Ligue 1

OM-OL : Un Olympico de tous les enjeux

Ce soir à 21h, les deux formations s’affrontent au stade Vélodrome lors de la 13ème journée de Ligue 1 Conforama. A cette occasion, les supporters marseillais ont préparé le plus grand tifo de l’histoire du club. Ce match sera également marqué par le retour du nouvel entraîneur lyonnais, Rudi Garcia, dans la ville où il exerçait sa fonction l’an passée.

Sur le terrain, ce match tient toutes ces promesses au vu des difficultés que connaissent ces deux formations cette saison. Bien que l’OM soit 7ème du classement et que l’OL ne soit que 12ème, seulement 3 points séparent ces équipes. Elles pourraient donc être à égalité en cas de victoire lyonnaise ce dimanche.

Cette rencontre sera marquée par de nombreuses absences plus ou moins importantes dans les deux camps. Pour le club phocéen, comme depuis le début de saison, Florian Thauvin ne sera pas présent sur la feuille de match. De plus, ce sera également le cas pour Hiroki Sakaï qui lui, est suspendu. Côté lyonnais, la non-présence principale est celle de Memphis Depay. En effet, le deuxième meilleur buteur de l’effectif s’est blessé mardi, en première mi-temps face au Benfica Lisbonne en phase de poule de Ligue des Champions. Cette absence sera accompagnée de celles de Tousart, Marçal, et Tete.

Le « come-back » de Rudi Garcia au Stade Vélodrome

Le nouvel entraîneur lyonnais est de retour pour la première fois dans la cité phocéenne depuis son éviction le 22 Mai dernier. Celui-ci est très attendu par les divers acteurs entourant cette rencontre, à commencer par les joueurs Olympiens. Le principal à avoir lancé les hostilités autour de ce sujet est Dimitri Payet. En effet, ce vendredi 8 Novembre, l’Olympien a décidé de régler ses comptes avec son ancien entraîneur lors d’une conférence de presse : « Il y a quelques mois, on recevait Lyon, et vu sa causerie sur les joueurs lyonnais, les supporters lyonnais, le président lyonnais… je n’aimerais pas qu’il parle de nous comme ça. […] Nos rapports se sont détériorés. […] On ne s’est pas séparés en bons termes. ». Le principal intéressé n’a pas souhaité répondre aux propos du réunionnais : « je n’ai rien à dire à ça, peu m’importe ». Rudi Garcia a également tenu à préciser que « le match c’est Marseille-Lyon, pas Marseille-Rudi Garcia. ».

Certains supporters seront au rendez-vous… d’autres interdits de stade

Ce dimanche, le stade Vélodrome connaîtra une affluence des grands soirs. Près de 65000 personnes sont attendues dans l’enceinte marseillaise pour l’Olympico. Ce chiffre se rapprochera donc très probablement du nombre de supporters présents lors du Clasico contre le Paris Saint Germain du 26 Février 2017 (65 252). A cette occasion, ceux-ci ont prévu de déployer le plus grand tifo de l’histoire du club phocéen. Il aura fallu près de 200 heures de travail pour le réaliser. En collaboration avec tous les groupes de supporters olympiens, ces animations dans les tribunes devraient durer 5 minutes.

Cependant, à contrario des marseillais, les fans lyonnais ne pourront pas vivre cette rencontre de l’intérieur. Ce samedi 10 Novembre, un arrêté ministériel a annoncé l’interdiction à tout supporter lyonnais de se rendre dans la ville de Marseille. Ceci insinue donc qu’aucun rhodanien n’aura l’autorisation de se rendre au stade dans le parcage visiteur.

Reste à savoir qui parviendra à l’emporter dans cet Olympico, qui de nos jours est considéré comme l’un des duels les plus importants du championnat de France.

Mathis Fessard

OM-OL : Un Olympico de tous les enjeux

Pourquoi ne faut-il pas manquer une soirée Multi Ligue 1 ?

“Les soirées de samedi soir, quelques fois ça me déçoit. Pour quelques billets de 100, ça part en giclée de sang”

Les paroles de ce titre interprété par Sexion d’assaut ne faisaient certainement pas référence à un samedi soir passé devant le Multi Ligue 1. Et pourtant, ce genre de soirée ne devrait pas être si sous-estimée. Alors que certains préfèrent une sortie en boîte après une semaine intense au travail, voici une liste des bonnes raisons de ne manquer pour rien au monde le Multi Ligue 1 sur BeIN Sports.

Parce que c’est le seul moment où tu verras un consultant exulter devant un dribble anodin

S’il y a bien un hashtag que les habitués du Multi Ligue 1 connaissent bien, c’est celui du #TotalRégal. Lancé par le présentateur de l’émission, Smaïl Bouabdellah, il intervient après chaque geste technique abouti. Si ces derniers sont parfois de grande classe, ils sont souvent relativement ordinaires, ce qui rend la chose amusante. On ne peut pas en vouloir aux consultants de BeIN, souvent contraints de revoir leurs exigences à la baisse au moment de commenter les rencontres du samedi soir qui, pour la plupart, opposent des équipes de seconde partie de tableau, donc forcément moins excitantes à voir évoluer. Mais justement, toute l’équipe de BeIN rend l’événement intéressant à suivre, avec des analyses toujours pertinentes et souvent relevées par une pointe d’humour bienvenue, face à l’ennui provoqué par certaines rencontres. Les différents commentateurs, qui se partagent les matchs chaque week-end, contribuent à cette bonne ambiance et n’hésitent d’ailleurs pas à se chambrer mutuellement, pour le plus grand plaisir des auditeurs.

Parce que c’est le meilleur moyen d’éviter une gueule de bois le lendemain

Le multiplex commençant à 20 heures, te voilà assurée de pouvoir éteindre ton téléviseur vers 22 heures et passer une agréable nuit. Le lendemain matin, pendant que tes potes seront en train de décuver sur leur canapé, tu pourras te vanter d’avoir fait ton marché ou une balade en forêt. Si tu es un fidèle abonné de BeIN Sports, tu pourras même faire des heures supplémentaires en regardant l’émission Dimanche Ligue 1, revenant sur les matchs de la veille. 

Tu ne seras pas pour autant à l’abri d’une gueule de bois toi aussi : si l’équipe que tu supportes a signé une nouvelle contre-performance la veille, le réveil risque d’être difficile, surtout si tu as tenté de noyer ton chagrin dans l’alcool. Avis ici à tous les supporters du TFC, qui pensent à chaque début de saison échapper à la lutte pour le maintien…

Autre conseil : évite de te laisser tenter par une sortie tardive dès la fin du Multi Ligue 1. Si les storys Instagram et Snapchat de tes potes sont susceptibles de te faire commettre l’irréparable, alors n’hésite pas à éteindre ton portable pour plus de sérénité.

Parce que tu te dois de finir en tête de ta ligue MPG

Depuis que tu as découvert l’application Mon Petit Gazon, tu ne vis plus que pour elle. C’est l’occasion pour toi, chaque week-end, d’ajouter un peu de piment à ta relation avec notre très cher championnat de France. Prépare toi à chambrer ton pote au moindre but inscrit par l’un de tes joueurs, même s’il s’agit d’une frappe écrasée de Ludovic Ajorque. Attention toutefois au retour du bâton, surtout si tu as laissé un Rotaldo dans ta team. 

C’est aussi l’opportunité pour toi de repérer de nouveaux talents méconnus que tu souhaiterais enrôler pour des sommes modestes lors du prochain mercato, pendant que tes concurrents miseront tout leur argent sur Neymar ou Mbappé. Prépare bien stylo et calepin : te voilà devenu scout.

Parce que tu es patriote avant tout, quitte à faire des sacrifices

Tu ne fais pas partie de ceux que tu considères maintenant comme des traîtres, qui délaissent la Ligue 1 pour un championnat étranger, au nom du “beau jeu” et de “l’effervescence dans les stades”. Pour toi, le seul principe qui compte, c’est le patriotisme. Donc oui, tu préfères mille fois de tourner les pouces devant un bien triste 0-0, que d’assister à un scénario improbable en Série A ou en Liga le samedi soir. Rien que pour ça, tu mériterais la légion d’honneur. 

De plus, en tant qu’économiste en herbe, tu adoptes le raisonnement suivant : en t’abonnant à BeIN et en regardant avec assiduité chaque Multi Ligue 1, tu contribues aux recettes des clubs français par les droits TV, et donc à leurs investissements futurs. Tu peux alors dire, sans être prétentieux, que tu as apporté ta pierre à l’édifice.

Parce que la Ligue 1 et BeIN Sports, c’est bientôt fini

Alors qu’une passation de pouvoir s’apprête à avoir lieu en fin de saison entre les diffuseurs de la Ligue 1 en France, te voilà contraint de profiter à fond des dernières heures de gloire de BeIN Sports, la larme à l’oeil en écoutant Elie Baup, tout en appréhendant la relève. Tu ne fais effectivement pas confiance à MédiaPro, à juste titre. Il faut dire que tout ce que tu lis actuellement dans les médias à propos de la société n’est guère rassurant. Là où BeIN Sports cherchait à fidéliser sa clientèle, avec une offre diversifiée et des consultants performants, MediaPro semble entretenir une toute autre politique, à savoir tout faire pour revendre ses droits plus cher par la suite.

Le comble serait que tu sois à la fois un fidèle abonné de BeIN, ainsi qu’un supporter de Sochaux. Car les faibles garanties apportées par l’actionnaire chinois de la société en question ne seront pas sans te rappeler de douloureux souvenirs concernant ton club de coeur…

En attendant des heures plus sombres, profites à fond du Multi Ligue 1 de Smaïl Bouabdellah et de son équipe.

Paul Stefani

Pourquoi ne faut-il pas manquer une soirée Multi Ligue 1 ?

Le bilan des clubs français en Ligue des Champions

Quatrième journée de Champions League cette semaine ! Au programme : la qualification du PSG, la quasi-élimination de Lille de toutes compétitions européennes et un Lyon solide conserve ses chances de première place.

Le LOSC dépassé par les évènements

Définitivement, Lille aura joué. Lille aura tenté. Mais Lille n’aura pas tenue la route. A Valence, sous l’obligation d’un résultat, ils se sont encore battus vaillamment. L’ouverture du score d’Osimhen à la 25ème l’a démontré. Mais ils ont ensuite sombré sous les assauts des ‘Ches’ et plus particulièrement après la main de José Fonte dans la surface de réparation. Une action qui a fait beaucoup discuter du côté du LOSC et qui permet à Parejo de marquer sur pénalty. Suite à cela viendront trois autres buts dont une frappe sublime de Kondogbia. L’expérience européenne risque de tourner court pour Lille quasiment éliminé de toutes les compétitions désormais. Il faudrait un miracle aux ‘Dogues’ pour se qualifier. Encore du travail en perspective pour Galthier et ses hommes afin de pouvoir rivaliser avec le gratin européen !

Un Lyon sérieux à domicile face au Benfica

Lyon enchaîne ! Cela fait trois victoires de suite pour Garcia toutes compétitions confondues. Face à Benfica, la rencontre a été indécise. Mais les ‘Gones’ se sont montrés appliqués. Andersen a bien lancé les siens à la 4ème sur une tête consécutive à un centre de grande classe de Dubois. Par la suite Depay a converti une percée d’Aouar dans le défense lisboète à la 33ème. La réduction de l’écart par Seferovic à 15 minutes du terme de la partie a cependant rendue la fin de match insoutenable. Mais le but de Traoré sur la passe de Cornet à la 89ème a fait s’envoler les doutes. Ces deux entrés en cours de match mettent en valeur les choix de Garcia réussis ce soir. Car en plus de ses remplaçants, il a su choisir ses titulaires mardi soir. La belle copie rendue par Thiago Mendes peut en attester. Avec 7 points, les Lyonnais sont second de leur groupe à deux unités derrière Leipzig. Un adversaire qu’ils devront affronter au Parc OL lors de leur dernier match de poule. Les ‘Gones’ ont donc leur destin en main pour la suite de la compétition. A eux de ne pas lâcher leurs efforts ! 

Un petit PSG pour une grande qualification

12 points en quatre matchs, un parcours sans faute ! Voilà ce qu’il est possible de retirer de la rencontre d’hier. Sur le terrain, l’histoire a été différence. Il a fallu un but un peu chanceux d’Icardi pour débloquer le match avant la mi-temps. La seule réalisation d’une rencontre qui aurait même pu voir Bruges égaliser sur pénalty. Mais un Navas vigilant a permis aux Parisiens de tenir le score. C’est la prestation des courageux joueurs de Bruges qui est à mettre en avant. Leur pressing haut a constamment gêné la relance du PSG et leur prise à deux sur Mbappé c’est avérée payante. De quoi donner des idées à certains clubs de Ligue 1 ? Le prochain match du PSG sera un vrai test face à un Real Madrid qui a étrillé 6-0 Galatasaray. 

Jérémy Guiraud

Le bilan des clubs français en Ligue des Champions

Dijon – PSG : gloire aux bourguignons !

Les derniers seront les premiers chantait Céline Dion. Et elle ne croyait sûrement pas si bien dire ce vendredi 1er Novembre, lors de la rencontre entre la lanterne rouge de ligue 1, le DFCO, et le champion en titre et aspirant à sa succession, le PSG. 

À l’aube de cette 11ème journée de championnat, les dijonnais étaient bons derniers du championnat avec seulement deux victoires en 10 matchs. Et ayant enregistré 3 matchs nuls (0-0) contre Nîmes, Marseille et Lyon, les bourguignons n’étaient pas vraiment attendu contre l’ogre parisien de Tuchel. 

Les compos

Dijon :

Paris :

Après une première période marquée par les blessures de Senou Coulibaly et Fouad Chafik ainsi que le but sur ballon piqué de Mbappé avant l’heure de jeu, les dés semblaient être déjà jetés. Mais il en a été autrement. Les bourguignons ont terminé la première période avec brio avec 1 buts à la 45ème+6. Signé Mounir Chouiar, ce but est synonyme d’une belle preuve d’abnégation des dijonnais. Une finition opportuniste sur un ballon mal négocié par Keylor Navas et qui traînait au point de penalty. Les rouges entameront d’ailleurs la seconde période aussi bien qu’ils finissent la première avec un superbe but de Cadiz qui, seul dans la surface, s’est joué de toute la défense en deux crochets extérieurs avant de crucifier Navas d’une frappe croisée à ras de terre. 

Mauvais rêve

Paris est mené 2 – 1 par la lanterne rouge avec un effectif quasi complet, à l’instar de Dijon qui avait du faire deux changements avant la 30ème, face aux blessures de Coulibaly et Chafik. Malgré tout, le PSG version Tuchel ne se laisse pas faire et pilonne le gardien adverse et surtout, sa barre transversale, touchée à deux reprises par Di Maria et Icardi. Mais le score reste inchangé, malgré la rentrée de Cavani à la 72ème, lui qui avait bouder le banc de touche au début du match… Dijon s’impose finalement et remonte à la 18ème place, à égalité avec Toulouse, 17ème et à un point de Lyon, 13ème

Jules Arguel

Dijon – PSG : gloire aux bourguignons !

Ligue 1 : Quand l’inattendu s’empare de la réalité

Depuis le début de la saison 2019/2020, la hiérarchie des clubs de Ligue 1 est bouleversée. Les résultats des favoris n’étant pas au niveau de leurs attentes, certaines équipes ont su en profiter pour s’installer en haut du classement. 

Déception des favoris

Le premier classement surprenant est celui de l’Olympique Lyonnais. D’abord, auteur de deux matchs époustouflants contre Monaco et Angers, l’équipe a rapidement sombré dans les bas-fonds du classement. Après avoir limogé Sylvinho, Jean-Michel Aulas a nommé Rudy Garcia au poste d’entraîneur. Depuis, Lyon se positionne à la 13ème place du championnat. Cependant, leur dernière victoire 2-0 face au FC Metz est une source d’espoir pour la suite de la saison. Reste à savoir si cette bonne performance va être rééditée dès samedi face au TFC.

Quant au rival lyonnais, l’AS Saint-Etienne, la saison n’a pas non plus débutée sous les meilleurs auspices. Celle-ci avait débuté avec Ghislain Printant en tant que coach. Après un certain nombre de mauvais résultats, celui-ci a reçu de graves menaces. La direction stéphanoise a décidé de nommer Claude Puel. Depuis ce changement, l’équipe a réussi à gagner deux matchs et à faire deux matchs nuls. Parmi ces match-là, l’ASSE a vaincu l’OL, son rival de toujours. Malgré ces derniers résultats encourageants, Saint-Etienne n’est qu’11ème au classement et va devoir continuer à performer pour remplir ses objectifs.

De plus, l’Olympique de Marseille connaît lui aussi des difficultés en ce début de championnat. Seulement 7ème du classement, les hommes de Villas Boas peinent à enchaîner les bons résultats. Amputé d’une partie de ces cadres à cause de blessures ou de suspensions, l’entraîneur marseillais se retrouve sans réelle solution. De plus, l’OM vient de connaître une défaite face au PSG (4-0), qui s’avère très amère pour les supporters phocéens au vu de la rivalité historique de ces deux clubs. Ceux-ci vont devoir se relever dès ce week-end avec le match face à Lille précédent celui face à l’OL.

De l’ombre à la lumière

En cette nouvelle saison, Nantes est l’équipe surprise du Championnat de France. Auteur de 6 victoires en 11 matchs les canaris occupent, en ce début novembre, la 2ème place du classement derrière le PSG. De plus, ce mercredi 30 Octobre, ils se sont imposés 8-0 face au Paris FC pour l’ultime édition de la Coupe de la Ligue. L’entraîneur Christian Gourcuff a donc réussi à insuffler une nouvelle dynamique après une saison dernière particulièrement compliquée marquée par une 12ème place mais surtout, la disparition d’Emiliano Sala.

L’autre surprise de cette saison se nomme Brest. Le club est de retour en première division cette saison après cinq ans d’absence dans l’élite. Après un début de saison en dent de scie, avec seulement une victoire, contre cinq matchs nuls et deux défaites, les bretons ont remportés trois matchs d’affilés. Grâce à ces performances récentes, Brest se situe aujourd’hui à la 5ème place du classement. De plus, les hommes de Dall’Oglio se sont eux aussi qualifiés en Coupe de la Ligue face à Metz. 

La suite de cette édition 2019/2020 de la Ligue 1 Conforama s’annonce palpitante avec comme question principale : Qui des favoris ou des équipes présumées moins « fortes » parviendra à se positionner en haut du classement ?

Mathis Fessard

Ligue 1 : Quand l’inattendu s’empare de la réalité