Victor Osimhen, de la misère aux étoiles

Victor Osimhen, de la misère aux étoiles

Etincelant depuis le début de la saison avec Lille, le Nigérian Victor Osimhen revient de loin. Lui qui a grandi dans une extrême pauvreté, elle éblouit les stades de Ligue 1 et de Ligue des Champions. En attendant du mieux.

Il n’a pas encore 21 ans, mais se comporte déjà comme un joueur expérimenté. Victor Osimhen, débarqué cet été à Lille pour 12 millions d’euros, impressionne déjà. Auteur de 8 buts depuis le début de la saison, il attise déjà les convoitises à l’étranger. Newcastle aurait montré son intérêt pour le joueur. Luis Campos, le directeur sportif du LOSC, l’avait annoncé au micro de RMC Sport : « Avec un attaquant qui marque, il faut s’attendre à ce que ce soit difficile de le garder. » Pourtant, la vie n’avait pas offert au natif de Lagos des débuts idylliques.

Né le 29 décembre 1998 dans la plus grande ville du Nigeria, Victor Osimhen a grandi proche d’Olusosun, la plus grande décharge à ciel ouvert d’Afrique. Une enfance dans une grande pauvreté et beaucoup de difficultés. Alors qu’il a 6 ans, sa mère décède, et son père perd son travail. Il doit travailler très jeune pour gagner de l’argent, et vend donc de l’eau dans les embouteillages de Lagos. Mais le jeune Victor ne rêve que de football. Il se fera un nom aux yeux du monde au Chili, en 2015. Lors de la Coupe du Monde U17 organisée en Amérique du Sud, il survole la compétition de son talent, inscrivant 10 buts et distribuant 2 passes décisives en 7 matches. Mieux encore, le Nigeria remporte le trophée en finale contre le Mali. A partir de là tout s’enchaîne pour lui : Arsenal, Manchester City, le PSG, la Juventus ou l’Inter Milan lui font les yeux doux. Mais lui décide de signer en Allemagne, à Wolfsburg, où la garantie de plus de temps de jeu par rapport aux gros d’Europe le convainc. Son premier salaire lui a permis d’acheter une maison à Lagos pour éloigner sa famille de la misère.

« Une grande force de caractère »

Malheureusement, les blessures à répétition (genou, épaule) ne permettront pas à Victor Osimhen de montrer toute l’étendue de son talent : « Il était malheureux parce qu’il savait qu’il avait le potentiel. Mais il a fait preuve d’une grande force de caractère. » contait son ancien coéquipier Josuha Guilavogui dans France Football. Il utilise donc le chemin d’un prêt, à Charleroi, en Belgique. Un prêt avec une option d’achat fixée à 3,5 millions d’euros. A la vue de ses 20 buts en 36 matches, Charleroi n’a pas hésité une seconde pour lever l’option. Et pour mieux le revendre au voisin français lillois. Une seule année en Belgique qui lui permet d’intégrer les 23 pour la CAN. Puis un transfert, et des débuts tonitruants. Face au FC Nantes, pour la première journée de championnat, il inscrit un doublé et offre la victoire aux Dogues. Il en est maintenant à 7 buts en Ligue 1 et 1 en Ligue des Champions. Une saison formidablement commencée, et qui, si elle finit bien, pourrait lui permettre de taper à la porte des plus grandes écuries d’Europe. Un moindre mal pour un garçon pétri de talent arrivé au sommet par la force du travail.

Elioth Salmon

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