjà traversée par les Murceliagos durant la période de trêve estivale. 

“Le détonateur, c’est la Coupe du Roi”

Tout commence à la fin de la saison dernière. Valencia accroche une belle 4e place en championnat, et une qualification en Ligue des Champions. Mais au-delà de ça, Marcelino a réussi à aller chercher un nouveau trophée : une Coupe du Roi, remportée face au FC Barcelone (2-1). Le premier titre du club depuis 2008… 

Pourtant, c’est bien cette victoire qui marque le début de la crise. Le propriétaire du club, Peter Lim, n’en avait rien à faire de cette Coupe. Il a surtout fait pression sur Marcelino pour aller le plus loin possible en Coupe d’Europe, et en championnat. “Les supporters voulaient qu’on se batte pour elle et tenter de la remporter (la Coupe du Roi). Les joueurs aussi avaient la conviction de pouvoir la gagner. Idem pour le staff technique. il n’y a aucun doute sur le fait que remporter cette Coupe a été le déclencheur de cette situation. (…) Le propriétaire ne nous a jamais félicité à Séville”. 

Ajoutez à cela un coach qui critique ouvertement la politique de son propriétaire, une fuite d’une crise dans la presse, et vous obtenez le cocktail qui a fait exploser le club. Déjà lors du mercato, on avait senti certaines tensions au sein de l’organigramme du club. Marcelino réclamait un meneur de jeu, capable de se projeter mais aussi d’organiser le jeu, en la personne de Rafinha Alcantara, mais la direction lui a refusé ce transfert, et le joueur a fini au Celta Vigo. La mauvaise gestion du cas Rodrigo est aussi symptomatique de la profonde rupture entre le propriétaire du club et le duo directeur sportif-entraîneur (Rodrigo souhaitait rester, mais Peter Lim le poussait vers la sortie). 

Le groupe se sent trahi

Les joueurs, qui adoraient leur entraîneur, n’ont pas compris cette décision. « Coach, je vous souhaite le meilleur. Je suis sûr que là où vous irez, ça vous conviendra et qu’ils vous laisseront travailler. Merci d’avoir rendu ce club plus grand », a posté Dani Parejo, capitaine du club, sur les réseaux sociaux. « Après plusieurs années passées avec vous (et pas seulement à Valence), je connais votre perfection, aussi bien en tant que professionnel et au niveau personnel. Je ne suis pas le seul à penser cela, vous l’avez montré à tout le monde. Vous vous en allez par la grande porte coach. Celui qui a pris cette décision n’a pas seulement eu votre peau, mais il a aussi touché toute une équipe et ses supporters. Donc je le dis haut et fort : ce n’est pas juste ! », a posté Ezequiel Garay, défenseur central du club. 

Un message clair envoyé par le groupe à sa direction, surtout vu la personne choisie pour remplacer Marcelino à la tête du groupe. C’est l’expérimenté Albert Celades, qui n’a jamais entraîné de groupe professionnel, qui prend la tête de l’équipe, dans un timing plus que douteux (juste avant la rencontre de Championnat face au Barça, et avant le début de leur campagne Européenne face à Chelsea Mardi). 

Les tensions se font donc de plus en plus ressentir en interne. Le nouveau coach est très loin de faire l’unanimité, et le contexte de crise pourrait fortement impacter les futurs résultats des Murceliagos. Celados va devoir trouver les bons mots, mais pas facile de passer derrière Marcelino, qui a réussi des prouesses avec cette équipe de Valence (une qualification en Coupe d’Europe à chaque saison, un trophée et un réel rôle d’outsider en Liga). Affaire à suivre…

Hugo Kucharski

Valencia entre en crise

LAFC : la route vers la gloire

Le Los Angeles FC est-il instoppable ? Le club de la Cité des Anges est leader de la conférence Ouest de Major League Soccer, avec des statistiques qui affolent les compteurs. Les supporters du jeune club de LA se prennent à rêver d’un titre en fin de saison…

Seulement 3 défaites en 27 rencontres. Voilà le bilan pour le LAFC, qui semble inarrêtable dans cette saison de MLS. 19 victoires, 74 buts marqués, 28 encaissés, et une première place de conférence Ouest, avec pas moins de 19 points d’avance sur leur dauphin, le Real Salt Lake. Le jeune club de Los Angeles, qui a intégré la première division des Etats-Unis en 2018, semble prêt et armé pour aller chercher le titre en fin de saison. 

Un jeu basé sur la possession

Coaché par Bob Bradley, le LAFC pratique un jeu basé sur la possession de balle. Avec des joueurs habiles techniquement tels que Carlos Vela, Diego Rossi, Lee Nguyen ou encore Eduard Atuesta, l’équipe a la capacité de faire tourner le ballon assez rapidement et de façon fluide, tout en garantissant un jeu spectaculaire. Car c’est bien ce qui caractérise les Wings dans cette saison de MLS : le côté spectaculaire de leur jeu. Meilleure attaque du championnat, la ligne offensive se repose sur les flèches Vela et Rossi sur les ailes, qui comptent à eux deux 41 buts sur les 74 marqués par le club, soit plus de la moitié. Quelques joueurs se partagent les miettes (Diomandé avec 8 buts, Blessing en compte 6, Christian Ramirez 4…). Avec en moyenne 2,7 buts par match, les Noir et Or impressionnent.

Principalement basé sur des passes courtes, le jeu des Wings passe aussi par une grande qualité technique de ses attaquants, qui réalisent souvent des exploits individuels pour aller débloquer une rencontre. 

Les longs ballons en profondeur pour trouver les deux ailiers fonctionnent également à merveille, ce qui permet à l’équipe de tenter beaucoup de frappes (18,4 frappes par match en moyenne). Avec un bloc très souvent placé haut sur le terrain, les hommes de Bob Bradley se retrouvent souvent en possession du ballon dans la moitié de terrain adverse, et étouffent leurs adversaires en exerçant un bon pressing.

Formation du LAFC, d’après les statistiques récupérées sur le site Whoscored.com

Un club jeune, mais ambitieux

L’intégration du club en première division la saison dernière était déjà prévue depuis 2014. Néanmoins, le club a fait les choses en grand. En faisant venir des joueurs comme Carlos Vela, la pépite Uruguayenne Diego Rossi (à l’époque pisté par le PSG) ou encore des joueurs comme André Horta ou Walker Zimmerman, l’équipe a su attirer des supporters, déjà mobilisés en nombre. Le club, qui se veut comme “le club du peuple” à Los Angeles, arrive à remplir le stade de façon impressionnante à chaque rencontre, la moyenne du nombre de spectateurs dépassant même la capacité du stade (22 000 places au Banc of California Stadium, une moyenne de 22 266 spectateurs).

Lors de la fondation du club en 2014, les dirigeants l’avaient assuré : le LAFC jouera les premiers rôles en MLS. Avec pour ambition de concurrencer les plus grosses franchises américaines (Atlanta United, Portland Timbers, Seattle Sounders, Toronto FC…), les Wings se portent au mieux dans un championnat de plus en plus attirant et mis en lumière. Le club, qui restait sur une série de 5 victoires consécutives en championnat, ont connu un léger coup d’arrêt face à leurs rivaux du LA Galaxy (3-3 score final). Suffisant pour stopper la machine ? Pas sûr. Car les Wings ont les crocs, et ont surtout faim de titres. 

Hugo Kucharski

LAFC : la route vers la gloire