Hugo

Jack Grealish : le joyau de Villa Park

Capitaine d’Aston Villa depuis maintenant 8 mois, le milieu offensif anglais affiche des statistiques intéressantes en ce début de saison de Premier League. Focus sur un joueur qui pourrait rapidement faire les beaux jours de la sélection anglaise. 

Brassard au bras, numéro 10 dans le dos, Jack Grealish foule tous les week-ends les pelouses de Premier League avec son club de coeur. Formé au club, ce milieu offensif technique a moultes fois fait rugir les travées de Villa Park la saison dernière, en inscrivant 6 buts et en délivrant 6 passes décisives lors de la saison régulière de Championship, la deuxième division anglaise. 

Grand artisan de la remontée de son club en Premier League, il a également délivré 2 passes décisives lors des play-offs d’accession à la première division, en fin de saison dernière. Courtisé par plusieurs clubs de l’élite anglaise, il a fait le choix de rester fidèle au club qui lui a offert l’opportunité d’évoluer au plus haut niveau. Affichant un niveau et une régularité impressionnants depuis le début de saison, Jack Grealish a néanmoins été laissé de côté par le sélectionneur anglais Gareth Southgate, et ce malgré ses récentes performances.

Un dribbleur né

La qualité technique du milieu offensif est indéniable. Avec une moyenne d’1,9 dribbles par match depuis le début de saison, le natif de Birmingham provoque beaucoup ses adversaires, comme en témoignent ses statistiques de fautes subies par match, qui s’élèvent à 4 par rencontre. 

Souvent positionné côté gauche depuis le début de saison dans un dispositif en 4-3-3, Grealish évolue en faux-pied, ce qui lui permet de rentrer vers l’intérieur une fois le ballon reçu sur l’aile. Ce style de jeu, que beaucoup d’ailiers affectionnent (Eden Hazard, Lionel Messi, Mohamed Salah, Sadio Mané…) permet de créer des espaces sur l’aile pour le latéral qui apporte un soutien offensif, ou tout simplement de créer des occasions franches de but, puisque le joueur s’ouvre l’espace vers le but en repiquant dans l’axe.

Un repositionnement gagnant

Interrogé sur son tout récent repositionnement, le joueur anglais ne tarde pas à exprimer son contentement pour son nouveau rôle. “Je sais ce que j’apporte à l’équipe, je sais ce que je fais chaque match. C’est pour ça que l’entraîneur m’a positionné plus haut. Je ne joue pas réellement comme un ailier gauche, mais plus comme un numéro 10 avancé” déclarait Jack à Aston Villa TV. 

Un repositionnement qui rime avec une nouvelle approche tactique mise en place par Dean Smith. “Le coach voulait que Anwar (El Ghazi), Ginny (John McGinn) et moi soyons plus proches de Wesley. Si on veut tirer le meilleur de Wes, il faut qu’on soit proches de lui, pour lui permettre de jouer en remise et faire jouer ses partenaires. C’est pour ça qu’il a été aussi efficace à Norwich. C’est de cette façon que nous avons essayé de jouer ces derniers temps, et ça fonctionne.” Un capitaine qui connaît parfaitement les qualités de ses coéquipiers, ça n’a pas de prix. Son repositionnement sur l’aile gauche coïncide avec le retour des bons résultats pour les joueurs de Villa. Le club n’a perdu que 3 matchs sur les 7 disputés depuis le repositionnement de Jack Grealish sur l’aile gauche, dont une défaite face à Manchester City, actuel tenant du titre en PL, une face au champion d’Europe Liverpool, et une contre les Wolves, qui disputent la Ligue Europa. Pas de quoi s’inquiéter donc pour le club, qui a connu beaucoup de bouleversements lors du dernier mercato.

Une ambition sans faille

Adulé par les supporters d’Aston Villa, le milieu offensif de 24 ans donne tout pour son équipe. Après un transfert avorté, à l’été 2018, vers Tottenham, le joueur avait donné une interview pour le Birmingham Mail, où il tenait ces propos : “C’est mon club. J’ai toujours rêvé de jouer pour eux depuis que je suis gamin. (…) Tout ce dont je rêve, c’est de retrouver la Premier League, avec ce club.”
Voilà qui est maintenant chose faite, et désormais le capitaine des Villans a les yeux rivés vers la sélection anglaise. “Depuis que je joue en Premier League, je sens que mes performances s’améliorent match après match. Tout ce que je veux, c’est jouer avec la sélection Anglaise, et marquer autant de buts et délivrer autant de passes décisives que possible.” Le lion n’est donc jamais rassasié…

Hugo Kucharski

Jack Grealish : le joyau de Villa Park

Mauricio Pochettino : un départ forcé pour retrouver les sommets ?

Ce mardi 19 novembre, Tottenham a annoncé se séparer de son entraîneur Mauricio Pochettino. Une décision qui fait écho aux mauvais résultats à répétition du club londonien. 

Il fallait que ça arrive. Dans le dur en championnat, les Spurs de Tottenham ont décidé de se séparer de l’entraîneur qui les avait menés en finale de Ligue des Champions, Mauricio Pochettino. A 47 ans, le technicien argentin a donc terminé son aventure Londonienne, qu’il avait commencée en 2014. Après une réunion tendue entre le directeur sportif et le coach lundi, la tête de l’argentin est donc tombée. 

Une longévité qui force le respect

Dans une période où les coachs ont tendance à quitter leur poste rapidement en cas de mauvais résultats, le technicien argentin fait figure d’OVNI. En effet, il est resté en poste pendant 5 ans, ce qui semble énorme dans un football moderne où les entraîneurs sont en quête de stabilité. Dans les équipes du Big Six, il était le coach en poste depuis le plus longtemps à la tête de l’équipe première. 

Un milieu cruel donc, puisque le technicien argentin a tout de même amené son club en finale de Ligue des Champions la saison dernière, finale perdue contre le Liverpool de Jürgen Klopp. Plus que ça, l’entraîneur argentin a révolutionné l’équipe des Spurs, en révélant au grand jour de nombreux talents. Dele Alli, qu’il est allé chercher à MK Dons ; Harry Winks, formé au club et lancé par le Pochettino ; Heung-Min Son, acheté à Lervekusen en 2015 ; Eric Dier, acheté au Sporting Portugal en 2014… Tant de joueurs désormais titulaires chez les Spurs de Tottenham.

Une philosophie efficace

A l’issue de la saison 2013/2014 de Premier League, les Spurs terminent 6e de Premier League. Sherwood avait assuré l’intérim d’André Villas-Boas, après l’éviction de ce dernier en décembre 2013. Pour un nouveau départ, la direction des Spurs porte son choix sur Mauricio Pochettino, qui sort d’une saison réussie à Southampton. 

Et pendant les 5 années à venir, l’entraîneur visera sur la stabilité. Pas de sommes mirobolantes dépensées sur le marché des transferts, place à la formation, et le recrutement intelligent. Ainsi, l’entraîneur ira chercher des joueurs tels que Kieran Trippier, Moussa Sissoko, Victor Wanyama, Davinson Sanchez, Toby Alderweireld… 

Puis, pendant 18 mois, plus rien. Pas de recrutements. Le coach argentin mise alors sur un groupe soudé, où les joueurs sont capables de faire les efforts pour l’équipe. Basé sur un fort pressing, la philosophie de Pochettino portera ses fruits. Une première finale de Ligue des Champions de l’histoire du club la saison dernière, une deuxième place de Premier League lors de la saison 2016/2017, en battant le record de points du club dans l’élite (86), et quatre qualifications en Champion’s League d’affilée. Un excellent bilan, mais malheureusement de nos jours, tout va trop vite dans le football…

Mourinho débarque

Le club n’a pourtant pas tardé à trouver le remplaçant de l’entraîneur des Spurs. Le lendemain de l’annonce de l’éviction de l’entraîneur argentin, Daniel Lévy annonce l’arrivée du Special One, José Mourinho, jusqu’en 2023. Une signature qui ne fait pas l’unanimité chez les supporters de Tottenham. Passé par Chelsea et Manchester United, le coach portugais possède une philosophie de jeu bien différente de celle de l’argentin. Pochettino, à l’image du jeu de Guardiola ou de Klopp, aime attaquer, et a réussi à prouver que c’était la clé du succès lors de ces dernières saisons. 

De son côté, Mourinho, depuis 2017, préfère attendre patiemment que les occasions se présentent. Son bloc défensif absorbe la pression et accepte de subir, pour jouer tous les coups possibles en contre-attaque. Une philosophie de jeu qui ne fait pas l’unanimité chez les supporters des Spurs, tant le changement entre les deux coachs risque d’être brutale.

Quel avenir pour Pochettino ?

S’il y a bien une question qui taraude la planète foot en ce moment, c’est bien celle-là. Où va rebondir Mauricio Pochettino ? Plusieurs pistes sont plausibles, mais commençons par celles à écarter.
Après un passage chez les Spurs, très peu de chances que le technicien argentin ne rebondisse chez les éternels rivaux d’Arsenal, malgré la situation plus que compliquée d’Unai Emery ces derniers temps. Difficile également de le voir au Barça, lui qui a à plusieurs reprises déclaré son amour pour l’Espanyol Barcelone, qu’il a entraîné entre 2009 et 2012. 

Reste donc plusieurs possibilités. Tout d’abord, le Bayern Münich. Après la débauche de Niko Kovacs, Hans-Dieter Flick assure l’intérim sur le banc Bavarois. Avant une probable arrivée d’Erik Ten Hag ? Rien n’est désormais sûr, puisque le coach argentin reste encore sur le marché. Autre destination envisageable : le Real Madrid. Même s’il y a du mieux du côté de la Maison Blanche, tout va très vite dans le football, et une mauvaise série de Zidane pourrait ouvrir la porte à Pochettino. Ensuite, il ne faut pas négliger la piste Manchester United, car Ole Gunnar Solskjaer continue d’enchaîner les résultats décevants sur le banc Mancunien. 

Et enfin, la piste qui enflamme les réseaux sociaux : Paris. Ancien joueur de la capitale Française entre 2001 et 2003, la rumeur enfle. Malgré tout, difficile de voir Thomas Tuchel être viré, à moins d’un nouvel échec européen cette saison. Néanmoins, encore une fois, tout va très vite dans le football. Malgré tout, le coach argentin reste une des pistes les plus probables en cas de départ de l’entraîneur allemand. 

 

Si pendant des années les dirigeants des Spurs ont misé sur la durée, leur philosophie a désormais changé. En quête de résultats, les joueurs de Tottenham se déplacent ce samedi à 13h30 sur la pelouse de West Ham, pour un énième derby londonien, pour la première sur le banc de Mourinho. L’occasion de voir si ce choix sera payant ou non…

Mauricio Pochettino : un départ forcé pour retrouver les sommets ?

Liverpool en quart de finale au terme d’un match fou !

Les huitièmes de finale d’EFL Cup nous ont offerts une superbe rencontre ce mercredi soir. Sur la pelouse d’Anfield, Liverpool défiait Arsenal pour ce qui était l’un des chocs de la soirée avec le match opposant Chelsea à Manchester United. Une rencontre complètement dingue dans laquelle les Reds ont eu le dernier mot avec une victoire aux tirs aux buts (5-5, 5 t.a.b à 4). 

Et pourtant, au coup d’envoi de l’affiche la plus disputée de l’histoire de la Coupe de la Ligue anglaise, ce sont avec des effectifs largement remaniés que se présentaient les deux équipes. Les tacticiens avaient décidé de faire très largement tourner, Jürgen Klopp composant un 11 de départ fourni intégralement de remplaçants quand Unai Emery faisait confiance à 8 d’entre eux. 

Un match qui démarre sur les chapeaux de roue. Après seulement 6 minutes de jeu, le malheureux Shkodran Mustafi dévie la ballon dans son propre but sur un centre d’Alex Oxlade-Chamberlain. On pensait alors que ce match allait être une formalité pour les champions d’Europe en titre. C’était sans compter sur la force de caractère des Baby Gunners. Le tir de Buyako Saka à la suite d’un centre de Mesut Ozil est repoussé par le jeune portier des Reds Caoimhín Kelleher mais Lucas Torreira, en position de hors-jeu, reprend à bout portant et égalise (19e).

Le show Martinelli

Puis, la pépite brésilienne d’Arsenal entra en scène. A la suite d’un centre d’Ainsley Maitland-Niles, Gabriel Martinelli profite d’un ballon mal renvoyé par le gardien de Liverpool pour permettre à son équipe de reprendre les devants dans la partie (26e). 10 minutes plus tard, à la réception d’un centre de Saka après un pressing d’Ozil, il double la mise et vient inscrire son 7ème but en autant de matchs joués depuis le début de la saison. 

Acteur majeur de de ce premier acte, Martinelli permet à son grand désarroi aux Reds de revenir juste avant la pause. Battu sur un crochet dans la surface du très jeune Harvey Elliott (16 ans), il commet la faute et le capitaine James Milner transforme le pénalty (43e). Dans le temps additionnel, le jeune brésilien manque de peu le triplé, sa tête n’étant pas assez appuyée.

Le bijou d'Oxlade-Chamberlain

Milner buteur mais aussi fautif sur le 4ème but des Gunners. Au retour des vestiaires, il adresse une passe trop molle et voit Ozil intercepter cette dernière. Le champion du monde allemand, auteur d’une bonne prestation, offre le but à son latéral droit Maitland-Niles (54e). 

Une avance de deux buts qui sera effacée en l’espace de 5 minutes. D’une demi-volée surpuissante de 25 mètres, l’ex-cannonier Oxlade-Chamberlain catapulte la gonfle sous la barre de Damián Martínez et permet à Liverpool de réduire la marque (58e). Divock Origi s’illustre quelques minutes plus tard, après un sublime contrôle orienté et ramène les deux équipes ex aequo. (62e). A noter que le gardien d’Arsenal n’est pas exempt de tout reproche sur ce coup-là.

Liverpool encaisse 5 buts à domicile en 66 ans pour la deuxième fois

Des buts de loin, en veux-tu en voilà. Joe Willock, après une récupération au milieu de terrain, monte la balle et déclenche un missile en pleine lucarne (70e). Le club du nord de Londres pense alors tenir sa qualification étant le seul club en 66 ans à inscrire 5 buts à Anfield. La dernière fois remontant à janvier 2007 et un certain 6-3 en faveur des Gunners en Coupe de la Ligue. 


Mais ce match, dont le scénario semble tout droit sorti des studios hollywoodiens, ne pouvait pas se clore de la sorte. Dans les derniers instants de la rencontre, un retourné acrobatique d’Origi au point de pénalty envoie les deux équipes aux tirs aux buts (90e+4). Durant la séance, le raté de Dani Ceballos et le tir décisif de Curtis Jones, à peine 18 ans, vient faire chavirer Anfield et permet aux Reds de lever les bras.

Une 15ème victoire toutes compétitions confondues à domicile qui permet à la formation de Jürgen Klopp de décrocher son billet pour le prochain tour où elle rejoint entre autres Manchester City, Leicester et Everton.

Hugo Martin

Liverpool en quart de finale au terme d’un match fou !

Leicester is back !

Actuellement 3e de Premier League, les Foxes sont de retour au plus haut du championnat anglais. Coachée par Brendan Rodgers, l’équipe de Leicester réalise un excellent début de saison. Décryptage. 

Grâce à un succès retentissant à l’extérieur 9-0 ce vendredi, les Foxes de Leicester sont sur le podium de Premier League. Une victoire qui les fait un peu plus entrer dans l’histoire, eux qui avaient créé déjà la surprise en 2015/2016 en remportant le championnat au terme d’une saison folle sous le coaching de Claudio Ranieri. Après trois saisons à errer dans le ventre mou, revoilà les joueurs de Leicester au top. 

Un milieu de terrain de nouveau solide

Après le départ de N’Golo Kanté suite à leur titre de champion d’Angleterre, Leicester était à la peine dans l’entrejeu. La bonne paire de milieux récupérateurs a mis du temps à être trouvée. Adrien Silva, arrivé en provenance du Sporting l’année du départ du Français à Chelsea, n’a jamais réellement su s’imposer dans ce secteur de jeu. Wilfred Ndidi peinait à trouver un niveau de jeu intéressant, alors que le jeune Choudhury ne donnait pas satisfaction. 

Pour ne rien arranger, l’un des derniers survivants de ce succès national dans l’entrejeu, Danny Drinkwater, part à Chelsea à l’été 2017. Depuis, ce secteur a été renforcé, notamment par l’arrivée de Youri Tielemans en hiver 2019, en provenance de Monaco. Le prodige Belge, qui peinait à enchaîner les bonnes performances en Principauté, a tout cassé lors de son passage de 6 mois, en prêt, en Premier League. Egalement arrivé la saison dernière en provenance de Norwich (Championship) pour 25 millions, James Maddison a flambé et martyrisé les défenses de Premier League (7 buts et 7 passes décisives). Désormais, avec le trio Ndidi-Tielemans-Maddison, les Foxes ont trouvé de la solidité au milieu, ce qui leur permet de concéder moins d’occasions. Ajoutez à cela l’arrivée de Dennis Praet, arrivé de la Sampdoria cet été, et le jeune Choudhury, et vous obtenez le milieu de terrain des Foxes nouvelle génération.

Une attaque flamboyante

Le secteur offensif des Foxes donne également satisfaction en ce début de saison. Habitués à jouer en contre-attaque et à compter sur la vitesse de Jamie Vardy, les joueurs de Leicester ont su parfaitement s’adapter aux demandes de Brendan Rodgers. Résultat : une différence de buts à +17 (grâce notamment à leur large succès 9-0), avec 25 buts marqués, soit la deuxième meilleure attaque de Premier League, devant des équipes comme Chelsea, Liverpool ou encore Arsenal, avec une moyenne de 2,5 buts marqués par rencontre. 

Une efficacité redoutable donc, à l’image de Jamie Vardy, déjà auteur de 9 buts en 10 rencontres disputées, meilleur buteur de la compétition. Sur les ailes, Ayoze Perez a eu quelques difficultés à trouver le chemin des filets, avant de planter un triplé pour ses premiers buts sous le maillot de Leicester ce vendredi, arrivé en provenance de Newcastle pour un montant avoisinant les 33 millions.  

Sur le côté gauche, Harvey Barnes continue de satisfaire son entraîneur. Prêté 6 mois lors de la saison dernière à West Brom en Championship, il a été rappelé par l’entraîneur en place au mois de janvier, et a finalement terminé la saison chez les Foxes avec 16 matchs disputés, pour 1 but et une passe décisive. Depuis le début de saison, le jeune ailier a délivré 4 passes décisives, et marqué une fois. 

Sur le banc, on retrouve Iheanacho, qui n’a pour le moment pas une seule minute en Premier League, et Demarai Gray, toujours là, mais beaucoup moins décisif que ses coéquipiers (pas de buts ni de passes décisives à son actif). Marc Albrighton, l’un des rescapés du titre national de Leicester est toujours présent dans l’effectif. Entré 5 fois en jeu depuis le début de saison, il a délivré une passe décisive en 6 apparitions.

Une ligne défensive solide

En pratiquant un jeu de possession, l’équipe de Leicester peut et doit compter sur des défenseurs capables d’assurer de bonnes relances, tout en étant solides. La charnière centrale de cette équipe des Foxes remplit ces critères. Le défenseur turc Söyüncü compte le plus de duels gagnés en ce début de saison du côté de Leicester, avec une moyenne de 3 duels aériens gagnés par match. Avec 87,4% de passes réussies, l’international Turc est la première rampe de lancement des attaques de son équipe. 

A ses côtés, on retrouve le défenseur anglais Jonny Evans, passé par Manchester United et West Brom. Le britannique, qui compte une moyenne de 2,5 duels gagnés par rencontre, forme un duo solide avec Söyüncü dans l’axe de la défense. Du haut de ses 86,4% de passes réussies, il a lui aussi le profil du défenseur-relanceur, même si le joueur anglais continue d’évoluer dans un registre plus “classique” du défenseur stoppeur. 

 

Dans le dispositif de l’ancien coach de Liverpool, les latéraux ont également un rôle primordial. Ben Chilwell, international anglais de 22 ans, apporte le surnombre offensif avec ses courses de soutien aux attaquants. Avec 3 passes décisives, le latéral est le deuxième meilleur passeur du club depuis le début de saison, juste derrière Harvey Barnes. Des statistiques intéressantes donc, ce qui lui permet d’être appelé en équipe nationale régulièrement. 

De l’autre côté, on retrouve Ricardo Pereira. Le latéral portugais de 26 ans, passé par le FC Porto et l’OGN Nice, a déjà marqué par deux fois en championnat, mais n’a toujours pas délivré de passes décisives. Néanmoins, son apport offensif reste indéniable, et beaucoup d’attaques de Leicester passent par les ailes. 

Sur le banc, on retrouve des joueurs comme Christian Fuchs, Filip Benkovic, Wes Morgan, ou encore James Justin. Une profondeur de banc intéressante pour les périodes difficiles de championnat, notamment en Angleterre ou le Boxing Day entraîne de nombreux matchs au mois de décembre. 

 

Actuellement, les Foxes comptent 20 points après 10 journée, soit mieux que lors de la saison de leur titre à la même période. Si les joueurs de Brendan Rodgers continuent d’évoluer avec un tel niveau de jeu, ils pourraient aller chercher une qualification européenne, et pourquoi pas titiller le top 4 de Premier League, à l’heure où des équipes comme Manchester United ou Tottenham sont à la peine. 

Hugo Kucharski

Leicester is back !

Le renouveau de Wolfsburg

Après plusieurs saisons à lutter pour le maintien, le Vfl Wolfsburg a retrouvé les joies de la coupe d’Europe cette saison, et se positionne comme une équipe dangereuse en Bundesliga. Analyse du renouveau des Loups. 

On se souvient de la saison 2017/2018 cauchemardesque pour le Vfl Wolfsburg. Cette année là, les Loups terminent 16e de Bundesliga, et disputent donc un barrage pour aller chercher leur éventuel maintien en première division. Un maintien qu’ils obtiendront après leur victoire contre le Holstein Kiel, après une victoire 4-1 au cumul des deux matchs. Après cela, le club a entamé un renouveau, qui est passé par un mercato ciblé vers les faiblesses du groupe, pour aller chercher de nouveau des places qualificatives en Europe.

Des arrivées qui ont fait du bien

Pour démarrer du bon pied la saison dernière, les Loups devaient recruter. Ce fut chose faite, avec deux arrivées offensives : Daniel Ginczek, arrivé en provenance de Stuttgart contre 14 millions, et Wout Weghorst, arrivé de l’AZ Alkmaar pour 10M. Dans l’arrière-garde, Tisserand a rejoint le navire en provenance de Ingosltadt, et Jérôme Roussillon a signé de Montpellier. Des transferts “modestes”, mais intelligents. Les Loups se sont en effet renforcés dans des secteurs de jeu qui leur faisaient défaut la saison précédente, ce qui leur a permis d’accrocher une belle sixième place en Bundesliga, avec 55 points au compteur. 17 buts en 34 rencontres pour Wout Weghorst, qui a été tout bonnement incroyable sur le front de l’attaque des Loups, tandis que Ginczek en a marqué 6 en 24 matchs disputés en championnat. 

Les arrivées de Roussillon et Tisserand ont également permis à Wolfsburg de se stabiliser sur le plan défensif. 50 buts encaissés dans toute la saison, pour 62 marqués, tel est le bilan de cette équipe lors de la saison dernière.

Une saison au sommet ?

Cette saison, Wolfsbourg a fait sobre concernant leurs arrivées. Seulement 2 transferts majeurs : Kévin Mbabu, qui a signé en provenance des Young Boys de Berne pour 10 millions, et Xaver Schlager, milieu de terrain du Red Bull Salzbourg, arrivé contre un chèque de 15 millions. Dans leur arrière-garde, Jeffrey Bruma est de retour de son prêt à Schalke, et retrouve donc son poste de titulaire en défense centrale. Les cadres comme Josuha Guilavogui, capitaine, ou encore Ignacio Camacho, Maximilian Arnold et autres ont été conservés, formant un groupe très homogène. 

Depuis le début de saison, Wolfsburg a marqué 9 fois en 6 rencontres de championnat, pour 4 buts encaissés, soit la meilleure défense de Bundesliga. Wout Weghorst a déjà trouvé le chemin des filets à trois reprises, et a par conséquent marqué d’ores et déjà un tiers des buts de son équipe. Le prometteur Brekalo en a marqué 2 autres. 

Tactiquement, l’équipe coachée par Oliver Glasner est très bien rodée. Efficaces en contre-attaque, les Loups évoluent souvent en 3-4-2-1, avec des joueurs efficaces dans les transitions rapides. Aimant frapper de loin, les joueurs de Wolfsburg vont souvent aller chercher des opportunités dans ce domaine. Défensivement, le bloc est très en place, et coulisse très bien. Les deux pistons font les efforts défensifs et offensifs, ce qui permet à l’équipe de toujours se retrouver en surnombre, qu’il soit offensif ou défensif.

La compo de Wolfsbourg

Wolfsburg est donc une équipe à surveiller dans cette Bundesliga 2019/2020. Enfin de retour sur la scène européenne, les Loups comptent bien y rester le plus longtemps possible. En cas de succès cet après-midi face à l’Union Berlin, ils pourraient s’emparer du trône de Bundesliga, mais cela dépendra aussi du résultat de Gladbach sur sa pelouse face à Augsbourg. 

Hugo Kucharski

Le renouveau de Wolfsburg