Preview Playoffs 2018

Sixers - Heat

Est-ce que vous sentez cette odeur alléchante ? La pression qui monte, la hype qui ne cesse de grandir ?
C’EST L’HEURE DES PLAYOFFS !
Et qui dit Playoffs, dit forcément previews ! Tout au long de ces deux mois de compétition, pour chacune des séries, du premier tour aux finales NBA, on vous propose une preview disséquant les différentes affiches !
On continue à l’Est et les affiches commençant ce samedi, avec une affiche très ouverte entre Sixers et Heat !

La match-up : Upset ? Pas upset ?

Petit détour par la saison régulière pour commencer. Deux victoires chacun pendant la saison régulière, des matchs serrés et disputés. Du Trashtalking entre Embiid et Whiteside, de l’intensité sur le terrain, tout ce qu’on aime voir.
Les Sixers ont réalisé une très, très belle saison. 50 victoires pour la première fois depuis 2001, une 3eme place méritée, une énorme hype, et enfin, une série de 16 victoires de suite pour finir la saison. Tout va bien pour Brett Brown et ses joueurs, enfin presque, puisque Joel Embiid pourrait ne pas jouer toute la série.
Pour Miami, globalement, belle saison aussi bien que ce fut parfois dur et stressant. 6eme de l’Est au finish, une jeune équipe qui se développe bien sous Erik Spoelstra, le retour de Dwyane Wade pour l’aspect identitaire, émotionnel et même sportif.

Si vous vous demandez à quoi vous attendre, préparez vous simplement à tout, ou presque. Entre la défense de fer de chaque côté, la capacité d’exécution ou encore la bataille tactique, on devrait pouvoir observer de très belles choses.

Le focus : Brett Brown ou Erik Spoelstra, qui joue le mieux aux échecs ?

Embed from Getty Images

 On l’a rapidement mentionné, l’aspect tactique sera primordial lors de cette série. Nous avons affaire à deux très bons coachs, tirant le meilleur de leur effectif et capables d’ajustements.
Voyons lequel de nos deux tacticiens possède, sur le papier, le plus d’options, et tentons de déterminer lequel pourrait faire basculer un voir des match, ou la série complète, en sa faveur.




MONSIEUR Brett Brown. Tout d’abord, quelle saison pour lui. Avoir connu la galère du tanking et avoir survécu assez longtemps en poste pour vivre ces 6 derniers mois, superbe. Maintenant, le coach des Sixers n’a pas connu les Playoffs depuis son départ des Spurs où il était assistant. Ayant été en mesure de tirer le maximum de son effectif en cette saison, c’est un très gros test qui arrive avec cette campagne de Playoffs. Heureusement pour lui, avoir Ben Simmons et Joel Embiid (ne serait-ce que pour quelques matchs) est un sérieux avantage. Les deux sont très difficiles à défendre et Brown les a entourés de joueurs permettant à ses jeunes stars de briller. J.J Redick, Robert Covington, Dario Saric ou encore Marco Belinelli connaissent très bien leur rôle, les deux arrières s’étant très bien fondus dans le collectif dès leur première saison.
Les Sixers ont également les armes, athlétiques et en terme de Q.I basket, pour bien défendre. 4eme meilleur defensive rating de la NBA, ça en dit quand même assez long sur les capacités de l’effectif, quelque soit le côté du terrain.


Monsieur ? Oui, oui, monsieur Erik Spoelstra. A contrario de Brett Brown, le coach du Heat a connu 8 fois les Playoffs en 10 ans de coaching. En plus de l’expérience et le passif bagué du coach du Heat, l’effectif commence à accumuler un bon lot d’expérience. Même les plus jeunes joueurs ont vécu la dernière campagne de Playoffs il y a deux ans, et derrière soi tous les jours à l’entraînement Dwyane Wade et Udonis Haslem, ça aide pour apprendre et s’améliorer plus vite. Coach Spo est un grand artisan de la culture qui s’installe depuis déjà un bon moment à Miami, à base d’une défense très solide, d’un jeu collectif et de systèmes réfléchis. Et pour défendre sur Ben Simmons, mismatch permanent au poste 1, il existe plusieurs options plus que volontaires pour se coltiner l’Australien. Josh Richardson, Justise Winslow, James Johnson, tous peuvent faire le boulot, défendre non seulement sur Simmons mais sur plusieurs joueurs. Mentionnons aussi, puisqu’on parlait de defensive rating, que Miami possède le 8me de la ligue, ce n’est pas rien non plus.

Embed from Getty Images

Avantage : Heat.

Pas si simple de donner de réel avantage, mais on va s’orienter du côté de Sud-Plage et de son coach Philippino-Américain. Comme dit plus haut, Erik Spoelstra possède l’expérience des Playoffs, les grandes victoires, un groupe qu’il connaît très bien et, arrive potentiellement avec les meilleures armes tactiques à l’aube de cette série. L’effectif est riche, plusieurs joueurs peuvent alterner les postes des deux côtés du terrain, ce qui offre à Spoelstra de nombreuses possibilités d’ajustements, qui sont souvent décisives en Playoffs. Exemple typique, Spo n’a pas hésité à mettre en place des systèmes pour la gagne pour… Wayne Ellington. Le pire, c’est que ça a assez souvent payé.

Le facteur X N°1 : Joel Embiid, Hassan Whiteside, quel géant va dominer ?

On continue dans les oppositions intéressantes et décisives avec cet affrontement de Kaijus de la conférence Est. De plus, ces deux-là n’hésitent pas à s’envoyer des piques avant, pendant et après chaque rencontre.

Débutons avec le pivot Camerounais. Le Process, lors de ses 63 matchs joués (le double de l’année dernière), a été au niveau auquel on l’attendait, et ce partout sur le terrain.
Incertain de débuter la série ce samedi, son éventuelle absence tout comme sa présence seront tout aussi importantes. Une vingtaine de points, une dizaine de rebonds et une présence intérieure primordiale en moins seraient problématiques pour les Sixers.

Venons en donc à son adversaire direct, Hassan Whiteside. Blanc-Côté a lui aussi manqué beaucoup de matchs cette saison, il a également plusieurs fois été mis de côté par Erik Spoelstra, ce qui n’a pas plu au joueur qui l’a d’ailleurs exprimé dans les médias.
Hassan devra lui aussi assumer un rôle décisif, autant dans la défense en un contre un et globale, lui qui est le point d’ancrage de la forteresse Floridienne, que dans son jeu offensif. Avec l’éventuelle absence du Camerounais en début de série, Whiteside devra peser énormément sur la rencontre pour donner un avantage à son équipe rapidement. Attention cependant aux soucis de concentration et d’implication, qui sont encore présents chez le pivot.

Embed from Getty Images

Le facteur X N°2  : Le rendez-vous des seconds couteaux.

Autre point à souligner qui pourrait définitivement faire la différence dans cette confrontation, les bancs. Avec deux fins tacticiens aux commandes, on s’attend à une bonne utilisation des second units, de bons mix entre starters et back-ups.

Philadelphie dispose d’un effectif bien fourni, possèdant des vétérans comme Marco Belinelli, Ersan Ilyasova et Amir Johnson pour faire le job dans leur rôle respectifs, le jeune T.J McConnell et bien sûr, même s’il ne jouera peut-être pas tant que ça, le n°1 de la dernière draft, Markelle Fultz, qui vient de claquer un triple-double en moins de 30 minutes. Les Sixers disposent de quelques belles armes en plus de leurs joueurs majeurs pour faire basculer le match en leur faveur, on a notamment vu récemment Marco Belinelli marquer plusieurs fois plus de 20 points, assommant l’équipe en face à coups de trois points.

Le banc du Heat est également très riche. Qu’ils se nomment Tyler Johnson, Kelly Olynyk, James Johnson, Josh Richardson, Bam Adebayo, Rodney McGruder, Wayne Ellington, et bien sûr la légende de la franchise, Dwyane Wade, Miami possède de nombreuses armes pour soit créer un run, soit faire des stops défensifs réguliers. Un banc qui mixe jeunesse et expérience, très bien utilisé par Erik Spoelstra. De plus, la majeure partie des joueurs sortant du banc du Heat sont en mesure d’être efficace en tant que titulaires, en partie grâce au système de jeu de leur coach.

Embed from Getty Images

Le pronostic : Victoire du Heat 4-3.

Soyons clairs. La série pourrait aller dans n’importe quel sens et il est difficile de ressortir un pronostic, mais on va se mouiller. Malgré le statut d’outsider, le Heat a toute ses chances. Le gros avantage des hommes d’Erik Spoelstra est indéniablement l’expérience. Quand vos plus jeunes joueurs ont pour la plupart déjà vécu une demie-finale de conférence, vous possédez un atout supplémentaire. Cet effectif du Heat connaît la tension des Playoffs et est tout à fait capable de jouer au rythme souvent plus lent en postseason.
Tout simplement, s’il y a une série dans tout ce premier tour ou l’upset est crédible, c’est celle-ci.

Voilà pour la preview de ce Sixers-Heat, une nouvelle affiche très prometteuse à l’Est ! On espère que vous êtes tous prêts pour ce premier tour, et n’hésitez pas à faire part de vos avis et vos pronostics tout au long de ces Playoffs !