Jules

Lev Yachine : l’araignée noire

A première vue pas fait pour le monde du football, Lev se lance en tant que gardien de but, poste qu’il occupait déjà au hockey sur glace. Et bien que ses débuts ne furent pas étincelants, Yachine, révolutionnaire du football, appartient désormais à la longue histoire du football et fait partie de ceux qui y ont grandement contribué…

A 21 ans, le jeune Lev découvre pour la première fois le monde professionnel du football. Lui qui jonglait entre sidérurgie et gardien de but de hockey sur glace à Moscou, il est finalement repéré par le club du Dynamo Moscou, Union soviétique. Il débarque en 1950 et réalise des débuts médiocres. Lors de son tout premier match professionnel, il encaisse 3 buts, dont le tout premier de sa carrière sur… un dégagement du gardien adverse ! Du reste, il ne jouera qu’un seul autre match de la saison 1950 – 1951, match nul, 2 partout. 1 saison, 2 matchs, 5 buts encaissés…

« Patience et conviction »

Le leitmotiv de Lev durant ces 2 années de réserve au Dynamo. Parallèlement, le portier de 21 ans s’entraîne aussi très dur, quitte son travail de sidérurgie pour se consacrer à l’entraînement et s’inspire du hockey, qu’il pratique encore à cette période là. Il passe 2 saisons avec l’équipe réserve, où il prend ses marques et finit par briller, réalisant 31 clean sheet, arrêtant 10 penalty. Il réintègre par la suite l’équipe première avec laquelle ses prestations semblent se bonifier avec les matchs. Il devient par la suite le portier de la sélection soviétique, avec laquelle il remporte l’Euro 60 contre l’éternel rival, la Tchécoslovaquie. 3 ans plus tard, Yachine devient le premier gardien ballon d’Or. Il est encore aujourd’hui le seul gardien à avoir reçu cette distinction. Pourtant malgré son palmarès inégalé à ce poste, l’araignée noire impressionne pour bien d’autres raisons…

Lev le révolutionnaire

A l’instar de ses pairs en 1917, le gardien du Dynamo Moscou avait en tête de révolutionner son statut. « Les gardiens se contentent de rester sur leur ligne quand ils peuvent contrôler toute la surface ». Des propos qui en disent long sur le personnage, tant le poste de gardien était minimaliste et réducteur dans les années 50 et 60. En plus des sorties de but spectaculaires, l’araignée noire (dont on comprend bien le surnom) est aussi l’instigateur des dégagements à la main. Il en a longtemps été moqué, jusqu’au jour où il fut le premier gardien  à délivrer une passe décisive. Encore un record… Et comme si ça ne suffisait pas Yachine est aussi le premier à avoir réaliser des dégagements au poing sur les centres adverses. BREF, malin le Lev. Au total, Yachine culmine à un total de 150 penalty arrêtés pour un exercice qu’il disait « incomparable au football tant cela tient au hasard ». 

Vous avez dit atypique ?

Comme si ses caractéristiques révolutionnaires, dépoussiérant intégralement le style de gardien de but, ne suffisaient pas, le portier du club moscovite était aussi un fan de mode. Il est le seul à l’époque à revêtir une tenue unie, noire (on s’en doutait), avec… un béret. Enfin, comble de l’originalité, Lev déclarait sur ses prestations de classe que sa préparation d’avant match se résumait à « une clope pour évacuer le stress et un verre d’alcool fort pour tonifier les muscles ». 

7 anecdotes impensables sur Lev Yachine 

Parti en 1990, à l’âge de 60 ans, le gardien moscovite demeure dans les mémoires du football mondial comme une légende, comme en témoigne son titre posthume de meilleur gardien du 20ème siècle. 

Jules Arguel

Lev Yachine : l’araignée noire

Dijon – PSG : gloire aux bourguignons !

Les derniers seront les premiers chantait Céline Dion. Et elle ne croyait sûrement pas si bien dire ce vendredi 1er Novembre, lors de la rencontre entre la lanterne rouge de ligue 1, le DFCO, et le champion en titre et aspirant à sa succession, le PSG. 

À l’aube de cette 11ème journée de championnat, les dijonnais étaient bons derniers du championnat avec seulement deux victoires en 10 matchs. Et ayant enregistré 3 matchs nuls (0-0) contre Nîmes, Marseille et Lyon, les bourguignons n’étaient pas vraiment attendu contre l’ogre parisien de Tuchel. 

Les compos

Dijon :

Paris :

Après une première période marquée par les blessures de Senou Coulibaly et Fouad Chafik ainsi que le but sur ballon piqué de Mbappé avant l’heure de jeu, les dés semblaient être déjà jetés. Mais il en a été autrement. Les bourguignons ont terminé la première période avec brio avec 1 buts à la 45ème+6. Signé Mounir Chouiar, ce but est synonyme d’une belle preuve d’abnégation des dijonnais. Une finition opportuniste sur un ballon mal négocié par Keylor Navas et qui traînait au point de penalty. Les rouges entameront d’ailleurs la seconde période aussi bien qu’ils finissent la première avec un superbe but de Cadiz qui, seul dans la surface, s’est joué de toute la défense en deux crochets extérieurs avant de crucifier Navas d’une frappe croisée à ras de terre. 

Mauvais rêve

Paris est mené 2 – 1 par la lanterne rouge avec un effectif quasi complet, à l’instar de Dijon qui avait du faire deux changements avant la 30ème, face aux blessures de Coulibaly et Chafik. Malgré tout, le PSG version Tuchel ne se laisse pas faire et pilonne le gardien adverse et surtout, sa barre transversale, touchée à deux reprises par Di Maria et Icardi. Mais le score reste inchangé, malgré la rentrée de Cavani à la 72ème, lui qui avait bouder le banc de touche au début du match… Dijon s’impose finalement et remonte à la 18ème place, à égalité avec Toulouse, 17ème et à un point de Lyon, 13ème

Jules Arguel

Dijon – PSG : gloire aux bourguignons !

La renaissance de la Squadra

En perdition depuis la victoire finale lors de la coupe du monde 2006 en Allemagne, l’Italie renaît peu à peu de ses cendres après un long chemin de croix. Cette période néfaste avait prit une tournure dramatique lors de l’échec retentissant contre la Suède en barrage de la coupe du monde 2018… Et aujourd’hui, l’Italie est qualifiée pour l’euro 2020, à 2 journées de la fin des qualifications avec seulement 3 buts encaissés… Retour sur l’histoire de la Squadra, de 2006 à aujourd’hui.

La fin d'une ère

En 2006, la sélection italienne était au sommet de son art. Mais un doute planait au dessus de la botte : le renouvellement de l’effectif vieillissant. Les départs de Nesta, Cannavaro, Totti et Inzaghi coûtent cher à la Squadra tandis que les autres Materazzi et Del Piero vieillissent. Peu à peu perdant de leur superbe, les italiens décident de faire confiance à une nouvelle génération avec, entre autres, Quagliarella (25 ans) ou Aquilani (24 ans), jusque là jamais sélectionnés. L’Italie arrive donc en Autriche, pour l’euro 2008, avec un effectif rafraîchit mais inexpérimenté. Del Piero assistera, sans rien pouvoir faire, à une lourde défaite 3-0 contre les Pays-Bas. Ils souffriront ensuite contre la Roumanie (1-1) avant de battre la France 2-0 dans un match capital. Mais les difficultés de son équipe à construire inquiètent Roberto Donadoni, le sélectionneur, qui verra finalement son équipe perdre aux tirs aux buts contre l’Espagne en quarts de finale après un match creux et pénible traduit par un 0-0 qui semblait inévitable. Après ce match, Donadoni dira même que « Cette Italie n’a rien de celle d’il y a deux ans. On n’a rien vu. Ni aujourd’hui, ni depuis deux semaines ».  

Le syndrome champion du Monde

À l’instar de l’Espagne en 2014 après le sacre de 2010, à l’instar de l’Allemagne en 2018 après la victoire en 2014, l’Italie n’a pas passé les poules en 2010. Victime du syndrome du champion du Monde, l’Italie s’est retrouvé dans une posture toute aussi difficile qu’en 2008, voire pire… L’effectif, vieillissant en 2008, est devenu vieux en deux ans. Les jeunes ne sont pas aux niveaux et les Vicenzo Laquinta, Riccardo Montolivo ou Salvatore Bocchetti sont le symbole d’une équipe pauvre en profondeur qui n’inspire rien mais dénote d’un problème certain de formation de jeunes joueurs en Italie. En effet, le Calcio n’attire plus à l’ère ou le Milan AC commence sa descente aux enfers et où l’inter ne peux que sauver l’honneur avec un dernier titre européen. Et la formation italienne n’est pas à l’avantage avec l’arrivée d’étrangers de plus en plus nombreux dans le big 5. Résultat en atteste. La Squadra affiche à la fin des phases de poules un bilan catastrophique. Match nul contre le Paraguay (1-1), match nul également contre une Nouvelle-Zélande bien trop faible pour autant accroché les italiens (1-1) et pour finir en beauté une défaite 3-2 contre la Slovaquie qui, pour leur défense, avait livré une belle prestation, emmenée par un superbe Robert Vittek qui signe un doublé ce soir là.

Un chemin de croix interminable

En 2012, l’Italie renaît de manière insoupçonnée avec le succès en accédant à la finale de l’euro. Emmenée par un Balotelli de grande classe malgré son caractère et ses performances en dents de scie, la Squadra se qualifie au forceps à chaque tour comme l’illustre la séance de tirs aux buts haletante contre l’Angleterre en quarts. L’Italie efface le spectre de la défaite et élimine l’Allemagne en demi-finale grâce à un doublé de « Balo » (2-1). Seulement, en finale, le forceps ne suffit pas pour cette équipe timide qui perd 4-0 contre l’ogre espagnol qui réalise la prouesse de gagner deux euros et une coupe du monde d’affilée… rien que ça.

Malheureusement pour eux, le prestige de leur présence en finale ne sera pas révélateur d’un renouveau en Italie. Bien au contraire. Prandelli, le sélectionneur, peine à qualifier sa sélection en coupe du monde 2 ans plus tard. Pas de défaites mais 11 buts encaissés en 9 matchs pour finalement finir deuxième du groupe. La Squadra arrive donc au Brésil avec dans son groupe l’Angleterre, l’Uruguay et le Costa Rica. Alors après une victoire encourageante contre l’Angleterre (2-1), les hommes de la botte, guidés par Prandelli, espèrent la première place. Mais rattrapés par leurs vieux démons, les italiens mettent le genoux à terre face au Costa Rica qui s’impose par la plus petite des démarches. 2 jours plus tard, l’Uruguay est venu posé la croix sur le dos arqué des italiens en les battant sur le même score. 3ème de sa poule pourtant à sa portée, l’Italie capitule, Prandelli est remercié. A sa succession, les supporters italiens ont pensé voir souffler un vent nouveau avec la nomination de Antonio Conte. Les matchs amicaux se déroulent à merveille et la patte Conte prend forme. Le 3-5-2 de l’entraîneur leccesi fonctionne et la stabilité défensive d’antan revient grâce à la charnière juventini Barzagli – Chiellini – Bonucci et le milieu de terrain équilibré. Et que dire des prestations de Giaccherini… tout simplement élu meilleur joueur de la Squadra par ses pairs. Malheureusement, la fête n’est que de courte durée puisque à l’euro, les hommes de Conte pourtant sur un bon rythme (après l’élimination de l’Espagne) chute aux tirs aux buts contre l’Allemagne en quarts de finale. L’ancien coach des blues de Chelsea est à son tour limoger, à la surprise générale… A la suite de cette désillusion et de l’incompréhensible limogeage de Conte, certains joueurs comme Marco Verratti ou Ciro Immobile sont écartés du groupe par le nouvel entraîneur, Ventura. Et la « Nazionale » n’y arrive logiquement pas. Luigi Di Bagio lui succède un an après. Et malgré les erreurs de son prédécesseur, le sélectionneur continue d’écarter Verratti, Immobile ainsi que Barzagli qui, agacé prend sa retraite internationale. Di Bagio entre donc en pleines qualifications à la coupe du monde en Russie avec des choix forts et assumés. Mais les résultats ne suivent pas. Et après 8 matchs, l’Italie doit s’imposer pour passer devant la Slovaquie, 2ème, alors que l’Espagne est seule en tête. La Squadra fait match nul contre la Macédoine du Nord et doit passer par les barrages… Ils échouent et sont défaits 1-0 face à la Suède avant de faire match nul à domicile et de voir son illustre capitaine quadragénaire, Gianluigi Buffon, fondre en larme pour sa dernière sortie.

La renaissance dans le silence

Absent de la coupe du monde, l’Italie se fait silencieuse. Mais pendant que la France se gargarise de sa victoire ce 10 juillet face à la Croatie, Roberto Mancini travaille dans l’ombre. Fort se son expérience au Zénith (67% de victoires), il espère s’acquitter du lourd fardeau que l’écusson italien porte depuis plusieurs années. Et ces débuts sont réussis. Les qualifications à l’euro 2020 commencent bien pour les italiens avec une victoire 2-0 sur la Finlande et 6-0 sur le Liechtenstein. A 2 journées de la fin des éliminatoires, la Nazionale est déjà qualifiée et le doit naturellement à sa nouvelle génération. Nouvelle génération qui a également eu son mot à dire lors du 5-0 contre le Lichtenstein au match retour (doublé de Belotti, but de Romagnoli et de Bernardeschi). Alors que les grandes nations soient prévenues. Donnarumma, Barella, Moise Kean ou encore Romagnoli et Belotti seront prêt à tout pour renouer avec le succès dont les supporters italiens languissent depuis tant de temps.

Jules Arguel

La renaissance de la Squadra

Tottenham – Bayern : la débâcle londonienne

Ce mardi 1er Octobre, les Spurs de Mauricio Pochettino recevaient le Bayern Munich de Niko Kovac. Un rendez vous important pour le technicien argentin de Tottenham. Pourtant, les londoniens ont manqué le coche face à une équipe bavaroise insatiable portée par un Serge Gnabry (enfin ?) irrésistible. Résumé de la débâcle 2-7, historique dans le foot anglais… 

En effet, pour la première fois de l’histoire, un club anglais en prend 7 en coupe d’Europe. Double peine pour le finaliste de la dernière édition, étant à domicile. 

Compo du FC Bayern

Compo de Tottenham

Gnabry : facteur X

Dans un match d’emblée très ouvert, c’est le quatuor bavarois qui s’exprime le mieux face à une défense trop timide et une charnière belge bien trop lente. Et c’est Gnabry qui mène la danse à l’image de de sa frappe du gauche dès la 1ère minute, repoussée par Hugo Lloris et sa faute provoquée à la 3ème. Le Bayern pousse mais Son marque d’une superbe frappe croisée du droit, servi par Sissoko, contre le court du jeu, à la 12ème minute.

Seulement, Kimmich, inspiré, égalise d’une enroulée croisé dans le petit filet gauche deux minutes plus tard. Le match est lancé. La bataille du milieu est rude, le Bayern a 59% de possession, notamment grâce à ses changements de jeu régulier (7% des passes bavaroises sont des transversales, dont la moitié destinées à Pavard) et une grande implication de Tolisso et Kimmich dans les duels (8 fautes concédées contre 15 pour Tottenham). Winks sentinelle du milieu en losange des Spurs a été quasi transparent, à l’instar de Dele Alli. La dimension tentaculaire de Ndombélé n’a donc pas suffi à stopper l’entre jeu munichois. Résultat : Lewandowski donne l’avantage au Bayern à la 44ème, servi par Gnabry. Du reste, la deuxième mi-temps est un récital de technicité, lucidité défensive et professionnalisme dans la transition offensive comme défensive. Tottenham est dépassé, Gnabry s’offre ses deux premiers buts de la soirée à la 53 et 55ème. Il a cependant suffi d’une seule erreur de concentration de Coman dans la surface pour que Rose donne un penalty à Harry Kane, qu’il transforme. 2-4, 61ème minute de jeu… rien que ça. Au cœur de la tourmente qu’il est en train de vivre en direct, Pochettino fait finalement rentrer Lamela, Lucas et Eriksen. Sans effet. L’entre jeu anglais se noie dans les vagues bavaroises, admirablement bien amenés par Coutinho, Gnabry et Perisic. Entre la 83 et 88ème minute, le Bayern enfonce le clou jusqu’à 7 avec deux buts supplémentaires pour Gnabry, qui s’offre un quadruplé, et un second pour le numéro 9 polonais… 

Le résumé du match 

Quel avenir pour Tottenham ?

La formation de Mauricio Pochettino a encore montré de nombreuses lacunes défensives. La charnière belge Alderweireld – Vertonghen est désuet alors que l’ancien central de l’Ajax, Davinson Sanchez, ronge toujours son frein. Le milieu de terrain, bien que considérablement renforcé par les arrivées de Ndombélé, très bon, et Lo Celso, demeure très déséquilibré sur la balance défensive. De plus, le faux cas Eriksen au mercato a semé le trouble dans le vestiaire. En conclusion, les jours de Pochettino sont comptés, encore plus depuis cette écrasante victoire des bavarois. 

L’interview de Pochettino 

Et le Bayern ?

L’année dernière, la tendance était plutôt à l’incertitude et la surprise (et beaucoup de buts aussi…) en ligue des champions. Et cette année, il semblerait que la coupe aux grandes oreilles aille dans le même sens. Mais difficile en revanche d’imaginer le dernier carré sans le Bayern de ce Mardi 1er Octobre. Niko Kovac et les siens doivent confirmer, Gnabry enchaîner, Tottenham se relever. 

Jules Arguel

Tottenham – Bayern : la débâcle londonienne

Ajax Amsterdam : que sont-ils devenus ?

Après une saison 2018-2019 pleine et surtout riche en émotions, l’Ajax entame une nouvelle campagne. Fort d’un groupe de qualité malgré les départs notables de Frenkie De Jong et De Ligt, les ajacides espèrent renouveler les exploits de l’année passée, tant sur le plan national qu’européen. 

Au cœur d’un véritable tourbillon médiatique proportionnel au niveau de jeu proposé, l’Ajax de l’année dernière, version Ten Hag, allait en demi-finale de ligue des champions et faisait couler beaucoup d’encre. Pourtant, depuis l’élimination contre Tottenham à la Johann Cruyff Arena, le club ne fait plus parler de lui. Et pourtant… Après les départs de De Jong et De Ligt, le club ajacide a compensé avec les arrivées de Lisandro Martinez, Edson Alvarez et le prodige néerlandais Quincy Promes. Pour compléter une équipe où certains cadres sont encore là (Ziyech, Van De Beek, Tagliafico ou encore Blind), ces recrues font le bonheur du coach Erik Ten Hag. 

Un début de saison canon

Le premier septembre, pour la 4ème journée, après un match nul à Vitesse et deux cartons, l’Ajax se déplaçait sur la pelouse du Sparta Rotterdam. Le succès fut sans appel, 4-1 avec un premier but pour Promes, déjà… Tadic et Ziyech s’offrent un doublé chacun. Contre Heerenveen, même scénario, 4-1 avec un nouveau but de Tadic et un doublé notable du latéral gauche Tagliafico. Football total ? Et l’Ajax, après avoir buté sur son dauphin le PSV chez qui ils font match nul 1-1, reprend de plus belle avec une victoire 5-0 (triplé de Promes). Depuis, les hommes de Ten Hag déroulent et comptent 20 points sur 24 possibles et 4 buts d’avance sur le PSV au goal-average. 

 

Tous les résultats des ajacides cette saison 

Objectif Europe ?

Face à ces incroyables performances européennes de l’année passée, dont l’élimination herculéenne du Réal Madrid et de la Juventus Turin, la formation ajacide espère renouveler l’exploit pour assoir sa supériorité dont l’insouciance et le don de soi sont le fer de lance… Après une première journée de ligue des champions rondement menée et remportée 3-0 contre un LOSC dépassé, l’Ajax, premier devant Valence (3 points) et Chelsea et Lille (0 points), se déplace ce Mardi 2 Octobre sur le terrain de son dauphin valencien. Le club espagnol, invaincu contre les clubs hollandais en coupe d’Europe, résistera-t-il au pressing constant et aux attaques tranchantes de Tadic et ses coéquipiers ? Difficile en tout cas de prévoir un match sans but, à l’instar de leurs dernières oppositions toutes deux soldées sur le score de 1-1. 

Du reste, on souhaite le meilleur à l’Ajax Amsterdam dans cette compétition, eux qu’on imagine mal ne pas nous faire vibrer de joie, une fois de plus…

Jules Arguel

Ajax Amsterdam : que sont-ils devenus ?