RETRO SAISON : Liga

 Une saison riche en émotions vient de se terminer en Liga. Des adieux d’Iniesta aux retours au sommet en passant par des dégringolades au classement, voici un retour sur un très bel exercice 2017/2018.


Le Champion : un Barça des grandes années

 

Champion d’Espagne avec 93 points au compteur, les Blaugranas réalisent une saison quasi parfaiteen Liga, avec seulement1 défaite en 38 matches de championnat, pour 28 victoires et 9 nuls. Meilleure attaque du championnat avec 99 buts marqués pour seulement 29 encaissés (2e meilleure défensederrière l’Atlético), les Barcelonais n’ont pas réellement tremblé dans cet exercice 2017/2018. Ils réalisent une saison parfaite, avec toujours les mêmes qualités qu’on lui connaît malgré un changement de dispositif tactique (le Barça se positionnait parfois en 4-4-2 cette saison, délaissantl’incontournable 4-3-3) et de nouveaux recrutements dans les rangs : Paulinho, Semedo, Yerry Mina, Ousmane Dembélé (blessé une grosse partie de la saison) ou encore Coutinho en hiver 2018. Les cadres ont répondu présents, avec des incontournables Messi (34 buts, 12 passes décisives) et Suarez (25 buts, 12 passes décisives) mais aussi un grand Iniesta.

La défense Barcelonaise a retrouvé sa solidité de ses belles années, avec une charnière Piqué-Umtiti incroyablement solide, et de très bons latéraux(Jordi Alba côté gauche, Sergi Roberto côté droit). Valverde a fait un énorme travail, n’hésitant pas àmettre des cadres comme Suarez sur le banc pour rappeler qui est le patron (Paco Alcacer ayant plus de temps de jeu). Après les adieux émouvants du magicien Andres Iniesta, une page se tourne au FC Barcelone. Mais les trophées feront encore partie de cette nouvelle ère.

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La bonne surprise : le FC Valence retrouve les grands rôles

 

Sous la houpe de Marcelino, les chauve-souris ont retrouvé un niveau exceptionnel cette saison en Liga, au point de rivaliser avec les Barça, Atlético et Real. Avec 73 points au compteur, soit 3 de moinsque le Real Madrid et seulement 6 d’écart avec le dauphin du Barça, l’Atlético.

Les joueurs de Valenceont fait un excellent parcours. Marcelino a réussi à relancer des joueurs dont les carrièress’essoufflaient un peu, notamment notre français Geoffrey Kondogbia, qui avait connu auparavant desjours difficiles à l’Inter Milan. Il a également réussi à faire de Simone Zaza et Rodrigo Moreno l’un desmeilleurs duos d’attaquant de la Liga Santander. Avec respectivement 13 et 16 buts en championnat,les deux attaquants ont retrouvé leur meilleur niveau. Mais c’est aussi la saison des révélations, commecelle de Santi Mina au poste de numéro 9, très performant pour une première saison à ce poste (12 buts en Liga), ou encore les révélations au plus haut niveau de Carlos Soler, Andreas Pereira ou Gonçalo Guedes. Les cadres de ce vestiaire, Dani Parejo, Ezequiel Garay ou encore Gabriel Paulista, Gaya maisaussi Martin Montoya ou le gardien Neto, ont apporté l’expérience qui manquait aux jeunes joueurs talentueux dans cet effectif. Un subtil mélange qui a permis aux joueurs de Valence d’accrocher une très belle 4e place de Liga, et une qualification en Ligue des Champions.

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La mauvaise opération : le FC Séville éjecté des places européennes

 

Séville connaît des jours sombres. Les Andalous se sont fait doubler en championnat par leur rival historique, le Bétis, et pointent à la 7e place de ce classement. Avec des difficultés dans le jeu en Liga, mais aussi quelques soucis en interne entre quelques joueurs et le manager Vicenzo Montella. Malgré un beau parcours en Champion’s League (sortis en quart de finale par le Bayern Munich), leur parcours en Liga a été pendant un moment chaotique, avec des cadres du vestiaire plus vraiment présents

(Banega, Escudero, Sarabia, N’Zonzi). Les sévillans ont eu du mal à se relancer en championnat, et ilsn’ont réussi que trop tard à rattraper le retard qu’ils avaient engrangé en début de saison. Des joueurscomme Wissam Ben Yedder, Sébastien Corchia, mais aussi Ganso ou encore Nolito ont connu une saison difficile, avec un temps de jeu modéré. Montella s’est finalement fait limoger juste après une finale de Coupe ratée face au Barça (humiliation 5-0 le 21 avril 2018) et c’est Joaquin Caparros qui apris les rênes de cette équipe, soit le troisième entraîneur de la saison sur le banc Sévillan (EduardoBerizzo ayant été limogé en décembre 2017, remplacé à l’époque par Montella). Une saison donc trèscompliquée pour eux, avec beaucoup de déceptions.

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Le Bilan :

 

Encore une belle saison en Liga, avec du suspens à tous les étages. Le Barça finit largement en tête (93points), devant l’Atlético et le Real (79 et 76 points). Valence ferme la marche avec 73 points. 5e, on retrouve Villareal avec 61 points, devant le Bétis et le FC Séville (60 et 58 points). En bas du classement, Malaga termine dernier avec 20 points, derrière Las Palmas et le Deportivo La Corogne (22 et 29points). A noter la déception du côté de l’Athletic Bilbao, 16e avec 43 points, et la bonne surprise de Getafe qui fait une belle saison (8e avec 55 points).

 

Hugo Kucharski