Euro 2020 : Tout ce qu’il faut savoir à une semaine du coup d’envoi

Euro 2020 : Tout ce qu’il faut savoir à une semaine du coup d’envoi

L’UEFA Euro 2020 commence vendredi 11 juin, avec 365 jours de retard ! La compétition, qui devait se tenir l’été dernier, avait été décalée d’un an en raison de la pandémie de Covid-19. Format inédit, villes hôtes, système de qualification, équipes favorites, fan-zones et retransmissions… On vous fait un récap de tout ce qu’il faut savoir à une semaine du match d’ouverture.

  • Une compétition itinérante aux quatre coins de l’Europe

Pour la première fois dans l’histoire de la compétition, l’Euro ne se déroulera pas dans un seul ou deux pays, mais aux quatre coins de l’Ancien continent. Onze villes hôtes dans onze pays différents ont été choisies pour accueillir les rencontres. Une organisation inédite, qui a germé en 2012 dans la tête de Michel Platini, alors président de l’UEFA. Objectif : célébrer le soixantième anniversaire de la première édition du championnat d’Europe de football. Difficultés d’organisation, impact environnemental, pandémie de Covid-19… Cet Euro itinérant n’aura vraisemblablement pas de lendemain. Toujours est-il que ce format étonnant est maintenu pour cette édition 2021, et il mérite quelques explications.

Londres (Angleterre), Amsterdam (Pays-Bas), Saint-Pétersbourg (Russie), Glasgow (Écosse), Bucarest (Roumanie), Bakou (Azerbaïdjan), Copenhague (Danemark), Rome (Italie), Munich (Allemagne), Budapest (Hongrie) et Séville (Espagne) sont les onze heureuses élues. Avant la crise sanitaire, Dublin (Irlande) et Bilbao (Espagne) devaient compléter ce tableau mais ont finalement été évincées au dernier moment, faute de pouvoir garantir l’accueil de public dans les stades. Une décision de l’UEFA fortement critiquée localement, les deux villes réclamant un remboursement des sommes engagées dans la préparation de l’événement. Autre raison de leur agacement, la ville de Munich n’a pas été écartée alors même qu’elle n’avait rien promis concernant la présence de supporters dans son stade. 

En outre, le stade olympique de Rome offrira le match d’ouverture, entre l’Italie et la Turquie, vendredi 11 juin. Le mythique stade Wembley, à Londres, sera lui le théâtre des demi-finales et de la finale. Et, fait marquant, l’Azerbaïdjan et la Roumanie, qui ne sont pas parvenues à se qualifier, seront les deux premiers pays hôtes de l’histoire à ne pas participer à la compétition. 

  • Un système de qualification qui profite aux petits nouveaux

De mars à novembre 2019, lors des éliminatoires, 55 équipes européennes se sont disputées 20 des 24 places pour les phases finales du championnat d’Europe. Elles étaient réparties en dix groupes de cinq ou six formations. Les deux meilleures de chaque groupe ont directement décroché leur billet pour la suite de la compétition. 

Système inédit, seize équipes ont été repêchées pour disputer les barrages et se départager les quatre dernières places qualificatives. Cinq ligues de quatre équipes ont ainsi été constituées et les vainqueurs de celles-ci ont pu rejoindre les vingt premiers pays qualifiés. Une aubaine pour la Macédoine du Nord et la Finlande, qui participeront ainsi à leur tout premier championnat d’Europe ou encore l’Ecosse, qui ne l’avait pas joué depuis 1996. La Grèce, l’Irlande, l’Irlande du Nord, l’Islande et la Roumanie ont quant à eux payé le prix fort de cette nouveauté. 

Concernant les phases finales, on compte désormais six groupes de quatre équipes. Tous les vainqueurs et les deuxièmes se qualifieront pour les huitièmes de finale. Les quatre meilleurs troisièmes également. Puis place à la dernière ligne droite avec des matchs à élimination directe, huitièmes, quarts, demies et enfin la finale, le 11 juillet 2021. 

  • Qui sont les favoris ?

Ils ne brillent plus depuis quelques années, mais joueront à coup sûr un rôle important dans ce grand événement. L’Angleterre figure cette année parmi l’une des grandes favorites pour l’Euro 2020. Dele Alli, Phil Foden, Trent Alexander-Arnold, Harry Kane, Mason Mount… Cette talentueuse génération fait briller la Premier League comme la Champions League et devrait causer des gros dégâts en sélection. 

Pour soulever la coupe, il faudra certainement réussir à battre les champions du monde en titre. L’équipe de France de Didier Deschamps reste évidemment prétendante à la couronne. L’objectif est clair : réparer la blessure de 2016 où elle s’était inclinée en finale face au Portugal. Sur le papier, les Bleus présentent la meilleure attaque d’Europe avec le meneur Griezmann, le génie Mbappé et le retour tant attendu de la star madrilène, Karim Benzema. Pour signer le doublé Mondial-Euro comme en 1998-2000, les Français pourront aussi compter sur N’Golo Kanté, nommé meilleur joueur de la finale de Champions League. 

Ils n’ont jamais vraiment avalé leur défaite contre les Bleus en demi-finale de la Coupe du monde 2018. La Belgique est déterminée à concrétiser enfin ses années de progression, en remportant sa première compétition internationale. Menés par trois grands cadres, Romelu Lukaku, Kevin de Bruyne et Eden Hazard, les Diables Rouges auront aussi une sérieuse carte à jouer. 

Ces trois favoris devront toutefois faire attention aux quadruples champions du monde allemands, au tenant du titre portugais mais aussi à l’Italie, qui revient de loin et espère se racheter de sa non-qualification au Mondial 2018. 

  • Où regarder les matchs ?

C’est une nouvelle qui devrait en ravir plus d’un ! Il y a quelques jours, la ministre chargée des Sports, Roxana Maracineanu a confirmé la mise en place de fan-zones dans les plus grandes villes de France, tout au long de la compétition. Ces lieux de diffusion des matchs en plein air sur écran géant avaient fait sensation lors de l’Euro 2016. Au vue de la crise sanitaire, les supporters devront certainement s’armer d’un pass sanitaire : un justificatif de vaccination, un test PCR négatif ou encore une preuve de rémission d’infection récente. Pour l’heure, la liste des villes accueillant des fan-zones n’a pas été communiquée… mais on espère de tout cœur que Toulouse en fera partie ! 

Pour ceux qui préfèrent être confortablement installés dans leur canapé, il faudra s’abonner à la chaîne beIN SPORTS pour regarder tous les matchs. Toutefois, les plus grosses affiches des phases de groupe seront diffusées sur TF1 et M6 : Turquie – Italie, Espagne – Suède, Angleterre – Ecosse, Belgique – Russie, Portugal – Allemagne, etc. Tous les matchs de l’équipe de France seront par ailleurs retransmis en clair à la télévision. Concernant les matchs à élimination directe, l’attribution des droits pour les chaînes gratuites n’a pas encore été communiquée.

Enfin, chacun des onze stades hôtes accueillera des supporters. Des jauges allant de 22% à 100% de la capacité initiale des stades ont été instaurées. L’Allianz Arena de Munich devrait par exemple accepter un minimum de 14 500 spectateurs pour 70 000 places en temps normal. Les chanceux à avoir dégoté un billet devront toutefois attendre le dernier moment pour organiser leur voyage, en raison des restrictions de déplacement. Aucune dérogation particulière ne leur sera attribuée.

 

Emmanuel Clévenot

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