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OM - PSG, Paris a eu chaud !

Le PSG s’est fait – très - peur ce dimanche. Face à une équipe marseillaise galvanisée, engagée et maîtresse de ses émotions, les parisiens ont souffert et sont passés tout près de la douche froide. Les carences collectives mises à nue : plusieurs facteurs négatifs observés ses dernières semaines se sont accrues dans la soirée, une dynamique inquiétante pour la suite… 


"Merci Edi "

 

L’égalisation de l’Uruguayen en fin de partie d’un splendide coup franc – même si Mandanda n’est pas irréprochable sur le coup – est bien l’arbre qui cache la forêt de problèmes que le PSG a rencontré dans le jeu.

Pour s’y attarder, les joueurs n’ont rien proposé. S’en remettant quasi exclusivement aux talents individuels des « stars » de l’équipe à savoir Neymar et Mbappé. Seulement voilà, le premier non match de Mbappé et les incohérences du brésilien s’exprimant souvent individuellement et contre le court logique du jeu ont ancré les interrogations. 


"Suffisance et naïveté "

 

Sur les deux buts encaissés tout d’abord. Le premier d’une frappe pure de Luiz Gustavo, artisan silencieux mais efficace de la belle performance marseillaise, le milieu parisien – Verratti / Motta – semble totalement attentiste sur le coup.

Pas vraiment dérangé, si ce n’est un timide lever de jambe de Verratti, le brésilien peut tranquillement ajuster Aréola. 1-0. Sur le deuxième but la naïveté est double et elle concerne encore le milieu parisien. Rabiot tout d’abord dont la perte du ballon dans sa propre surface sur un geste défensif hasardeux illustre bien les illusoires certitudes de maîtrise de tout un collectif. Ensuite, l’attitude de l’ensemble de la défense est blâmable. Verratti particulièrement coupable en lâchant le marquage sur Thauvin qui s’arrache - partant de très loin il faut le souligner - pour battre au duel Silva puis Aréola, impuissant sur les deux buts.

Autant de facteurs d’inquiétudes qui témoignent d’une faiblesse psychologique du PSG face à une équipe qui incontestablement en voulait davantage. 


"Neymar voit rouge"

Comme un point d’orgue à la piètre prestation du PSG, ce qui m’a frappé fût l’instabilité émotionnelle globale des joueurs.

Régulièrement proche de l’arbitre, comme déstabilisés par une atmosphère de combat, hostile, sur et en dehors du terrain. La sensation que certains joueurs sont sortis du match lorsqu’il s’agissait de le plier le plus rapidement afin d’éviter l’embuscade.

En témoigne comme un symbole l’attitude de Neymar. Comme si le brésilien découvrait hier soir les tensions des matchs de haut niveau. N’oublions pas que cette dénomination de « Classico » est issue du match référence en Espagne : Réal Madrid – Barcelone auquel Neymar n’est pas étranger. De même son attitude lors du corner. Même s’il fait l’objet de jets de projectiles dans un premier temps, le regard qu’il jette aux supporters – petits mouvements de tête en prime – témoigne de l’état psychologique du joueur à ce moment-là. Le terrain n’est pas sa priorité.

Direction les vestiaires enfin.

Coupable d’un geste d’humeur sur Morgan Sanson qui lui a valu un premier carton jaune, quelques minutes plus tard, le brésilien récidive se laissant naïvement prendre au jeu de Lucas Ocampos, malin sur le coup.

 

Rideau. 



Impossible de ne pas se poser de questions à l’issu de ce match tant le niveau de jeu se détériore. Mis à part quelques individualités, Meunier notamment, encore –et toujours - auteur d’un bon match, la prestation de certains joueurs à des postes clés nourri des inquiétudes. Des interrogations aussi, sur la nécessité d’un turnover plus radical. L’immobilisme d’Emery pose enfin question tout comme celle de la réalité de son autorité et de son influence sur le vestiaire.

 

Gropallo.T