Top 14 : Les Boxing days millésime 2019-2020

Top 14 : Les Boxing days millésime 2019-2020

En ces temps d’huîtres, foie gras ou encore champagne, les joueurs du Top14 étaient eux sur les terrains pour nous faire apprécier les délices du championnat de France. Caviar et feux d’artifice au programme mais aussi gueule de bois pour certains, retour sur les Boxing Days façon Top14.

L’UBB tient la cadence

Au terme de cette 13e journée qui marquait la fin de la phase aller du championnat, l’UBB est devenue, à titre honorifique, champion d’automne. Cela vient conclure une magnifique première partie de saison de la part des bordelais. Pendant ces boxing days ils sont passés devant le Lou lors de la 11e journée grâce à leur victoire 25-20 face à La Rochelle, avant d’enchaîner avec une victoire à Pau et de conclure avec une victoire bonifiée à Chaban-Delmas contre l’Aviron Bayonnais. Les hommes de Christophe Urios sont très bien partis pour vivre, pour la première fois dans l’histoire du club, des phases finales. Mieux ils pourraient, s’ils confirment en cette phase retour, garder l’un des deux fauteuils qui permettent de se qualifier directement en demi-finale. Dominateurs et sûrs de leurs sujets, ils ont montré pendant cette période de fêtes qu’il va falloir compter sur eux pour le reste de la saison.

Revoilà Toulon

Derrière l’inamovible duo constitué du Lou et de l’UBB, c’est le club de la rade qui tient la corde. Même si entre sa 3e place et la 8e de Clermont il n’y a que 8 points, Toulon impressionne de plus en plus. Ces boxing days en sont le reflet. 43 points passés à Clermont, 41 à Castres ce week-end, les équipes venues à Mayol ont été bien reçu. Avec 6 essais marqués à au cours de ces deux matchs, le RCT est redevenue, comme il y a quelques années, cette équipe capable de marquer à tout moment. Rajouté à cela un excellent match nul chez le champion de France en titre et vous obtenez une équipe sur le podium. L’impression d’un retour du Toulon de la grande époque menée par un duo Carbonel-Belleau qui cartonne derrière un 8 d’avant auquel Etzebeth s’est parfaitement intégré.

Le stade Français : l’incroyable remontée ?

Au fond du trou il y a quelques semaines, envoyé en proD2 par beaucoup le Stade Français s’est refait une santé. Pour preuve, le club de la capitale finit cette série de 3 matchs invaincus. En battant Pau 21-18 le Stade Français s’était offert une bouffée d’air. Mais le contenu du match ainsi que la qualité du jeu était encore moyen. En allant chercher le match nul à Montpellier par l’intermédiaire de Joris Segonds à la 75e les parisiens se sont rassurés et prouvés que leur sort n’était pas encore totalement scellé. L’apothéose de ces boxing days est intervenu ce dimanche, en prime time, lors d’un classico face au Stade Toulousain. Au terme d’un match qu’ils ont maîtrisé de bout en bout, asphyxiant leur adversaire du début à la fin, ils se sont rappelés à leur glorieux passé. Avec leur superbe maillot vintage les coéquipiers de Macalou, auteur d’un doublé, ont battu le champion de France 30-18. Victoire qui leur permet de laisser leur place de lanterne rouge à Agen. Le Stade Français n’est pas mort.

Jules Plisson, la renaissance

Jules Plisson est au Stade Rochelais depuis seulement deux petits mois mais le terrain fait penser le contraire. Au sein d’une équipe qui monte en régime, l’ouvreur français prend son pied. Auteur de l’ensemble des points de son équipe malgré la défaite à Bordeaux, il a également inscrit 22 points à Pau pour la première victoire de son équipe à l’extérieur. Marquant au passage son premier essai sous ses nouvelles couleurs maritimes. Après des mois de galère au Stade Français le nouveau numéro 10 rochelais se dit heureux «J’ai de très bonne sensation et je suis épanoui. J’ai des entraîneurs qui me font confiance. Franchement je suis très bien ici.» Au point de tenter (et réussir) des gestes de grandes classe à l’image de cette chistera pour son arrière Rattez qui ira dans l’en-but deux crochets plus tard. Plisson marque et fait marquer, quelle bonne idée ont eu les dirigeants de La Rochelle en allant le chercher. On attend maintenant confirmation sur la durée.

Agen : direction la pro D2 ?

3 défaites dont 2 à domicile, voici l’effroyable bilan du SUA lors de ces boxing days 2019-2020. Après une défaite avec le bonus défensif contre Toulouse dans un match rendu compliqué par les conditions climatiques, Agen a encaissé 40 points à La Rochelle lors de la 12e journée. La réception du Lou était alors primordiale, ce week-end, pour ne pas sombrer. À Armandie les Agenais étaient bien partis. Menant de 12 points à la mi-temps le club avait repris espoir. Sauf qu’Agen n’a pas inscrit le moindre point en seconde période. Pire, les lyonnais et son ouvreur Jonathan Wisniewski sont venus crucifiés les Agenais d’un petit point. 9e match sans victoire et 5e défaite consécutive pour le SUA aujourd’hui dernier du Top 14. Rien n’est encore acté mais en ayant déjà reçu 3 de ses principaux adversaires pour le maintien à savoir Brive, Bayonne et le Stade Français l’affaire semble mal engagée pour le club haut-garonnais.

Castres galère

Le CO s’attendait à passer des fêtes compliquées. La cause ? Un calendrier assez défavorable en ces temps de cadeau habituellement. Celui-ci était plutôt empoisonné. La réception du Lou suivi d’un double déplacement à Clermont puis Toulon on a connu plus facile. La réception de l’actuel leader avant la 11e journée à savoir Lyon était à ne pas rater pour les castrais. Avec Ibrahim Diarra dans toutes les têtes à Pierre Fabre, le CO avait réussi son match à savoir s’imposer. Avec le bonus offensif en prime. Et heureusement pour eux. Car les deux matchs qui s’annonçaient très compliqués n’ont pas dérogé à la règle. 39 points encaissés au Michelin et 43 à Mayol. Les castrais repartent les valises pleines et sont actuellement à une dangereuse 12e place même si l’écart reste faible dans le bas du classement.

Les promus déchantent

Les promesses automnales se sont fait couper le pied par la dureté hivernale. Brive et Bayonne n’ont pas gagné pendant ces 3 journées. Les hommes de Yannick Bru n’ont pas inscrit le moindre essai. Dur. Les seuls points pris pendant ces fêtes, ils le doivent à leur match nul face à ces mêmes brivistes 6-6, dans un match qui ne restera pas forcément dans les mémoires. Dommage pour Bayonne car ils leur restaient maintenant à affronter les deux premiers du Top14. A l’extérieur. Vous avez dit difficile ? 4 pénalités inscrites en 2 matchs et 74 points encaissés plus tard et Bayonne est 11e avec 3 points d’avance seulement sur le Stade Français. Côté briviste on s’appuyait depuis le début de la saison sur un sans-faute à domicile. C’était jusqu’à ce que le Racing déboule à Amédée-Domenech et renverse tout sur son passage. Résultat : première défaite à la maison. S’en est suivi un déplacement périlleux à Montpellier au cours duquel les hommes de Davidson ont ramené un point de bonus défensif après un essai de 80m à la 80e minute. Preuve que les brivistes possèdent un fort caractère et qu’ils ne comptent pas faire l’ascenseur avec la proD2. Une hiérarchie commence à se mettre en place pour le maintien et les deux promus vont devoir batailler pour rester au sein de l’élite du rugby français.

Yohan Lemaire

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