Serein comme un Napolitain

 

Impossible de passer à côté des performances du SSC Napoli cette saison. Leader depuis la 5ème journée du championnat, les napolitains enchainent les superbes performances tous les week-end à l’image de sa victoire contre l’Udinese (1-0).

 


Dans la ville du Soleil, le football ne se joue pas à 11 mais à 60 000 personnes. Voir même à 4 Millions. Dans les profondeurs du Sud de l’Italie se trouve la détesté ville populaire de Naples, celle que les italiens rejettent. Napoli c’est un peu la cité passionnée, du football en particuliers. En fait, elle vit autour des performances de son club, le SSC Napoli. Et si celle-ci est dans cet état aujourd’hui, elle le doit certainement à son symbole, Diego Armando Maradonna. Et regardant de plus près, on comprend mieux pourquoi, il a joué 7 ans au club (1984-1991) en ramenant les 2 seuls scudettos et 1 coupe d’Europe (Coupe de l’UEFA 1989), la seule aussi. Ces années représentent les heures de gloire de cette mythique équipe. Tout un peuple attend ça depuis 27 longues années, et c’est peut-être pour cette saison que Naples peut revenir sur le toit de l’Italie. Il n’en a jamais était aussi proche.

 


Naples sûr de ses forces

A Naples, on évoque trop souvent le passé, mais il date de bientôt trois décennies. Aujourd’hui, cette équipe n’est pas la petite sœur de l’ancienne, elle est unique et c’est ça qu’on aime. Sous les ordres de Maurizio Sarri, les napolitains se régalent que ça soit les joueurs ou le public. On ne va pas se le cacher, ils jouent le plus beau football de Serie A. Mais je serais tenté de dire que c’est un des plus beaux jeux d’Europe. Chaque joueur sait à la perfection ce qu’il doit faire dans le 4-3-3 de Sarri. Au milieu, la triplette Hamsik-Allan-Jorginho permet à son équipe d’accélérer le plus rapidement possible la remontée du ballon vers leurs attaquants. Et c’est ça la force de ce onze, la vitesse dans les périodes de transitions défense-attaque. Et quand à ça, on rajoute devant Mertens, Insigne et Callejon, ça devient du très sérieux ! A tel point que Naples est invaincu en championnat avec la deuxième attaque et la meilleure défense. Bref, c’est solide.

Mais ce qui étonne le plus, c’est la sérénité des napolitains. A l’image de leurs deux dernières rencontres contre le Milan AC (2-1) et l’Udinese (1-0) qui n’ont pas été des victoires faciles. Les joueurs étaient sûr de leurs forces malgré une opposition compliquée. On pourrait se demander qui va les arrêter.

 

 


Le San Paolo est prêt pour la fête

Vendredi à 20h45, la Juventus se déplace à Naples pour le compte de la 15ème journée de Serie A. De l’autre côté des Alpes, c’est le choc attendu de ce début de saison. Naples ne peut pas se cacher, et face à la Juventus, c’est la rencontre idéale pour taper du poing sur la table. Ils auront à cœur de montrer au football italien que les turinois ont un véritable concurrent pour leur barrer la route d’un septième titre de suite. Pour cette rencontre, ils devront faire avec les absences du polonais Milik et de l’algérien Ghoulam, tous les deux blessés d’une rupture des ligaments croisés. Mais Sarri dispose d’un effectif très large, taillé pour jouer toutes les compétitions cette saison. Les turinois, quant à eux, se déplaceront sans « Super Mario » Manzukic. De plus, Gonzalo « Pepita » Higuain est incertain car il doit se faire opérer de la main mercredi, il n’arrivera pas dans des conditions optimales, surtout avec l’hostilité qui l’attend dans son ancien club.

 

Les turinois devront faire face à la furie de 60 000 napolitains qui eux seront bien présents au San Paolo. La soirée s’annonce électrique. En cas de victoire napolitaine, elle sera interminable.