Serge Blanco

Serge Blanco : “La France doit gagner ses deux prochains matchs”

N’importe quel amateur de rugby se souvient de son essai contre l’Australie à la première Coupe du Monde de rugby en 1987. Faisant halte à la Fnac de Toulouse, Serge Blanco a répondu à nos questions sur le XV de France, mais aussi sur ses favoris pour la compétition au Japon. Rencontre. 

L’équipe de France a débuté sa Coupe du Monde contre l’Argentine avec une victoire à demi-teinte, qu’avez-vous pensé de ce match ?

Honnêtement, j’étais content de cette première mi-temps, après j’ai eu un peu peur sur la deuxième, quand les Argentins sont passés devant, je me suis dit tiens, l’histoire va se répéter. Par rapport au tournoi des 6 nations, avec le match du Pays de Galles, pendant lequel on mené largement et au final, on a perdu en deuxième mi-temps. Je pense que cette victoire est encourageante, car ça va donner du peps, ça va leur amener de la confiance, maintenant, il faut qu’ils soient sérieux pendant les deux prochaines rencontres contre les Etats-Unis et le Tonga. S’ils prennent du plaisir et qu’ils font le nécessaire, on aura une superbe finale contre les Anglais. Et puis, tout peut arriver, c’est une Coupe du Monde ! 

Du haut de ses 20 ans, qu’avez-vous pensé de la prestation de Romain Ntamack qui est apparu très serein pendant ce match à forte intensité ?

C’est très bien qu’il est une forme de sérénité, ça prouve qu’il a des qualités. On doit protéger ses qualités, mais elles doivent aussi être mises en évidence. Il faut absolument que son évolution se fasse naturellement. On ne doit pas lui mettre la pression, il faut qu’il ait envie de rentrer sur le terrain, qu’il s’amuse comme quand il était en junior, ou plus récemment avec l’équipe de France U20. C’est ça le principal pour cette génération et pour Romain en particulier. Je crois qu’il sait ce qu’il peut lui arriver, vu qu’il était connu dans le rugby avec son père. Emile a sûrement dû lui donner quelques conseils pour son avenir. Mais il faut qu’il joue sa partition et qu’il fasse ce qui lui ressemble pour que l’équipe de France ait de la sérénité. 

Vous avez joué au même poste que Thomas Ramos, comment voyez-vous évoluer ce joueur ?

Thomas, c’est un cas bien particulier. Car il a eu l’humilité de retourner en Pro D2, pour refaire un apprentissage et être le meilleur joueur de la compétition. Maintenant, il est rentré dans ce mécanisme toulousain dans lequel il devient un rouage essentiel dont on ne peut pas se passer dans l’équipe. Déjà, parce qu’il est buteur, mais il est avant tout talentueux, il a des qualités et c’est ça qu’il doit entretenir. S’il travaille et qu’il arrive à garder ce don que lui a donné la vie, je pense qu’il a une belle carrière devant lui.

Leo Couffin

Serge Blanco : “La France doit gagner ses deux prochains matchs”