Manu

Marc-Vivien Foé : Un lion ne meurt jamais…

Marc-Vivien Foé. Un nom tristement connu. Celui d’un grand joueur de football prédestiné à faire briller les couleurs de son pays. Le 26 juin 2003, à Lyon, ce franco-camerounais s’est éteint des suites d’une crise cardiaque alors même qu’il disputait une demi-finale de Coupe des confédérations. Retour sur ce destin tragique…

Un homme simple, attachant et discret. C’est ainsi que le décrivait son entourage. Enfant du Cameroun, Marc-Vivien Foé est né à Yaoundé, le 1er mai 1975. Rapidement, il découvre le football et touche ses premiers ballons dans le modeste club qu’est l’Union Garoua. A 19 ans, sa vie prend un tournant lorsque le Canon Yaoundé, club phare de la capitale camerounaise, le recrute. Dès lors, il participe à la Coupe du monde 1994, aux Etats-Unis, et reçoit de nombreuses propositions de contrat professionnel sur le continent européen. Les prémices d’une grande carrière…

L’épopée européenne d’un Lion indomptable

Ses apparitions au sein de l’équipe nationale camerounaise le propulsent sur le devant de la scène européenne. Jusqu’alors inconnu de tous, il rejoint le RC Lens en 1994. Apprécié pour sa gentillesse et son style de jeu très physique, il ne tarde pas à faire l’unanimité auprès des supporteurs, qui le surnomment « Marco ». Du haut de ses 1m88, le milieu de terrain athlétique guide le club vers son premier titre de champion de France, en 1998.  

Prisé par les clubs anglais et notamment l’extraordinaire Manchester United, une blessure au péroné l’empêche malheureusement de participer à la Coupe du monde 1998. L’année qui suit, il quitte la Ligue 1 pour la Premier League et rejoint les londoniens de West Ham. C’est dans le championnat anglais que la star camerounaise atteindra son meilleur niveau. Un transfert inabouti vers Liverpool le pousse à retourner en France. Avec l’Olympique Lyonnais, il remporte la Coupe de la Ligue en 2001 puis le championnat l’année suivante, avant d’être prêté à Manchester City.

Le début des années 2000 est aussi celui de la consécration en équipe nationale. Si les Lions indomptables ne parviennent pas à gravir la marche des phases de groupe en Coupe du monde, ces derniers brillent en Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Foé ramène le trophée dans son pays natal à deux reprises, en 2000 et en 2002.

Une disparition foudroyante au sommet de sa carrière

L’élimination précoce du Cameroun durant la Coupe du monde 2002 est vécue comme un échec par Marco. Désireux de se racheter, le milieu défensif est déterminé à s’emparer de la Coupe des confédérations, qui oppose les champions de chaque continent. En 2003, celle-ci se déroule en France. Ce sera la dernière compétition de Marc-Vivien Foé.

Tout juste sorti d’une saison formidable avec les Citizens, Marco propulse son équipe en demi-finale après avoir vaincu le Brésil. Pour obtenir son billet pour une finale au Stade de France, les Lions indomptables doivent venir à bout de la Colombie au stade Gerland de Lyon, le 26 juin 2003.

Neuf minutes après le coup d’envoi, Pius N’Diefi ouvre la marque pour la sélection africaine. Le chronomètre tourne et les Colombiens peinent inlassablement à recoller au score. A la 71ème minute de jeu, Marc-Vivien Foé s’écroule, seul dans le rond central. Evacué par les médecins, il vient de subir une crise cardiaque et décédera dans les instants qui suivent. Pourtant, les supporters explosent de joie, les coéquipiers du défaut sont en liesse… Le Cameroun est en finale de la Coupe de confédération ! Personne n’a encore appris le drame qui vient de se produire.

« Un Lion ne meurt jamais, il dort »

Dans le couloir menant aux vestiaires, les Lions indomptables découvrent un Roger Milla en larmes. C’est l’ancien international camerounais qui annonce le décès de Marco au reste de l’équipe. Aux larmes de joie s’ensuivent de terribles larmes de détresse qui toucheront toute la planète football.

En finale, les Camerounais s’inclinent face à l’équipe de France, qui remporte la compétition. Mais les préoccupations ne sont pas au trophée. Toutes les pensées vont à Foé. Et l’émotion est lourde. Camerounais et Français réalisent un tour d’honneur, brandissant une immense photo du joueur.

Les hommages à ce grand homme se multiplient partout où il a laissé une trace indélébile. L’Olympique Lyonnais et le RC Lens retirent de leurs effectifs le numéro 17 que portait Marco, tout comme Manchester City avec le numéro 23. En 2009, le prix Marc-Vivien Foé est créé pour récompenser le meilleur joueur africain évoluant en Ligue 1. Sur un mur du stade lensois, une fresque est peinte à son effigie, sous laquelle est inscrit un éternel message d’amour… « Un lion ne meurt jamais, il dort. »

Emmanuel Clévenot

Marc-Vivien Foé : Un lion ne meurt jamais…

AS Saint-Etienne : à quand le grand retour en Ligue des Champions ?

A quatre journées de la fin du championnat, l’AS Saint-Etienne pointe à la 4ème place du classement. Si les résultats des Verts sont très constants en Ligue 1, le club rêve désormais de renouer avec les compétitions européennes… et pourquoi pas la Ligue des Champions ?  

Qui n’a jamais entendu parler des mythiques poteaux carrés ? Les Stéphanois, eux, n’oublieront jamais cette malheureuse finale de Coupe d’Europe des clubs champions 1976, à Glasgow. Restée en travers de la gorge des années durant, le club français n’est jamais parvenu à retrouver cette fantastique fougue qui leur avait permis d’approcher le graal européen.

Plus de quarante ans après, l’ASSE a la possibilité de signer son grand retour en Ligue des Champions… Les hommes de Jean-Louis Gasset y parviendront-ils ?  

Une constance en Ligue 1 entachée par l’incapacité à vaincre les meilleurs

La constance. Un mot idéal pour qualifier les résultats du club ligérien ces dernières années. Depuis huit ans, celui-ci a réussi à se maintenir dans le haut de classement, oscillant généralement entre la cinquième et la septième place de Ligue 1.

Cette année, les Verts réussissent une très belle performance. Quatrième à quatre journées de la clôture du championnat, l’équipe compte 17 victoires et 9 nuls sur 34 rencontres. Mais Sainté ne parvient pas à se hisser sur le podium !

La cause évidente de cet échec se trouve dans leur incapacité à créer l’exploit face aux meilleurs clubs français. Les résultats sont sans appel : cette saison, Saint-Etienne a perdu ses six duels face aux trois leaders de Ligue 1, à savoir le PSG, le LOSC et l’OL.

Les années 2010 : un bilan européen douloureux

Les Verts de Dominique Rocheteau semblent déjà bien loin. Depuis le début des années 2010, les Stéphanois n’ont jamais disputé le moindre match de Ligue des Champions. Qualifié à quatre reprises en Ligue Europa, ils accèderont par deux fois aux 16ème de finale, en 2016 face au FC Bâle et en 2017 face à Manchester United.

Une fois de plus, le manque de réalisme face aux Grands pénalise le club. Alors Saint-Etienne a-t-elle réellement le niveau pour batailler en compétitions européennes ? Rien n’est moins sûr. Pour autant, les joueurs sont sur le point de renouer avec celles-ci. Ligue des Champions ou Ligue Europa… tout dépendra de son plus grand rival…

L’Olympique Lyonnais, dernier obstacle à la C1

AS Saint-Etienne ou Olympique Lyonnais ? Trois points séparent aujourd’hui ces deux ennemis jurés. Et c’est trois points qui valent de l’or. A seulement quatre semaines de la fin du championnat, Saint-Etienne talonne de près le club de Jean-Michel Aulas, qualifié provisoirement en C1.

Une dernière ligne droite qui s’annonce périlleuse pour Lyon, qui recevra Lille (2ème) avant de se déplacer à l’Olympique de Marseille (5ème). Toutes compétitions confondues, les Gonnes restent sur un bilan décevant de cinq victoires sur les dix derniers matchs joués. Ils ont notamment perdu contre Dijon à domicile, 1-3.

De leur côté, les Verts sont sur une série de six matchs sans défaites. Défense de fer et attaque en réussite, ils ont scoré à sept reprises ces trois dernières semaines, et ce, sans prendre le moindre but… La course à la Ligue des Champions est lancée !

Emmanuel Clévenot

AS Saint-Etienne : à quand le grand retour en Ligue des Champions ?

Caen – Dijon : La finale des relégables

Un match anodin qui prend toute son importance lorsqu’on consulte le classement… Dimanche 28 avril, le Stade Michel-d’Ornano accueillera une confrontation importantissime entre Caen et Dijon. Tous deux en zone rouge, ces clubs auront à cœur de s’imposer pour espérer se maintenir en Ligue 1.

Le 20 mai 2012 restera comme un jour sombre pour le Stade Malherbe Caen et le Dijon FCO. Occupant les 18ème et 19ème places du classement au terme de la saison, les deux clubs se voient relégués en seconde division. Après quelques années de Ligue 2, ils parviennent à se reconstruire et retrouvent, chacun à leur tour, les pelouses de la meilleure division française. Aujourd’hui, leur maintien est plus que jamais remis en question… Et une seule de ces deux équipes pourra s’en emparer !

Caen et Dijon : les habitués de la zone rouge

Malherbe et Les Rouges… Deux figures qui sont parvenues à se maintenir en Ligue 1 depuis quelques années malgré des résultats souvent médiocres. En effet, les Caennais signent cette année leur cinquième saison consécutive parmi la crème du football français, la troisième pour les Dijonnais. Pourtant, à l’exception de rares performances telle que la septième place de Caen en 2016, les deux clubs peinent à s’imposer dans ce championnat. Chaque saison, ils s’approchent dangereusement de la relégation en Ligue 2. A qui la faute?

Une chose est sûre, les budgets de Caen et du DFCO y sont pour quelque chose. Respectivement de 34 millions et de 35 millions pour la saison actuelle, ils font partie des plus faibles de Ligue 1. En comparaison, le Paris-Saint-Germain dispose d’une enveloppe annuelle de 500 millions d’euros. Si l’argent ne fait pas le bonheur, il fait tout de même les grandes équipes.

Autre paramètre incontournable à la réussite en championnat, la stabilité des relations au sein du club. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Normands ont beaucoup de progrès à faire sur ce point-là. Il y a un an, une guerre interne s’est déclenchée  entre les principaux actionnaires du club. Le président en place, Jean-François Fortin, a alors cessé d’exercer ses fonctions au printemps dernier, laissant sa place à Gilles Sergent. Si l’ambiance s’est aujourd’hui apaisée, il est probable que les tensions aient eu un impact sur les résultats du club.

Kombouaré et Courbis : techniciens de secours ?

Quand les objectifs ne sont pas remplis, les entraîneurs sont les premiers que l’on pointe du doigt. Au mois de décembre, les dirigeants dijonnais ont remercié Olivier Dall’Oglio, tacticien phare du club en poste depuis 2012. L’homme avait notamment permis au DFCO de retrouver la Ligue 1. Pour le remplacer, qui de mieux que le coach de Guingamp, équipe rivale qui joue également le maintien. Limogé en début de saison, Antoine Kombouaré reprend alors les rênes des Rouges en janvier 2019. Neuf rencontres, sans la moindre victoire, lui suffisent à se faire haïr et insulter par les supportaires. Pas de quoi déstabiliser le président du club, Olivier Delcourt, qui confiait il y a un mois : « Je comprends que les gens soient en colère, qu’ils soient déçus. Au club, nous sommes tous déçus, et tout le monde est mobilisé pour que le DFCO reste en Ligue 1. Je fais entièrement confiance au coach ». Depuis ces déclarations, Antoine Kombouaré a empoché sept des neuf points possibles sur les trois derniers matchs… Comme quoi, il ne faut pas jamais perdre espoir !

Côté Caennais, on attendait énormément du mercato hivernal au vu des résultats catastrophiques de début de saison. Un seul renfort est venu combler les rangs de l’équipe normande : Aly Ndom. Et il s’est blessé aussitôt ! Heureusement, avec la signature du charismatique Rolland Courbis en tant que co-coach, les dirigeants du club ont évité de justesse que le mercato tourne au fiasco. L’ex-entraîneur de Montpellier épaule donc Fabien Mercadal, novice en Ligue 1. Pour la petite anecdote, Courbis avait lancé, mi-décembre, une candidature spontanée au président de… Dijon !  

Ces changements d’entraîneur, censés donner un second souffle aux deux habitués de la zone rouge, ne se sont pas révélés fructueux. En zone rouge depuis la 25ème journée, Caen et Dijon ne parviennent pas à se hisser au rang des maintenus. L’heure de leur relégation a-t-elle sonné ?

Un match crucial pour le maintien

L’heure de la confrontation finale, elle, approche à grand pas. Malherbe reçoit les Rouges au Stade Michel-d’Ornano, dimanche 28 avril à 15 heures. Sûr de ses forces après avoir battu Rennes la semaine dernière, Antoine Kombouaré a tenté de mettre la pression sur les épaules des hommes de Rolland Courbis : « Je suis fier de mes joueurs. Cette victoire fait beaucoup de bien, elle met la pression sur Guingamp et Caen ». En effet, après avoir battu Lyon (1-3) au Groupama Stadium, arraché le nul face à Amiens (0-0) et fait preuve d’une mentalité remarquable contre Rennes (3-2), les Dijonnais sont en grande forme et aborderont ce match avec sérénité. Par ailleurs, les Normands n’arrivent pas à s’imposer dans leur arène. Ils restent sur six défaites et un nul à d’Ornano, leur dernière victoire à domicile remontant à décembre face à Toulouse.

Une mauvaise série que Gilles Sergent souhaite stopper et qui explique notamment la décision du staff de Caen quant à la préparation du match à venir. Mercredi et jeudi, les joueurs ont pris la direction de Grandville, dans la Manche, pour une mise au vert. Au programme, entraînements à huis-clos et thalasso. Autre consigne révélatrice de leur volonté de se couper du monde : interdiction de s’exprimer dans les médias !

Ce rendez-vous majeur risque d’avoir de lourdes conséquences sur la toute fin de saison à venir. Si Dijon l’emporte, Caen se retrouverait à cinq points d’une 18ème place synonyme de barrage et pourrait même passer lanterne rouge si Guingamp venait à s’imposer à Nice. A l’inverse, une victoire caennaise ou un match nul mettraient les deux clubs à un seul petit point d’écart, promettant un finish extrêmement serré. Alors qui gagnera un voyage en Ligue 2 ? Faites vos jeux…

Emmanuel Clévenot

Caen – Dijon : La finale des relégables

Ligue des Champions : ce qu’il faut retenir des quarts de finale

Mardi et mercredi se jouaient les quarts de finale retour de la Ligue des Champions. La Juventus recevait l’Ajax, Manchester United se rendait au Camp Nou, les Citizens accueillaient les Spurs et Liverpool se déplaçait à Porto. Quatre confrontations qui ont répondu à leurs promesses. Festival offensif, course au ballon d’or, le suspens fou de la VAR… Vous avez raté le rendez-vous ? Alors retour sur les immanquables de cette semaine européenne.

Petit Poucet est devenu Grand

L’Ajax Amsterdam a une nouvelle fois frappé. Après avoir écarté le Real Madrid, triple-tenant du titre, les joueurs d’Eric Ten Hag ont donné une leçon de ténacité à la Veille Dame. Ayant concédé un nul au match aller, le déplacement au Juventus Stadium s’annonçait périlleux. Peu de monde croyait en cette jeune équipe inexpérimentée, dont le coût total du onze de départ ne s’élève qu’à 50 millions d’euros. Et pourtant !


Dès le début du match, les Bianconeri effectuent un pressing haut mais peinent à se créer de véritables occasions. Heureusement, le quintuple Ballon d’or est là pour débloquer la situation comme à son habitude. A la 27ème minute de jeu, sur corner, Cristiano Ronaldo se dégage du marquage et fusille André Onana d’une tête piquée imparable. Les supporters exultent… jusqu’à la 33ème minute et un véritable coup de théâtre. La défense turinoise joue le hors-jeu, laissant Van de Beek seul face à face avec le gardien. L’arbitre consulte la VAR et accorde finalement le but ! L’ailier Bernadeschi, sur son côté de droit, n’était pas monté avec son bloc… Complètement relancé dans la partie, l’Ajax fait mal à la Juventus, qui craque à la 67ème minute de jeu. De Ligt s’envole dans les airs et reprend le corner de Ziyech d’une somptueuse tête piquée. Dédicace à CR7 ! L’Ajax est qualifié pour les demi-finales de la Champion’s League.

Nouvel épisode dans la course au ballon d’or

Pendant ce temps-là, Messi fait du Messi ! En quatre petites minutes, le meneur de jeu argentin fait trembler à deux reprises (16’ et 20’) les filets de David De Gea, réduisant à néant les espoirs mancuniens. Un doublé qui fait vite oublier les sueurs froides du Camp Nou, quelques minutes plus tôt, lorsque Marcus Rashford a vu sa frappe s’écraser sur la barre transversale après seulement 32 secondes de jeu. Déjà handicapés d’une défaite à domicile au match aller (1 – 0), difficile pour les Red Devils de résister au rouleau compresseur catalan. En deuxième période, Coutinho claque une remarquable frappe en pleine lucarne (60’) menant le score total à 4 – 0. Les Blaugranas renouent enfin avec le carré final de la C1, qu’ils n’avaient pas atteint depuis 2015.

A l’issue de la rencontre, Ole Gunnar Solskjaer, le technicien de Manchester, a glissé quelques mots à propos du numéro 10 barcelonais : « Je dois reconnaître que Lionel Messi est un joueur de qualité supérieure et qu’il a fait la différence. Cristiano Ronaldo et lui sont les meilleurs joueurs de la dernière décennie, tout le monde s’accorde sur ce point. Ils sont différents. » Si, en effet, tout le monde s’accorde bel et bien sur ce point, l’argentin a toutefois pris une très grande option sur le Ballon d’or 2019. Grâce à son doublé, il devient le meilleur buteur de la Ligue des Champions 2019 avec 10 réalisations. Et l’arrivée retentissante de CR7 à la Juve ne suffira pas à faire de l’ombre au magicien. En sortant dès les quarts de finale, Ronaldo laisse le champ libre à Léo Messi, pour devenir le premier footballeur à remporter à six reprises le mythique Ballon d’or…

Un festival offensif 100% British

Oubliez tout de la première manche assez fermée (1-0) entre Tottenham et Manchester City. Le quart de finale retour à Etihad est sûrement le match de l’année ! Se rendant coup pour coup, les deux formations ont inscrit cinq buts en l’espace des vingt-et-une premières minutes. Sterling ouvre le compteur des Citizens dès l’entame, avant de voir Son Heung-min signer un doublé et rendre l’avantage aux Spurs. Bernardo Silva s’empresse alors de recoller au score et Sterling frappe une nouvelle fois. Un premier round remporté par les hommes de Guardiola, qui doivent cependant marquer une nouvelle fois pour espérer se qualifier.

Au retour des vestiaires, les Skyblues tentent de faire plier Tottenham… jusqu’à la délivrance qui survient juste avant l’heure de jeu. Lancé en profondeur, Sergio Agüero trouve la faille dans un angle fermé. Un véritable missile qu’Hugo Lloris ne voit même pas passer ! Au bord du précipice, Tottenham réalise l’impossible en recollant à 4 buts à 3. Il reste un quart d’heure avant le coup de sifflet final et les hommes de Mauricio Pochettino sont en passe de se qualifier pour le dernier carré de la C1… Alors que l’on joue le temps additionnel, le stade entre en ébullition. Sterling vient d’inscrire le but de la qualification pour les Citizens… L’arbitre consulte la VAR  ? But refusé pour position de hors-jeu ! Les Spurs s’envolent en demi au terme de ce match d’anthologie.

Pep Guardiola devra patienter encore un peu avant de retrouver la finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Depuis son succès avec le FC Barcelone en 2011, le tacticien espagnol n’y arrive plus en Ligue des champions. Si son système ultra-offensif fait fureur en Premier League, il est temps que le Catalan se fasse au jeu en contre-attaque des meilleures équipes européennes car c’est bien là que pêchent les Citizens. Une chose est sûre, ce manque d’adaptation a bien profité aux Spurs qui affronteront l’Ajax au prochain tour. Une demi-finale très ouverte qui nous promet bien des surprises !

Liverpool, peut-elle prétendre au sacre ?

Une fois encore, les Reds ont fait le travail sans trembler. Sereins et confiants après leur victoire 2-0 à Anfield, les joueurs de Jürgen Klopp ont pourtant mis du temps à prendre l’ascendant sur Porto. La première incursion dans la surface des Dragons sera la bonne : à la 26ème minute de jeu, Salah frappe et Sadio Mané dévie la trajectoire du ballon, trompant Iker Casillas. Refusé par l’arbitre assistant pour position de hors-jeu, le but est finalement accordé par la VAR… En seconde période, Mohamed Salah vient boucler le sort du FC Porto. Sur une contre-attaque magnifiquement bien menée, il gagne son face-à-face avec le gardien espagnol. Liverpool est aux portes des demies. Dans les minutes qui suivent, Eder Militão sauve l’honneur de son équipe d’un coup de tête violent sur corner mais en fin de rencontre, Liverpool déroule. Firmino, tout d’abord, avec une tête piquée qui glisse entre les jambes de Casillas. Puis, Van Dijk, dans la dernière minute du temps de jeu réglementaire. L’écart était trop grand entre ces deux formations qui se quittent sur un score global de 6 buts à 1.

Rarement grand favoris, les leaders de Premier League réalisent toutefois un parcours sans faute. L’année du sacre est-elle venue ? Pour cela, il faudra tout d’abord créer l’exploit face à la montagne catalane en demi-finale. Si le groupe de Lionel Messi semble invincible cette année, les hommes de Jürgen Klopp n’auront pas à rougir dans cette confrontation. Une finale avant l’heure ! Alors rendez-vous le 30 avril…

Emmanuel Clévenot

Ligue des Champions : ce qu’il faut retenir des quarts de finale

LOSC : la métamorphose d’un club au bord du gouffre

Que dire du LOSC version 2019 si ce n’est qu’il n’a plus rien à voir avec l’équipe qui se battait l’an dernier pour le maintien en Ligue 1. A sept journées de la fin du championnat, les hommes de Christophe Galtier occupent la place de dauphin du PSG, synonyme de qualification directe en Ligue des Champions. Retour sur la métamorphose fulgurante des Dogues…

Le LOSC a frôlé la catastrophe. La saison dernière, à trois petites semaines de la clôture du championnat français, les Lillois pointaient à la 19ème place du classement. Les supporters n’étaient plus. Le vestiaire, pourri par les égos, se trouvait au bord de l’explosion. A qui la faute ? Marcelo Bielsa. 

En basant son recrutement uniquement sur de jeunes joueurs, le technicien argentin s’est retrouvé sans aucun cadre pour diriger l’équipe. A la mi-saison, il laisse derrière lui un club au plus bas, privé de recrutement pour le mercato hivernal. Un homme, pourtant, va accepter de relever le défi démesuré de donner un second souffle au club nordiste. Cet homme, c’est Christophe Galtier. Serein, l’ex-entraîneur de l’ASSE parvient à refermer la trappe ouverte sur la Ligue 2. Terminant premier non-relégable, à un petit point du barragiste toulousain, les Dogues respirent à nouveau.

Sortir la tête de l’eau

Le LOSC a su tirer des leçons de cette saison douloureuse. Le mercato estival a été l’occasion de faire le tri dans les vestiaires. Douze joueurs ont quitté l’équipe, emmenant avec eux les plus fortes tensions. Si de jeunes talents figurent parmi les nouveaux venus, à l’image de Ikoné, Leao ou encore Bamba, le président Gérard Lopez n’a pas oublié de faire signer des cadres expérimentés. A 35 ans, José Fonte, défenseur central champion d’Europe avec le Portugal, apparaît comme le nouveau leader des hommes de « Galette ».

Dès septembre, les Nordistes donnent le ton. Match après match, victoire après victoire, ils s’imposent comme l’une des meilleures équipes françaises du moment. Oscillant entre la seconde et quatrième place pendant quelques mois, elle ne cédera plus son rang de dauphin du PSG à partir de la 16ème journée.

Devançant l’Olympique Lyonnais de cinq points, les Dogues avaient l’occasion de creuser l’écart, la semaine dernière, après la défaite à domicile des hommes de Bruno Génésio. Malheureusement, ils n’ont pu mieux faire que d’accrocher le nul à Reims. Il reste donc sept rencontres aux deux équipes pour se départager et remporter la médaille d’argent… Une chose est sûre : Lille disputera la Ligue des Champions l’année prochaine. A 11 points de Saint-Etienne, qui occupe la quatrième place du classement (qualificative en Ligue Europa), la désillusion serait énorme si le LOSC descendait du podium si près du but.

De retour parmi les Grands clubs européens

Il faut remonter en 2015 pour voir le LSOC accéder aux phases de groupes d’une compétition européenne. N’ayant pas franchi les barrages de la C1, les lillois s’étaient retrouvés dans le groupe de Wolfsburg et d’Everton, en Europa League. Un parcours rapidement avorté puisque les Dogues n’avaient pas remporté le moindre match, finissant dernier de leur poule.

Quant à la Ligue des Champions, hormis les deux éliminations consécutives en phase de groupes, en 2012 et en 2013, la dernière réelle performance des Nordistes remonte à 2007. Cette année-là, le club avait accédé aux 8ème de finale de la compétition face au Manchester United de l’emblématique Alex Ferguson. Une double confrontation très équilibrée qui s’était soldée par une qualification des Anglais… Sur un but plus que contestable !

Alors les hommes de Christophe Galtier ont-ils un quelconque avenir en Ligue des Champions ? Rien n’est moins sûr. S’ils ont montré leur capacité à se maintenir tout en haut du classement de Ligue 1, il leur reste à performer face aux plus grandes équipes européennes. La rencontre face au Paris Saint-Germain, en fermeture de la 32ème journée de Ligue 1, apportera sans doute certaines réponses.

“Le Paris Saint-Germain possède une équipe taillée pour performer en Champions League, elle est clairement la plus forte en France et l’une des meilleures d’Europe. Nous ne possédons pas son expérience ni ses stars mondiales. Nous ne sommes donc pas le PSG, mais nous ne nous posons pas en victime. On abordera cet adversaire de la même façon que les autres. Et dans cette rencontre plus encore, il faudra considérer chaque tir, chaque passe, chaque arrêt comme le dernier, le plus important du match. Essayons de maintenir cette concentration maximale du début à la fin.”
Gérard Lopez
Président et propritétaire du club

En cas de victoire ou de match nul, le club de la Capitale se verrait sacré champion de France dès la 32ème journée.

Emmanuel Clévenot

LOSC : la métamorphose d’un club au bord du gouffre